Dominique Leroy

  • Les Pisseuses

    Louis Perceau

    Louis Perceau, célèbre bibliographe de littérature érotique, on connaît le célébrissime L´enfer de la Bibliothèque Nationale avec Guillaume Apollinaire et Fleuret, a également commis quelques ouvrages savoureux dont ce recueil de poésie consacré à l'urolagnie féminine, une plaquette imprimée en 1934 par l´imprimeur Maurice Duflou à Paris.

    La plupart des exemplaires de cette plaquette, ont été vendus au cours des soirées du Lapin Agile, à Montmartre, où Perceau, allait une fois au deux par semaine réciter ses Pisseuses (un exemplaire de cette plaquette a été adjugé en 2007 à Drouot pour la somme de 500 euros).

  • La paternité de ce roman d'inspiration saphique, publié à Bruxelles en 1883 vraisemblablement par l'éditeur Jules Gray, a été attribuée à Alexandre Dumas père.

    Il n'existe aucune certitude, mais qu'importe ; « Le Roman de Violette », oeuvre posthume d'une célébrité masquée, est une des compositions les plus séduisantes de ce genre. La petite fille, échappée d'une boutique de modes pour tomber dans les bras d'un jeune viveur délicat, a de gracieuses naïvetés tout d'abord pour s'initier, ensuite pour apprendre. Elle met, à cette école, une bonne volonté du meilleur aloi ; elle y apporte un corps potelé à plaisir, et ne trouve rien de répugnant dans un lesbianisme compliqué de vigoureuses amours mâles.

    Cet érotique est l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature clandestine du XIXe siècle, et ce n'est pas sans raison qu'il est réputé. On peut dire que c'est à la fois un régal littéraire et un remède certain contre la frigidité. En effet, dans un style toujours décent, les tableaux lascifs se succèdent et croissent en intensité de chapitre en chapitre. Les scènes de saphisme, en particulier, sont idéalisées avec grâce, tout en étant dépeintes avec la plus minutieuse exactitude. C'est un livre qui a sa place dans la bibliothèque secrète de tous les voluptueux des deux sexes.

    Que « Le Roman de Violette » reste un grand « best-seller » de la littérature érotique tient d'avantage à sa modernité qu'à la célébrité de son auteur supposé. Car l'héroïne a décidé d'être une femme libre et choisit de se révolter contre les règles de la société bourgeoise de son époque.

    Collection l'Enfer de la Bibliothèque Nationale de France. (Enfer de la BNF, cote n° 161).



    Roman illustré numérique, 148 pages, orné de 10 illustrations anonymes, couverture en couleurs et en noir et blanc.

  • « Tout à fait dingue, délibérément vicelard, pervers en diable, inventif. » C'est ainsi que le Rire a salué la première édition de ce livre qui, sous la forme d'une comédie illustrée, dénonce les conformismes de la mode qui voudraient transformer tout le monde en « mannequins » stéréotypés. Tino est-il une fille, ou est-elle un garçon ? Ai-je la poitrine trop volumineuse, ou bien les hanches trop étroites ? Peut-on dissocier les plaisirs de la chair ? Peut-on revendiquer la liberté sexuelle tout en suivant un régime amaigrissant ? Lorsque Nelly était enfant, sa mère la giflait avec le bifteck qu'elle allait cuire dans la poêle. Une telle expérience aurait dû rendre Nelly masochiste, mais elle est devenue gourmande de tous les plaisirs imaginables.
    Texte en français et en anglais. "Completely crazy, resolutely twisted, perverse as hell, inventive", was how Rire greeted the first edition of this book which took the form of an illustrated comedy and exposed the conventionalism of the world of fashion whose aim to is turn everyone into stereotyped models. What about Tino: is he a girl or she is a boy? Is my bust too big, my hips to narrow? Can one dissociate the pleasure flesh? Can one demand sexual freedom while following a diet? When Nelly was a child, her mother would wallop her with the steak she was about to fry. An experience like that ought to have Nelly as a masochist, but instead she has become greedy for every imaginable pleasure...
    English and French text.

  • Ce fameux roman en images Idylle printanière est un recueil de dessins érotiques. Traitée avec finesse, élégance et audace, cette "Idylle" n?est autre que la rencontre passionnée d?un couple élégant qui commence dans le métro, se poursuit sur la banquette arrière d'un taxi G7 de Montparnasse à Pigalle dans le Paris d?Anaïs Nin et d?Henry Miller, pour s'épanouir derrière les rideaux tirés d'une chambre d'hôtel.
    Cet album contient un frontispice et trente lithographies rehaussées aux crayons de couleur attribués à Rojan.
    Les planches sont anonymes mais les experts s'accordent à attribuer la paternité des dessins à l'illustrateur Rojan pseudonyme de Feodor Rojankovski (1891-1970), né en Russie, émigré à Paris à la suite de la Révolution d'octobre 1917, mort aux Etats-Unis et célèbre pour ses illustrations dans un tout autre domaine que l'érotisme, puisqu'il dessina les albums du Père Castor.
    Pendant sa période parisienne, il a commis de nombreux dessins érotiques qui illustrèrent notamment les poésies de Radiguet Vers Libres et des ouvrages de Pierre Louÿs.

  • Ernest Pinacci, dans ce récit intense nous raconte sa vie mouvementée d'homme asservi et d'esclave heureux à l'ombre de "ses" dames et de leurs bottines. Paru en 1970, Ces Dames en bottines est le deuxième roman de Marika Moreski qu´on appelait alors « le nouveau Sade en jupons ».
    Fervente prêtresse de la domination féminine, cette svelte et brune jeune femme régnait sur une cour d'esclaves « triés sur le volet » selon ses propres termes. Très discrète sur la personnalité de ceux-ci, elle ne cache cependant pas qu'elle a épousé un homme qu'elle a totalement asservi...
    Couverture illustré par Bernard Montorgueil en couleurs. Collection Le Septième Rayon.

  • Catalogue 2013 de la Collection e-ros, plus de 40 titres, 37 auteurs et illustrateurs, formats PDF et ePUB, sans DRM.
    Des textes courts, érotiques, numériques, à petit prix !

    Des auteurs novices ou plus confirmés, tous amateurs d´érotisme, se donnent rendez-vous dans cette nouvelle collection qui se veut dynamique : des textes inédits, courts, adaptés à des lectures d´aujourd´hui, à parcourir avec délectation sur l´écran de vos smartphones, tablettes et autres liseuses sans oublier les « bons vieux » ordinateurs.

    Chaque mois deux nouveaux titres courts ou un titre « grand format».

    Des couvertures colorées pour représenter les différents thèmes de la collection:

    Bleu pour e-ros & bagatelle : libertinage, jeux d´écriture ou érotisme léger...

    /> Vert pour e-ros épistolaire : lettres isolées ou récits par lettres.

    Rose pour e-ros D/s : domination, bondage...

    Violet pour e-ros & ceteri : sexualité plurielle et crudité des mots.

    Kaki pour e-ros graphique : récits illustrés.

    Jaune orangé pour e-ros & curiosa : anthologies thématiques illustrées.

  • Lily, la série érotique qui donne du peps !
    Après une rupture, Lily est libre de mener sa vie comme elle l'entend. En commençant par emménager dans un nouvel appartement et par faire connaissance avec son séduisant voisin, photographe.
    « Objectif à court terme ? Redevenir la fille pétillante et audacieuse que j'étais avant. Objectif à long terme ? Être heureuse et profiter de la vie. La maxime récemment tatouée sur mon poignet était là pour me le rappeler si besoin : carpe diem. »
    « Déclic ! » est le premier volet d'une série érotique actuelle et pétillante articulée en trois saisons de trois épisodes chacune.
    Drame, polar ou humour, Karine Géhin publie dans plusieurs genres. Mais c'est à l'érotisme qu'elle se consacre actuellement : après « Pulsions » et sa participation au collectif « À corps et à cris », elle publie en collaboration avec William Tinchant cette série moderne.
    De fil en soie, une collection de livres numériques, des séries actuelles, érotiques et glamour, des épisodes courts, hebdomadaires ou bimensuels, des prix très doux.
    Nouvelle numérique, couverture en couleurs illustrée par William Tinchant.

  • Imaginez une île située quelque part en Méditerranée, entre Chypre et Rhodes, où règne une liberté sexuelle totale. Les habitants font l'amour selon leur envie, avec la personne de leur choix, sans que jamais leur décision ne pose le moindre problème aux conjoints des deux sexes. A partir d'un postulat simple, Claude Tille déroule une histoire pleine de charme, de malice et où l'érotisme est synonyme de joie de vivre. Rien de sombre dans ce récit, aucune introspection qui donne le vertige, nous y trouvons le bonheur simple des pratiques multiples offertes par le sexe.

  • Echangismes nous conte la vie amoureuse d'Alicia, une femme libre et libertine qui met un point d'honneur à exister au-delà des contraintes se moquant des diktats anachroniques et politiquement corrects qu'une société castratrice tente insidieusement de lui imposer. Au fil des rencontres inattendues, elle se découvre, se souvient, se dévoile et s'imagine. Que de délicieux moments vécus en sa compagnie!
    Après le succès de son précédent roman Confessions outrageuses, Arthur Flanagan va plus loin avec ce nouveau texte dans l'exploration de l'érotisme et de la sensualité portée par une écriture lumineuse et envoûtante.

  • L'initiation d'une jeune fille libertine racontée par elle-même.
    Paru en 1938, ce récit érotique écrit à la première personne nous conte l'initiation sexuelle d'une jeune fille de la bourgeoisie provinciale, de ses premières expériences incestueuses avec son demi-frère jusqu'à son mariage avec un riche américain qui, juste avant la cérémonie, lui rendra un hommage très particulier.
    Ce roman très coquin, écrit dans un style rapide et talentueux, porte la marque d'un véritable écrivain, il a été attribué à Michèle Nicolaï, auteur de nombreux romans galants et policiers de l'entre-deux-guerres, et illustré par Paul-Émile Bécat, Grand Prix de Rome, qui réalisa de nombreux portraits d'écrivain mais orna également de nombreux ouvrages érotiques destinés aux bibliophiles.
    Bibliothèque Galante, illustrés par des artistes talentueux, les ouvrages de cette collection proposent un panorama original de l'érotisme de la première moitié du xxe siècle, à l'époque où tout bourgeois avait dans sa bibliothèque un rayon très spécial : « L'Enfer » et où les miniatures licencieuses étaient signées Rops, Hérouard ou Icart.
    Roman numérique illustré, 152 pages, orné de 12 illustrations couleurs en hors-texte attribuées à Paul-Émile Bécat, couverture en couleurs.

  • La plus délicate représentation du masochisme masculin, sinon la seule.
    Voici un exemple rare d'hommes asservis par des femmes, certes hautaines, mais qui ne sont ni des lutteuses, ni des géantes aux charmes agressifs, ni des monstres au sexe incertain. Ici, c'est devant la douceur que succombe la virilité, c'est la grâce plus que la violence qui rend l'humiliation sensuelle.
    Le masochisme est un univers d'acteurs. Les personnages des dessins, grâce à des miroirs, sont aussi les spectateurs de leurs figures et tableaux. Par la magie des dessins, des personnages aux mêmes traits et costumes, s'activent simultanément dans des lieux différents qui découplent et écartèlent le texte comme une machine à supplices. Les textes collent aux dessins comme le cuir à la peau.
    Tout comme les illustrateurs américains perturberont l'univers de la bande dessinée, dans une inversion proliférant comme un cancer vigoureux et protéiforme, Bernard Montorgueil profane les illustrations des romans d'amour à l'eau de rose et en appartements, dont il respecte les détails bourgeois de la décoration.
    L'oeuvre de Bernard Montorgueil, auteur et illustrateur plein de charme et d'audace, commença à circuler sous le manteau dans les années 1950, mais elle date de l'entre-deux-guerres. À la fin des années 1970, nous avons enfin publié « officiellement » ses textes et ses dessins, ce qui leur valut une double page dans Libération, le situant ainsi au tout premier rang parmi les illustrateurs érotiques modernes.
    Ces quatre nouvelles illustrées ont la séduction des choses disparues, le charme tendre et désuet de la première partie du XXe siècle. Pour cette édition de Dressage suivi de Les Quatre Jeudis, Une Brune Piquante, Barbara, les planches originales ont été spécialement rehaussées de couleurs selon la longue tradition de l'illustration libertine par May.
    Collection Vertiges Souvenirs, créée par Robert Mérodack. Cette collection de recueils thématiques d'une rigoureuse exigence aborde les grands illustrateurs libertins « en remontant dans le passé ».
    Roman graphique, 212 pages, 57 illustrations hors-texte en couleurs de Bernard Montorgueil, couverture en couleurs.

  • Poupée mâle

    Marika Moreski

    Le bonheur, c'est de dominer, de faire peser un joug incessant de désirs baroques, de caprices inavouables...
    « Le mâle est une machine ou un objet, comme vous voudrez, pour lequel il convient de suivre scrupuleusement le mode d'emploi. Or ce mode d'emploi comporte quatre règles fondamentales qu'il faut appliquer strictement si l'on veut que la machine tourne à plein rendement :
    La première de ces règles c'est d'imposer la peur par la sanction. Le mâle doit toujours se sentir à la merci d'une punition corporelle. Pour la plus petite incartade, la moindre erreur...
    La nourriture du mâle est la seconde règle à laquelle il ne faut pas déroger. Un homme trop bien nourri s'empâte vite, devient lent, perd ses réflexes et ses réactions et devient une machine qui fonctionne au ralenti...
    Interdire tout soupçon de confort au mâle mais utiliser son inconfort pour satisfaire vos aises propres est un théorème qui résume fort bien la troisième règle d'or...
    Quant à la quatrième forme de la suprématie féminine, elle est purement d'essence sexuelle. La femme a un corps qui est magnifique et qui mérite qu'on lui rende un culte de tous les instants. Le mâle qui est l'esclave de la volonté de sa maîtresse doit l'être aussi de son corps... »

    Collection Le Septième Rayon, un érotisme jubilatoire et dynamique traduisant une libido sans tabou ni interdit, impudique et libérée.

    Roman numérique, 248 pages, couverture en couleurs illustrée par Bill Ward.

  • Contrairement à ses trois redoutables soeurs, Bertha Chevrotine est douce et romantique, et sa vie consiste en une longue histoire d'amour. Certes, son entourage lui inflige de cruels tourments ou bien cherche à éveiller en elle le goût de la domination.
    Mais, débordante d'enthousiasme sensuel, la tendre Bertha ne se laisse pas corrompre. Serait-elle donc vraiment la honte de la famille ?

    En choisissant le mode du pastiche, dans Pascaline, Bill Ward et Bart Keister s'étaient donnés quelques limites. Avec les soeurs Chevrotine, ils ont fait éclater leur imagination intarissable. Tous les fétichismes, toutes les perversions sont représentées dans ces deux volumes, sans la moindre retenue et avec pour seules constantes l'humour noir et une sexualité exacerbée. Débordantes de sensualité, toujours revêtues de plus incroyables parures de cuir, bourreaux ou victimes, les créatures de Bill Ward exhibent avec nonchalance leurs charmes stupéfiants et nous coupent le souffle.

    Bill Ward est l'un des plus prolifiques illustrateurs américains. Spécialiste des couvertures en couleurs et dessinateur humoriste sous le nom de Bill Ward, il est auteur anonyme mais facilement reconnaissable d'une multitude d'illustrations érotiques parfois roses, le plus souvent cruelles, mais toujours acerbes et pleines d'humour. Bartholomew Keister, Américain exilé en Irlande, passionné par la langue française et l'argot, est l'auteur de plusieurs ouvrages d'aventures érotiques à la fois mouvementées et violentes.

    Orné de 112 illustrations en noir et blanc dans le texte et hors-texte de Bill Ward.

  • D'origine russe, Eric Stanton naquit en 1926 à New York où il vécut jusqu?à sa mort en 1999. Il commença à dessiner des filles en détresse en 1947 pour le compte de l'éditeur Irving Klaw, fondateur et directeur de Nutrix Corporation. Jusqu'à la fin des années 50, il illustra ainsi une trentaine d'histoires dont environ un tiers sous forme de bandes dessinées. La froideur pulpeuse de ses personnages, la richesse des modelés, son souci du détail piquant rendirent Eric Stanton plus célèbre que ses prédécesseurs (en particulier Jim) et même que ses collègues pourtant talentueux (Gene Bilbrew, Ruiz...). Sa réputation franchit alors les frontières, associée au renom de Nutrix Corporation. Un voyage périlleux présente une nouvelle démonstration des talents les plus connus et reconnus de Stanton. Il nous entraîne cette fois-ci dans un Maroc de légendes sans le moindre rapport avec la réalité, mais qui songe à la vraisemblance en se réjouissant des mésaventures narrées et dessinées de la belle Moira ? Les planches qui constituent Helga cherche des esclaves furent signées Jon Bee parce qu'elles sont le fruit de la collaboration, d'Eric Stanton avec un autre dessinateur de la Nutrix Corporation (Ruiz peut-être). Cependant, cruelles vikings ou innocentes normandes, ces amazones batailleuses portent la « patte » du Stanton le plus moderne : en particulier, le trait délié et précis rappelle irrésistiblement les meilleures planches de Steve Ditko, le célèbre dessinateur du « Dr Strange » et de « Spiderman », qui n'est autre que Stanton lui-même.
    Collection Vertiges Passions. Texte en français et en anglais.

  • "....Châtie bien est le complément de Qui aime bien... On y retrouvera devenues femmes quelques-unes des fillettes entrevues déjà. Mais on y fera connaissance avec certaines gaillardes que nous avons jugées dignes d'être présentées.
    Ce sont des flagellantes appartenant à tous les mondes : il en est de rustiques et, parmi les autres, s'en trouvent de singulièrement raffinées. Nous les avons dessinées d'après nature et, telles qu'elles nous sont apparues, nous tentons de vous les montrer. Avec franchise, nous contons leur histoire vécue, sans reculer devant certains traits d'un caractère un peu vif." Jacques d'Icy Cet ouvrage est entièrement consacré à la flagellation passionnelle.


    Cette collection du début du siècle est exclusivement consacrée à la flagellation, à l'éducation anglaise, à la clystérophilie et à la domination féminine. Ces ouvrages érotiques ont été écrits par des auteurs prestigieux sous de délicieux pseudonymes et sont illustrés par les meilleurs dessinateurs de l'époque.
    Édition ornée d´un frontispice en couleurs de 11 eaux-fortes et d´une suite de 11 autres illustrations sur le même thème de Louis Malteste, couverture en couleurs.

    Collection des Orties Blanches

  • Le livre majeur de la littérature érotique allemande, les Mémoires d'une Chanteuse allemande, a été attribué à une célèbre cantatrice du XIXe siècle, Wilhelmine Schroeder-Devrient, qui défraya la chronique par ses moeurs dissolues et ses très nombreux amants et amantes. Dans sa version originale, ce roman épistolaire en deux volumes fut publié pour la première partie en 1868, huit ans après la mort de la chanteuse lyrique, et pour la seconde partie en 1875. Guillaume Apollinaire découvrit ces deux ouvrages lors d'un voyage à Strasbourg et fut si enthousiasmé par sa lecture qu'il décida de traduire ? avec l'aide de Blaise Cendrars ? et d'éditer le texte, en 1913. Tandis que dans ses premières lettres, la narratrice conte son éducation sexuelle, elle relate ici ses expériences de femme. Tout y est, dans un crescendo déchaîné prenant pour cadre les plus grandes capitales d'Europe. Un chef-d?oeuvre de la littérature érotique.

  • Ernest Baroche ne nous offre pas un chef-d'oeuvre de la littérature, il se contente de nous proposer un chef-d'oeuvre du roman érotique dans toute son efficacité.

    Le comportement de ses personnages, deux hommes et trois femmes, est déchaîné : chez les femmes surtout, dont le langage devance les fioritures habituelles. L'École des biches est un récit très osé qui se présente comme une vaste pièce de théâtre, selon une solide tradition discursive. Les scènes les plus scabreuses sont plus dites que décrites. L'impact érotique n'en est que plus fort et permet de réaliser à peu près tous les fantasmes de l'accouplement amoureux. Dans ce genre, fort d'un équilibre exemplaire, L'École des biches a rarement été égalé.

  • Jusqu'à la première édition de cet album, le nom de Carlo évoquait seulement le mythique illustrateur d'introuvables romans libertins publiés dans les années 1930. Avec plus de 340 dessins, cette nouvelle édition présente la quasi-totalité d'une oeuvre secrète, inaccessible et fascinante.
    Femmes altières vêtues de chevreau glacé, princes cruels et pirates divers rivalisent d'imagination pour asservir des victimes qui trouvent dans ces traitements de bien bizarres satisfactions. Après avoir révélé, dans Mignonnes Mignonnettes, les photographies coquines contemporaines des dessins de Carlo, Robert Mérodack étudie cet artiste mystérieux, les ouvrages qu'il a illustrés et l'énorme influence qu'il a exercée aussi bien sur John Willie, le créateur de Sweet Gwendoline, que sur Gene Bilbrew, Eric Stanton ou Bill Ward...
    De cette confrontation résultent des découvertes concernant l'histoire d'un genre méconnu, mais également l'identité réelle des auteurs illustrés par Carlo. Cependant, même débusqué sous le pseudonyme d'un caricaturiste, Carlo reste mystérieux. Parce que son oeuvre est géniale et inattendue, parce que son humour est aussi cruel que tendre, parce qu'il est devenu à l'illustration ce que Histoire d'O est au roman, ce qu'André Breton appelait "un infracassable noyau de nuit".
    Collection Vertiges Souvenirs.

  • Les mignonnes mignonnettes présentées ici, connurent un sort prestigieux puisqu'elles bénéficiaient de l'appellation de cartes postales, même si les PTT eurent sans doute très rarement l'occasion de les acheminer. (A strictement parler, les mignonnettes étaient ces photos plus ou moins déshabillées vendues sous le manteau, jusqu'à la fin des années 1960, aux abords de Montmartre à Paris.) Alors, pardonnez la légère inexactitude du titre: les belles jeunes filles de papier sépia sont si mignonnes que le terme de mignonnettes leur convient mieux encore qu'à leurs petites soeurs clandestines.
    Voici donc deux cent neuf cartes postales "légères" réalisées entre 1925 et 1937, en particulier dans les Studios Yva Richard et Filmart. Elles sont rares et précieuses, en elles-mêmes. Mais ce recueil est d'autant plus remarquable qu'il présente près de vingt séries de trois à cinq photographies avec le même modèle dans des poses différentes. Ainsi, au-delà d'une collection exceptionnelle, se dégage la première conception des "portfolios" de photos de charme.
    Ancêtres des pin-up sophistiquées du glamour, les mignonnes mignonnettes sont souriantes et coquettes par jeu, par goût, par bonheur de vivre. Devant l'objectif, elles expriment la joie de montrer leur corps, et le plaisir de savoir le montrer.
    Après soixante-dix ans, elles débordent encore de vie et de malice, et leur clin d?oeil nous provoque toujours avec la même intensité.
    Postface de Robert Mérodack.
    Collection Vertiges Lumières

  • Les deux récits présents dans ce recueil: La Prise de Rome par Juno et ses Guerrières et La Revanche de la Contessa sont un parfait exemple de la maturité de Jim. Les situations pseudo-historiques ne l'empêchent pas de prendre avec la réalité historique une distance surréaliste. La favorite de Louis XIV sera-t-elle guillotinée pour avoir kidnappé sa rivale ? Sera-t-elle obligée de retirer ses bas à couture (rien de moins!). Juno abattra-t-elle les remparts de Rome ? Texte en français et en anglais. The two stories presented in this selection, La Prise de Rome par Juno et ses Guerrières and La Revanche de la Contessa, are perfect examples of Jim´s maturity. The pseudo-historical situations in no way prevent him from imposing a surrealist distance on historical reality. Will Louis XIV's favourite is guillotined for kidnapping her rival? Will she have to remove her seamed stockings (not less!)? Will Juno bring down the walls of Rome? English and French text.

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