Association Francaise De Recherche Sur L'histoire Du Cinema


  • les deux textes de boleslas matuszewski, une nouvelle source de l'histoire et la photographie animée, publiés en français à paris en 1898, sont des ouvrages fondamentaux de l'histoire du cinéma.
    etonnamment peu connu, l'ensemble constitue un document exceptionnel sur la réception des " images animées " au cours des toutes premières années de leur diffusion. dans une nouvelle source de l'histoire, l'auteur propose de créer des archives de cinématographie documentaire, alors que la photographie animée, à la même époque, ne connaît qu'une fortune commerciale et distractive. le programme de matuszewski est novateur : il envisage non seulement la collecte, mais aussi la production systématique de documents cinématographiques pour l'enrichissement permanent des fonds d'archives.
    la photographie animée, ouvrage inédit, expose en détail le mode de fonctionnement d'un dépôt cinématographique relevant du domaine public, chargé de produire, de conserver et de donner accès à des " épreuves " cinématographiques qui documentent tous les domaines de la vie : la médecine, l'industrie, l'armée, les arts. le texte dévoile ainsi une approche originale du cinématographe, mue par la volonté de faire de cet appareil le plus efficace et le plus démocratique des moyens de transmission du savoir, afin de contribuer au " progrès " de l'humanité et à la solidarité entre les peuples.
    les études critiques qui accompagnent cette réédition retracent la généalogie des archives photographiques et cinématographiques considérées alors comme sources visuelles irréfutables pour l'historien. elles permettent d'éclairer certains points d'ombres de la vie de matuszewski, de mieux cerner ses origines et ses différents champs d'activité, d'accorder enfin une historicité concrète à une figure encore inscrite dans la légende des " premiers temps ".
    la présente réédition des deux textes de matuszewski permet enfin de généraliser l'accès à sa pensée et de mettre en lumière un auteur qui s'inscrit dans l'histoire du cinéma comme premier théoricien du médium cinématographique.

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  • En 1961, la Cinémathèque française acquérait 380 lettres d'Etienne-Jules Marey adressées - entre 1881 et 1894 - à son préparateur, Georges Demenÿ.
    C'est cette précieuse correspondance, actuellement conservée à la Bibliothèque du Film, qui est éditée ici, avec un certain nombre de lettres trouvées dans d'autres archives. En outre, une soixantaine de lettres inédites de la période 1877-1904, dont la plupart sont adressées à Marey, figurent en annexe. Pleines de vie et très largement inédites, les 502 lettres ainsi rassemblées permettent de suivre avec précision le programme scientifique développé par Marey et Demenÿ à la Station physiologique du Parc des Princes ; elles nous éclairent sur la genèse des différents appareils chronophotographiques mis au point par les deux chercheurs ; elles nous renseignent sur la science de l'époque, sur la vie de Marey, sur ses voyages et son travail à Naples.
    Une source inestimable pour comprendre l'immense apport de Marey à l'analyse et à la synthèse du mouvement.

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  • Le dernier numéro de 1895 revue d'histoire du cinéma s'intéresse aux questions liées au patrimoine, aux reconstructions et restaurations de films. Dans le « Point de vue », Natacha Laurent interroge « l'ivresse patrimoniale » qu'a suscitée l'entrée en scène du marché dans un secteur jusqu'ici réservé aux archives. Qu'en résulte-t-il? Les « Études » se penchent sur: un film mythique, Intolérance de Griffith, sur le plan de ses décors (Jean-Pierre Berthomé); un film perdu de Germaine Dulac, Âmes de fous qui a fait l'objet d'une « reconstruction » (Clément Lafite); un film oublié, l'Alice au pays des merveilles de Lou Bunin, film d'animation original que les efforts conjugués de Walt Disney et de la Guerre froide ont condamné (Sébastien Roffat). Dans la partie « Archives », Germaine Dulac est à nouveau à l'honneur avec une mise au point sur le scénario de la Coquille et le clergyman (Jean-Paul Morel) et l'examen d'un projet inachevé, Colomba (Valécien Bonnot-Galucci). Les « Chroniques » proposent comptes rendus de colloques, expositions et publications.

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  • Le dernier numéro de 1895 revue d'histoire du cinéma s'ouvre sur une synthèse de Jean-Jacques Meusy consacré à la question des sources orales en histoire du cinéma. À cet article font écho un premier entretien d'une série qu'a menée J-J. Meusy avec des directeurs de salles de cinéma liés à « l'art et essai », ainsi qu'un entretien de Dimitri Astachkine et Valérie Pozner avec une projectionniste ambulante soviétique des années 1940-1950. L'autre pôle de ce numéro est représenté par une étude d'Andrés Avila Gomez sur un architecte de cinéma des années 1960, Bernard Ceyssac, et une autre sur la place de la destruction des Halles de Baltard dans quelques films par Vincent Baudart. Le Cahier photo, dû Marc Petitjean, revient sur la destruction du quartier des Halles et de Beaubourg. Une étude de Christian Janssens s'intéresse aux adaptations du romancier belge Stanislas-André Steeman par Henri Storck et, en Archives, un texte d'André Bazin de 1954 sur René Clément et Robert Bresson est réédité et commenté. Ls Chroniques publient comptes rendus de manifestations, livres et revues.

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  • Lieu de toutes les phases de création du film, de la pré-production à la post-production, le scénario en porte les marques, tel un palimpseste à déchiffrer pour retrouver la genèse d'un film. Parfois fruit de la collaboration de plusieurs auteurs, il s'adresse aussi à différents destinataires tels que le producteur, le réalisateur ou encore les techniciens.Les contextes de production (historique, économique, esthétique ou encore juridique) justifient les perpétuelles métamorphoses de ce document, dans sa forme et ses fonctions. Le scénario consiste ainsi à la fois à convaincre de l'intérêt du film, mais aussi à préparer le tournage, le montage, voire la promotion de l'oeuvre. Il est aussi un moyen pour les maisons d'édition et les auteurs de se protéger contre le plagiat.Le scénario peut enfin être lu, et parfois même écrit uniquement dans ce but, constituant un genre autonome en littérature. Des plans, schémas, dessins d'une mise en scène peuvent encore conférer une dimension plastique à l'objet. L'ouvrage aborde ainsi la multiplicité de cette archive, à la croisée d'une histoire culturelle, industrielle, technique ou encore esthétique du cinéma, grâce à la contribution de chercheurs tissant des pistes de réflexion en lien avec sa conservation, ses usages et sa nature plurielle.

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  • L'oeuvre de Marcel L'Herbier est à bien des égards assez mal connue. Le plus souvent, on le présente uniquement comme un des pionniers de l'avant-garde française des années 1920, aux côtés de Gance, Delluc, Dulac et Epstein, en ignorant ou négligeant ce qu'il fit ensuite. Or, si la place que L'Herbier occupe dans la « Première Vague » du cinéma français (1918-1929) est en effet considérable, aussi bien aux plans de la théorie esthétique, des réalisations expérimentales, que des innovations dans les collaborations avec les autres arts (littérature, peinture, musique, architecture.), son abondante production ultérieure est également intéressante. Elle témoigne à divers titres des courants dominants en matière de genres, de thèmes et de partis pris esthétiques dans les années 1930-1940. De plus, le rôle de Marcel L'Herbier comme producteur, défenseur de la profession cinématographique, son action au sein de la Société des auteurs de films, de la Cinémathèque française, de l'Idhec qu'il fonda, ainsi que son engagement dans l'émergence de la télévision après la Deuxième Guerre mondiale, en font incontestablement un personnage central de la cinématographie en France.

    Il était donc nécessaire de revenir aujourd'hui sur la longue et exceptionnelle carrière de Marcel L'Herbier. D'autant plus que la plupart de ses films sont désormais restaurés et visibles, et que subsiste une quantité très importante d'archives publiques et privées le concernant. Un tel réexamen suppose bien entendu d'éviter les défauts d'une étude purement biographique au profit d'analyses problématisées des différents aspects de son oeuvre. C'est ce à quoi se sont attachés les contributeurs de ce livre. Dans la plupart des textes ici rassemblés, une perspective historique a été privilégiée, mais d'autres approches ont été également retenues pour permettre d'aborder une réflexion plus large.

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  • Léon Moussinac (1890-1964) est un des intellectuels communistes français majeurs de la première moitié du XXe siècle. Critique de théâtre, de cinéma, des arts décoratifs, ses réflexions s'inscrivent dans le courant de l'Art social. Après avoir endossé des responsabilités éditoriales dans nombre de revues, puisqu'il est secrétaire de rédaction d'Art et Décoration, rédacteur en chef de Comoedia illustré, il crée la rubrique cinématographique du Mercure de France puis celle de l'Humanité.
    Aux côtés d'Henri Barbusse et de Paul Vaillant-Couturier, il s'engage dans des actions de démocratisation culturelle et artistique, tels les Amis de Spartacus, premier ciné-club de masse, ou l'Association des Ecrivains et des Artistes Révolutionnaires, organisation qui prélude au rassemblement des intellectuels contre le fascisme. Arrêté pour ses opinions politiques en 1940, libéré en 1941, il entre en Résistance.
    Aux lendemains de la Guerre, devenu directeur d'écoles supérieures (l'IDHEC et l'EnsAD), Moussinac poursuit une oeuvre personnelle, publiant des recueils de poésies, des romans ou nouvelles, des ouvrages consacrés aux arts décoratifs, au cinéma et au théâtre.Cet ensemble, dirigé par Valérie Vignaux, avec la collaboration de François Albera, associe un volume d'études et une anthologie de textes. Il a l'ambition et l'originalité d'aborder sans hiérarchie les différents domaines dans lesquels Moussinac a oeuvré.

  • Léon Moussinac (1890-1964) est l'un des intellectuels communistes français majeurs de la première moitié du XXe siècle. Critique de théâtre, de cinéma, des arts décoratifs, ses réflexions s'inscrivent dans le courant de l'Art social. Après avoir endossé des responsabilités éditoriales dans nombre de revues, puisqu'il est secrétaire de rédaction d'Art et Décoration, rédacteur en chef de Comoedia illustré, il crée la rubrique cinématographique du Mercure de France puis celle de l'Humanité.
    Aux côtés d'Henri Barbusse et de Paul Vaillant-Couturier, il s'engage dans des actions de démocratisation culturelle et artistique, tels les Amis de Spartacus, premier ciné-club de masse, ou l'Association des Ecrivains et des Artistes Révolutionnaires, organisation qui prélude au rassemblement des intellectuels contre le fascisme. Arrêté pour ses opinions politiques en 1940, libéré en 1941, il entre en Résistance.
    Aux lendemains de la Guerre, devenu directeur d'écoles supérieures (l'IDHEC puis l'EnsAD), Moussinac poursuit une oeuvre personnelle, publiant des recueils de poésies, des romans ou des ouvrages consacrés aux arts décoratifs, au cinéma et au théâtre. Cette anthologie, si elle rassemble en majorité des critiques ayant pour sujet le cinéma, comprend également un choix d'articles dédiés aux arts décoratifs, au théâtre ou à la musique.
    Les textes ont été rassemblés par organes plutôt que par thématiques car on rendait ainsi manifestes les temps d'une pensée. Anthologie complétée par un volume d'études, intitulé Léon Moussinac, un intellectuel communiste, où sont présentés ses engagements en faveur des arts.

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  • Trois quarts de siècle après l'invention par l'astronome Henri Chrétien de l'Hypergonar, pièce maîtresse du CinémaScope, et un demi-siècle après le lancement du procédé par la Twentieth Century Fox, il est intéressant de se pencher sur l'étonnante aventure de cette innovation et sur l'influence qu'elle a eue sur l'évolution du cinéma.
    Éric Rohmer, revenant en 2000 sur l'enthousiasme qui fut le sien lorsqu'il s'appelait encore Maurice Schérer, nous incite à revisiter cette page de l'histoire du cinéma qui n'est pas encore tournée. On constate en effet, depuis quelques années, un regain d'intérêt des producteurs et des réalisateurs pour les tournages avec des optiques anamorphiques, peut-être sous l'influence du 16/9 télévisuel. Il n'est pas jusqu'à certains tournages en technologie numérique qui n'aient recours à l'anamorphose.
    Cette réflexion sur le CinémaScope, engagée ici par une pléiade d'auteurs français et étrangers, permet aussi d'éclairer les interrogations fondamentales soulevées par le cinéma en général, notamment concernant les rapports du spectateur à l'image.

  • Au sommaire : F. Albera, «Le détour par Caravage» ; L. Le Forestier, «Comment peut-on encore être "cinémato-barthésien" ? Quelques réflexions sur Barthes, l'Histoire, le cinéma» ; M. Aubert, «Les nouvelles perspectives d'accès aux collections des Archives françaises du film du Centre national de la cinématographie». Suivent les rubriques comptes rendus de livres, notes de lecture et nouvelles sur l'actualité.

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