Trabucaire

  • Le Roussillon, ce petit bout de Catalogne niché entre la mer Méditerranée et les Pyrénées est une très ancienne et très riche terre viticole. Il fallait pour lui rendre hommage une bible, vous l'avez entre les mains. De la mosaïque géologique et sa palette de terroirs à l'histoire de la culture vigneronne, des cépages aux appellations, des acteurs de la filière d'aujourd'hui à ceux de demain, cet ouvrage collectif vous donnera envie de découvrir et d'apprécier les vins du Roussillon.

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  • Ou comment les Catalans, réfugiés en France sous la pression des événements politiques qui ont secoué l'Espagne tout au long du XXe siècle, ont su maintenir, surtout dans la période entre 1939 et 1977, une identité politique et culturelle forte, en dépit d'une position minoritaire au sein de l'exil espagnol. Le travail de Phryné Pigenet repose sur une exploitation de sources variées, françaises et catalanes, publiques (Archives, Arxius, Services Historiques, Ministères, Casals...) et privées. Elle a travaillé également sur des sources orales. Loin du langage froid de l'administration, les témoignages recueillis, abondamment cités, laissent transparaître toute la difficulté à évoquer les vécus douloureux, la volonté de « s'en sortir » dans la société d'accueil, la permanence des fondamentaux de leur identité : la langue, la culture, l'attachement aux valeurs républicaines. Le livre s'articule en 7 chapitres chronologiques : les exils d'avant 1939, le choc de la guerre civile, le traumatisme de la Retirada, la mémoire collective et l'identité partagée des exilés républicains, la nécessaire insertion, puis à partir de 1945 les destinées politiques de l'exil républicain et les spécificités catalanes, enfi n la culture catalane comme enjeu du combat antifranquiste. À travers l'exemple catalan, l'ouvrage interroge la construction des mémoires et des communautés d'exil (participant ainsi au débat qui agite actuellement la sphère intellectuelle), et les processus d'insertion au feu des expériences fondatrices et de celles vécues dans le pays d'accueil (participant ainsi au débat qui agite actuellement la sphère politique).

  • Depuis toujours en Roussillon, les hommes et les femmes ont développé des relations d usage avec la terre, les eaux, les plantes sauvages. Le XXe siècle avait quelque peu balayé tout cela. Mais en ce début de XXIe siècle, un peu partout, on voit renaître l'intérêt pour les plantes et leurs propriétés bénéfiques. Notre pays catalan regorge de ces trésors naturels. Au Nord, le massif calcaire des Corbières est par exemple la principale zone française de la cueillette du romarin à camphre. Mais on y trouve également la lavande aspic, à une altitude un peu plus élevée, et différents types de thyms. C'est en revanche en plaine que les fenouil amer, laurier noble et cyprès prospèrent. Sur les terres acides de schistes, comme celles de la Côte Vermeille, on rencontre la lavande papillon et l'immortelle, qu'on retrouve dans la composition du bouquet de la Saint-Jean, de forte tradition catalane. Dans le massif du Canigou et les cantons du Haut Conflent, ce seront les forêts de sapins, de pins et de cèdres de l atlas. Enfin, la zone de cueillette du coscoll, apprécié de tous les Catalans, est en Cerdagne et Capcir, comme celles du serpolet, du narcisse ou de la gentiane. N'oublions pas d'autres plantes poussant communément et en abondance dans le département, dont les achillée millefeuille, millepertuis... Sur les exploitations maraîchères et arboricoles du département, et sur les riches sols de la plaine du Roussillon, ce sont des producteurs d'herbes fraîches qui proposent une trentaine de plantes répondant aux différents besoins des consommateurs et des restaurateurs, qui remettent à l'honneur les richesses de goûts de ces aromates et plantes incontournables : basilic, menthe, persil, coriandre, aneth, cerfeuil, ciboulette, thym et romarin. Cette production locale précieuse et si particulière s est constituée pas à pas en un véritable secteur agricole et économique, dont ce livre se veut l illustration. Progressivement, des agriculteurs en plantes fraîches et/ou médicinales, des cueilleurs, des transformateurs, des chercheurs, des chefs d entreprise voire des chercheurs et des fonctionnaires se sont rassemblés pour favoriser et conforter cette filière agricole et économique. Ce livre présente les principaux acteurs de cette conquête des plantes à parfum, aromatiques et médicinales du Roussillon.

  • Voici un dictionnaire qui a le mérite d'afficher sa personnalité. Le dictionnaire de la langue catalane telle qu'elle est parlée dans la partie nord de la Catalogne, dite Pyrénées-Orientales, dite Pays catalan, dite Roussillon, dite aussi Catalogne Nord. Le dictionnaire de la langue d'un pays qui n'a pas de nom. Pourquoi avons-nous tant de mal à nous nommer ? Sans doute parce que nous devons toujours justifier face à Paris ou Barcelona une différence qui fait de nous ce que nous sommes : des Catalans du XXIe siècle, avec une langue propre maintenue contre vents et marées, une langue qui a gardé ses spécificités et évolué au gré des temps historiques. C'est le constat de cette évolution, l'état des lieux de cette langue catalane telle qu'elle est parlée ici et aujourd'hui que l'on trouvera dans ce Dictionnaire nord catalan. Un mélange de mots venus du fond des âges, de mots adaptés des conquérants, de mots résolument contemporains. Mais n'est-ce pas là, justement, la définition même d'une langue vivante ? Une langue séparée certes, mais une langue partagée : aussi pour chaque mot nord catalan y a-t-il la référence au mot catalan normatif. Nous avons donc entre les mains un Dictionnaire particulièrement complet de la langue vivante d'un peuple vivant. Nous ne pouvons que nous en réjouir.

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  • Le « camp de Rivesaltes » représente sept décennies de mise à l'écart des populations indésirables. Bâti sur la commune de Rivesaltes en Roussillon, le camp militaire Joffre à été un lieu de regroupement de ceux dont ni l'État ni la société ne souhaitaient qu'ils soient libres de leurs mouvements. Réfugiés espagnols, Européens juifs, collaborateurs, prisonniers de guerre allemands, harkis, immigrés clandestins, etc. sont autant de groupes divers s'étant succédés sur ce site, jusqu'au déménagement en 2007 du Centre de Rétention Administrative. La succession des occupations correspond à des adaptations conjoncturelles. Mais elle renvoie aussi à une structure tant géopolitique que sociale. Le camp de Rivesaltes est un carrefour européen de 1939 à 1948, méditerranéen de 1952 à 2007. Il est temps de rendre à ce lieu confus des mémoires françaises la réalité de son histoire. À n'en pas douter les camps de Rivesaltes forment une unité. Rivesaltes c'est le camp de la France. Historiens de l'Université de Perpignan-Via Domitia, Nicolas Lebourg et Abderamen Moumen ont effectué les recherches archivistiques relatives à l'histoire du camp dans le cadre de la mise en place du projet de mémorial du camp de Rivesaltes. Ils synthétisent ici l'histoire du lieu, mais portent également une réflexion critique sur le rapport entre histoire et mémoires.

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  • Carrefour de chemins et de cultures à l'ouest de la Méditerranée, Barcelone, « la capitale catalane », est une ville qui exerce une grande fascination. Ville moderne, cosmopolite, métropole ouverte, tolérante - notamment en matière de moeurs et de morale - héritière d'une longue tradition romanesque remontant au XIXe siècle, elle a longtemps incarné le mythe d'une ville exotique, voire orientalisée, au sud de la chaîne des Pyrénées... si loin... si proche. Qu'en est-il aujourd'hui ? Quelle image la littérature contemporaine donne-t-elle d'une cité aussi chargée d'histoire, au coeur battant de toutes les innovations, artistiques, urbanistiques, sociales, économiques et politiques ? Lire Barcelone est une promenade littéraire dans la ville de ce début du XXIe siècle, présentée notamment à partir d'une sélection de romans : Deux d'expression française (Mathias Enard et Grégoire Polet). Deux d'expression castillane (Millena Busquets et Eduardo Mendoza). Et deux d'expression catalane (Mercè Ibarz et Marta Rojals). On l'aura compris, c'est surtout une promenade dans la société ca

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  • Les bijoux en grenats sur or représentent un héritage artisanal et culturel fort des Pyrénées-Orientales. Leur originalité a été souvent ignorée des Catalans eux-mêmes, souvent par la simple habitude d'avoir toujours vu ces bijoux dans les familles.
    Cette tradition étonnante possède pourtant une valeur symbolique acquise au fl du temps. Elle représente un signe fort de l'identité catalane pour ceux qui vivent ici ou qui aiment ce territoire. Nous allons découvrir des pièces de grande beauté, et mieux comprendre l'histoire et la technique qui ont permis leur création et dont l'usage s'est perpétué jusqu'à nos jours.

  • C'est à partir d'archives inédites de Simancas (Espagne) très longtemps difficiles d'accès aux historiens, à l'étude approfondie de la correspondance de Mazarin (France) publiée fin XIXe, à la réapparition et publication en 2010 d'un « journal » rédigé par un agent de Mazarin (Atto Melani) - entre autres documents - que M. et A. Bougain offrent une étonnante lecture des négociations qui ont précédé et suivi de 1658 à 1660, la signature du Traité des Pyrénées (7 novembre 1659) consacrant le partage (la « mutilation » dira l'historien J. Sanabre) de la Catalogne entre deux pays tiers, la France et l'Espagne. Des négociations ? Plutôt une accumulation de marchandages, de chicaneries, de conflits d'intérêt, de fourberies, de méconnaissances du terrain, quand ce ne fut pas carrément du vaudeville. La signature d'un Traité ? Comment se fier à un document dont la rédaction a été préparée et complétée par d'autres « traités » comme celui de Paris (4 juin 1659) dont les originaux ont disparu ou celui de Llivia (12 novembre 1660) non ratifié par les deux parties ? Une paix ? Peut-on nommer ainsi la conquête de la Principauté de Catalogne par la force des armes et la partition de territoires n'appartenant à aucun des belligérants, porteuses de conflits futurs ? On est effaré à la lecture de ce texte passionnant et remarquablement documenté, de découvrir combien les hommes qui ont fait cette histoire, rois et diplomates, hommes et femmes de pouvoir, Espagnols et Français, ont pu manifester d'arrogance, de mépris, de déni et de mauvaise foi envers la Catalogne, son peuple, son gouvernement autonome, sa terre. 360 ans ont passé, les plaies sont toujours ouvertes.
    Annie Comes et Michel Bougain s'installent à Perpignan en 1975 pour créer en étroite collaboration un cabinet d'avocat dont l'activité va cesser fin 2012. Michel Bougain est avocat honoraire au Barreau des Pyrénées-Orientales depuis 2013. Passionnés de la Catalogne, de la Cerdagne, de leurs sentiers et de leurs sommets, ils se consacrent désormais à en approfondir l'Histoire.

  • Que trouverez-vous dans ce recueil? Le rugby des villages, le rugby à XV, celui du dimanche, celui des stades d'altitude, des déplacements dangereux, des rivalités séculaires, des budgets serrés. Des anecdotes que l'auteur a dénichées en consultant les archives ou a connues lui-même lors de sa carrière de journaliste. Elles sont parfois anciennes. Quelquefois beaucoup plus récentes. Toujours croustillantes... Souvent didactiques dans la mesure où elles nous apprennent ou nous remettent en mémoire des faits que nous ignorions ou que nous avions oubliés. Toujours dignes d'intérêt. Tous les clubs, à toutes les époques, ont leur place dans ce panthéon du rugby amateur. Ce sont des histoires qui ont fait... l'Histoire de notre rugby des villages.

  • Le propre du chercheur, quelle que soit la nature de sa recherche, c'est d'apporter son savoir et son expertise et de faire ainsi avancer la connaissance. C'est bien ce que fait Michel Cadé, dans ce livre consacré aux premiers pas du tout jeune département des Pyrénées-Orientales de 1789 à 1795. La Révolution française est un de ces temps de l'histoire particulièrement étudié, ici comme ailleurs. Pierre Vidal, l'abbé Philippe Torreilles au XIXe, Alice Marcet, Michel Brunet entre autres, au XXe s'y sont illustrés avec les documents et les techniques à leur disposition. Michel Cadé, en ce début XXIe, fait une analyse autre des événements qui se sont déroulés alors en Roussillon. Ce fin connaisseur des partis politiques, met en avant la naissance de la démocratie en pays catalan : il y eut bien dans les Pyrénées-Orientales un parti patriote, à forte composante de notabilité (chapeaux), mais il eut aussi une composante populaire évidente à Perpignan, dans ses alentours, dans la vallée de l'Agly, dans le Ribéral, en Conflent et sur la côte (bonnets). Les premières élections municipales, départementales, le poids des Sociétés populaires révèlent bien l'existence d'un parti révolutionnaire aux racines populaires, dirigé par des notables, le tout sur fond de contestations diverses, de relations compliquées avec Paris... et de guerre. Cette vie politique intense a donc vu se développer, étendue à l'ensemble du département, une forme d'organisation politique proche du parti politique moderne. Tel est l'apport tout à fait passionnant et minutieusement documenté que Michel Cadé ajoute à la connaissance de la période.

  • Issu de la réflexion menée par quelques uns des participants à la rencontre-colloque organisée, du 30 janvier au premier février 2008, à Perpignan par la Cinémathèque euro-régionale Institut Jean Vigo autour des " archives mouvantes " de la Retirada, cet ouvrage fait le point sur la représentation donnée par le cinéma de la plus grande migration forcée des années trente en Europe.
    Accompagné du DVD de l'exode d'un peuple de Louis Llech, film unique sur événement, dû au talent d'un amateur plus qu'éclairé, assorti d'une musique originale de Virgile Goller, il regroupe onze articles qui tous, par des biais divers, envisagent les images de la Retirada liées, directement ou indirectement, au cinéma. Universitaires, journalistes, conservateurs de cinémathèques des deux côtés de la frontière pyrénéenne, ont joint leurs efforts pour analyser des images qui jusqu'ici n'ont pas atteint au statut d'images de référence.
    C'est l'opacité relative d'un corpus finalement ignoré, jusqu'il y a peu, du public que les auteurs s'efforcent de percer, lui redonnant sa place parmi le image d'un XXe siècle de fer et de sang. Au-delà de la diversité des apports de chacun, un horizon d'unité, le cinéma comme matériau de l'histoire, avec ses logiques propres et son explosif rapport au réel. Premières d'un long cortège interrompu, ces images de femmes et d'hommes, cadrées selon des modes divers, images en plan large ou rapproché, parfois volées à la censure déjà à l'oeuvre, parfois tremblées parce que la caméra embarquée dans un véhicule manque d'assise ou que tout simplement la main de l'opérateur cesse d'être sûre au spectacle de la détresse, renvoient avec la violence des origines au flot qui encore s'écoule devant nous, sans cesse...
    Pour savoir comment elles furent tournées, pour ne pas oublier...

  • L'archipel du mepris

    Joel Mettay

    Au pied des corbières, un paysage de désolation, plat, venté, accablé parle soleil ou par le froid.
    Un archipel en effet. le camp de rivesaltes n'est pas éloigné des plages où furent autrefois parqués dans des conditions lamentables les républicains espagnols après la chute de madrid. qui dira le parcours, qui dira l'errance puis l'attente de tous ceux, désarmés, démunis, qui ont débarqué un jour dans ce camp ? de 1939 à 1942, les espagnols d'abord, puis des juifs, des tziganes, des antifascistes, toutes sortes d'indésirables chassés de l'europe entière par les nazis qui s'empressèrent de les placer sous les ordres du gouvernement de vichy, lequel les a sur le champ traités en criminels.
    Vaincus, apatrides, traqués. hommes, femmes, enfants et vieillards. l'europe en mouvement... avec les années soixante et la décolonisation suivront d'autres déracinés : les harkis, supplétifs de l'armée française en algérie, les officiers et sous-officiers guinéens engagés dans l'armée française et exclus de ses rangs dès l'accession de leur pays natal à l'indépendance. aujourd'hui encore, bon an mal an, ce sont plus d'un millier de victimes de la misère que les pays riches font peser sur le " tiers-monde " qui échouent au camp de rivesaltes, faute de papiers en règle...
    Depuis sept décennies, un record, le camp de rivesaltes est le réceptacle de l'injustice et de la misère du monde.

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  • Les cultures «Tsiganes» sont aussi diverses qu'il y a de groupes susceptibles d'y être référés. Les Manouches ne fonctionnent pas selon les mêmes règles que les Roms ou que les Gitans. Si de nombreux points communs existent tant sur le plan du langage, des symboles que des moeurs, de nombreux éléments permettent à chaque groupe de se distinguer des autres. De plus, à l'intérieur d'un même groupe, d'importantes variabilités existent en fonction des territoires d'implantation et de mobilité, des alliances et histoires de famille. Dans cet ouvrage, nous concentrerons notre attention sur les populations gitanes catalanes du Sud de la France, en expliquant les notions clés de patriarche, clan, enfant-roi ou respect.

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  • Claude Simon, prix Nobel de littérature (1985), est une figure majeure de la littérature du XXe siècle. Toujours moderne, alors même qu'on vient de commémorer le centenaire de la naissance de l'auteur, son oeuvre, d'une ampleur singulière frappe par son audace, et son émouvante beauté fait aujourd'hui l'unanimité. Cet ouvrage rappelle, en réunissant des textes critiques autour du motif de la rencontre,combien Claude Simon, dont l'oeuvre a trop longtemps été jugée inaccessible, souhaitait au contraire qu'en elle « chacun [puisse] reconnaître un peu - ou beaucoup - de lui-même » (Discours de Stockholm). Il montre à travers la présentation d'une soixantaine de manuscrits, sélectionnés parmi les plus beaux, et pour la plupart encore inconnus du grand public, à quel point l'oeuvre de Claude Simon (qui se jugeait à regret mauvais peintre) a pu s'élaborer au miroir des arts graphiques. Les pages manuscrites reproduites dans l'ouvrage invitent un peu dans l'atelier de l'écrivain: lignes, textes et couleurs s'y croisent et s'y accordent, témoignant d'un extraordinaire dynamisme dans l'élaboration du texte. Les portraits photographiques nés de belles rencontres avec l'auteur ouvrent de nouvelles perspectives : ils présentent un homme discret mais affable, souvent solitaire, toujours ouvert aux autres. La mise en voix de quelques textes, lus avec la sobriété qu'ils exigent, propose enfin de faire résonner la fascinante puissance de l'oeuvre toute entière...

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  • Que faire de ses vieilles bobines qui traînent au grenier ? Qui ne s'est pas interrogé sur le devenir de ses films de famille qui avec l'obsolescence des matériels devenaient difficiles à voir. Partant de ce constat, il y a quelques années, l'Institut Jean Vigo, relayait l'appel à collecte de la Fédération Internationale des Archives de Films (FIAF) sous le leitmotiv « Ne jetez pas vos films ! », véritable plan de sauvegarde des archives privées. Les films amateurs, les films d'entreprises, les films publicitaires ou encore institutionnels ont trouvé une seconde jeunesse au sein de la cinémathèque. L'objet de ce livre/DVD est donc d'offrir au public un ensemble raisonné de films autour d'un objet patrimonial décrit par les films déposés à l'Institut Jean Vigo. Notre choix s'est porté pour ce premier ouvrage, que l'on espère suivi d'autres, sur le patrimoine maritime. Le DVD s'organise en cinq thèmes : De Port-Camargue à Cerbère ; Histoire de pêcheurs ; Bateaux petits et grands ; Bords de mer et canetons ; Le littoral, rêves d'architectes. L'identité littorale du golfe du Lion y est longuement révélée. La musique originale est signée Virgile Goller.
    Le livre quant à lui offre une contextualisation des images. Les auteurs venant d'horizons différents, spécialistes et passionnés, nous donnent à travers leurs contributions des pistes de lecture. Les diverses activités littorales : pêche, navigation, tourisme y sont présentées dans leur évolution depuis leur aspect traditionnel jusqu'au triomphe de la modernité. À propos de la collection «Mémoire filmique du sud» L'Institut Jean Vigo et la Cinémathèque de Toulouse ont lancé le projet « Mémoire filmique du Sud » en 2012. Ce projet consiste en la collecte de films et en leur numérisation afin de les mettre en ligne sur un site internet commun. Les films deviennent ainsi accessibles à un large public, aux chercheurs et aux professionnels de l'histoire et/ou de l'image. Les films collectés sont des documents de patrimoine portant un intérêt régional. Composé de films amateurs, institutionnels et d'entreprises, ce corpus de films est une source précieuse pour l'histoire des deux régions.

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  • Zoé parle, elle se livre, raconte. Adam l'écoute, il la perçoit, il l'analyse. Zoé parle, elle raconte, elle charme aussi. Au son de sa voix Adam voyage dans le temps, entre deux univers, le sien et celui de la jeune femme. Zoé parle oui... mais se livre-t-elle vraiment ? Adam écoute, mais est-il témoin ou acteur ? Tous deux cherchent à comprendre ; ils veulent des réponses, mais à quoi ? Les confidences de Zoé ramènent Adam loin dans sa propre vie autant qu'elles le renvoient à son quotidien. Il navigue entre les femmes de son enfance et celles de son présent.

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  • Que faire de ces vieilles bobines qui traînent au grenier ? Qui ne s'est pas interrogé sur le devenir de ses films de famille qui avec l'obsolescence des matériels devenaient difficiles à voir. Partant de ce constat, il y a quelques années, l'Institut Jean Vigo et la Cinémathèque de Toulouse, relayaient l'appel à collecte de la Fédération Internationale des Archives de Films (FIAF) sous le leitmotiv « Ne jetez pas vos films ! », véritable plan de sauvegarde des archives privées. Les films amateurs, les films d'entreprises, les films publicitaires ou encore institutionnels ont trouvé une seconde jeunesse au sein des cinémathèques. Ce livre/DVD présente au public un ensemble raisonné de films autour d'un objet patrimonial décrit par les films déposés à l'Institut Jean Vigo et à la Cinémathèque de Toulouse. Pour ce second ouvrage notre choix s'est porté sur cet exceptionnel patrimoine de notre région, le massif pyrénéen. Le DVD s'organise autour des activités humaines qui, dans leur diversité, donnent leur singularité aux Pyrénées. Il offre un vaste panorama des usages du massif comme de leur évolution des années 1900 aux années 1970. Le livre quant à lui offre une contextualisation des images. Après un aperçu géographique, deux chapitres analysent l'économie pyrénéenne, un troisième s'interroge sur le "pyrénéisme", le quatrième est consacré à quasiment un siècle de cinéma pyrénéen. En guise de conclusion, les cinéastes Arnaud et Jean-Marie Larrieu évoquent leur rapport à la montagne et au cinéma à travers une initiation, dans les deux cas, pyrénéenne.

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  • Gourmets et gourmands de tous les pays, à table ! Voici le deuxième volume de La cuisine catalane d'Éliane Thibaut-Comelade : La cuisine catalane, 400 recettes d'hier et d'aujourd'hui. Principat de Catalunya - Pais Valencià - Illes Balears - Alguer. Comme son titre l'indique ce deuxième volume vient compléter le premier consacré à la Catalogne Nord et propose un corpus de recettes des autres pays catalans : du Principat de Catalogne (avec sa capitale Barcelona), au Pays valencien (avec sa capitale València), en passant par les Îles Baléares (Mallorca, Menorca, Eivissa) sans oublier l'Alguer en Sardaigne. Quelques 400 recettes qui témoignent de la grande variété des territoires et des productions de l'ensemble catalan. Une cuisine complète, simple et efficace, parfois surprenante mais toujours délicieuse (gustosa). Une cuisine festive à déguster au froid de l'hiver ou au chaud de l'été, conviviale, que l'on prend plaisir à faire et à partager, conçue souvent pour une belle tablée. Un inestimable patrimoine vivant, transmis de génération en génération, transformé, adapté au cours des siècles, au fil des influences et des modernisations, riche de son passé, inventif et moderne. Avec ces deux volumes de Recettes d'hier et d'aujourd'hui, Éliane Thibaut-Comelade nous offre un travail très complet (fruit de ses recherches et de ses publications antérieures), une véritable Encyclopédie de la cuisine des Pays catalans, une oeuvre qui fera date.

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  • Au pied des Albères, entre Argelès et Port-Bou, la côte se découpe en caps, anses, ports abrités des tempêtes, ensemble de reliefs à surprises, chacun masquant celui qui le suit ou le précède le long d'un parcours aux mille virages où le regard du voyageur se perd et s'émerveille, il est sur la côte Vermeille. C'est là, dans un repli généreux de la montagne, que se tient Paulilles, entre Béar et Oullestreil, deux caps offerts à tous les vents. Cet ancien site industriel, fondé par Alfred Nobel, a fabriqué de la dynamite de 1870 à 1984. Acquis par le Conservatoire du littoral en 1998, sa réhabilitation a été portée par le Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales avec la participation de l'Europe, de l'État et de la Région Occitanie. Le Conseil Départemental en assure aussi la gestion depuis 2008. Grâce à cette renaissance, un patrimoine historique, social et paysager exceptionnel est partagé avec les anciens ouvriers, les familles, les écoles, les randonneurs, les naturalistes... Avec cet ouvrage, le site de Paulilles fête ses 10 ans et explore son histoire et son avenir.

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  • Michel Brunet n'aura pas eu le temps de mettre la toute dernière main à l'ouvrage La Terreur en Roussillon 1793-1794 sur lequel il a travaillé aux Archives Départementales des Pyrénées-Orientales de 2013 à 2015. Mais l'écriture en était tellement avancée que le lecteur ne pourra que se réjouir de la parution de ce petit livre posthume, instructif et passionnant comme tous les autres ouvrages de l'historien. La Terreur 1793-1794 est « plus qu'une autre période de l'histoire de France celle qui a laissé une empreinte d'effroi et d'horreur inégalée » (Books n° 89). Comment l'épisode a-t-il marqué le tout jeune département des Pyrénées-Orientales - dit encore Roussillon ? Michel Brunet nous en donne les principales clefs : - Sur le plan politique avec ses élus locaux bellicistes mais désarmés, ses représentants en mission se prenant pour des proconsuls, ses militaires (dont le général Dugommier) pas forcément en accord avec le Comité de Salut Public. Tous et chacun à la conquête du pouvoir, on l'aura deviné. - Au quotidien, au plus près de la population, avec son lot de petits arrangements, de guerres, d'occupation armée dévastatrice, de jeux frontaliers, de dégâts, de pillages et autres prélèvements, dans une plaine du Roussillon transformée en champ de bataille

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  • 1939, Antonio Machado, arrivé à Collioure dans le flot de l'exode républicain espagnol, meurt le 22 février. Le monde des lettres, des arts et tous ceux qui avaient l'Espagne au coeur sont bouleversés. Cet ouvrage a été conçu pour rappeler brièvement sa vie, son oeuvre mais aussi ses derniers jours à Collioure. Il veut aussi saluer tous ceux qui ont oeuvré à préserver sa mémoire en créant et en animant la Fondation Antonio Machado, en veillant que soit respectée sa sépulture à Collioure, devenue un espace de mémoire collective, où sont déposés quotidiennement des lettres et des objets en guise d'offrande. Le lecteur découvrira le travail mené par des spécialistes sous l'égide de la Fondation pour conserver ce trésor. Il aura certainement plaisir à retrouver, dans quelques pages, nombre de ses vers les plus connus et ceux de poètes contemporains qui lui rendent aujourd'hui hommage. C'est tout un fil poétique qui traverse l'ouvrage de son titre, Collioure... les jours bleus d'Antonio Machado, jusqu'aux vers de Joan Manuel Serrat choisis en guise de point final.

  • La sardane c'est la danse des Catalans. C'est aussi leur musique, interprétée par leur cobla. Ce lien historique et patrimonial qui unit un peuple à une danse et à une musique est assez exceptionnel. Le présent ouvrage a l'ambition de faire découvrir au lecteur ce monde complexe en s'appuyant sur des études scientifiques, des témoignages et une riche iconographie. Un lien historique que l'on voit se former, se renforcer ou se distendre suivant les aléas de l'histoire de cette communauté séparée. À la lecture des textes on est frappé par le va-et-vient, l'osmose et la continuité des relations Nord/Sud, entre les musiciens, les compositeurs, les danseurs du XIXe au XXIe siècle. L'évolution et la transmission de la danse, de la musique et des instruments se jouent de la frontière : de Pep Ventura à V. et A. Toron, de Viladesau à Max Havart, de Girona à Perpignan, de l'Empordà au Vallespir. Un lien patrimonial vivant, danse et musique se transforment, les instruments (perdus et/ou retrouvés) se modernisent, le répertoire pour cobla évolue et s'enrichit, les musiciens se perfectionnent, les figures et les rythmes se renouvellent, l'enseignement fait son apparition. Cette danse venue du fond des âges et des croyances des hommes intègre au cercle magique des danseurs, les musiciens, compositeurs, artistes, peintres, sculpteurs, poètes, écrivains d'ici et d'ailleurs dans une ferveur créatrice. On est fasciné par la solidité du lien qui unit les bras des danseurs et des danseuses qui se connaissent ou pas, et permet à la ronde de tenir au rythme soutenu et puissant des instruments de la cobla. On comprend mieux en refermant ce livre, pourquoi les Catalans l'ont choisie comme symbole de leur communauté, droite, fière, ouverte, humaine et vivante.
    Ouvrage collectif sous la direction de Michelle Pernelle Archiviste municipale Ville de Perpignan Auteurs Josianne Cabanas Historienne Hyacinthe Carrera Professeur de littérature UPVD Éric Fourcade Spécialiste en ingénierie culturelle Frédéric Guisset Musicien compositeur Enseignant CRR PMM Oriol Lluis-Gual Ethnologue Pierre Jordà-Manaut Flûtier Pere Manzanares Fondateur de Radio Arrels Olivier Marques Musicien compositeur Abbé Joseph Marty Chanoine titulaire de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste Docteur en théologie et lettres Josep Playà Maset Periodista de La Vanguardia Jean-Louis Pérez Musicien Michelle Pernelle Archiviste municipale Ville de Perpignan Martine Stahl-Parnaud Responsable du fonds iconographique des archives municipales Camille Fourquet Michel Tignères Musicien compositeur Enseignant CRR PMM Marie-Claude Valaison Conservateur en chef honoraire Vincent Vidalou Musicien, enseignant CRR PMM.

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  • Ce livre, voulu et pensé par Eliane Thibaut-Comelade, est une véritable Encyclopédie de la cuisine catalane. Y sont détaillées 300 recettes traditionnelles, originales et variées, tout ce que le pays catalan a su faire de mieux en matière culinaire. Un terroir, des productions, des hommes, un savoir-faire, autant d'ingrédients qui donnent vie à une cuisine de qualité, riche de son passé, inventive, moderne, personnalisée... et ensoleillée ! Et voilà comment les bullinades, ollades, freginats et autres escalivades se retrouvent désormais travaillés par les jeunes restaurateurs et dans les cuisines familiales, aux goûts du jour, en fonction des nouveaux critères, diététiques notamment et suivant l'évolution des productions locales. Les saveurs traditionnelles et nouvelles se mêlent pour le plaisir des palais, dans un pays où l'art de vivre commence par la convivialité autour d'un bon plat dans un paysage à la beauté sans cesse renouvelée.

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  • Février 1939 s'inscrit en lettres douloureuses dans l'histoire du département des Pyrénées-Orientales. Aux confins de la France, si loin des centres administratifs et politiques décisionnels, mais si proche de l'Espagne voisine et de la Catalogne-frontière, ce petit territoire va devoir gérer l'arrivée massive d'environ 500 000 réfugiés Républicains espagnols, soldats et civils, femmes, enfants, vieillards, malades, blessés, fuyant les armées franquistes. La Retirada - la retraite - est le terme qui s'imposera pour désigner cet exode massif, brutal, désespéré, entre le 28 janvier et le 13 février 1939.
    Le passage d'abord, puis l'organisation de cet afflux de population, vont être gérés par des autorités politiques françaises qui se sont vite déclarées « surprises » - et pourtant l'avis de tempête était annoncé depuis longtemps - et donc n'avaient rien prévu, et par une population et des édiles locaux qui, au jour le jour, ont fait, humainement et administrativement, ce qu'ils ont pu.
    Cerbère, Banyuls, Le Perthus, Las Illas, Saint-Laurent-de-Cerdans, Lamanère, Prats-de-Mollo, Py de Conflent, Valcebollère, Bourg-Madame, Latour-de-Carol, furent les principaux points de passage de la Retirada dans les Pyrénées-Orientales, en cet hiver 1939 particulièrement glacial.
    Ce sont ces chemins de la Retirada que Serge Barba décrit dans cet ouvrage, un à un, sur la base des informations qu'il a patiemment recueillies : études et documents, témoignages et photographies. La mise bout à bout, dans un seul ouvrage de tous ces éléments donne une vision temporelle et spatiale assez juste de ce qu'a dû être cet exode terrible.
    Et puis ce furent les camps « édifiés » à la hâte où furent parqués les réfugiés espagnols, sur quelques rectangles de sable, entre le ciel et la mer : Argelès, Saint-Cyprien, le Barcarès, dans des conditions de vie qui se révélèrent meurtrières. Des camps aussi à Collioure, Rivesaltes, dans l'Aude, dans l'Ariège, dans tout le Sud de la France. Des camps « de concentration », comme les définit lui-même le ministre de l'intérieur Albert Sarraut.
    La dureté de l'accueil qui leur fut fait, le sentiment d'être indésirables, ont fortement marqué les Républicains espagnols. La solidarité, la compassion exprimées sur le terrain n'ont jamais effacé la suspicion et l'exclusion manifestées par les autorités.
    De la frontière aux barbelés. Les chemins de la Retirada 1939 est un livre de mémoire et d'histoire, cette « histoire faite de ce que les uns voudraient oublier et de ce que les autres ne peuvent oublier » (Pierre Vilar).

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