Dominique Leroy

  • Ernest Pinacci, dans ce récit intense nous raconte sa vie mouvementée d'homme asservi et d'esclave heureux à l'ombre de "ses" dames et de leurs bottines. Paru en 1970, Ces Dames en bottines est le deuxième roman de Marika Moreski qu´on appelait alors « le nouveau Sade en jupons ».
    Fervente prêtresse de la domination féminine, cette svelte et brune jeune femme régnait sur une cour d'esclaves « triés sur le volet » selon ses propres termes. Très discrète sur la personnalité de ceux-ci, elle ne cache cependant pas qu'elle a épousé un homme qu'elle a totalement asservi...
    Couverture illustré par Bernard Montorgueil en couleurs. Collection Le Septième Rayon.

  • Les Pisseuses

    Louis Perceau

    Louis Perceau, célèbre bibliographe de littérature érotique, on connaît le célébrissime L´enfer de la Bibliothèque Nationale avec Guillaume Apollinaire et Fleuret, a également commis quelques ouvrages savoureux dont ce recueil de poésie consacré à l'urolagnie féminine, une plaquette imprimée en 1934 par l´imprimeur Maurice Duflou à Paris.

    La plupart des exemplaires de cette plaquette, ont été vendus au cours des soirées du Lapin Agile, à Montmartre, où Perceau, allait une fois au deux par semaine réciter ses Pisseuses (un exemplaire de cette plaquette a été adjugé en 2007 à Drouot pour la somme de 500 euros).

  • La paternité de ce roman d'inspiration saphique, publié à Bruxelles en 1883 vraisemblablement par l'éditeur Jules Gray, a été attribuée à Alexandre Dumas père.

    Il n'existe aucune certitude, mais qu'importe ; « Le Roman de Violette », oeuvre posthume d'une célébrité masquée, est une des compositions les plus séduisantes de ce genre. La petite fille, échappée d'une boutique de modes pour tomber dans les bras d'un jeune viveur délicat, a de gracieuses naïvetés tout d'abord pour s'initier, ensuite pour apprendre. Elle met, à cette école, une bonne volonté du meilleur aloi ; elle y apporte un corps potelé à plaisir, et ne trouve rien de répugnant dans un lesbianisme compliqué de vigoureuses amours mâles.

    Cet érotique est l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature clandestine du XIXe siècle, et ce n'est pas sans raison qu'il est réputé. On peut dire que c'est à la fois un régal littéraire et un remède certain contre la frigidité. En effet, dans un style toujours décent, les tableaux lascifs se succèdent et croissent en intensité de chapitre en chapitre. Les scènes de saphisme, en particulier, sont idéalisées avec grâce, tout en étant dépeintes avec la plus minutieuse exactitude. C'est un livre qui a sa place dans la bibliothèque secrète de tous les voluptueux des deux sexes.

    Que « Le Roman de Violette » reste un grand « best-seller » de la littérature érotique tient d'avantage à sa modernité qu'à la célébrité de son auteur supposé. Car l'héroïne a décidé d'être une femme libre et choisit de se révolter contre les règles de la société bourgeoise de son époque.

    Collection l'Enfer de la Bibliothèque Nationale de France. (Enfer de la BNF, cote n° 161).



    Roman illustré numérique, 148 pages, orné de 10 illustrations anonymes, couverture en couleurs et en noir et blanc.

  • « Tout à fait dingue, délibérément vicelard, pervers en diable, inventif. » C'est ainsi que le Rire a salué la première édition de ce livre qui, sous la forme d'une comédie illustrée, dénonce les conformismes de la mode qui voudraient transformer tout le monde en « mannequins » stéréotypés. Tino est-il une fille, ou est-elle un garçon ? Ai-je la poitrine trop volumineuse, ou bien les hanches trop étroites ? Peut-on dissocier les plaisirs de la chair ? Peut-on revendiquer la liberté sexuelle tout en suivant un régime amaigrissant ? Lorsque Nelly était enfant, sa mère la giflait avec le bifteck qu'elle allait cuire dans la poêle. Une telle expérience aurait dû rendre Nelly masochiste, mais elle est devenue gourmande de tous les plaisirs imaginables.
    Texte en français et en anglais. "Completely crazy, resolutely twisted, perverse as hell, inventive", was how Rire greeted the first edition of this book which took the form of an illustrated comedy and exposed the conventionalism of the world of fashion whose aim to is turn everyone into stereotyped models. What about Tino: is he a girl or she is a boy? Is my bust too big, my hips to narrow? Can one dissociate the pleasure flesh? Can one demand sexual freedom while following a diet? When Nelly was a child, her mother would wallop her with the steak she was about to fry. An experience like that ought to have Nelly as a masochist, but instead she has become greedy for every imaginable pleasure...
    English and French text.

  • Ce fameux roman en images Idylle printanière est un recueil de dessins érotiques. Traitée avec finesse, élégance et audace, cette "Idylle" n?est autre que la rencontre passionnée d?un couple élégant qui commence dans le métro, se poursuit sur la banquette arrière d'un taxi G7 de Montparnasse à Pigalle dans le Paris d?Anaïs Nin et d?Henry Miller, pour s'épanouir derrière les rideaux tirés d'une chambre d'hôtel.
    Cet album contient un frontispice et trente lithographies rehaussées aux crayons de couleur attribués à Rojan.
    Les planches sont anonymes mais les experts s'accordent à attribuer la paternité des dessins à l'illustrateur Rojan pseudonyme de Feodor Rojankovski (1891-1970), né en Russie, émigré à Paris à la suite de la Révolution d'octobre 1917, mort aux Etats-Unis et célèbre pour ses illustrations dans un tout autre domaine que l'érotisme, puisqu'il dessina les albums du Père Castor.
    Pendant sa période parisienne, il a commis de nombreux dessins érotiques qui illustrèrent notamment les poésies de Radiguet Vers Libres et des ouvrages de Pierre Louÿs.

  • Catalogue 2013 de la Collection e-ros, plus de 40 titres, 37 auteurs et illustrateurs, formats PDF et ePUB, sans DRM.
    Des textes courts, érotiques, numériques, à petit prix !

    Des auteurs novices ou plus confirmés, tous amateurs d´érotisme, se donnent rendez-vous dans cette nouvelle collection qui se veut dynamique : des textes inédits, courts, adaptés à des lectures d´aujourd´hui, à parcourir avec délectation sur l´écran de vos smartphones, tablettes et autres liseuses sans oublier les « bons vieux » ordinateurs.

    Chaque mois deux nouveaux titres courts ou un titre « grand format».

    Des couvertures colorées pour représenter les différents thèmes de la collection:

    Bleu pour e-ros & bagatelle : libertinage, jeux d´écriture ou érotisme léger...

    /> Vert pour e-ros épistolaire : lettres isolées ou récits par lettres.

    Rose pour e-ros D/s : domination, bondage...

    Violet pour e-ros & ceteri : sexualité plurielle et crudité des mots.

    Kaki pour e-ros graphique : récits illustrés.

    Jaune orangé pour e-ros & curiosa : anthologies thématiques illustrées.

  • Lily, la série érotique qui donne du peps !
    Après une rupture, Lily est libre de mener sa vie comme elle l'entend. En commençant par emménager dans un nouvel appartement et par faire connaissance avec son séduisant voisin, photographe.
    « Objectif à court terme ? Redevenir la fille pétillante et audacieuse que j'étais avant. Objectif à long terme ? Être heureuse et profiter de la vie. La maxime récemment tatouée sur mon poignet était là pour me le rappeler si besoin : carpe diem. »
    « Déclic ! » est le premier volet d'une série érotique actuelle et pétillante articulée en trois saisons de trois épisodes chacune.
    Drame, polar ou humour, Karine Géhin publie dans plusieurs genres. Mais c'est à l'érotisme qu'elle se consacre actuellement : après « Pulsions » et sa participation au collectif « À corps et à cris », elle publie en collaboration avec William Tinchant cette série moderne.
    De fil en soie, une collection de livres numériques, des séries actuelles, érotiques et glamour, des épisodes courts, hebdomadaires ou bimensuels, des prix très doux.
    Nouvelle numérique, couverture en couleurs illustrée par William Tinchant.

  • Imaginez une île située quelque part en Méditerranée, entre Chypre et Rhodes, où règne une liberté sexuelle totale. Les habitants font l'amour selon leur envie, avec la personne de leur choix, sans que jamais leur décision ne pose le moindre problème aux conjoints des deux sexes. A partir d'un postulat simple, Claude Tille déroule une histoire pleine de charme, de malice et où l'érotisme est synonyme de joie de vivre. Rien de sombre dans ce récit, aucune introspection qui donne le vertige, nous y trouvons le bonheur simple des pratiques multiples offertes par le sexe.

  • Echangismes nous conte la vie amoureuse d'Alicia, une femme libre et libertine qui met un point d'honneur à exister au-delà des contraintes se moquant des diktats anachroniques et politiquement corrects qu'une société castratrice tente insidieusement de lui imposer. Au fil des rencontres inattendues, elle se découvre, se souvient, se dévoile et s'imagine. Que de délicieux moments vécus en sa compagnie!
    Après le succès de son précédent roman Confessions outrageuses, Arthur Flanagan va plus loin avec ce nouveau texte dans l'exploration de l'érotisme et de la sensualité portée par une écriture lumineuse et envoûtante.

  • L'initiation d'une jeune fille libertine racontée par elle-même.
    Paru en 1938, ce récit érotique écrit à la première personne nous conte l'initiation sexuelle d'une jeune fille de la bourgeoisie provinciale, de ses premières expériences incestueuses avec son demi-frère jusqu'à son mariage avec un riche américain qui, juste avant la cérémonie, lui rendra un hommage très particulier.
    Ce roman très coquin, écrit dans un style rapide et talentueux, porte la marque d'un véritable écrivain, il a été attribué à Michèle Nicolaï, auteur de nombreux romans galants et policiers de l'entre-deux-guerres, et illustré par Paul-Émile Bécat, Grand Prix de Rome, qui réalisa de nombreux portraits d'écrivain mais orna également de nombreux ouvrages érotiques destinés aux bibliophiles.
    Bibliothèque Galante, illustrés par des artistes talentueux, les ouvrages de cette collection proposent un panorama original de l'érotisme de la première moitié du xxe siècle, à l'époque où tout bourgeois avait dans sa bibliothèque un rayon très spécial : « L'Enfer » et où les miniatures licencieuses étaient signées Rops, Hérouard ou Icart.
    Roman numérique illustré, 152 pages, orné de 12 illustrations couleurs en hors-texte attribuées à Paul-Émile Bécat, couverture en couleurs.

  • La plus délicate représentation du masochisme masculin, sinon la seule.
    Voici un exemple rare d'hommes asservis par des femmes, certes hautaines, mais qui ne sont ni des lutteuses, ni des géantes aux charmes agressifs, ni des monstres au sexe incertain. Ici, c'est devant la douceur que succombe la virilité, c'est la grâce plus que la violence qui rend l'humiliation sensuelle.
    Le masochisme est un univers d'acteurs. Les personnages des dessins, grâce à des miroirs, sont aussi les spectateurs de leurs figures et tableaux. Par la magie des dessins, des personnages aux mêmes traits et costumes, s'activent simultanément dans des lieux différents qui découplent et écartèlent le texte comme une machine à supplices. Les textes collent aux dessins comme le cuir à la peau.
    Tout comme les illustrateurs américains perturberont l'univers de la bande dessinée, dans une inversion proliférant comme un cancer vigoureux et protéiforme, Bernard Montorgueil profane les illustrations des romans d'amour à l'eau de rose et en appartements, dont il respecte les détails bourgeois de la décoration.
    L'oeuvre de Bernard Montorgueil, auteur et illustrateur plein de charme et d'audace, commença à circuler sous le manteau dans les années 1950, mais elle date de l'entre-deux-guerres. À la fin des années 1970, nous avons enfin publié « officiellement » ses textes et ses dessins, ce qui leur valut une double page dans Libération, le situant ainsi au tout premier rang parmi les illustrateurs érotiques modernes.
    Ces quatre nouvelles illustrées ont la séduction des choses disparues, le charme tendre et désuet de la première partie du XXe siècle. Pour cette édition de Dressage suivi de Les Quatre Jeudis, Une Brune Piquante, Barbara, les planches originales ont été spécialement rehaussées de couleurs selon la longue tradition de l'illustration libertine par May.
    Collection Vertiges Souvenirs, créée par Robert Mérodack. Cette collection de recueils thématiques d'une rigoureuse exigence aborde les grands illustrateurs libertins « en remontant dans le passé ».
    Roman graphique, 212 pages, 57 illustrations hors-texte en couleurs de Bernard Montorgueil, couverture en couleurs.

  • Poupée mâle

    Marika Moreski

    Le bonheur, c'est de dominer, de faire peser un joug incessant de désirs baroques, de caprices inavouables...
    « Le mâle est une machine ou un objet, comme vous voudrez, pour lequel il convient de suivre scrupuleusement le mode d'emploi. Or ce mode d'emploi comporte quatre règles fondamentales qu'il faut appliquer strictement si l'on veut que la machine tourne à plein rendement :
    La première de ces règles c'est d'imposer la peur par la sanction. Le mâle doit toujours se sentir à la merci d'une punition corporelle. Pour la plus petite incartade, la moindre erreur...
    La nourriture du mâle est la seconde règle à laquelle il ne faut pas déroger. Un homme trop bien nourri s'empâte vite, devient lent, perd ses réflexes et ses réactions et devient une machine qui fonctionne au ralenti...
    Interdire tout soupçon de confort au mâle mais utiliser son inconfort pour satisfaire vos aises propres est un théorème qui résume fort bien la troisième règle d'or...
    Quant à la quatrième forme de la suprématie féminine, elle est purement d'essence sexuelle. La femme a un corps qui est magnifique et qui mérite qu'on lui rende un culte de tous les instants. Le mâle qui est l'esclave de la volonté de sa maîtresse doit l'être aussi de son corps... »

    Collection Le Septième Rayon, un érotisme jubilatoire et dynamique traduisant une libido sans tabou ni interdit, impudique et libérée.

    Roman numérique, 248 pages, couverture en couleurs illustrée par Bill Ward.

  • « L'obscénité disparait presque, la boue et le sang se sèchent au feu du style... »

    L'intrigue est fort concise, Alcide, un proche de la comtesse Gamiani, intrigué et attiré par la maîtresse de maison, se cache, un soir, chez elle, pour surprendre ses secrets. Il découvre qu'elle est lesbienne et assiste à ses joutes saphiques avec son amie, Fanny. Alcide, ne pouvant résister à ce spectacle, pénètre dans l'arène surchauffée et se jette sur la jeune fille, mais la comtesse se mêle à leurs ébats et se révèle insatiable telle une « Prométhée femelle dévorée par cent vautours ».
    Au comble de l'excitation, elle se retire dans une autre pièce avec sa camériste Julie et appelle son énorme chien ! Pendant les périodes de repos, chacun des protagonistes fera le récit de ses plus folles expériences amoureuses.
    Alcide tente d'arracher Fanny des griffes de la comtesse, sans y parvenir. Gamiani se confie : « Oh ! oui, je personnifie les joies ardentes de la matière, les joies brûlantes de la chair ! Luxurieuse, implacable, je donne le plaisir sans fin, je suis l'amour qui tue ! ». Il lui faudra donc éprouver l'orgasme suprême, l'extase ultime, en mourant ! À l'aide d'un aphrodisiaque, elle empoisonne Fanny et s'empoisonne elle-même en disant : « Je meurs dans la rage du plaisir, dans la rage de la douleur ».
    Publié pour la première fois en 1833 par l'éditeur Poulet-Malassis, fort bien placé pour connaître le véritable auteur, il affirmait d'emblée : « On a des preuves que M. Alfred de Musset est l'auteur de ce roman ». Il est indéniable que le Cénacle romantique savait parfaitement que Musset était bien l'auteur de ce texte. Dans la préface de l'édition de 1864, reproduite au début de la présente livraison, l'éditeur de l'époque, Vital-Puissant relate les circonstances qui ont participées à l'écriture de Gamiani.

    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966)

    Pièce de théâtre numérique, 104 pages, ornée de 12 illustrations en couleurs de Achille Deveria, couverture en couleurs.(Enfer de la BnF, cote n° 415)

  • Les « 120 Journées de Sodome » sont en fait un catalogue des 600 perversions les plus représentatives des théories du marquis de Sade.

    Sade, dans son introduction, nous avertit : « C'est maintenant, ami lecteur, qu'il faut disposer ton coeur et ton esprit au récit le plus impur qui ait jamais été fait depuis que le monde existe, le pareil livre ne se rencontrant, ni chez les anciens, ni chez les modernes.[...] Sans doute beaucoup de tous les écarts que tu vas voir t'échaufferont au point de te coûter du foutre, et voilà tout ce qu'il nous faut, si nous n'avions pas tout dit, tout analysé, comment voudrais-tu que nous eussions pu deviner ce qui te convient ? C'est à toi à le prendre et à laisser tout le reste, un autre en fera autant. »
    Laissons Gilbert Lely situer le cadre et les acteurs de ce texte unique : « Vers la fin du règne de Louis le Grand, quatre psychopathes âgés de quarante-cinq à soixante ans et dont la fortune immense est le produit du meurtre et de la concussion, le duc de Blangis, l'évêque son frère, le président de Curval et le financier Durcet, s'enferment pour une orgie sans nom dans un château perdu de la Forêt-Noire, avec quarante-deux objets de luxure soumis à leur pouvoir absolu : les épouses, très jeunes et merveilleusement belles [...] un sérail de huit jeunes garçons et de huit jeunes filles ravis à leurs parents et dont les attraits sont au-dessus de toute expression, huit fouteurs sodomites, choisis pour leur dimension monstrueuse ; quatre duègnes sexagénaires, estropiées et rongées de chancres, et réservoirs de tous les crimes ; six cuisinières et servantes ; enfin quatre proxénètes historiennes blanchies sous le harnois [...] ces dernières se succédant de mois en mois, feront, à raison de cent cinquante chacune, le récit de six cents perversions que les maîtres du château, au comble de l'éréthisme, mettront souvent en pratique à l'instant même. Au cours des multiples orgies, qui se prolongeront vingt jours au-delà du 28 Février dans un crescendo d'horreurs, trente victimes appartenant à toutes les catégories que nous venons d'énumérer, sauf à celle des historiennes, périront dans d'épouvantables tourments. Douze personnes seulement s'en retourneront à Paris avec le duc et ses trois complices. »
    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966)
    Récit numérique, 190 pages, couverture en couleurs illustrée par Philippe Cavell. (Enfer de la BnF, cotes nos 1524-975-976-977)

  • On peut dire que À la feuille de rose est un remake pornographique de l'Éducation sentimentale, pimenté par les thèmes favoris du divin marquis.

    Cette farce en un acte et en prose narre les aventures d'un jeune couple de bourgeois provinciaux qui s'imagine passer leur nuit de noces dans un hôtel alors qu'il s'agit d'un lupanar de la pire espèce. Le maître des lieux fait croire aux deux époux que les prostituées qui défilent sont les femmes de l'ambassadeur de Turquie. La présentation des clients est prétexte à une sorte de guignol obscène qui donne lieu à des scènes d'exhibitionnisme, de lesbianisme et de coït collectif. M. et Mme Beauflanquet participeront malgré eux à cette débauche.

    La pièce « À la feuille de rose, Maison turque » fut représentée le 13 avril 1875, pour la première fois, chez les peintres Becker et Leloir, dans leur atelier de la rue de Fleurus.
    Cette comédie de moeurs « très libres » en prose fut écrite par le plus pervers des naturalistes, Guy de Maupassant. Aucun doute ne peut subsister sur l'identité de l'acteur-auteur qui reconnut son oeuvre par ces mots : « Nous allons, quelques amis et moi, jouer une pièce absolument lubrique....Inutile de dire que cette oeuvre est de nous. » Flaubert apporta le lieu de l'action, une maison close de Paris : la Maison turque (inspirée par un bordel parisien des bords de Seine à l'enseigne de la « Maison de Zoraïde », fréquentée par des gens beaucoup moins recommandables que les clients de la « Maison Tellier » citée par Flaubert dans l'« Éducation sentimentale » , mais Maupassant y ajouta un parfum sadique, celui-là même que l'on retrouve dans ses poèmes qui reprennent les thèmes de « La Philosophie dans le boudoir » (« Ma source, 69 », « La Femme à barbe »). On peut donc dire que « À la feuille de rose » est un remake pornographique de l'« Éducation sentimentale » , pimenté par les thèmes favoris du divin marquis.
    Cette pièce ne fut publiée pour la première fois qu'en 1945 et à un tirage confidentiel de deux cent vingt-cinq exemplaires, ce qui explique que Guy de Maupassant n'eut pas à subir les foudres de la justice pour cette oeuvre très leste.
    L'oeuvre érotique de l'auteur de « Boule de Suif » nous fait découvrir un Guy de Maupassant inconnu, libertin et hédoniste, qui aimait le vin et les femmes.

    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966).
    Pièce de théâtre numérique illustrée, 102 pages, ornée de 5 illustrations anonymes en hors-texte, couverture en couleurs. (Enfer de la BnF, cote n° 1464)

  • « Cette véridique compilation de prouesses libidineuses, de priapiques excès nous fait connaître le vrai beau du libertinage. »

    Ce conte érotique met en scène un vilain prêtre, l'héroïne Érosie adepte des amours saphiques et un jouvenceau tout frais émoulu du collège qui va la guérir de sa haine des hommes et lui faire découvrir d'autres plaisirs, il tient en deux lettres qu'Érosie envoie à son amie Juliette. Érosie résume ainsi son récit : « Mais avoue donc que mon inimaginable aventure a bien de quoi mettre en défaut tout système sur la cause et les effets de l'amour et de la volupté ! Qui m'eût dit, lorsque je reçus ton dernier baiser, il y a si peu de temps, que presque aussitôt je serais radicalement guérie de mon antipathie contre le sexe masculin, et, bien pis, que sans m'amuser à prendre graduellement mes licences par un fatal concours d'incidents, je me trouverais impromptu coiffée du bonnet de docteur. »
    Nerciat, soldat, bibliothécaire et espion, fut, dans ses romans, un philosophe hédoniste, il veut que « cette véridique compilation de prouesses libidineuses, de priapiques excès nous fasse connaître le vrai beau du libertinage ». Alexandrian confirme : « Le chevalier Andréa de Nerciat a été certainement le plus grand romancier érotique de toute l'Europe, sachant exprimer le pire libertinage sans être vulgaire, n'avilissant jamais l'esprit en excitant les sens. »
    L'édition originale du « Doctorat Impromptu », un des meilleurs ouvrages de Nerciat, fut publié en 1788, on retrouve ensuite une édition en 1866 à Bruxelles par Poulet-Malassis accompagnée des gravures de 1788.
    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966)
    Roman numérique illustré, 70 pages, orné de 9 illustrations en hors-texte de Zyg Brunner, couverture en couleurs illustrée par Zyg Brunner.(Enfer de la BnF, cote n° 121)

  • « Verlaine est l'unique poète du XIXe siècle qui ait traité l'obscénité avec une versification aussi savante que celle de ses poésies non obscènes ».

    Ce qu'il est convenu d'appeler les OEuvres Libres de Paul Verlaine est constitué de trois séries de poèmes ; tout d'abord, Les Amies, sonnets superbes vantant les amours saphiques.
    Puis, Femmes, débutant par Ouverture, en rimes féminines, est un beau recueil de vers où l'auteur chante sa maîtresse Esther et ses amies de passage.

    « J'aime fort votre bouche et ses jeux gracieux,
    Ceux de la langue et des lèvres et ceux des dents
    Mordillant notre langue et parfois même mieux,
    Trucs presque aussi gentils que de mettre dedans ; »

    /> Enfin, Hombres, où Verlaine chante la gloire du péché philosophique, est totalement inspiré de ses expériences homosexuelles.
    Le recueil se termine par un sonnet écrit par Paul Verlaine et Arthur Rimbaud, Sonnet du Trou du Cul.

    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966).

    Recueil de poèmes numérique, 88 pages, couverture en couleurs. (Enfer de la BnF, cote n° 1270).

  • « Ô prodige ! notre donjuanisme fut bien humilié par cette rapidité de conquêtes. Chez ce peintre, je vis un très beau cul et une superbe motte dont je vous envoie la description ci-jointe... »

    Théophile Gautier fréquentait le salon littéraire de Mme Sabatier. Les habitués la surnommaient « la Présidente ». Il prit l'habitude d'adresser régulièrement des petits billets d'humeur, drôles et coquins, à cette jeune femme.

    En 1850, Théophile Gautier adressa à la Présidente, de Rome, une longue lettre bouffonne et obscène commentant ce que son ami Cormenin et lui avaient appris en matière de sexualité au cours de leur voyage. Elle la communiqua aussitôt à son cercle, et la missive fit le tour de Paris.
    />
    L'éditeur de la deuxième édition, publiée au Musée secret du roi de Naples confia « Ce chef-d'oeuvre de langue crasse et colorée qu'un excès de pudibonderie a tenu si longtemps sous le boisseau, nous le donnons, pour la première fois, pour l'esbattement des pantagruélistes et non aultres, comme dit maître François. »

    Ainsi nous pouvons constater l'éclectisme de cet écrivain, précurseur et maître de la poésie parnassienne, qui s'interrogeait en pensant à Lamartine, Hugo et lui : « Nous sommes de grands poètes, c'est entendu ; reste à savoir lequel de nous est le plus cochon ! »

    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966).
    Livre numérique illustré, 52 pages, orné de 3 illustrations anonymes en hors-texte, couverture en couleurs. (Enfer de la BnF, cote n° 824)

  • « Ah ! comme elle allait l'humilier encore plus, la dompter, faire de son corps par les cinglades et les contraintes, la chose la plus souple, la plus gracieusement docile que l'on pût imaginer »

    Cet ouvrage est d'un raffinement inouï dans les descriptions des étranges sévices et humiliations infligés à des jeunes filles aux mauvais instincts, les corrections qu'on leur applique, les déshabillés suggestifs et les accoutrements spéciaux qu'on leur impose par méthode de punition, ainsi que la rude discipline des gants, du corset et des bottes, ralliera tous les suffrages des lecteurs curieux de documents authentiques et de scènes vécues.

    « Flageller l'orgueil, comme disait ce grand seigneur, ami de Ninon de Lenclos, là est le plaisir. La vue ne saurait être satisfaite sans l'idée de la souffrance morale que l'on procure. »

    Les plus belles pages de « l'éducation anglaise » illustrées par le grand Carlõ qui montre ici une stupéfiante maîtrise graphique. Sévérités Perverses paru en avril 1934 est le second livre de Juana Lapaz, après L'Inquisiteur Moderne.
    Cette collection propose les meilleurs romans fétichistes publiés dans les années 1920-1930 signés James Lovebirch, Juana Lapaz, Alan Mac Clyde, Edith Kindler, Aimé Van Rod, etc. et illustrés le plus souvent par le mystérieux Carlõ.

    Roman numérique illustré, 164 pages, orné de 16 illustrations en hors-texte de Carlõ, couverture en couleurs.

  • ...Je souffre de ne plus souffrir..., de ne plus être la captive, soumise au Maître, qui la fait châtier...
    J'aspire à redevenir esclave...

    Voici la confession la plus troublante, la révélation la plus suggestive sur la passion de la souffrance et de l'humiliation d'autrui, qui aient été faites jusqu'ici.
    C'est l'histoire d'une jeune fille de l'aristocratie française livrée par une marâtre indigne, envers laquelle elle avait eu un geste de révolte à la suite d'humiliations et de châtiments corporels, à une Espagnole pourvoyeuse en victimes d'un cruel Grand d'Espagne. Emmenée dans le château que possède celui-ci dans une des régions les plus sauvages de la Sierra Morena, Isabelle de B... y revit littéralement les scènes de l'Inquisition, assiste aux tortures les plus raffinées prodiguées comme des châtiments corporels et doit s'y soumettre aussi, en but au sadisme et à la rivalité d'une jeune espagnole. Gagnée à ces étranges pratiques, la jeune Française s'apprête à triompher lorsque la révolution espagnole oblige son cruel vainqueur à fuir au loin.
    Les détails les plus curieux sur les supplices des bottes à Hauts Talons, des corsets étroits, des gants de chevreau et du fouet Dominateur, dans le cadre même où se déroulaient autrefois les scènes de l'Inquisition.
    Publié` en 1933, L'Inquisiteur Moderne est le premier livre de Juana Lapaz.
    Cette collection propose les meilleurs romans fétichistes publiés dans les années 1920-1930 signés James Lovebirch, Juana Lapaz, Alan Mac Clyde, Edith Kindler, Aimé Van Rod, etc. et illustrés le plus souvent par le mystérieux Carlõ.

    Roman numérique illustré, 156 pages, orné de 18 illustrations en hors-texte, frontispice et couverture en couleurs de Carlõ.

  • Débordantes de sensualité, toujours revêtues de plus incroyables parures de cuir, bourreaux ou victimes, les créatures de Bill Ward exhibent avec nonchalance leurs charmes stupéfiants et nous coupent le souffle.
    Séparés à la mort de leur père, et par la volonté de celui-ci, les jumeaux Ludovic et Belinda ont été confiés à deux femmes étranges et sans scrupules qui les ont rendus chacun complice et victime de leurs lubriques et violentes passions.
    Après bien des péripéties, voici venu l'instant des retrouvailles... Stupéfaction ! Au moment où, enfin libres, les jumeaux se replongent en toute impunité dans leur inceste congénital, Ludovic découvre l'effroyable secret de Belinda : les sévices troublants qu'elle a endurés sont devenus indispensables à son bonheur.
    Si le doux Ludovic s'avère incapable de satisfaire les nouveaux désirs de sa soeur, quel horrible tournant prendra leur destin ?
    La domination féminine, masculine, tous les fétichismes et toutes les perversions sont représentées dans cet album, sans la moindre retenue et avec pour seules constantes l'humour noir et une sexualité exacerbée.
    Bill Ward est l'un des plus prolifiques illustrateurs américains. Spécialiste des couvertures en couleurs et dessinateur humoriste, il est le dessinateur anonyme mais facilement reconnaissable d'une multitude d'illustrations érotiques parfois roses, le plus souvent cruelles, mais toujours acerbes et pleines d'humour. Bartholomew Keister, Américain exilé en Irlande, passionné par la langue française et l'argot, est l'auteur de plusieurs ouvrages d'aventures érotiques à la fois mouvementées et violentes.
    Collection Vertiges Passions créée par Robert Mérodack.
    Roman graphique, 64 pages, 143 illustrations en noir et blanc in-texte et hors-texte de Bill Ward, couverture mise en couleurs par May.

  • Contrairement à ses trois redoutables soeurs, Bertha Chevrotine est douce et romantique, et sa vie consiste en une longue histoire d'amour. Certes, son entourage lui inflige de cruels tourments ou bien cherche à éveiller en elle le goût de la domination.
    Mais, débordante d'enthousiasme sensuel, la tendre Bertha ne se laisse pas corrompre. Serait-elle donc vraiment la honte de la famille ?

    En choisissant le mode du pastiche, dans Pascaline, Bill Ward et Bart Keister s'étaient donnés quelques limites. Avec les soeurs Chevrotine, ils ont fait éclater leur imagination intarissable. Tous les fétichismes, toutes les perversions sont représentées dans ces deux volumes, sans la moindre retenue et avec pour seules constantes l'humour noir et une sexualité exacerbée. Débordantes de sensualité, toujours revêtues de plus incroyables parures de cuir, bourreaux ou victimes, les créatures de Bill Ward exhibent avec nonchalance leurs charmes stupéfiants et nous coupent le souffle.

    Bill Ward est l'un des plus prolifiques illustrateurs américains. Spécialiste des couvertures en couleurs et dessinateur humoriste sous le nom de Bill Ward, il est auteur anonyme mais facilement reconnaissable d'une multitude d'illustrations érotiques parfois roses, le plus souvent cruelles, mais toujours acerbes et pleines d'humour. Bartholomew Keister, Américain exilé en Irlande, passionné par la langue française et l'argot, est l'auteur de plusieurs ouvrages d'aventures érotiques à la fois mouvementées et violentes.

    Orné de 112 illustrations en noir et blanc dans le texte et hors-texte de Bill Ward.

  • D'origine russe, Eric Stanton naquit en 1926 à New York où il vécut jusqu?à sa mort en 1999. Il commença à dessiner des filles en détresse en 1947 pour le compte de l'éditeur Irving Klaw, fondateur et directeur de Nutrix Corporation. Jusqu'à la fin des années 50, il illustra ainsi une trentaine d'histoires dont environ un tiers sous forme de bandes dessinées. La froideur pulpeuse de ses personnages, la richesse des modelés, son souci du détail piquant rendirent Eric Stanton plus célèbre que ses prédécesseurs (en particulier Jim) et même que ses collègues pourtant talentueux (Gene Bilbrew, Ruiz...). Sa réputation franchit alors les frontières, associée au renom de Nutrix Corporation. Un voyage périlleux présente une nouvelle démonstration des talents les plus connus et reconnus de Stanton. Il nous entraîne cette fois-ci dans un Maroc de légendes sans le moindre rapport avec la réalité, mais qui songe à la vraisemblance en se réjouissant des mésaventures narrées et dessinées de la belle Moira ? Les planches qui constituent Helga cherche des esclaves furent signées Jon Bee parce qu'elles sont le fruit de la collaboration, d'Eric Stanton avec un autre dessinateur de la Nutrix Corporation (Ruiz peut-être). Cependant, cruelles vikings ou innocentes normandes, ces amazones batailleuses portent la « patte » du Stanton le plus moderne : en particulier, le trait délié et précis rappelle irrésistiblement les meilleures planches de Steve Ditko, le célèbre dessinateur du « Dr Strange » et de « Spiderman », qui n'est autre que Stanton lui-même.
    Collection Vertiges Passions. Texte en français et en anglais.

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