Indigo Cote Femmes

  • On imagine trop souvent que les caractères " naturels " (le sexe, la race, par exemple) " tombent sous le sens ", sont des évidences inquestionnables.
    Tout au plus admet-on que les sociétés manipulent un peu tout cela, qu'il en résulte des différences, bonnes ou mauvaises, c'est selon. pourtant, ne serait-ce pas déjà une manipulation que de prétendre certains caractères " naturels " ? le " naturel " ne serait-il pas une interprétation, bref un " artifice ", ancré dans de très particulières relations sociales oú certains sont assignés à l'état d'objet ?
    Cet ouvrage associe la description d'une réalité matérielle quotidienne dans ses formes les plus banales (conversations de bistrot, scènes de rue, faits divers) et l'analyse précise des systèmes idéologiques qui prétendent expliquer cette réalité.

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  • Le 17 août 1861, Julie-Victoire Daubié devenait la première bachelière de France. A trente-sept ans, elle réalisait ainsi elle-même son voeu d'égalité entre hommes et femmes dans l'enseignement et le travail.
    La Femme pauvre au XIXe siècle, paru en 1866 et 1869, exprime de façon novatrice sa préoccupation majeure : la condition économique, morale et politique de la femme. De ce fait, cet ouvrage, un des premiers du genre écrits par une femme, est avant tout le fruit d'une formidable enquête et il offre une mine de renseignements aux historiens d'aujourd'hui. Mais surtout, et c'est nouveau, il propose de nombreuses solutions - inédites, cherchées dans le passé ou à l'étranger- pour améliorer la vie des femmes et les sortir de la misère.
    Selon Michelle Perrot, Julie-Victoire Daubié est une vraie pionnière de la science du malheur des femmes : " Elle est la première à faire des femmes un objet d'investigation et à montrer la spécificité de la pauvreté féminine. " Tout cela dans un style percutant et passionné qui donne à ce livre toute sa vie.
    Cette seconde édition de La Femme pauvre au XIXe siècle est présentée par Agnès Thiercé ; cet ouvrage, depuis longtemps épuisé et inaccessible au public, permettra de redonner à Julie-Victoire Daubié sa place dans l'Histoire.

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  • « Elles voulaient, comme Antigone, non pas briser les lois mais découvrir la loi. » « Tentatives d'ordre expérimental destinées à découvrir les lois non écrites ; c"est-à-dire les lois intimes qui devraient gouverner certains instincts, certaines passions, certains désirs mentaux et physiques. Que de telles lois existent, qu'elles sont observées par les gens civilisés, on l"admet en général. Mais on commence à accepter l'idée qu'elles ne sont pas imposées par Dieu. » écrit Virginia Woolf dans « Trois Guinées ».

    À l'heure où devient possible l'inscription politique de la « Société des Marginales » espérée par Virginia Woolf, interroger son parcours de « fille d'homme cultivé », de femme entre deux feux qui écrit en pensant, et qui, désespérée, prend acte de la nécessité de se noyer, semble un remerciement tout aussi nécessaire.
    Virginia a pensé, mieux que nombre de théoriciennes « féministes ».
    Ses analyses théoriques restent inégalées.
    L'écriture était pour elle, à l'époque, la seule voie de résistance, la seule voie d'avenir, de sujette à sujet.
    Car la difficulté d'une « loi d'avenir », proclamée par Claire Demar, est celle d'une position délivrée des assignations identitaires.
    Telle fut la quête de Virginia, en des temps non encore révolus.

    Pour tricoter ces noeuds, Françoise Duroux a réuni quelques spécialistes des noeuds et de l'écriture : Jacques Aubert, Dominique-Lucie Brard, Irène Foyentin, Sola Rabinovitch, Lucia Raphaël, Nadia Setti et Anne-Marie Smith Di Biasio.

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  • Recueil de poèmes présentés par Milagros Palma et traduits de l'espagnol (Panamá) par Alain Degert.

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  • Réfléchir sur les rapports entre parole et musique dans les mondes hispaniques signifie se pencher sur cette histoire que nous connaissons encore peu et mal.
    Mais c'est également une invitation à penser et à repenser les modalités d'échange et de métissage à l'intérieur de la culture ibérique et hispano-américaine, et les relations d'opposition et complémentarité entre les formes poétiques savantes et populaires. Conçues à partir d'une idée de Gustavo Guerrero, les journées d'études internationales organisées par le Centre d'Etudes Hispaniques d'Amiens (CEHA) de l'Université de Picardie Jules Verne et consacrées à Paroles et Musique dans le Monde Hispanique ont permis à des hispanistes de quatre pays latino-américains de se joindre à des enseignants-chercheurs de trois universités françaises.
    Dans l'harmonie qu'un tel thème impose, ils ont développé des points de vue très divers, explorant tantôt des aspects formels du sujet, tantôt ses reflets sociaux, politiques, historiques ou littéraires.

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  • Thibaut d'Hangest et Gontran de Livarot, servant tous deux dans les armées de François Premier, par un heureux hasard, se sauvèrent réciproquement la vie le jour de la fameuse bataille de marignan. Leur mutuelle reconnaisance les attaccha l'un à l'autre; pendant pusieurs années, ils ne se quittèrent pint : mais des circonstances relatives à leur fortune, les forcèrent d'abandonner les camps, et de se retirer dans leurs terres. Les biens de Thibaut étaient situés en Picardie. Gontran avait les siens en Normandie. La necéssité de vivre séparés leur fit sentir une peine véritable. ils se promirent que l'éloignement n'affaiblirait point leur amitié. Pour ieux en resserer les liens, tous deux se marièrent le même jour, et jurèrent sollemnellement au pied des autels d'unir leur remiers nés, si la nature favorisait ce voeu e les faisant naître de sexe différents; peu de temps après, ils se firent de tendres adieux, Thibaut fut habiter son château d'Hangest, et Gontran se rendit à celui de Livarot. avant la fin de son mariage, Brgide de Saint-Leu, femme de Thibaut, lui donna un fils. Cette nouvelle, apportée au château de Livarot, y causa beaucoup de plasir. La naissance d'Olivier d'Hangest y fut célébrée par de grandes réjouissances : mais elle devint une source de chagrin pour Gabrielle de Thury, épouse de Gontran. Le sire de Livarot, homme exact, franc chevalier, réligieux observateur de sa parole, très pressé de prouver à son ami Thibaut qu'il se souvenait de leurs comuns engagements, se plaignait de la lenteur de sa compagne à le rendre père. Il lui représentait à tous moments qu'ele devait une femme au petit Olivier; que l'accomplissement d'un voeux sacré dependait de sa fécondité; et l'exhortait sérieusement à s'occuper toute entière du soin de le mettre en état de remplir sa promesse. Pendant quatre ans, la pauvre Gertrude s'entendit répéter les mêmes propos, se vit impatientée, tourmentée, persécutée; on l'assujettssait à tous les régimes; on la vouait à tous les saints, on la menait à tous les pélerinages; on la faisait jeûner, prier; elle pleurait, son mari boudait, elle restait stérile. Le ciel prit enfin pitié de ses souffrances. [.]

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  • "Noli me tangere" c'est, dans l'vangile selon Saint Jean, ce que SJsus ressuscit a rpondu Marie-Madeleine le dimanche deS Pques dans le Jardin du Golgotha. Quand, n'en croyant pas ses Syeux, elle l'entend et le voit, elle veut aussitt le toucher pour Ss'assurer qu'il est bien en vie. Mais Jsus le lui interdit fermement Spar cette parabole qui fait l'objet d'interprtations nuances : ne Sme touche pas , cesse de me toucher , ne me retiens pas ,S tu dois accepter la sparation ou encore ne me touche pas Scomme ...

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  • Elles se sont tant aimées met en scène quatre fem-mes chiliennes aux trajectoires bien différentes. Frôlant la quarantaine, elles se retrouvent après le retour de la démocratie dans leur pays, pour faire le bilan de leurs vies, de leur époque. Elles évoquent leurs amours et leurs désamours, leurs militances et leurs désillusions politiques. Maria, une journaliste branchée ; Ana, professeur d'université ; Sarah, une provinciale, ingénieur civil, maîtresse d'un dirigeant politique et l'élégante Isabelle, docteur en pédagogie, insatisfaite de son mariage mais qui supporte ses angoisses grâce à une liaison.
    Ces vies composent un roman provocateur qui dévoile l'intimité, les confidences d'une nouvelle génération de femmes. Grâce à une prose précise et limpide, ce roman décrit avec humour féroce l'ordre établi pour elles. Marcela Serrano (Chili, 1951), a écrit deux autres romans. Elles se sont tant aimées, Prix «Sor Juana Inés de la Cruz» 1994, est son premier livre traduit en français.

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  • L'amour de la femme venale

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  • La femme vierge

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  • Les visages de la loi salique dans la quête pour le droit des hommes et l'exclusion des femmes du gouvernement monarchique. Marie Denizard, 1910 La femme et le loi salique Claude de Seyssel, 1558 Comme il est bon que le royaume aille par succession masculine Claude Malingre, 1614 De la loi salique première des Français, et fondamentalement du royaume de France.
    De La Reine Margot aux Rois maudits en passant par Les Pardaillan, ce ne sont pas les figures féminines exceptionnelles qui manquent dans la littérature populaire française au dix-neuvième et au vingtième siècle. Et on ne compte plus aujourd'hui les films historiques et les séries télévisées retraçant les complots et les fastes de la monarchie. Les femmes apparaissent comme des intrigantes, des empoisonneuses, des nymphomanes, des créatures diaboliquement rusées qui manipulent les rois comme les marchands, les valets comme les comtes et les ducs. Si les mythes sur l'omnipotence féminine abondent dans la tradition populaire, ils ne peuvent dissimuler la situation réelle des femmes françaises. Leur infériorité juridique fut codifiée dans la loi salique, loi édictée sous les rois francs (du Ve au IXe siècle); elle a persisté, sous différentes formes dans les textes de lois qui ont régi le statut des femmes au cours des siècles suivants et elle s'est prolongée jusque dans les années 70 de ce siècle. Les trois textes que nous publions ici montrent de façon contradictoire comment la question du statut juridique des femmes a été abordée à différentes périodes.

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