Sciences & Techniques

  • Yucca Mountain

    John D'Agata

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  • En décembre 1930, un brouillard épais se répand dans la vallée de la Meuse, non loin de Liège. Hommes et bêtes sont profondément affectés, nombreux y laissent leur vie. Après sa dissipation, des experts tranchent : « le seul brouillard » est responsable. Pourtant nombreux sont ceux incriminant les émanations des usines de la région, l'une des plus industrialisées d'Europe. Un an plus tard, des experts du parquet rendent d'autres conclusions : la consommation massive du charbon et les composés soufrés des émanations industrielles sont responsables. L'exceptionnalité de l'événement est cependant attribuée à la prédisposition des corps et aux conditions météorologiques particulières de cette première semaine de décembre 1930. Mais comment du « charbon » en vient-il à participer à la production de brouillards et à rejoindre ainsi, jusqu'à tuer, les poumons de ceux qui l'ont respiré ? Ces liens « charbon-brouillards toxiques-poumons » n'ont rien d'évident. C'est à tenter de reconstituer les conditions historiques de leurs constructions que ce livre s'attache.
    En considérant cette catastrophe dans le temps long - comme un processus et non comme une interruption - ; en suivant la piste des matières de sa constitution - leur (a)cheminement et les assemblages techniques, sociaux, politiques et discursifs - nécessaires à leur transformation ; en étudiant le rôle et les effets des pratiques savantes, cet ouvrage permet de comprendre la transformation conjointe, par l'industrialisation, des corps et des environnements et la production de nouveaux phénomènes météorologiques.

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  • « La graphique est un moyen de communiquer : c'est son emploi le plus connu et le plus répandu. Elle sert aussi à poser et à résoudre les problèmes statistiques, d'organisation... Cet usage dépasse maintenant le cercle des spécialistes grâce à la réduction des contingences techniques et à la simplification sémiologique. Mais la graphique va plus loin encore, en donnant une forme visible à la recherche et à ses méthodes. La graphique moderne est une graphique mobile : on ne dessine plus, mais on manipule les données, de manière à ce que les groupements contenus dans les données deviennent visibles, car l'oeil est un «ordinateur», toujours disponible, capable de percevoir des ensembles. Dans cet ouvrage technique mais accessible, initialement publié en 1977 et réédité par les éditions Zones sensibles à l'occasion des 60 ans de la création par Bertin du Laboratoire de Graphique à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, l'auteur, précurseur de la « visualisation de données », expose avec précision à partir d'exemples empruntés à toutes les disciplines (archéologie, économie, géographie, météorologie, etc.) la façon d'utiliser les multiples ressources de la graphique ». Ainsi était présenté en 1977 cet ouvrage fondateur publié par Flammarion, il y a tout juste 40 ans, dans la collection de Fernand Braudel «Nouvelle bibliothèque scientifiques» . Publié dix ans après son premier livre, Sémiologie graphique (Mouton, 1964 - réédition par les Editions de l'EHESS en 1998), La Graphique... est le livre de synthèse des travaux de Jacques Bertin sur cette science qui préfigure ce que l'on nomme aujourd'hui la « visualisation de données ». Il s'agit d'un ouvrage à la fois théorique et très technique, avec plus de 300 illustrations.
    Jacques Bertin (1918-2010) était un cartographe, pionnier de la « sémiologie graphique », ou plus simplement « graphique ». Directeur d'études à l'EHESS, directeur du défunt Laboratoire de Graphique, il était convaincu que la graphique est un langage simple et essentiel et que le travail du cartographe doit être de l'ordre de la collaboration avec d'autres disciplines (mathématique, statistique, géographie, etc.) - il a réalisé bon nombre de cartes pour les ouvrages de ses collègues de l'EHESS, dont Jacques Le Goff, etc., de même qu'il a produit bon nombre d'atlas... Cet ouvrage analyse donc plusieurs dizaines de cas de « visualisation de données », à la recherche des meilleures solutions (« grammaires ») graphiques pour rendre compréhensible à l'oeil, en un seul regard, des données parfois complexes. Considéré comme un « un jalon majeur de la pensée cartographique contemporaine», ce livre est aujourd'hui réédité par Zones sensibles à la faveur des 60 ans de la création par Bertin du « Laboratoire de la Graphique » de l'EHESS. Cet anniversaire sera célébré sous diverses formes pendant deux ans à partir de novembre 2017 (cette réédition accompagnant ces célébrations) : en novembre 2017 se tiendra une exposition autour des travaux de Bertin à l'EHESS (d'où la sortie de l'ouvrage à ce moment-là), en 2018 se tiendra un colloque (à l'EHESS également) autour de l'oeuvre du cartographe, et en 2019 ce colloque et d'autres contributions donneront naissance à un gros ouvrage sur Bertin qui sera publié par les éditions B42. Ouvrage fondateur, destiné à un public intéressé par l'histoire de la visualisation de données (et donc aux graphistes), La Graphique » accompagnera pendant deux ans les événements liés au 60 ans de la création du Laboratoire, et restera ensuite comme ce qu'il est déjà : un classique de l'histoire de la cartographie. Il s'agit là de la première réédition du livre depuis sa parution chez Flammarion en 1977.

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  • Et l'âme de vint chair est un ouvrage sur les origines de la découverte des neurones par les proto-médecins/chirurgiens anglais du XVIIe siècle. Jusqu'à cette époque, c'est la conception aristotélicienne de l'âme qui prévalait : l'âme était dominée par les humeurs (la fameuse bile noire), et le fonctionnement de l'être humain dépendait de ces humeurs qui traversaient le corps à travers le sang. Mais au XVIIe siècle, notamment sous l'influence de René Descartes, les scientifiques commencent à se demander si l'âme n'est pas logée dans le cerveau, et si celle-ci ne se présente pas plutôt sous la forme de neurones.Ainsi naquit la neurologie occidentale. Carl Zimmer raconte dans Et l'âme devint chair l'histoire des premiers médecins qui ont disséqué le cerveau du coté d'Oxford, au milieu du XVIIe siècle. Parmi ces médecins se trouve le grand Thomas Willis, figure centrale de l'ouvrage, co-fondateur de la célèbre Royal Society, qui fut l'un des pionniers de la recherche neuroanatomique, un précurseur de la neuropathie (quelques parties de notre cerveau conservent son nom, comme le « polygone de Willis », une partie du système vasculaire cervical). Génie parmi les génies, Willis fut notamment l'auteur d'un traité fameux, le Cerebri anatomi de 1664, qui dynamite largement les connaissances précédentes sur le cerveau. En révisant de fond en comble les préceptes de Galien (le grand anatomiste de l'Antiquité), Willis fonda la science moderne que l'on appelle la neurologie.

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