Arts et spectacles

  • Au-delà des théories classiques dont il retrace l'histoire en remontant à Platon ou à Vitruve, cet essai novateur propose une philosophie politique - et non pas simplement esthétique ou symbolique - de l'architecture.
    Partant du constat que la Révolution française s'est déroulée dans des rues et sur des places qui avaient été construites moins d'un siècle auparavant, et que les masses révolutionnaires n'auraient pas pu se rassembler si ces nouveaux espaces publics n'avaient pas existé, il s'interroge sur les conditions architecturales de la démocratie : quels types d'espaces rendent possibles ou impossibles certains types d'actes ou d'événements ? Où l'on apprend que le cours de l'histoire dépend de la construction de l'espace...
    Là où Michel Foucault avait étudié l'architecture en tant que technologie de pouvoir, Ludger Schwarte tente de cerner son rôle dans les mouvements d'émancipation. Si l'on conçoit les espaces publics comme des théâtres de l'action collective, alors la question est de savoir si leur configuration permet des interactions événementielles, des expérimentations créatrices. En ce sens, tout espace public authentique est fondamentalement anarchique.

  • Paris, 1979. Le cyclone punk a traversé le pays mais la météo culturelle ne s'en est guère trouvée bouleversée. Les rejetons des années contestataires entendent pourtant bien faire valoir leur droit d'inventaire tant en matière de décibels que de révolution. Punks en galères, zonards de l'ex-planète rouge ou fugueurs de la place Saint-Michel, ils sont une minorité d'éternels déclassés, de marginaux bien décidés à ne déposer ni les armes, ni les guitares.

    Rebelles est l'histoire de leur rencontre improbable dans les quartiers de l'est de Paris au début des années 80. Une histoire de squats, de concerts clandestins montés à l'arrache, de radios libres et de labels autogérés.

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  • La jeunesse britannique des années 1970 fut le creuset du punk et du "glam-rock " - avec la figure de Bowie -, mais aussi d'une puissante sous-culture rasta importée en Angleterre par les migrants caribéens. Pour comprendre l'émergence du punk, il faut saisir l'importance de ces dialogues, par styles interposés, entre jeunesse britannique et immigrée: les sous-cultures se répondent entre elles dans un jeu complexe d'échanges, de déplacements et de citations. Avec une avance remarquable sur l'état du débat intellectuel en France, cet ouvrage essentiel fournit des outils conceptuel pour mieux comprendre la grande circulation des signes et des ''identités'' qui traverse les sous-cultures de la jeunesse en situation postcoloniale.

  • Geometria et perspectiva de Lorenz Stoër, publié en 1567, est un ouvrage étrange. Elève d'un élève de Dürer, qui quelques décennies auparavant (1525) avait posé les bases de la perspective moderne à la suite d'Alberti, Stoër n'a laissé que peu de traces dans l'histoire de l'art - en dehors de cet ouvrage inclassable ne subsistent de lui que trois recueils de dessins (souvent) répétitifs de polyèdres et quelques dessins.
    Geometria et Perspectiva ne compte que 12 feuillets (soit 24 pages), sans aucun texte ni (même) introduction : chaque feuillet reproduit en son recto une gravure d'une sorte de paysage où fragments de ruines monumentales voûtées (peut-être antiques), arbres et plantes, ornements en courbes et contrecourbes en formes de S ou de C, et corps géométriques en forme de polyèdres se trouvent superposés au sein d'une perspective générale défiant les lois «naturelles» régissant la mise en oeuvre d'une profondeur de champ supposée reproduire la vision d'un paysage.
    Probablement liées à la pratique de la marquetterie, ces planches étranges sont fascinantes en ce qu'elles offrent à voir des paysages totalement imaginaires dont les «fausses perspectives» ne sont pas sans rappeler l'oeuvre bien ultérieure de M. C. Escher.

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  • Ni vu, ni connu. Le camouflage sous l'oeil de l'objectif est une anthropologie historique et artistique du concept de « camouflage ». Si certains dispositifs de camouflage sont connus de tous (les militaires reprenant les stratégies visuelles des animaux pour se fondre dans l'environnement), cet ouvrage se propose d'étudier le concept en adoptant une approche large de son sujet : qu'il s'agisse de militaires, de photographies truquées (aujourd'hui passé au filtre de Photoshop), d'animaux prenant la forme de leur environnement, d'artistes jouant sur les codes de la dissimulation, de taxidermistes étudiant la peau ou encore d'objectifs optiques destinés à la surveillance.

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  • Encore un livre sur le rock ? Pire : un livre sur les musées du rock, et par capillarité sur les musées du blues, de la soul et de la country music.
    Les Américains n'ont pas de grottes de Lascaux, ni de Chapelle Sixtine mais au beau milieu du XXe siècle ils ont inventé le rock'n'roll et depuis quelques années ils développent un art bien à eux : accommoder leurs reliques en les exposant sous des vitrines. Aussi peu rock'n'roll soit-il, l'arsenal muséal constitue aujourd'hui l'étape ultime du processus de sacralisation des mythologies populaires.
    Exit une certaine tradition muséale à l'européenne : au pays du rock'n'roll où Elvis Presley est le King, on confère le statut de trésor national à un pied de micro, une paire de santiags ou une brosse à cheveux. Cette patrimonialisation à tout crin peut s'apparenter à " une réaction névrotique devant le vide des souvenirs " (Umberto Eco) - elle révèle en tout cas la place qu'ont prise ces musiques dans la vie de tout un chacun.
    American Rock Trip est le résultat d'une véritable enquête de terrain menée par un auteur qui, par ailleurs, travaille lui-même dans le plus grand musée du monde (le Louvre). 12 000 kilomètres parcourus pied au plancher, 6 semaines de voyage pour visiter une cinquantaine de lieux et aller à la découverte de musées, de cabinets de curiosités pop et autres singularités locales : du cabanon où a grandi Muddy Waters aux pierres tombales de Robert Johnson, en passant par la chambre à coucher de Britney Spears, l'enfer de Jerry Lee Lewis, les combinaisons luminescentes de Daft Punk, la machine à raffermir les fesses de Dolly Parton, les dessins de Jimi Hendrix, le singe de Michael Jackson, le bunker du plus grand fan au monde d'ElvisPresley, le " Louvre du rock'n'roll " à Cleveland - and so on...
    American Rock Trip s'ouvre avec une carte du parcours effectué et la liste des lieux visités avec leurs coordonnées (ce qui fait aussi de l'ouvrage un guide pratique à destination des touristes), puis l'ouvrage se divise en trente-trois courts chapitres qui articulent descriptions des lieux visités, analyses de leur fonctionnement symbolique, impressions de fans, témoignages de stars, citations de spécialistes, regards d'artistes contemporains...
    Avec un casting de personnages hauts en couleur rencontrés en cours de route à Seattle, Los Angeles, Las Vegas, Phoenix, Chicago, Detroit, New York, en Louisiane, au Mississippi, dans le Tennessee et au Texas. Chaque chapitre est illustré, à la manière d'un scrapbook, avec notamment des photographies prises in situ - et la couverture se décline en trois versions, rendant hommage à trois monstres sacrés de la pop américaine.
    En jetant son dévolu sur ces musées d'un nouveau genre, American Rock Trip restitue l'attachement, universel et irrationnel, qui régit la relation entre musiciens et publics. En bref : le rock tel que vous ne l'avez jamais lu.

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  • Nyark Nyark dépeint une fresque partielle (et partiale!) d'un mouvement contre-culturel qui a sévi en France pendant cette quinzaine d'années, et tente de montrer comment cette scène s'est structurée, musicalement, techniquement, politiquement, pour arriver a concurrencer l'industrie musicale classique.
    Parce que l'histoire est écrite par les vainqueurs, il ne reste que très peu de traces de cette période, hormis des disques, quelques vidéos, et -pour les plus soigneux- des fanzines.
    L'objectif de cet ouvrage est de reprendre à César ce qui nous appartient, et de coucher noir sur blanc des traces de cette mouvance générationnelle, "mouvement de la jeunesse" pour certains, "partie de la jeunesse" pour d'autres.

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  • Rage dedans

    Laul

    LauL s'est échappé des arts-déco en 1978 avant d'explorer la zone parisienne avec une belle raïa de punks. Bassiste improbable de Lucrate Milk avant de rallier Bérurier Noir, il est à l'origine de la luxuriante imagerie clownesque qui accompagnera ces derniers tout au long de leur carrière. Il prête également son talent aux moins offrants de cette époque épique: Ludwig Von 88, les Endimanchés, les Négresses Vertes, les Nonnes Troppo. Son regard et ses crayons affûtés sont souvent drôles mais aussi noirs, féroces autant qu'enragés.

    Le label Archives de la Zone Mondiale l'incite à exhumer plus de 200 illustrations, célèbres ou inédites, qui jusque là dormaient paisiblement dans ses cartons à dessins. Un receuil préfacé par François "Fanxoa" Béru.
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  • Inclassable et dérangeant dans la France conservatrice des années 80, Bérurier Noir a mené la guerre d'indépendance la plus exaltante de l'histoire du rock hexagonal, avec seulement un micro, une guitare, une boite à rythme, quelques nez rouges et des masques de théâtre rafistolés.

    À lui seul, le nom du groupe évoque l'épopée du mouvement alternatif : rebelle, autodidacte, punk et engagé.

    Illustré par LauL.

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