Traboules

  • Orléans

    Collectif

    Ville essentiellement française et dont la grandeur est beaucoup plus dans l'importance de son rôle historique que dans le chiffre de sa population.

    Bâtie sur la rive droite de la courbe de la Loire, à l'endroit le plus avancé vers le Nord où les communications sont le lus faciles avec le bassin de la Seine, elle est devenue, en quelque sorte, le complément de la capitale et a partagé presque toutes ses souffrances. Notre grand Michelet a justement remarqué que le sort d'Orléans a été souvent celui de la France elle-même et les noms d'Attila et de Jeanne d'Arc nous rappellent des époques douloureuses.

  • Le livre écrit par Jean-Pierre Fresafond intitulé "L'islam expliqué aux autres fidèles", par son titre déjà, m'a paru le bienvenu dans les circonstances actuelles de la France et, voire même de l'Europe, aussi, ai-je accepté sans réserve, le principe de le préfacer, car il participe à l'harmonie universelle et devrait induire d'autres initiatives similaires.
    Malheureusement, nous sommes obligés de cons t a t e r que l e s t ent a t ive s de rapprochement entre les communautés restent limitées à un niveau de société réduit, qui ne concernent que les "cherchants de Foi" et ceux qui, même en dehors du monde religieux, cherchent à se mettre à la place de l'AUTRE, ce qui est le fondement de la vertu de Tolérance.
    Pour initier cette démarche dans le domaine religieux, encore faut-il s'intéresser à ce fait, notamment dans ce qu'il a de superficiel et publique, ainsi qu'à ses conséquences.

  • Tony Fétiche

    Michel Papet

    L'auteur nous entraîne dans les méandres du suspense en dévoilant à nouveau les grandes règles de l'amitié qui pour lui représentent la valeur sûre du respect entre les hommes : Ne jamais décevoir son ami, toujours être là pour lui, tout partager sans projet d'intérêt à l'image de ses amis Corses et Bretons.
    Par ce récit nous découvrirons sous forme de roman : Les magouilles, anciennes, histoires du SAC. Les barbouzes en retraite rattrapées par leur passé. La prescription du temps de blocage d'une importante quantité d'or détenue en lieu sûr au Venezuela. L'histoire de la fameuse cantine de l'armée contenant des documents militaires susceptibles de réveiller de vieilles rancunes des puissances en guerre de l'époque.
    Tony et Clément doivent marcher sur des oeufs et faire du gymkhana avec la mort et la vie de leurs vieux parents... et amis...

  • pour qui parcourt cette contrée à pied, en vélo ou en voiture (le train l'a oubliée), il sera difficile de s'en faire une image homogène.
    est-elle montagne ou vallées, est-elle du massif central ou du midi, est-elle un plateau venté de burle ou nu couloir sifflant de mistral, souffre-t-elle de sécheresse ou de crues dévastatrices, est-elle agricole ou industrielle, est-elle de la loire ou du rhône, son accent est-il lyonnais ou méridional, est-elle désertique ou envahie de touristes, est-elle de pentes ou de grottes, de forêts ou des champs ? la liste pourrait s'allonger...
    mais c'est la plume trempée de sépia qui aura le dernier mot : elle est tout à la fois, car c'est une terre sauvage, ardente, une terre de feu aux mille étincelles : c'est l'ardèche ! la plume courra de monts en vallées, rebondira sur mille pierres, éclaboussera d'eaux jaillissantes, diluera les lacs et les cascades, s'attardera à cacher des mystères au creux des dessins pour un voyage à travers le temps et l'espace.

  • Destruction, le 10 juin 1944, de ce villages avec l'anéatissement de sa population ( 642 victimes).
    Il s'agit du plus grand massacre de civils commis en France, pendant la seconde guerre mondiale.
    Ces événements marquèrent les consciences.
    Depuis 1999, le souvenir des victimes est célébré par le Centre de la mémoire d'Oradour-sur- Glane.

    Pierre POITEVIN (Jean Guiton) auteur de cet ouvrage, écrivait:
    «Plus tard, lorsque la paix régnera à nouveau parmi les hommes, on décrira avec beaucoup plus de talent que je ne saurai le faire moi-même, la destruction d'Oradour-sur-Glane.
    Mais j'ai de bonne raisons de penser que ces récits ne seront plus que des narrations arrangés, romancées et non plus l'HISTOIRE VRAIE, rapportée en quelque sorte sur le vif par le SEUL journaliste présent sur les lieux en recueillant les impressions premières des scènes de supplices vécues par les quelques témoins ayant, dans cette fournaise, échappé miraculeusement à la mort.»

  • Le fourgon de queue

    Pierre Molaine

    5 ans passés en prison. Désir rêvé de vengeance. Un homme prend le chemin de sa contrée natale à la recherche de sa jeunesse.
    Durant ce voyage, dans un train improbable, alors qu'il mûrit son dessein, l'homme revoit et revit un passé douloureux, fait de rêves et de désillusions, nous offrant ainsi le contenu d'une introspection nourrie de constats lucides, amers et désabusés. Plus le train progresse, plus les autres s'éloignent.

  • J'ai mal à ton âme

    Pierre Molaine

    Le mythe de Faust. Celui de l'éternelle jeunesse.
    Et si le marché consistait à vouloir inverser les termes du contrat ? Entre un père agrégé de Lettres et une mère Proviseur, dominatrice et cruelle, Pierre, 15 ans, sensible, perspicace, intelligent, solitaire, souffre d'un manque d'amour. Anti-Faust en quête d'un remède pour guérir son « mal à l'âme », il a décidé, contre toute attente, de troquer sa jeunesse contre une vieillesse prématurée. « Adieu, mes vertes années, de curiosités, d'aventures, d'escapades, de caprices, de privautés, de tours pendables et de jeux malaisés. Je suis grimé en vieux pour une bonne lune au moins, peut-être pour un lustre, voire pour la vie ». Pas question cependant d'un pacte avec le diable. Sa vieillesse sera celle de l'âme et non celle du corps.
    Mais son père, avant de mourir, lui a réservé une surprise : le « cahier noir » dont il faut poursuivre l'écriture. Roman miroir où des récits se superposent. Roman de l'adolescence à la recherche d'elle-même. Roman d'un simulacre de crépuscule où des voix se rejoignent dans une communion insoupçonnée. La lumière va-t-elle cependant l'emporter ?

  • L'abeille

    Anne Douillet

    Après Le Bombyx, La Chataîgne, Anne Douillet nous propose la " vie et le labeur d'une abeille " 80 pour cent des plantes " n'existeraient pas " sans pollinisation des abeilles (Jean-Marie Pelt sur France-Inter le 23 juin 2007.
    Les abeilles seraient apparues en même temps que les plantes à fleurs, il y a 80 millions d 'années. Les pages aquarellées d'Anne Douillet, nous feront connaître le " langage des abeilles " : une danse en rond indique une source de pollen ; une danse frétillante en huit indique par son axe principal la direction à prendre par rapport au soleil. Le nombre de frétillements donnent un indication de la distance.
    L'abeille pèse 0,1 gramme, et peut voler jusqu'à 10 ou 12 kilomètres. Leurs ailes battent environ 4 à 500 fois par minute ; l'abeille peut effectuer jusqu'à 50 voyages et butiner jusqu'à 300 plantes par jour. Alors que pèse 1000 menaces sur la survit de l'Abeille, voici un livre pour les enfants de 7 à. ans pour comprendre et découvrir ce petit monde qui nous entoure.

  • Très jeune reporter d'actualités pour la presse filmée clandestine, Gilbert Larriaga prend le risque, en 1943, de filmer la relève quotidienne de la garde allemande, Champs Elysées - des images interdites. Puis se rend, sous couvert d'un convoi de la Croix Rouge, sur le front de Normandie, porteur de sa caméra. Arrêté sur le pont de Dives-sur-mer, considéré comme espion par le gouvernement militaire allemand, incarcéré à Pont-L'Evêque, il est condamné à mort. Libéré par l'avance de la 8e Armée britannique, il filme, deux mois plus tard, pour France Libre Actualités, la libération de Paris et la mythique descente des Champs Elysées du général de Gaulle. Une carrière qui se poursuit pour la firme Gaumont Actualités, en particulier en 1948 avec le conflit judéo-arabe à Jérusalem, avant que Pierre Sabbagh qui vient de fonder le Journal télévisé, ne fasse appel à Larriaga. En 1952, il couvre l'affaire Dominici, l'année suivante le couronnement de la reine Elisabeth II, puis le raz de marée du Zuiderzee. En 1955, lors de la course des Vingt Quatre Heures du Mans, il recueille les images dramatiques de l'accident qui fera plus de cent morts. Au cours des événements de Suez en 1956, caméra en mains, il participe au débarquement franco-britannique de Port-Saïd. En 1958, il "couvre" le retour au pouvoir du général de Gaulle, ses multiples et célèbres conférences de presse, ses périples au Canada, aux Etats-Unis, aux Antilles, en Afrique... Réalisateur à Cinq Colonnes à la Une, à Sept Jours du Monde, à Panorama, aux Dossiers de l'Ecran, il déroule les faits, les méfaits de la grande Histoire et les faits divers célèbres. Et, pendant trente années, il nous fait vivre les grandes dramatiques du cyclisme, Paris-Roubaix, le Tour de France, d'abord reporter moto pendant dix ans, ensuite, la technologie aidant, réalisateur en direct de cette parade retransmise bientôt en Eurovision et en Mondiovision. Cependant était née à Lyon une Télévision régionale, une aventure à laquelle Marielle monteuse de cinéma, appelée comme réalisatrice, participe. La jeune Télévision lyonnaise qui n'a pas droit de regard sur les événements internationaux, progresse, jouant le jeu de la proximité locale. En 1969, Marielle rejoint, à Paris, la Télévision nationale... et son mari, Gilbert Larriaga. " Un métier, disent les auteurs, dont on ne guérit pas... "

  • Découvrir Edmond Locard c'est se replonger aux débuts de la police scientifique moderne.
    Bien avant l'utilisation de l'ADN, cet homme génial, médecin légiste et homme de culture, a doté la ville de Lyon du premier laboratoire français de police technique, capable de résoudre les crimes les plus abominables. Au travers de la vie de cet infatigable chercheur, le lecteur va découvrir l'avancée des travaux sur le crime et le criminel depuis le XIXe siècle avec Cesare Lombroso et Alexandre Lacassagne jusqu'aux empreintes génétiques utilisées pour la première fois en 1986 par le britannique Alec Jeffreys.

  • Conte japonais

    Alex Blanc

  • Une nouvelle biographie de Jésus ? Peut-être, mais pas du tout dans l'esprit de celles qui ont déjà été écrite. Il s'agit ici d'une lecture critique des Évangiles en les prenant à la lettre pour faire apparaître le personnage central tel qu'il a pu être. L'histoire de Jésus n'a rien d'original et semble avoir été écrites à partir de traditions beaucoup plus anciennes.
    Mithra semble avoir beaucoup inspiré les évangélistes. Il est né dans une grotte d'une vierge un 25 décembre. Il avait douze compagnons ou disciples et accomplissait des miracles. Il était considéré comme le Rédempteur, le Messie. Son jour sacré était le dimanche, le jour du Seigneur. Il institua la Cène. Il fut mis dans un tombeau et ressuscita après 3 jours. Et cela 600 ans avant Jésus.
    Horus est né d'une vierge un 25 décembre. Il eut 12 disciples. Il fut mis au tombeau et ressuscita. Il faisait des miracles, et ressuscita un homme, El-Azar-us. Il était désigné comme le bon berger, le Messie, le fils oint de Dieu.
    Ces deux exemples parmi beaucoup d'autres parlent d'eux-mêmes. Et si l'empereur Constantin n'avait pas choisi le christianisme qui prêchait la soumission et la résignation comme religion d'état, il y a fort à parier qu'aujourd'hui Jésus ne serait pas plus connu que Dosithée, Eucratus ou Elymas, prophètes qui n'ont pas réussi.

  • Regards de lectures

    Jacques Plaine

    « Le plaisir, c'est encore la seule chose qui oblige les hommes a un peu de précision », disait Jean Anouilh. Ceci explique donc cela. Le lundi matin, vers 8 h 30, cliquant sur l'onglet «Envoyer et recevoir», le courrier électronique tombe, tel un rituel immuable. « Chronique de Jacques Plaine ». En 400 numéros, jamais besoin d'un coup de fil de relance. Un bouclage avancé, dû à un jour férié ? C'est lui qui prend les devants. Trois semaines de vacances ? Trois chroniques déboulent en pièces jointes le lundi d'avant, avec leurs consignes de parution. Quant au contenu, j'ai rapidement abandonné toute velléité de contrôle au profit d'une lecture d'agrément. Pas une virgule qui dépasse, de trop rares fautes d'orthographe, et un coup de fil inquiet - « ce n'est pas trop tard ? » - quant il s'aperçoit, une fois le texte envoyé, et à la faveur d'une ultime relecture, de l'usage intempestif d'une capitale sur la première lettre d'un mot qui ne méritait qu'une « bas-de-casse ». Ainsi écrit Jacques Plaine, chaque semaine, dans La Gazette de la Loire, avec la régularité d'un métronome, décryptant avec finesse la moelle d'un ouvrage qu'il a dévoré la semaine précédente. Longtemps, je me suis demandé ce qui fait courir Jacques Plaine. « Les contraintes » m'a-t-il répondu un jour. Anouilh, dans « Ne réveillez pas madame », me livre une autre clé. Celle du plaisir de lire et de l'amour des mots.
    Laurent Blanchon

  • Canut, républicain et poète Neyrin Gérard, ouvrier en soie, 26 ans, domicilié à Chaponost, au Bouvier, correspond avec des exaltés du parti républicain. Il a organisé un banquet. Une perquisition à son domicile a permis de trouver des textes de chansons républicaines. Rapport de police, juin 1841 S'agit-il des propres chansons de Gérard Neyrin ? Probablement, car très tôt cet enfant de Chaponost, né dans une famille qui a compté des générations de maçons, se met à écrire des vers, tout en exerçant son métier de veloutier. Pendant une quarantaine d'années, sous les différents régimes qui se succèdent, il chante inlassablement la république, le progrès, la liberté, la fraternité. Souvent aussi, avec beaucoup de verve, il s'en prend aux riches et aux puissants, à tous les pouvoirs politiques et religieux qui oppriment les peuples.
    Sa poésie sait cependant se faire plus joyeuse et plus sereine lorsqu'il évoque la famille et les amis, les lieux familiers et les fêtes fraternelles.
    On pense en le lisant à Béranger, et lui-même reconnaît d'ailleurs sa dette à son égard. Il en est proche à la fois par l'inspiration et par la manière : comme ceux de Béranger, ses textes se chantent sur des airs connus.
    Les poésies et chansons de ce recueil, dans leur quasi-totalité, n'ont jamais été publiées. Plus de cent ans après la mort de Gérard Neyrin, la présente édition permet de faire entendre une "voix d'en bas", la voix d'un ouvrier poète.

  • Le grand témoin de cette longue histoire, c'est en effet le châtaignier dont la mémoire est à la fois tendre et délicate comme le fruit, et d'une robustesse hérissée qui le protège et le défend de tous les mauvais coups de la nature et des hommes quand ils se liguent et se déchaînent pour tout détruire. Car il y a ce livre, avec la passion amoureuse pour une terre ancestrale aussi splendide, une colère nourrie et vivifiante contre la barbarie rampante d'une technocratie moderne aussi bête qu'irresponsable dont nos sociétés nous apportent chaque jour les méfaits : il n'est pas trop de toute la sève et du sang vivarais pour en affronter l'inertie militante et la cingler comme il faut! C'est depuis longtemps contre cette armée de nains qu'Elyane Gastaud se bat : sa plus belle arme, et la plus redoutable, est encore cette poésie vigoureuse et savante qu'elle sait si bien affûter pour l'occire et, du même coup, balayer de si beaux horizons tous les miasmes, idéologiques, chimiques, institutionnels et mercantiles qui nous empoisonnent jusqu'à l'os ! Que l'on imagine pourtant pas ce roman livré à la seule virulence: il chante, il conte, il raconte, il évoque, il touche, il aime, il se souvient ... Avec lui nous partageons, au long des saisons et des âges, bonheurs et malheurs de familles où fleurissent, au fil des naissances et des morts, de beaux caractères, d'émouvantes destinées ou de douloureux destins : femmes fortes et coeurs sensibles au même courage, clans accrochés à la terre qui savent lutter sans se plaindre mais aussi engendrer des poètes, des musiciens et, aujourd'hui, des universitaires et des chercheurs qui, nous en sommes sûr - l'auteur de ce livre en est un remarquable exemple (et nous avons aimé le retrouver dans tel ou tel de ses personnages) - resteront dignes de cette civilisation plus gauloise que latine, plus celtique que provençale, en un mot ""singulière"" au sens le plus fort et le plus riche de ce mot. Un mot qui pourrait bien résumer ce roman si justement placé sous le signe d'un arbre dont l'auteur nous rappelle qu'il est, dans la langue de Virgile, du genre féminin ... Il nous promet alors - et nous le souhaitons vivement - d'autres récoltes, aussi roboratives et savoureuses que ce premier roman ! Paul Gravillon

  • Le destin n'a pas autorisé les parents de Marianne à partager très longtemps un bonheur qui leur allait si bien ; la mort et son corbillard vinrent injustement les ravir à la vie. Aujourd'hui, leur fille Marianne décide de renouer avec son passé en revenant sur les pas de son adolescence, dans la maison familiale en Savoie. Elle n'a d'autre ambition que de retrouver un patrimoine, une qualité de vie. Pourtant, son retour semble déranger cette quiétude campagnarde : un passé qu'elle ne soupçonnait plus, jour après jour resurgit, ne tardant pas à transformer son quotidien en véritable cauchemar. Un suspens psychologique, un bonheur espéré qui tourne à la désillusion.

  • La marginale

    Bruno Papet

    Bruno, l'auteur de " La Marginale ", durant les années 70 à 90 à l'époque de " Lyon Chicago " (ça flinguait facile dans les milieux chauds), était flic à la PJ de Lyon, inspecteur de police à " l'anti-gang " (Groupe de Répression du Banditisme et Brigade de Recherches et d'Intervention de l'Office Central de Répression du Banditisme).
    Durant la même période Michel, son aîné était au grand banditisme lyonnais, " oeuvrant " dans un milieu que Bruno était chargé de réprimer... Leurs revolvers rangés, l'âge aidant et la raison faisant son oeuvre, les frères Papet ont livré leur particularité dans une autobiographie qui a inspiré un long métrage " Les liens du sang" avec François Cluzet et Guillaume Canet. Ils ont persisté dans l'écriture en produisant deux polars rédigés "à quatre mains " (dont " le sang de la colère " aux éditions Les Traboules).
    Puis chacun a souhaité s'exprimer individuellement. Durant sa longue carrière de policier de terrain qui lui a permis d'atteindre le grade de Commandant de Police, Bruno, dans sa lutte contre le grand banditisme, s'est vu chargé durant un temps, de poursuivre les voyous sur le terrain du proxénétisme. Si actuellement, le trafic des stupéfiants domine la grande criminalité, à l'époque, les voyous fichés au "Grand Banditisme " avaient presque tous au moins " une fille au tapin ", c'est-à-dire une prostituée sur le trottoir.
    Ce qui leur servait " d'argent de poche " mais surtout leur permettait d'être assistés confortablement durant leurs séjours en prison. L'argent " du pain de fesse " (de la prostitution) servait aussi de mise de fonds pour organiser des actions criminelles de grande envergure. Mais il s'agissait encore de lutter contre les réseaux de prostitution sur le plan international. On parlait alors de " traite des blanches ".
    Sa compétence territoriale nationale et internationale ont conduit l'auteur à traiter des affaires " très chaudes " ajoutant du piment à ses nombreuses missions et renforçant son expérience.

  • Pellos est né à lyon (69) en 1900 et il est décédé à mougins (06) en 1998.
    Dessinateur de génie, dès l'adolescence, il connaît la consécration, à paris, comme caricaturiste sportif. parallèlement, il s'intéresse à la bande dessinée dont il devient un des pères fondateurs. sa passion pour la montagne, omniprésente dans son oeuvre, l'a amené à vivre, près de la moitié de sa vie à saint-gervais, au pied du mont-blanc.

  • Gorges Amer, la soixantaine fatiguée, est assureur à Lyon.
    Amateur de Giono, de whiskey irlandais et de femmes trop jeunes pour lui, il néglige son affaire, préférant faire le détective et écrire des bouts de romans qu'il envoie aux éditeurs quand il pense. C'est ainsi que l'assureur créa l'oeil Amer, privé entre Saône et Rhône. Son double romanesque, aussi désespéré que lui, mais plus teigneux. Le personnage et ses aventures n'intéressent pas vraiment les professionnels du livre jusqu'au jour où tout bascule, bien au delà de ce que Georges Amer avait pu imaginer.
    Voilà que l'on tue autour de lui, se mettant dans ses pas, copiant jusqu'au moindre détail des sinistres mises en scène qu'il inventa dans sa dernière livraison. Piégé par sa propre fiction, Georges Amer devra se démener autant que son privé à l'américaine, pour sauver sa peau. Il lui faudra foncer - la peur au ventre - esquiver et tirer au jugé sur l'ombre qui est à ses trousses. Rendre coup pour coup dans cette ville sous la pluie, devenue le labyrinthe des traquenards et des jeux de miroirs biaisés.
    Pour son salut, l'assureur-détective-écrivain garde des réflexes. Ses tendances suicidaires lui font une bravoure. Et il peut compter sur le secours d'une espèce de clochard qui s'avère un génie de l'informatique, sur sa motivation intacte pour les garces les plus vénéneuses. Meurtres à compte d'auteur est le quatrième opus des aventures de Georges Amer, et le cinquième roman publié par Gérard Laveau.

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