Entreprise, économie & droit

  • « Journaliste depuis trente ans au Figaro, j'ai croisé, au fil des ans, à ce poste d'observation de premier plan, bien des "monstres". Des beaux et des laids. Des petits et des grands. Des femmes et des hommes. Des monstres évidents et des monstres charmants et virevoltants, cachant bien leur jeu. Certains bien plus fragiles qu'ils en avaient l'air, presque vulnérables ; d'autres bien plus "monstrueux" que leur réserve ou leur apparente bonhomie ne le laissait présager. Tous monstres parce que plus "grands", plus volontaires, et toujours en quête de lumière. De reconnaissance, d'un amour renouvelé, de postérité, voire d'éternité, même, pour certains, soucieux de laisser une trace dans l'histoire.

    Tenter de mettre au jour si ce n'est le "vrai visage", en tout cas un autre visage, une forme de vérité de l'instant derrière l'apparence, la quête narcissique, les images retouchées qui construisent des espèces de marionnettes médiatiques. Essayer de cerner les failles, notamment celles de l'enfance si souvent éclairantes. Mettre en lumière les stratégies pour s'affranchir de filiations pesantes, d'histoires familiales compliquées ou de conventions sociales contraignantes. Voilà ce qui m'a motivée dans cette espèce d'attirance que j'ai toujours eue pour des personnages qui sortaient du commun. »

  • - 53%

    Réunions interminables, séminaires sportifs, inflation des process : l'entreprise est devenue le lieu de l'absurde. Julia de Funès et Nicolas Bouzou partent en croisade contre l'absence de sens qui paralyse nos sociétés et proposent des solutions concrètes.
    Pourquoi le management vire-t-il souvent à la tragicomédie ? Pourquoi les entreprises s'évertuent-elles à bâtir des organisations qui font fuir les meilleurs alors que leur principal objectif devrait être d'attirer les talents ? Comment remédier concrètement à ces dysfonctionnements insensés, sources de burn-out, bore-out et autres brown-out ?
    Pour la philosophe et l'économiste, défenseurs acharnés de la libre-entreprise, il est urgent de laisser les salariés exprimer librement leur intelligence critique et redonner du sens à leur travail.
    Ce n'est pas avec des babyfoots, des formations ludiques, des documents PowerPoint à n'en plus finir ou des Chief Happiness Officers que l'entreprise de demain sera le lieu de l'innovation, de la performance et du progrès !

  • «"Il est aujourd'hui plus facile d'imaginer la fin du monde - écrivait le philosophe américain Fredric Jameson - que celle du capitalisme." On ne saurait mieux résumer le paradoxe de notre temps.»
    Dans ce livre à l'ironie mordante, Jean-Claude Michéa décortique les implications morales et matérielles du capitalisme, et montre les dangers de ce système doublement destructeur pour l'environnement et le lien social. Il devient donc urgent de renoncer au mythe du progrès et de prendre en compte les aspirations des classes populaires pour en finir avec ce système dépassé.
    Une réflexion stimulante, qui synthétise de nombreuses idées de la pensée anticapitaliste actuelle et évoque des pistes pour reconstruire une société viable. L'espoir d'un monde décent est encore possible.

  • Un dimanche matin

    Johanne Rigoulot

    Un dimanche matin au lendemain du mariage de Pierre, la mort de lady Di fait un sujet tout trouvé pour les invités groggys de champagne et de Claude François.
    Un dimanche matin, sept ans plus tard, Pierre assassine son épouse avant de dissimuler le corps dans un sac à gravats. Il accompagne ensuite ses beaux-parents affolés à la recherche de la jeune femme, mais sera rapidement confondu.

  • Depuis quelques années, les entreprises libérées se multiplient dans le monde entier. Leur particularité ? Les salariés, responsabilisés et autonomes, s'autodirigent. Et les résultats font rêver : confiance et liberté d'initiative se traduisent par l'épanouissement de tous au travail et des performances spectaculaires...
    Pour guider tous les leaders en herbe intéressés par la libération, qu'ils soient chefs d'entreprise ou non, ce livre propose une sélection de textes, pour la plupart introuvables en France, commentés par le plus grand spécialiste du domaine.
    Fondements intellectuels ou témoignages inspirants, ils permettront à chacun de débloquer sa créativité pour inventer son propre cheminement vers la libération.

  • Nous sommes près de 8 milliards aujourd'hui. Combien serons-nous demain?

    La population mondiale continuera-t-elle d'augmenter? Le vieillissement est-il une menace? Les migrations vont-elles se développer? Replaçant la situation actuelle dans l'histoire démographique mondiale, l'auteur présente les grandes tendances pour les trente à cinquante prochaines années. Il aborde ainsi successivement:

    o Les naissances : évolution, fécondité, sélection du sexe des enfants...
    o La durée de vie : inégalités, lutte contre la mortalité, allongement de la vie...
    o Le vieillissement de la population : origines, différences entre continents, perspectives...
    o Le développement et les migrations : deux enjeux pour l'évolution de la population.

    Les 95 cartes et documents de cet atlas offrent un regard précis et actualisé sur les défis de la croissance démographique et ses conséquences pour la planète et notre environnement.

  • « Ce livre n'a pas été conçu pour ennuyer le lecteur. Il a été écrit pour mettre à l'épreuve la capacité de son auteur à convaincre une adolescente récalcitrante que l'économie est trop importante pour être laissée aux seuls économistes. Et qu'elle peut même être amusante. En fait, je l'ai rédigé pour tester les limites de ma propre compréhension : si je ne suis pas capable d'énoncer clairement les questions fondamentales de l'économie, c'est que je ne les conçois pas bien moi-même. » En s'inspirant de films tels que Matrix ou Blade Runner, en puisant dans la mythologie ou dans la vie quotidienne, Yanis Varoufakis tranche avec le discours dominant des économistes contemporains. Son pari ? Intéresser chacun à l'origine de la richesse, de la pauvreté, de la puissance économique et de sa distribution dans la société, pour que nous soyons tous conscient de ce qui fait tourner le monde.

  • Combattre l'utopie libérale et la société de classes renfoncée qu'elle engendre inévitablement passe aujourd'hui par une rupture radicale avec l'imaginaire intellectuel de la gauche.
    Certes. l'idée d'une telle rupture pose à beaucoup de graves problèmes psychologiques. car la gauche, depuis le XIXe siècle, a surtout fonctionné comme une religion de remplacement (la religion du "Progrès") ; et toutes les religions out pour fonction première de conférer à leurs fidèles une identité, et de leur garantir la paix avec eux-mêmes. J'imagine même sans difficulté que de nombreux lecteurs tiendront cette manière d'opposer radicalement le projet philosophique du socialisme originel et les différents programmes de la gauche et de l'extrême-gauche existantes pour un paradoxe inutile, voire une provocation aberrante et dangereuse de nature à faire le jeu de tous les ennemis du genre humain.
    J'estime, au contraire, que cette manière de voir est la seule qui donne un sens logique au cycle d'échecs historiques à répétition, qui a marqué le siècle écoulé et dont la compréhension demeure obscure pour beaucoup, dans l'étrange situation qui est aujourd'hui la nôtre. De toute façon, c'est à peu près la seule possibilité non explorée qui nous reste, si nous voulons réellement aider l'humanité à sortir, pendant qu'il en est encore temps, de l'impasse Adam Smith.

  • « Les salariés, les consommateurs, les citoyens appellent à une véritable révolution : ils veulent une économie porteuse de développement et de progrès.
    Nous pensons que les entreprises vont mourir de leur obsession du chiffre, du court-termisme et de la sacro-sainte rentabilité - ces fameux camemberts plaqués partout dans des slides powerpoints insipides.
    Celles et ceux qui le comprendront et agiront autrement dès maintenant seront les gagnants du monde économique de demain.
    Nous avons écrit ce manifeste pour aider les entreprises - et leurs responsables - à ne pas disparaître dans le monde qui vient. »

    Fondateurs de la société Quartier Libre, les auteurs sont des acteurs du monde de l'entreprise. Ils ont accompagné depuis des décennies des centaines d'entreprises dans leurs transformations stratégiques et organisationnelles.

  • La France est sans doute le pays qui a connu le plus grand nombre de constitutions : quinze en un peu plus de deux siècles, soit en moyenne une tous les quinze ans... Cependant, chacune de ces constitutions a été rédigée, sinon pour l'éternité, du moins dans la perspective d'une durée qu'on espérait très longue, et les législateurs se sont appliqués à en soigner la forme autant que le fond. À ce titre, elles appartiennent au patrimoine littéraire de la France.

    Afin de faciliter la lecture de ces constitutions, cette édition propose, pour chacune d'entre elles, un texte introductif qui rappelle les conditions entourant sa rédaction et analyse ses spécificités.

  • Alors que les pays occidentaux font face à une crise économique et sociale d'une extrême gravité, responsables politiques et experts attendent le salut du seul retour de la croissance. Pourtant, si celle-ci revenait, elle contribuerait sûrement à aggraver la menace écologique à laquelle le monde est confronté. Comment sortir de cette contradiction ? En comprenant pourquoi et comment nous sommes devenus des « sociétés fondées sur la croissance ». En tirant toutes les conséquences du caractère anachronique et pervers des indicateurs - tel le PIB - qui sont devenus nos fétiches. En mettant au coeur de l'action publique ce qui compte pour inscrire nos sociétés dans la durée.
    La reconversion écologique est le seul moyen de maintenir des conditions de vie authentiquement humaines sur Terre, mais elle suppose de rompre avec une partie de nos croyances, liées à l'avènement de la modernité - le caractère intrinsèquement bon de la maximisation de la production, le progrès confondu avec l'augmentation des quantités, la passion de l'enrichissement personnel... Elle exige aussi de mettre un terme à la prétention de l'économie à décrire seule le monde que nous voulons.

    Création Studio Flammarion © Flammarion, 2013, pour l'édition originale © Flammarion, 2014, pour la présente édition en coll. « Champs »

  • Ce qu'il reste de nos rêves est un voyage sur les traces d'Aaron Swartz, cette figure quasi-christique qui a voulu changer la démocratie, et en creux le portrait d'une femme qui réfléchit depuis son premier roman sur la question du pouvoir, de l'engagement, de la résistance, dans un monde qui se prétend libre.
    Brillant programmeur à la vision politique acérée, pour les pionniers du web, Aaron Swartz est un génie, pour les progressistes un sauveur, pour les autorités américaines, l'homme à broyer. Internet, miroir aux alouettes dans lequel l'humanité se noiera, doit rester un outil de contrôle des populations. Il faut arrêter Aaron.
    Pris en tenaille sur Lee Street, il tombe de vélo, se retrouve couché sur le capot, mains dans le dos, ferré comme un criminel. Le gouvernement dégaine l'arme nucléaire : trente-cinq ans de prison, un million d'amende, l'interdiction de toucher à un ordinateur à vie. Aaron refuse toute négociation, veut un procès, laver son honneur et exposer l'injustice. Il est retrouvé pendu dans sa chambre à Brooklyn, à quelques semaines de l'ouverture de son procès, le 11 janvier 2013.

  • "En portant leur duel fratricide du terrain des affaires sur celui des arts, les milliardaires Bernard Arnault et François Pinault sont devenus mécènes.

    Donations, fondation, musées, collections largement ouvertes au public témoignent de leur contribution. En retour, l'art a anobli leurs affaires, dopé leurs bénéfices, sculpté leur statue. Renforcé aussi leur volonté de décrocher le titre de nouveaux Médicis. 
    Le soleil de cette philanthropie a pourtant sa part d'ombre. Déclaration d'amour de Bernard Arnault à l'art contemporain, la Fondation Vuitton est aussi un formidable outil marketing. Ce « cadeau aux Parisiens » et sa collection profitent d'abord au premier groupe mondial du luxe, avec un retour sur image inouï. 
    Ami et promoteur d'artistes d'avant-garde, François Pinault est un grand collectionneur. Mais pourquoi ce refus obstiné de créer une fondation pour sa collection ? La Bourse de Commerce est-elle le musée d'un passionné ou la vitrine d'un homme d'affaires, parfait connaisseur du marché de l'art ?
    Dans un pays détestant la réussite et l'argent des autres, mais avec un État sans discours et sans moyens, l'affrontement des deux milliardaires a ouvert leurs concitoyens à la création contemporaine. Mais il révèle aussi les ambiguïtés de ce nouveau mécénat."

  • «Si Frank Berton tolère qu'on le raconte, c'est vivant. "Un livre, ça tue", pensait-il. Alors je lui ai proposé un journal.
    Pendant trois ans, j'ai suivi l'avocat. En silence, je notais tout, installée sur les bancs des cours d'assises, courant derrière lui dans les aéroports, les gares, en France comme à l'étranger. Écoutant aux portes, quand il m'interdisait d'entendre.
    Je me suis glissée dans son quotidien, son temps pressé, son temps passé, ses excès, ses fulgurances. Dans ses plaidoiries de boxeur, les promesses folles qu'il fait à ses clients, les bouts d'existence qu'il arrache pour eux - Dominique Cottrez, ou Fabienne Kabou, qui ont tué leurs enfants ; Florence Cassez, ramenée des prisons mexicaines ; Thomas Gallay, pris dans les mâchoires de la justice marocaine ; et même Salah Abdeslam, seul survivant parmi les auteurs présumés des attentats du 13 novembre 2015.
    Voici le journal d'un pénaliste, héros incertain des femmes et des hommes qui parfois incarnent l'humanité la plus misérable, la plus inacceptable. Voici l'histoire de Frank Berton, avec sa manière d'envisager le monde, de dévisager son époque.»

  • Imaginons trois enfants et une flûte. Anne affirme que la flûte lui revient parce qu'elle est la seule qui sache en jouer ; Bob parce qu'il est pauvre au point de n'avoir aucun jouet ; Carla parce qu'elle a passé des mois à la fabriquer. Comment trancher entre ces trois revendications, toutes aussi légitimes ? Aucune institution, aucune procédure ne nous aidera à résoudre ce différend d'une manière qui serait universellement acceptée comme juste.C'est pourquoi Amartya Sen s'écarte aujourd'hui, résolument et définitivement, des théories de la justice qui veulent définir les règles et les principes qui gouvernent des institutions justes dans un monde idéal - dans la tradition de Hobbes, Rousseau, Locke et Kant, et, à notre époque, du principal penseur de la philosophie politique, John Rawls. Sen s'inscrit dans une autre tradition des Lumières, portée par Smith, Condorcet, Bentham, Wollstonecraft, Marx et Mill : celle qui compare différentes situations sociales pour combattre les injustices réelles.La démocratie, en tant que « gouvernement par la discussion », joue dans cette lutte un rôle clé. Car c'est à partir de l'exercice de la raison publique qu'on peut choisir entre les diverses conceptions du juste, selon les priorités du moment et les facultés de chacun. Ce pluralisme raisonné est un engagement politique : le moyen par lequel Sen veut combattre les inégalités de pouvoir comme les inégalités de revenu, en deçà de l'idéal mais au-delà de la nation, vers la justice réelle globale. Il importe d'accroître les revenus, mais aussi de renforcer le pouvoir des individus de choisir, de mener la vie à laquelle ils aspirent. C'est ainsi qu'une personne devient concrètement libre.L'idée de justice représente l'aboutissement de cinq décennies de travail et de réflexion, mais aussi d'engagement dans les affaires du monde.

  • Baisser les impôts, augmenter les dépenses publiques, arrêter l'immigration, instaurer la semaine de 32 heures, taxer les transactions financières... autant de remèdes miracles censés nous guérir de tous nos maux.
    Ces contre-vérités rabâchées à l'envi par les politiques et les médias portent un nom : le négationnisme économique. À l'origine de choix stratégiques, il nous appauvrit et peut se traduire par des milliers de chômeurs supplémentaires.
    Or aujourd'hui, on ne peut affirmer tout et son contraire, nous disent les auteurs, car l'économie est devenue une science expérimentale fondée sur l'analyse rigoureuse des faits. Cette révolution méconnue produit des connaissances qui heurtent souvent de plein fouet les croyances et les intérêts de grands patrons, de syndicalistes, d'intellectuels et de politiques. Ils font tout pour semer le doute, même sur les consensus les plus établis.
    Cet essai vigoureux raconte cette révolution et nous offre les moyens de débusquer les impostures et de sortir de l'obscurantisme : une arme indispensable contre la démagogie.
    Prix spécial du jury Turgot 2017.
    Préface inédite des auteurs.

  • Ce manuel est destiné aux étudiants de première année d'études juridiques et à tous ceux qui souhaitent s'initier au droit.
    Cette introduction générale au droit vise à donner, dans un style clair et direct, un panorama complet du droit et des institutions juridiques. Elle a été conçue pour les étudiants souhaitant s'initier au droit, et plus largement pour tous les citoyens sensibles à la démocratie et à ses valeurs juridiques. L'ouvrage est consacré à l'étude des personnes juridiques (première partie) qui sont à l'origine des règles de droit (deuxième partie), dont la mise en oeuvre intervient parfois au stade de la justice (troisième partie).
    En fin d'ouvrage, un glossaire critique permet d'entrer dans les arcanes du fonctionnement du droit et de s'exercer à sa pratique, comme de découvrir le parcours de quelques grands juristes du XXe siècle.

  • Comment renforcer les liens sociaux, protéger l'environnement, améliorer l'éducation et développer son potentiel ?En créant une entreprise ! « Libérées », « conscientes », « apprenantes », « inclusives », « hybrides »... : de nouvelles entreprises voient le jour, qui permettent à chacun de se réaliser en favorisant la créativité et en développant l'intelligence collective. Elles tiennent compte de toutes les parties prenantes concernées par leurs activités, et non des seuls actionnaires, et créent une triple valeur ajoutée : humaine, économique et environnementale. Ces entreprises sont parmi les seules structures capables aujourd'hui d'accompagner le changement de civilisation en cours qui, comparable au passage du monde agraire à la société industrielle, provoque l'effondrement de nos repères traditionnels (syndicats, partis politiques, religions, cellules familiales). Une autre forme de capitalisme, d'organisation du travail, d'économie de marché est donc possible, l'enquête minutieuse de l'auteur dans plusieurs pays, allant de la PME à la grande entreprise d'État, le démontre. Sa généralisation est essentielle car c'est la seule réponse que nous pouvons apporter à la montée du populisme et aux crises suscitées par l'agonie irréversible de l'« ancien monde ». Un ouvrage qui redonne espoir en l'avenir.

  • Ce manuel en deux volumes (1. Fondements et pratiques ; 2. La Ve République) est destiné aux étudiants en première année de licence de droit et aux élèves des Instituts d'études politiques, ainsi qu'aux candidats aux concours de la fonction publique.

    La Ve République est née de la volonté de restaurer un État fort et de rendre au pouvoir exécutif un rôle prépondérant. Mais les cohabitations successives et les révisions
    constitutionnelles favorables au renouveau du Parlement ont malmené ce schéma initial. C'est dans cette perspective, celle d'une fragilisation encore accrue par la révision du 23 juillet 2008, qu'il faut envisager la Ve République.
    Après avoir évoqué la genèse de la Constitution du 4 octobre 1958, cet ouvrage présente les institutions qu'elle met en place - le peuple, le président de la République, puis le couple gouvernement/Parlement - (première partie), avant de s'attacher à sa dimension « normative » (seconde partie), c'est-à-dire aux règles qu'elle contient ou qu'elle organise sous l'égide du Conseil constitutionnel, nouveau « gardien de la Constitution ».

  • (Troisième édition.)
    Ce manuel est destiné aux étudiants en droit et AES (licence 3e année) ainsi qu'aux candidats aux concours administratifs.
    La France, patrie des droits de l'homme ? Rien n'est moins sûr. Elle serait plutôt le pays du mythe des droits de l'homme qui, pour les avoir sacralisés, s'est longtemps privé des moyens de les appliquer. Or ce n'est qu'en reconnaissant que « les droits » sont d'abord « du droit » que l'on en fait autre chose qu'un vain mot. En France, on n'en prend pleinement conscience qu'au début des années 1970. À partir de là seulement, on voit se construire, en même temps qu'un authentique « État de droit », un véritable « droit des libertés fondamentales ».
    La liberté ne se décrète pas ; elle résulte d'un effort d'organisation juridique et institutionnelle. C'est bien pourquoi l'objet de ce livre n'est pas « la Liberté » mais « les libertés » : les libertés publiques, auxquelles des sources juridiques nationales et internationales confèrent valeur de norme (première partie). Des libertés que l'État se donne les moyens de garantir et de faire respecter (deuxième partie). Des libertés indissociables d'une interrogation dynamique sur leur contour et leurs bénéficiaires ainsi que sur leurs limites (troisième partie).

  • Comment New York, capitale du crime qu début des années 1990, est-elle devenue en quelques mois une ville sécuritaire ? Comment une marque de chaussures has been a-t-elle reconquis le marché mondial de la mode grâce à quelques clubs branchés de Manhattan ? L'idée du Point de bascule est simple : pour comprendre l'émergence des modes, la naissance des best-sellers, ou tout autre changement a priori mystérieux, il suffit de les concevoir comme des épidémies. Marketing, tabagisme, idéologie religieuse... Rien ne résiste à l'analyse de Malcolm Gladwell.

  • Revu et mis à jour par les auteurs, ce livre donne un éclairage entièrement nouveau sur le fonctionnement du marché du travail, la manière de penser le chômage et les politiques pour le combattre. Non, le chômage n'est pas une fatalité liée à la mondialisation et au capitalisme financier ; non, un bon salaire n'est pas toujours l'ennemi de l'emploi ; non, la législation sur les licenciements ne protège pas l'emploi ; non, la formation n'est pas le remède à tous les maux du chômeur ; non, le travail ne se « partage » pas, car il se recompose par d'incessants mouvements de création et de destruction d'emplois.
    Voilà ce qu'enseignent les recherches les plus récentes conduites en France et dans de nombreux pays. On n'a pas « tout essayé » pour combattre le chômage. Loin de là. Ce livre traque les ennemis de l'emploi et nous dit comment les abattre.
    À sa première parution, en 2004, sous le titre Le Chômage, fatalité ou nécessité ?, l'ouvrage a été salué par une critique unanime et a reçu le prix Mutations et Travail, le Prix européen du livre d'économie, le prix Manpower de l'ouvrage de ressources humaines en 2005 et le prix Zerilli-Marimo de l'Académie des sciences morales et politiques en 2006.

  • En dépit d'un rapprochement relatif avec le droit privé, le droit administratif conserve sa spécificité, qu'illustrent les notions abordées dans ce volume.
    Le service public et l'ordre public sont les fins originales assignées à l'action de l'administration (première partie), pour lesquelles elle dispose de moyens exorbitants (deuxième partie), comme celui de décider unilatéralement ou de conclure des contrats soustraits aux règles du droit privé. Toutefois, ces fins et ces prérogatives ne sont pas sans limites (troisième partie) : le contrôle de la légalité et la mise en jeu de la responsabilité de la puissance publique garantissent le respect des droits des administrés.

    Ce manuel en deux tomes (1. Les sources et le juge ; 2. L'action administrative) est destiné aux étudiants en deuxième année de licence de droit ou d'AES, aux élèves des Instituts d'études politiques et, plus généralement, aux candidats aux concours de la fonction publique.

  • Ce volume s'ouvre par une réflexion sur les conditions de l'existence du droit spécifique à l'administration. Ses sources formelles (première partie) se singularisent par un phénomène contemporain d'affermissement des sources les plus élevées (Constitution, traités) au détriment des autres, plus anciennes (loi, règlement, jurisprudence). L'origine néanmoins encore essentiellement jurisprudentielle de ce droit se comprend à l'examen (deuxième partie) de l'organisation de l'ordre juridictionnel administratif et des recours par lesquels il est saisi. Sa compétence (troisième partie), souvent délicate à établir et source de conflits, renvoie aux deux principes fondamentaux de notre ordre juridique, que sont la séparation des pouvoirs et la séparation des autorités.

    Ce manuel en deux tomes (1. Les sources et le juge ; 2. L'action administrative) est destiné aux étudiants en 2e année de licence de droit ou d'AES, aux élèves des Instituts d'études politiques, et plus généralement aux candidats aux concours de la fonction publique.

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