Syllepse

  • Dans ce premier numéro de l'année 2021, qu'on sait marquée de nombre d'inconnues et d'inquiétudes, le calendrier nous invite à un retour sur la Commune de 1871.
    D'abord en signe d'un refus, celui d'oublier cette grande lueur qui, à l'échelle internationale, a éclairé le mouvement ouvrier à travers les décennies.
    Et aussi au nom d'une conviction : on n'en a pas fini avec ce qu'a révélé cet évènement, ni de s'interroger sur ce qu'il a encore à nous dire.
    Dans ce dossier des contributions de :
    - Pierre Sorlin (« Marx témoin de la Commune ») ;
    - Michèle Riot-Sarcey (« De la tricoteuse à la pétroleuse ») - Antoine Delalande (« Solidarités ouvrières et rôle de l'État ») ;
    /> - Gilles Bounoure (« Les «artistes industriels» et la Commune de Paris ») ;
    - Éric Aunoble (« La Commune au pays des soviets »).
    Dans cette même livraison, à la jonction entre 2020 et 2021, se poursuit le travail engagé dans le numéro 47 d'analyse de la situation de l'Université et de la recherche confrontées aux réformes néolibérales que prolonge et aggrave l'actuelle Loi de programmation de la recherche (LPR).
    Et pour l'actualité, une analyse de Laurent Vogel sur le travail, angle aveugle de la crise du Covid-19.
    Pour la culture et l'art, deux sujets fort contrastés, par leurs époques et leurs préoccupations : les Olmèques, et le libertinage façon 18e siècle caché dans les collections du couple Cognacq-Jay.

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  • Aujourd'hui l'humanité est majoritairement urbaine, et «la ville est partout».
    500 villes dans le monde comptent plus d'un million d'habitants, et pour 30 d'entre elles la barre des 15 millions est franchie! Au long de l'histoire, la ville est apparue comme berceau et symbole de la civilisation. Pourtant ­comment lire la réalité urbaine contemporaine comme un triomphe civilisationnel. Alors que se répand et s'aggrave le mal-être urbain, que trop de misères côtoient une richesse insultante, qu'à la Désertification des territoires et à l'abandon de leurs habitants se juxtapose la concentration des populations et des activités, avec les problèmes afférents de logement, de pollutions, de transports... Que vaut une dynamique de «métropolisation» présentée comme un impératif catégorique. Comment relever les défis sociaux, écologiques et démocratiques dont cette restructuration globale des espaces et des sociétés est porteuse, sinon en réinventant nos modes de penser, fabriquer, gouverner nos territoires. Une altermétropolisation est-elle possible.
    Le dossier de la revue ouvre ce chantier, avec de nombreux spécialistes de la question, architectes, urbanistes, sociologues. Il appelle au débat.
    Dans ce même numéro, une réflexion poursuivie sur les questions nationales. Ainsi qu'une place donnée à des livres et aux arts...

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  • Bien des ruptures avec l'existant sont à mettre en débat. Ruptures par rapport à tous ces drames de la ville. Cette omniprésence d'une misère qu'on s'efforce de ne pas voir?: celle des sans-logis, celle des migrants...
    Ces moyens de transport bondés où s'épuisent des salariés condamnés des heures durant à franchir les kilomètres séparant leur domicile de leur lieu de travail.
    Cette juxtaposition d'espaces socialement ségrégatifs, ces ghettos modernes, les uns pour classes reléguées, les autres comme domaines sécurisés réservés aux riches et ultra-riches.
    Comment une ville qui porte les marques de telles inégalités sociales pourrait-elle être en capacité de relever les défis qui menacent son devenir??
    Défi écologique, pollutions et dérèglement climatique dégradant les conditions d'une vie humaine décente.
    /> Défi démocratique, puisque s'impose une dynamique de dépossession des citoyens au profit d'instances de plus en plus autonomisées?: des municipalités vidées de leur substance dès lors que moyens financiers et pouvoir de décision sont dans la seule main de structures surplombantes, échappant gran¬dement au suffrage universel.
    Ce qui aurait du sens, c'est de bâtir pour ces élections une vision partagée d'une ville française des années 2020, créatrice de lien social, accueillante pour tous les âges et toutes les populations, é¬co¬no¬mi-quement et socialement dynamique, adaptée à toutes les conséquences du changement climatique et contribuant à lutter contre celui-ci, protégeant la santé de ses habitants et notamment des plus fragiles, et proposant un habitat accessible à tous.

    Les élections municipales sont l'occasion rêvée pour débattre de la ville, des territoires, du logement, des transports et des mobilités, des équipements et des services publics, de la transition écologique, et de la démocratie.

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  • Le dossier de ce numéro a pour objet les nécessaires réflexions et débat à propos des bouleversements résultant du choc Covid.
    Nous avons subi l'épidémie, et aussi les erreurs et pénuries qu'elle a révélées. Contre la tentation de refermer les parenthèses et de tomber les masques, la volonté est de considérer que cet événement doit rester au centre de l'attention.
    Retour avec Denis Sieffert, éditorialiste de Politis, sur le suivi qu'il fit de ces folles semaines. Au coeur de la situation : la santé. Quelle santé voulons-nous ?, on s'en entretient avec le professeur André Grimaldi (André Grimaldi est professeur émérite au CHU Pitié- Salpêtrièreà Paris, auteur de Les Maladies chroniques.
    Vers la 3e médecine, Odile Jacob, 2017 ; L'Hôpital public malade de la rentabilité, Fayard, 2009).
    D'autres questions aussi. Les femmes furent en première ligne, Sabine Reynosa a mené pour la CGT une enquête à ce sujet (Sabine Reynosa est membre de la commission Femmes-Mixité de la CGT).
    Où en sont nos droits et libertés ? Un entretien avec Évelyne Sire Marin (Évelyne Sire-Marin est magistrat, ex-présidente du Syndicat de la magistrature).
    Grâce à Gérard Pommier, psychanalyste et Gilet jaune, un autre regard sur notre société.
    À présent que la crise sanitaire a muté en une crise économique d'ampleur dramatique, la parole aux économistes : Michel Husson étudie un capitalisme sur le fil du rasoir, Jacques Rigaudiat s'efforce de prendre la mesure de la dette, Pierre Salama se penche sur ce qu'il en est en Amérique latine.
    Ce numéro n'oublie pas la culture et donne leur part à la musique et à la peinture.

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  • Israël-Palestine :
    - Au lendemain de la guerre contre Gaza, où va la société israélienne ?
    - Où en est le mouvement pour la paix en Israël ?

    France :
    - Où va la gauche française ?
    Grèce - Face à Aube dorée : une enquête sur la reconquête du Pirée par les antifascistes.

    Autogestion :
    - Entreprises et appropriation sociale Guerre de 14-18 :
    - Ceux qui ont dit « Non »: Textes de Jaurès, Lénine, Rosa Luxemburg.

  • Le voici immédiatement devant nous le grand rendez-vous politique de 2012...
    Il ne s'agit certes pas d'un simple choc de personnalités, mais d'un inévitable basculement majeur de la politique, voire de la société. Et ce quelle qu'en soit l'issue finale.
    Il faut réfléchir à l'après.
    Un après Sarkozy, pour nous incontestablement souhaitable, nécessaire même !
    Mais cet après ce sera d'abord un encore : la poursuite et l'aggravation des crises, crise du capitalisme et crise de l'Union européenne.
    Ce sera aussi une gauche/des gauches, et une/des droites confrontées les unes et les autres à des mutations inévitables.
    Avec, à gauche, la question posée à nouveaux frais de la relation entre le politique, d'une part, le syndical et le social, de l'autre.
    Ce sera aussi la réouverture de bien des dossiers : la décentralisation et les transformations de l'Etat ; les défis du service public, la santé, l'éducation... ; les droits et libertés... ;
    Plus largement la démocratie en ce pays...
    Autant de thèmes sur lesquels il convient d'engager réflexion et débat, avant que la nouvelle situation ne les fasse exploser.
    Travail auquel est consacré le dossier de ce numéro.

  • Dans ce numéro, hommage de ContreTemps, revue qu'il a fondée et dirigée jusqu'ici, est publié un texte profond et inédit de Daniel Bensaïd, " Blessures et travaux de mémoire ".
    A mi-mandat, Francis Sitel interroge la relation, moins évidente qu'il paraît, entre Sarkozy, le sarkozysme et la droite. Où en sont la classe ouvrière, le salariat, le syndicalisme ? Ce vaste chantier est exploré par Louis-Marie Barnier, Lisbeth Sol, Henry Clément, Anne Moyrand et René Mouriaux. Daniel Tanuro dresse le bilan du sommet de Copenhague et en dessine les enjeux. Le drame de l'amiante, analysé par Laurent Vogel, illustre cruellement la logique infernale du profit qui fonde le capitalisme.
    " Mille marxismes " accueille dans ce numéro une étude de Luc Vincenti sur deux ouvrages récents de Franck Fischbach. Bruno Bosteels nous livre ses réflexions sur le livre de José Revueltas, Los errores, et plus généralement sur marxisme et mélodrame. Francisco Alambert évoque, lui, la figure de Màrio Pedrosa et Thierry Labica nous dit notre " besoin de Raymond Williams ". Olivier Neveux, avec Jacques Rancière, nous alerte : " Tant pis pour les gens fatigués ".
    Enfin, un entretien avec Michel Lequenne, qui vient de publier un imposant et fort livre Le Catalogue (Pour Mémoires), et qui nous appelle à " Plus de conscience ! ".

  • La gauche française se trouve à un tournant : au moment où la politique de Nicolas Sarkozy suscite un profond malaise, l'opposition de gauche semble peu audible. Et pourtant, le paysage évolue en profondeur, comme l'indique l'air nouveau qui souffle du côté de la gauche radicale. Le congrès fondateur de la nouvelle formation anticapitaliste d'Olivier Besancenot, en janvier 2009, risque de bousculer la gauche en état de léthargie.

    Ce nouveau parti est l'objet, de droite à gauche, de toutes les attentions.

    Un éclairage inédit est ici proposé avec la participation de ses principaux acteurs.

    Quels sont les ressorts de cette recomposition du champ politique ? Quel sera le nouveau visage de la gauche ?

    Les élections américaines représentent un nouveau défi pour les gauches au niveau mondial.

    Comment les forces de la gauche radicale analysent-elles les évolutions de la politique interne et externe des Etats-Unis ?

    Telles sont les questions auxquelles les auteurs apportent des éléments de réponse en dehors des sentiers battus et des clichés médiatiques.

  • Deux interventions sur la situation au Moyen-Orient après la récente guerre menée par Israël à Gaza, un dossier sur la gauche et les mouvements face à l'Europe capitaliste, ainsi que deux controverses constituent le sommaire de cette nouvelle revue.

  • Comprendre la crise, ses lignes de force, ses scénarios, impose qu'on la situe au niveau européen, comme le fait François Sabado. Le regard y gagne en pertinence quand on se penche, ensuite, sur la situation française post-régionales. C'est ce que nous propose Francis Sitel qui a conduit des entretiens avec Pierre Laurent (PCF), Eric Coquerel (PG), Pierre-François Grond (NPA), ainsi qu'un entretien avec le politologue Stéphane Rozès. De Daniel Bensaïd, nous avons fait le choix de publier un texte important et peu connu : " Pour une politique de l'opprimé ". Retour, avec Michèle Riot-Sarcey et Maurizio Gribaudi, sur une révolution qu'on ne saurait oublier : 1848. A propos des révolutions de 1848, Michaël Lowy reprend la question de Marx, Engels, et la révolution permanente. Le féminisme est abordé avec deux articles, l'un de Nancy Fraser, l'autre de Cinzia Aruzza, permettant d'approcher un champ de réflexion peu connu en France. Le marxisme, est-il un, est-il multiple ? Michel Lequenne prend fermement position pour un marxisme. Vincent Chanson nous propose une réflexion sur les ouvrage de Frédéric Jameson récemment publiés en français et Julien Salingue présente le dernier livre de Gilbert Achcar. Ce numéro offre, enfin, une importante dimension culturelle : un entretien avec Erré, " peinture, politique et utopie ", une réflexion de Gilles Bounoure sur un livre de Suzanne Césaire, et un texte de Angelo Rinaldi.

  • D'une revendication d'une stricte indépendance à l'égard du "camp bourgeois" au XIXe siècle, le mouvement ouvrier s'est progressivement positionné sur l'échiquier politique "à gauche" au point de se confondre dans le vocabulaire historique courant avec cette appellation, même de façon rétrospective : l'histoire récente des gauches de Jacques Julliard, qui débute au milieu du XVIIIe siècle, le dit à sa manière fortement.
    Le célèbre journaliste et historien propose une typologie qui mérite elle-même débat (libérale, collectivisme, jacobine, libertaire) et qui pose le problème de l'existence de gauches diverses sur un long terme, souvent irréconciliables, parfois en alliance. Et donc des délimitations et contenus doctrinaux de ces différentes gauches et de leurs projets respectifs. Alors que se tiennent les congrès des principales composantes du Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche, Gauche Unitaire), également celui du NPA, et que le Parti Socialiste exerce le pouvoir depuis un an, des acteurs politiques et historiens reviennent sur la pertinence de ces classifications pour tenter de comprendre ce qu'est la gauche aujourd'hui en France.
    Et ce que sera (peut-être) celle de demain.

  • Le gouvernement d'Alexis Tsipras portait un espoir qui résonnait dans toute l'Europe : une rupture avec les politiques d'austérité imposées par la finance et les pouvoirs de l'Union européenne. Las ! Ce n'est pas l'oligarchie qui a dû céder, c'est Tsipras. L'austérité va s'en trouver, sinon légitimée, du moins aggravée, en Grèce, au Portugal, et ailleurs... Un défi qui appelle réflexion et débat. Et d'abord pour les gauches radicales.
    De celles-ci nous poursuivons l'analyse, avec dans ce numéro des études portant sur la Grande-Bretagne et le Danemark. Dans ce numéro également, du fait que l'internationalisme a une histoire, retour sur la grande figure militante et politique que fut Mehdi Ben Barka. Dans la rubrique culture, deux études pour un court-circuit entre le néolithique et... l'actualité. Les Eyzies, d'une part, et, de l'autre, un entretien avec Bernard Pras.

  • FRANCE :
    - Le social-libéralisme de Hollande et ses contradictions ;
    - Pour une 6 e République.

    LA GAUCHE EN EUROPE :
    - Le Portugal, Espagne : la gauche radicale après les élections.

    STRATEGIE :
    - Appropriation sociale, autogestion, commun.

    SYNDICAT :
    - Syndicalisme et politique ;
    ? Pistes pour une lecture marxiste des enjeux syndicaux contemporains.

    CULTURE :
    - Les ciseaux de Lam ;
    - « On s'est battu comme des lions », un film de Françoise Davisse, avec les ouvriers en lutte de PSA-Aulnay.

  • ÉTATS-UNIS : LE CHOC TRUMP.

    MOYEN-ORIENT : LA TRAGÉDIE SYRIENNE ET LE DEVENIR DES RÉVOLUTIONS ARABES.

    UNION EUROPÉENNE : APRÈS LE BREXIT...

    CHINE, ÉNIGMATIQUE SUPERPUISSANCE.

    CUBA : APRÈS LA DISPARITION DE FIDEL CASTRO, À L'HEURE DE L'ANNIVERSAIRE DE LA MORT DU CHE.

    FRANCE : À LA VEILLE DE L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE.

    UN TOUR D'HORIZON DU CHAOS ET DES REGRESSIONS DÉMOCRATIQUES ET SOCIALES QUI SECOUENT LE MONDE.

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  • Le terme transition est très présent aujourd'hui dans le discours écologiste. Invitation à mener la ré- flexion sur les voies et moyens d'une impérative trans- formation, écologique en effet, mais du même coup sociale, y compris du travail, et démocratique... Donc un changement de société ! Rappel que la notion de transition du capitalisme au socialisme a une histoire, avec ses bilans.
    Ce dossier a été cordonné par Michel Buisson (Conquérir la souveraineté alimentaire, L'Harmattan) et Vincent Gay (Pistes pour un anticapitalisme vert, Syllepse ).
    Une contribution de Michel Buisson porte sur les voies et moyens de la transition écologique, et une autre spécifiquement sur la transition en agriculture.
    Toujours à propos de la transition écologique, Jean-Marie Harribey (Par ici la sortie, Cette crise qui n'en finit pas, Les Liens qui libèrent) traite la question ardue de son financement.
    La dimension sociale du travail est analysée par Michel Husson (Le capitalisme en 10 leçons. Petit cours illustré hétérodoxe, Zones), pour qui le droit à l'emploi est un élément décisif d'une avancée vers une autre société.
    Non seulement libérer le travail, mais aussi se libé- rer du travail avec un retour à Marx et d'autres pen- seurs avec Antoine Artous (Marx, l'État et la politique, Syllepse).
    Pour sa part, Vincent Gay se penche sur le syndica- lisme confronté aux défis de la transition. Une ques- tion que Louis-Marie Barnier (La santé n'a pas de prix, Syllepse) traite également d'un point de vue différent.
    Pour ce qui est de la dimension internationale, on lira l'intervention de Gustave Massiah (Une stratégie de l'altermondialisme, La Découverte), à la séance de clô- ture du Forum social mondial de Salvador de Bahia, « Résister c'est créer ; résister c'est transformer ».
    Ainsi que l'analyse approfondie de Pierre Salama (Les économies émergentes latino-américaines, entre cigales et fourmis, A. Colin), à propos du bilan des régimes qui, se revendiquant d'un populisme progressiste, ont gouverné au cours des années 2000 en Argentine, au Brésil, au Venezuela... Un bilan qui vaut éclairage in- dispensable sur les évolutions en cours dans ces trois pays clés du continent.
    Dans ce même numéro un grand entretien avec Florence Gauthier, historienne de la Révolution fran- çaise, à partir de son ouvrage Vie et mort de la Révolu- tion des droits de l'Homme et du citoyen (Syllepse).
    Et aussi une étude de Fabio Mascaro Querido consacré à Daniel Bensaïd : « Un intellectuel hors norme : Daniel Bensaïd entre le passé et l'avenir ».
    Côté arts, deux grands artistes sont à l'honneur, grâce à deux importantes expositions actuelles et dans les colonnes de la revue avec deux articles de Gilles Bounoure : Gordon Matta-Clark, « anarchitecte » créa- teur d'interventions urbaines et Marcel Duchamp, créateur infatigable et déroutant, à propos duquel on est en droit de poser la question : « l'Art et le peuple ».

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  • Faut-il s'intéresser à la guerre ?
    Ne faut-il pas laisser ce soin aux militaires, qui la faisant la connaissent ?
    Et aussi faire confiance au président de la République , à la fois élu du peuple et chef des armées, pour les décisions à prendre... ?
    Le budget des armées ; l'armement, via les armes nucléaires, spatiales, drones, robots tueurs ; les finali- tés des engagements sur des théâtres d'opération au Moyen-Orient et au Sahel ; les bases militaires fran- çaises, en Afrique et ailleurs... Ce sont là des choix qui déterminent le devenir de la société et les rapports avec les peuples. Donc le fait que ceux-ci ne soient quasiment jamais exposés et débattus, ni au Parlement, ni avec les citoyennes et citoyens, en particulier à l'oc- casion des élections, relève du déni de démocratie.
    Pas question de le cautionner en se réfugiant dans l'indifférence, ou en plaidant l'ignorance...
    Sujet complexe, certes auquel ContreTemps apporte des éléments pour ce débat nécessaire.

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  • Bien commun ou marchandise ?
    Le médicament est au coeur de l'affrontement avec les multinationales Pour ces « maîtres du monde », les mots n'ont pas le même sens que pour nous : s'ils s'intéressent à la santé des humains, c'est pour la leur faire payer le plus cher possible !
    Pour eux, la santé n'est pas une cause, mais une affaire, le médicament non un bien commun, mais une marchandise...
    En 2016, le chiffre d'affaires de l'industrie pharmaceutique mondiale s'est élevé à environ 1 000 milliards d'euros, dont près de 40 % ont été réalisés par 10 firmes de dimensions mondiales.
    Donner leur vrai sens aux mots, imposer le droit à la santé pour toutes et tous, et partout, nécessite de s'attaquer aux mécanismes capitalistes du Big Pharma, aux intérêts de ceux qui les meuvent à leur profit. Dans cette bataille le médicament occupe en effet une place déterminante. Et pour changer son statut et son usage, en faire un bien commun, la question du brevet s'avère être une clé. La santé est donc un champ de bataille et les professionnels de la santé en colère contre la situation faite à l'hôpital public en est une des illustrations.

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  • Depuis la fin de l'année 2019, le monde de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESR) se mobilise contre un énième projet de réforme néolibérale :
    La LPPR, ou loi de programmation pluriannuelle de la recherche. Après avoir ignoré les revendications de la communauté scientifique, essuyé les avis défavorables de différents comités consultatifs, et profité de la désorganisation générée par l'épidémie de Covid-19 dans les établissements d'enseignement supérieur, la ministre Frédérique Vidal opte pour le choix du passage en force. Le projet de loi est donc finalement discuté et adopté en première lecture à l'Assemblée nationale au mois de septembre 2020, agissant avec un violent et profond mépris adressé, une fois de plus, à un secteur du service public qui refuse les réformes néolibérales qui lui sont imposées. Or, ce projet a ceci d'inquiétant qu'il menace sérieusement les libertés académiques en assujettissant davantage les personnels et les structures aux intérêts privés, tout en aggravant la précarité des conditions de travail, sous prétexte, bien sûr, d'une meilleure « compétitivité » sur la scène internationale.
    Tout en éclairant les enjeux politiques de ce projet de réforme, le dossier de ce numéro entend inscrire les récentes mobilisations dans le prolongement historique des luttes de l'ESR depuis Mai 68. À partir de témoignages et de textes plus théoriques, le dossier rend compte des débats, des expériences et des réflexions qui ont marqué la période considérée. Il apparaît que les sciences ne sont plus présentées comme des « êtres magiques », sûrs d'eux-mêmes, évoluant hors de la société. Elles sont ici le produit d'une activité simplement humaine, traversée par des relations de pouvoir, de domination et d'exploitation à l'intérieur d'une économie capitaliste dont les structures et les modes de gouvernance évoluent. Si les contributions réunies se veulent peu optimistes quant à l'avenir de l'ESR en France, elles laissent pourtant entrevoir des pistes de réflexion qui, peut-être, permettront de préparer les résistances et les victoires futures.
    En assumant leur dimension fragile et vulnérable, et donc en abandonnant une bonne fois pour toutes leurs prétentions scientistes dont les échecs ne sont plus à démontrer, les sciences et leurs travailleurs peuvent en effet trouver les conditions pratiques et théoriques pour lutter avec et aux côtés des luttes sociales dans leur ensemble, des quartiers populaires aux luttes écologiques et environnementales.
    Pour autant, il n'est pas ici question d'en finir avec la science en tant qu'idéal démocratique d'émancipation.
    Il convient plutôt de reconsidérer la façon dont elle compose le monde avec ceux et celles qui y habitent.
    Comme l'écrit la philosophe féministe Donna Haraway:
    « La science a été utopique et visionnaire depuis le début ; c'est une des raisons pour lesquelles «nous» en avons besoin. »

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  • À l'heure où la crise bat son plein, le modèle de développement capitaliste et néolibéral montre tous les jours à quel point la catastrophe écologique est là. Face à cette crise majeure, il est important d'apporter une réponse globale à l'urgence sociale et écologique, qui soit à la hauteur de cette crise, et non pas un bricolage de micro-mesures destinées à repeindre en vert un mode de production qui par sa nature, ne peut pas l'être.
    Certains voudraient rendre écologique le système capitaliste. Mais il n'est pas concevable qu'un système basé sur la logique du profit et les intérêts privés puisse être compatible avec l'écologie et la défense de l'environnement. Il n'est pas non plus acceptable de se contenter de « mesurettes écologiques » obéissant aux seuls intérêts de l'économie de marché, et de la rentabilité économique immédiate. Cette vision à courte vue ne répond absolument pas à la catastrophique situation écologique de notre planète. Il n'est pas envisageable de faire de l'écologie sans s'attaquer directement aux intérêts privés, au système capitaliste.
    Alors que l'essentiel des dégâts écologiques dans le monde est la conséquence directe de notre mode de production industriel et de sa folle course aux profits, une tentation classique des écologistes inconséquents est de ne proposer que des mesures visant à culpabiliser toujours plus les individus.
    Si l'impact des comportements individuels n'est pas négligeable, il paraît tout de même dérisoire et malhonnête de toujours s'attaquer aux classes populaires, qui n'ont bien souvent pas choisi leur mode de vie, tout en épargnant systématiquement les entreprises et leur mode de production au nom du « réalisme économique ». Sans jamais remettre en cause la logique mortifère du capitalisme.
    On trouvera ici une mise en évidence de la contradiction entre la logique d'expansion à l'infini du capitalisme et la nécessaire préservation des équilibres écologiques de la planète.
    Parmi les thèmes traités : « Inégalités sociales et crise écologique », « Les dégâts de l'agriculture capitaliste », « La menace climatique », « Les défis du nucléaire »...

  • Cela ne signifie pas que toutes les mesures ou lois annoncées ne tranchent pas avec les années Sarkozy. Mais il n'y a pas de changement général de sens et les politiques les plus structurantes, économique, sécuritaire... restent en place. N'y a-t-il pas d'autres voies que celles de l'adaptation aux diktats des marchés et des financiers internationaux ? La gauche gouverne dans un contexte inédit de crise systémique du capitalisme, de menaces écologiques croissantes, de délabrement démocratique et d'une Union européenne qui vit des secousses sans précédent... Comment faire autrement ? Que faire d'autre ? Comment faire apparaître que d'autres politiques sont possibles ? Qu'en disent les diverses composantes de la gauche ? Le redressement industriel, c'est quoi ? Que faire de l'industrie automobile ? Quelle politique énergique ? Sortir du nucléaire ? Oui, mais comment ? Quels nouveaux droits pour les salariés ? Quelle Europe voulons-nous ? La démocratie, comment la développer et la renforcer ? Le droit de vote pour les étrangers ? Quelle école pour quelle société ? Cette livraison de ContreTemps tente de répondre à quelques-unes de ces questions en forme de défis.

  • Ce numéro est consacré aux révolutions arabes. Elles ont surgi sans crier gare. On nous avait tant répété que ce monde-là était étranger à la démocratie, condamné à des régimes autoritaires, seuls remparts à la terreur islamiste. Tout cela est aujourd'hui d'un autre temps, parce que balayé par ces révolutions qui ne cessent de chambouler le monde réellement existant. Ici renversant les dictatures. Là se heurtant au mur d'une répression féroce. Au milieu de dangers considérables, ce sont d'immenses espoirs qui se lèvent de cette région décisive du monde. Pour toutes celles et tous ceux qui croient en une possible dynamique universelle de la démocratie, la solidarité avec ces peuples en mouvement implique un devoir de connaissance. L'ambition de ce numéro de ContreTemps est de participer à ce nécessaire travail. En écho à ce dossier, un article de Gilles Bounoure consacré à Georges Henein, journaliste et grand poète égyptien d'expression française. Autres continents abordés dans ce numéro : L'Amérique latine, et spécialement Cuba : entretien avec Leonardo Padura, l'auteur du beau roman L'Homme qui aimait les chiens. Entretien avec Janette Habel : défis stratégiques dans ce même continent. Un article de Christophe Ventura : tensions globales et altermondialisme. Et aussi le continent de l'insconscient : un entretien avec Roland Gori, psychanalyste.

  • 1961 Les Damnés de la Terre, mais l'histoire de sa vie et la totalité de son oeuvre sont également exceptionnelles. Relire Fanon en 2011, année du cinquantième anniversaire de la publication des Damnés.
    Nous a semblé opportun.
    50 ans après sa mort, que reste-t-il de sa théorie politique ? Les catégories qui ont marqué ses derniers écrits - décolonisation, nationalisme, violence rédemptrice - semblent appartenir à une autre époque, celle des luttes anticoloniales et de la décolonisation.
    Mais une notion, plus vieille encore, celle de volonté du peuple est au centre de la pensée et de l'action de Fanon. Et celle-ci reste, on le voit en Égypte et en Tunisie, d'une actualité brûlantes. Au centre de la modernité politique de Fanon, on retrouve la confrontation entre une volonté populaire et collective et les forces qui cherchent à pacifier et à exclure le peuple de sa volonté, à imposer sa résignation.
    Il s'agit de faire connaître l'oeuvre de Fanon à toute une nouvelle génération qui arrive à la conscience anticoloniale alors même que nous visons dans un monde dit postcolonial, de faire comprendre que dans Peau noir, masque blanc, Fanon met aussi l'accent sur la nécessité de faire le détour obligé par la « différence » pour accéder à l'« universel » tout en se prémunissant de toute tentation essentialiste qui ferait de la race autre chose qu'un rapport social. C'est là l'un des apports majeurs de l'oeuvre de Fanon qui constitue tout à la fois une théorie de la race, de la domination raciale, et de l'antiracisme ;
    Une théorie riche de leçons pour l'antiracisme actuel.
    Le dossier se concentre sur ses principaux écrits et sur son militantisme en Algérie, en Tunisie et au Ghana et nous livre des extraits de textes méconnus et des témoignages de compagnons de Frantz Fanon.

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