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  • Ce livre, publié pour la première fois en 1991 et devenu depuis incontournable, aborde un sujet universel : la vie problématique des adultes qui, dans leur enfance et leur adolescence, ont souffert du comportement de leurs parents.
    Susan Forward analyse en profondeur les thérapies qui lui paraissent avoir le plus aidé ces personnes à se libérer de l'emprise nocive de leurs parents.

  • Le mouvement #MeToo a brisé l'omerta sur les agressions sexuelles et révélé les abus d'hommes en position d'autorité. Quand l'homme en question est le plus puissant du monde, rompre le silence est d'autant plus difficile. Ce livre est l'enquête la plus détaillée à ce jour sur Donald Trump et son rapport aux femmes. Les auteurs, journalistes d'investigation, analysent son parcours du point de vue des femmes qu'il a fréquentées : épouses, maîtresses, mannequins et escort girls, mais aussi toutes les autres, celles qui ont été embrassées contre leur gré, attouchées ou intimidées.
    S'appuyant sur des entretiens de première main, il expose une quarantaine d'allégations de femmes sur le comportement de prédateur du Président, portant le total connu à 67 accusations. Il ne s'agit pas d'incartades ni de dérapages occasionnels. Répété et généralisé à l'échelle de plusieurs décennies, le comportement de Donald Trump vis-à-vis des femmes révèle un système : celui de la prédation. De son enfance et son rapport à ses parents à son ascension en politique, en passant par ses études et sa carrière dans l'immobilier et la téléréalité, cette enquête révèle ce qui va bien au-delà de simples "propos de vestiaires" , et analyse la construction d'un prédateur.

  • Le libéralisme économique a fait main basse sur notre sexualité. Il la contamine avec le virus du marché parce qu'il s'attaque physiquement et psychiquement à notre capacité à aimer. Sacrifi ant notre libido sur l'autel de la fl exibilité et de la précarité, il fait de la sexualité un loisir comme un autre et du sexe, une pièce détachée, formatée et optimisée à coup de coachs et de sex toys. Le nouvel ordre sexuel est devenu un management que l'on s'applique non seulement à soi-même mais aussi à l'autre, qui reprend tous les paradigmes de l'économie de marché : performance, rendement, productivité, optimisation des résultats, instrumentalisation et réifi cation. En promouvant une sexualité brute, technique et utilitariste, le libéralisme vide la sexualité de son essence même, le désir. Il met au centre de sa logique marchande le désaveu de l'autre. L'individu est placé tour à tour en situation de consommateur et consommable, de consommant et consommé, de client et marchandise. Véritable off rande faite au divin marché.

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  • Vous le pensiez obsolète ? Détrompez-vous, le bobo n'a jamais été aussi présent.
    Ce concept adolescent né en l'an 2000 est de tous les échanges politiques, de tous les éditos de magazines, de toutes les conversations, que ce soit à propos de la carte scolaire, du prix de l'immobilier, de l'invasion du bio ou encore du mariage pour tous. Mais que recouvre ce néologisme ridicule ? Sait-on véritablement ce qu'est un bobo ?
    Une construction médiatique, d'abord, réfutée par la plupart des sociologues. Un travailleur social au SMIC tout autant qu'un patron de start-up à 10 000 euros par mois. Mais surtout, un bouc émissaire idéal. En ces temps de bobo-bashing, il faudrait être téméraire ou parfaitement fou pour se revendiquer aficionado de la Courgette solidaire ou friendly de tout. Pourtant, selon Laure Watrin et Thomas Legrand, il est temps de réhabiliter le bobo.
    Car il est à l'initiative des codes et des modes urbains de demain. Alors oui, il frôle parfois la caricature, est bourré de paradoxes irritants. Mais observons de plus près cet hédoniste individualiste, et l'on admettra qu'il redynamise le vivre-ensemble, acteur de son quartier tout en restant connecté au monde. Le bobo, c'est le fer de lance de la république du XXIe siècle. La République bobo s'engage donc à redorer son blason mais avant tout à clarifier son identité. En allant à sa rencontre, en arpentant les quartiers qu'il investit, en croisant les regards des politiques qui l'administrent, des sociologues, des géographes, en déclinant ses marottes, ses combats. En ne parlant pas de boboïsme à part entière mais de traces de boboïtude, présentes en chacun de nous et dans tous les domaines de la vie. Et ce avec d'autant plus d'humour que les deux auteurs sont, eux, des bobos assumés.

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  •   À l'occasion du centenaire des Jeux Olympiques, Albert Jacquard propose ici une réflexion quelque peu iconoclaste sur cette institution généralement incontestée.
    Les Jeux Olympiques sont-ils des jeux oe Est-ce bien de sport qu'il s'agit encore oe Telles sont les deux questions principales qui sous-tendent ce bref pamphlet.
    Par rapport en effet à ce qu'étaient les Jeux dans l'Antiquité, et par rapport aussi à ce qu'ils étaient dans la pensée de leur moderne restaurateur, Pierre de Coubertin, les Jeux Olympiques ont été complètement dévoyés. Au lieu de l'émulation, c'est la compétition implacable qui prévaut ; au lieu de la gratuité propre par définition au jeu, c'est la marchandisation à outrance qui a triomphé.
    C'est ainsi que le dopage s'est introduit massivement dans le sport de haut niveau, transformant les sportifs en une nouvelle espèce, intermédiaire entre les humains et les monstres. En généticien, Albert Jacquard réfléchit sur cette entreprise de transformation des êtres humains, transformation dont le profit est la seule règle.
    Enfin, il propose en quelques points une nouvelle charte pour un « olympisme humaniste ».
         

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  • Cet ouvrage en trois parties s'articule autour de l'évocation de la vie et de l'oeuvre de Jean Sénac, poète algérien mort assassiné en 1973. Évocation centrée sur une pièce de théâtre, dont la publication coïncidera en septembre avec la représentation sur une scène du 20è arrondissement, après de multiples difficultés exposées dans une toute première partie : lettre ouverte au directeur d'un théâtre parisien subventionné, ayant refusé de faire représenter la pièce.
    Dans une mise en abyme, la pièce met en scène trois personnages qui sont en train de monter un spectacle autour de Jean Sénac ; ce faisant, ils livrent leurs réflexions à propos de ce poète maudit, apatride, ayant refusé la nationalité française et n'ayant pas obtenu la nationalité algérienne, mais qui choisit, lui, le français comme langue, comme asile poétique, et l'Algérie comme patrie, terre de soleil et d'amour où il trouve le réconfort auprès de jeunes hommes des quartiers déshérités.

    Nombreuses sont les questions et les controverses que suscite le destin de cet homme, mort dans le plus grand dénuement et dans des circonstances restées obscures : la question des pieds-noirs et leur difficile engagement lors de la guerre d'Algérie (Sénac et Camus notamment optèrent pour des camps opposés), la question de l'homosexualité dans une société méditerranéenne qui prône la virilité comme valeur suprême, les modalités de l'indépendance algérienne et la dictature militaire qui a suivi. Michel del Castillo aborde lui-même ces questions dans sa troisième partie où il fait un parallèle entre le destin de Jean Sénac et celui de Pier Paolo Pasolini, cherchant à dévoiler ce que fut Sénac, entre poésie, amours brûlantes et engagement politique.

    À la veille des manifestations culturelles de " l'Année de l'Algérie en France " qui se dérouleront en 2003, Michel del Castillo nous invite à une réflexion sans complaisance sur les événements passés et présents en Algérie et, à l'opposé de la mouvance bien-pensante et de toutes ces manifestations opportunistes, il pose une question incontournable pour l'avenir : " quand donc l'Algérie s'ouvrira-t-elle à la tolérance et à la démocratie ? "

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  • « Nous avons voulu raconter la mafia, faire entrer le lecteur dans cet univers surréaliste et incompréhensible pour un étranger, en suivant des morceaux d'existences, en racontant des gens qui vivent, travaillent, tuent, souffrent.
    Si l'on trouve facilement des ouvrages didactiques sur la mafia, sa mondialisation ou son histoire, on en trouve plus rarement sur la mafia vue de l'intérieur, racontée sous un prisme humain. La mafia, ses soldats, ses vies brisées, ses vies de film, au service du crime ou au service de l'État. C'est l'idée de cet ouvrage, à mi-chemin entre la littérature et le journalisme : plonger le lecteur dans ce monde totalement à part dont la réalité, secrète, ancestrale ou d'une modernité étonnante, lui est étrangère. Raconter les gens qui combattent sur ces terres de l'Italie du Sud, du témoignage exceptionnel d'un tueur repenti de Cosa Nostra, qui confesse plus de cent homicides, aux juges à la vie sacrificielle et blindée. Car c'est une guerre qui se joue au quotidien, là-bas, et qui n'intéresse plus seulement l'Italie mais aussi l'Europe et le monde, où la mafia étend ses tentacules.
    Tous deux journalistes, nous avons, au fil de nos reportages et de nos rencontres avec des destins d'exception, été si souvent frappés, bouleversés, que nous avons eu envie de les retranscrire dans ce livre documenté, fondé sur des faits et des personnages réels, des documents judiciaires, et assumant parfois une part de fiction. À travers ces histoires conçues comme des nouvelles, ce livre vise aussi à dessiner, en creux, l'esprit des organisations mafieuses et leur extraordinaire ascension, de la mère et mythique Cosa Nostra à la 'Ndrangheta calabraise, encore très méconnue et devenue pourtant, aujourd'hui, la mafia la plus puissante d'Europe. » Henri Haget et Delphine Saubaber

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  • Moscou, août 1978. Le capitaine du KGB Viktor Orekhov est arrêté et condamné à huit ans de réclusion dans un camp de régime sévère. Deux ans plus tôt, cet officier chargé de la surveillance et de la répression des dissidents est « passé de l'autre côté du miroir » et a décidé, au péril de sa vie, d'aider et de protéger ceux qui se battent pour les droits de l'homme et la liberté en URSS.
    Après une deuxième condamnation aux travaux forcés pour un motif fallacieux, Viktor Orekhov apprend qu'un contrat a été passé sur sa tête par ses anciens supérieurs. En 1997, toujours menacé, il est contraint à l'exil. Aujourd'hui, l'ex-brillant officier du KGB est livreur de pizzas aux États-Unis où il vit sans papiers, sans identité, sans téléphone.
    Après dix ans d'enquête, Nicolas Jallot a retrouvé ce héros anonyme, cas unique dans l'histoire. Et, pour la première fois, Viktor Orekhov accepte de raconter son histoire.
    À travers le destin hors du commun du « dissident du KGB » transparaît le portrait sans concessions des trente dernières années de l'URSS, d'un système totalitaire vu de l'intérieur par un de ses acteurs et de la Russie d'aujourd'hui.

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  • Marie-Anne Erize avait 24 ans, un physique de mannequin, des utopies de rebelle. Un jour d'octobre 1976, des militaires en civil l'ont enlevée à San Juan, petite ville du nord-ouest de l'Argentine. Ses parents, ses amis, ses six frères et soeurs ne l'ont jamais revue. Depuis, elle fait partie des 30 000 disparus de l'époque de la dictature (1976-1983), ces hommes et ces femmes dont le souvenir hante à jamais ce pays à la mémoire lourde.
    Peu importe que cette histoire remonte à plus de trente ans. Philippe Broussard a voulu la raconter. Partir sur les traces de Marie-Anne. Retrouver des témoins. Reconstituer son parcours. De Paris à Buenos Aires, il a interrogé des dizaines de personnes et tenté d'assembler le puzzle de sa vie. De ses vies, plutôt. Née dans une famille de « pionniers » français établis en Argentine, elle a grandi dans la jungle, fréquenté diverses écoles catholiques, défilé comme top-modèle, côtoyé de grands artistes (le chanteur Georges Moustaki, le guitariste Paco de Lucia...) et vécu un temps à Paris.
    Son destin bascule en 1973, quand elle renonce au milieu de la mode, trop superficiel à ses yeux. Militante péroniste, aidesociale dans les bidonvilles, elle entre peu à peu dans la clandestinité au sein des Montoneros, une guerilla d'extrême gauche. Cette fuite en avant, sur fond de repression ultra-violente, s'achèvera à San Juan, un vendredi de 1976...
    L'histoire n'est pas terminée pour autant. Aujourd'hui encore, deux procédures judiciaires sont en cours, en France et en Argentine, pour connaître la vérité sur son sort. Un suspect est même en prison, à San Juan : Jorge Olivera, un colonel devenu avocat, catholique intégriste et militant d'extrême-droite. C'est lui qui aurait organisé le rapt, puis la disparition de la belle Française.
    Le livre repose sur une structure narrative à deux vitesses : l'alternance entre le récit chronologique du parcours de Marie-Anne et des lettres que l'auteur écrit à sa mère, âgée de 84 ans, afin de l'informer de ses recherches et de lui dévoiler la part d'ombre de sa fille.

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  • Certains se croient prédestinés. Ces éternels premiers de la classe ne connaissent pas le doute, ils ont été élevés pour croire en eux-mêmes. D'autres veulent une revanche sociale. Rien de tout cela dans la conquête et l'exercice sarkozyste du pouvoir. L'énergie obstinée, l'incapacité à déléguer de celui qui a conquis la fonction suprême sont le fruit d'une fuite. Si Nicolas Sarkozy veut aller toujours plus haut, c'est parce qu'il a peur. Peur de ne plus être aimé. Peur d'être abandonné. Peur de ne pas être respecté. Nicolas Sarkozy veut le pouvoir pour se rassurer. S'il est incapable de partager sa puissance, ce n'est pas par autoritarisme, mais par crainte d'être trahi.
    Cette quête relève d'un Graal d'enfant, l'incompréhension face à l'abandon du père, la peur de ne pas être le préféré de la mère. Pour capter et conserver cette attention maternelle, il imagine pouvoir, par sa fonction, reconquérir l'honneur de sa mère, divorcée et méprisée. Être président de la République, c'est être le plus fort. C'est ne plus être moqué. Aux regards condescendants de l'enfance doivent se substituer des regards de crainte. Cette quête ne connaît pas d'idéologie, elle n'a qu'un but : gagner. Le reste n'est qu'affaire de séduction. Séduire pour conquérir. Séduire pour durer. Quitte à cacher sa vraie nature. On le croit sûr de lui, c'est un inquiet. Il paraît improviser, en fait cet hypermnésique a travaillé toutes les hypothèses. Il prône la rupture, mais en réalité, il déteste le changement. Il multiplie les réformes, pour n'offrir que des cibles mouvantes à ses adversaires. On le croit moderne, il est nostalgique. On le croit modeste, c'est un caméléon. Familier avec l'ouvrier, bling bling avec les riches, autoritaire avec les patrons.
    Pour lui, le pouvoir est l'aboutissement d'un combat, pas une plénitude. Surtout quand il se révèle moins apaisant qu'il l'imaginait. La peur de décevoir un pays sera-t-elle plus forte que celle qui le fait courir depuis toujours ?

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  • « Aujourd'hui, je suis juive. Je l'ai déclaré dans le journal Le monde daté du 31 août 2001. Ainsi c'est officiel, des archives peuvent en témoigner.

    L'écrivain juif Isaac Babel disait : « Si j'écrivais mon autobiographie, je l'intitulerais : Histoire d'un adjectif. Ce titre pourrait convenir à ma quête de réponses. Aujourd'hui, je place cet adjectif en pleine lumière et je me l'applique, mais que signifie : être juif ? A part les Juifs, pour lesquels c'est d'abord une foi et une religion, la première réaction générale et spontanée des athées se résume en cette simple remarque : « C'est compliqué. » Quand on me demande quel est mon travail actuel et que je prononce l'adjectif « juif » j'entends à chaque fois le même « Oh, la, la... » souvent prolongé d'un commentaire encore plus décourageant : « Oh, la, la... par les temps qui courent! » Ne serait-ce pas, justement, par les temps qui courent, le bon moment ? Celui de l'engagement, celui de l'urgence qui fait sortir de chez soi. »

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  • L'Iran va-t-il ou non gagner la partie de bras de fer avec l'Occident en se dotant de l'arme nucléaire ? La question est de première importance, non seulement en raison des déclarations du président Ahmadinejad et de l'idée d'une croisade anti-occidentale, mais aussi parce que ce serait l'avènement d'un monde nouveau où la possession de l'arme atomique serait la règle et non plus l'exception.

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  • Le livre raconte le parcours d'Abdelhakim Belhadj, 47 ans, qui a fui très jeune la répression impitoyable menée par Kadhafi contre les islamistes de son pays. Formé au djihad en Afghanistan à la fin des années 1980, il est devenu un compagnon de route de Ben Laden.
    Il a créé avec quelques fidèles, eux aussi entraînés à la lutte armée en Afghanistan, le Groupe des combattants libyens (GICL) dont il deviendra l'émir sous le pseudonyme d'Abou Abdallah Sadeq. Le GICL sera inscrit sur les listes internationales du terrorisme du Conseil de sécurité des Nations-Unies comme un groupe « associé » à Al-Qaida, puis comme une « filiale ». C'est en effet le deuxième groupe armé le plus puissant né dans l'ombre d'Al-Qaida. Abdelhakim Belhadj et son groupe vont cependant se désolidariser de Ben Laden avant le 11 septembre.
    Traqué par les États-Unis comme tous les djihadistes, il sera arrêté en 2004, interrogé dans une prison secrète américaine à Bangkok puis livré par la CIA au colonel Kadhafi. Condamné à mort par le régime libyen, il sort de prison en mars 2010 dans le cadre d'une réconciliation avec les islamistes menée par Seif Al-Islam Kadhafi.
    En février 2011, il participe dès les premiers instants à la rébellion contre Kadhafi. La Libye est le troisième pays arabe, après la Tunisie et l'Égypte, à s'être soulevé contre son dirigeant. À la tête d'une puissante brigade de combattants, il libère Tripoli et devient gouverneur militaire de la capitale libyenne. Poste qu'il abandonnera quelques mois plus tard pour se présenter aux premières élections libres organisées en Libye.
    Abdelhakim Belhadj est aujourd'hui devenu l'un des interlocuteurs les plus sollicités par les Occidentaux inquiets de l'évolution en Libye. Le républicain américain John McCain demandera ainsi à le voir.
    Abdelhakim Belhadj prône aujourd'hui un combat politique dans le cadre d'un système démocratique.

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  • Romancière et essayiste, Claire Gallois publie depuis quelques mois, sur le site du Point, des chroniques impertinentes et éclairantes sur l'actualité.
    " Jeux vidéo : permis de tuer " a déclenché un déferlement de violence et d'indignation, et provoqué un raz-de-marée de 150 000 visiteurs.
    Telles sont les règles du jeu d'Internet, ce nouveau roi du Monde, où l'on sent la société entière palpiter : chaque mot reçoit une sanction immédiate, les réactions sont crues, vraies, et engagent un dialogue passionné, presque un combat.
    Commencées fin 2012, ces chroniques sont placées sous une nouvelle ère politique, celle du " Moi Président ", selon la fameuse anaphore de François Hollande prononcée lors du débat présidentiel. Celle-ci a pu laisser croire que changer de chef d'État ferait changer de destin, malheureusement l'espoir a vite été déçu. Il a suffi de découvrir le portrait officiel du Président de la République, Play-Mobil oublié sur la pelouse du Palais, pour mesurer le début d'une ère " moyenne ".
    Au fil de ses chroniques où projets, idées, émotions scandent le tempo de l'actualité, Claire Gallois évoque des gens qui ne sont preneurs ni de la droite ni de la gauche. Ils se lèvent, ils se battent, que ce soit pour l'incroyable avancée du mariage pour tous, la tragédie de Florange, les mensonges courageux de Cahuzac à seule fin d'épargner d'autres menteurs, le surprenant retournement de l'Église catholique qui, avec son nouveau Pape, symbolise l'ouverture de cette religion à tous les pays...
    Le dialogue incessant se nourrit des nombreux commentaires. Il démontre la stupéfiante démocratie du web.

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  • Attention : terrain délicat, mouvant, piège, passionnel, passionnant.
    Il était une fois un journal satirique paraissant le mercredi qui écornait tous les pouvoirs, séculiers et réguliers, qui n'était lie a aucun parti, ne dépendait d'aucun budget publicitaire, et n'avait d'autre souci que railler, en un temps d'ordre et de censure. Sous la guerre d'Algérie, Le Canard enchaîné fut un des lieux de résistance, notamment de protestation contre la torture. On l'achetait pour rire, pour lire les délicieuses chroniques de la Cour, pour s'assurer qu'en France les libertés publiques n'étaient pas mortes. Au tournant des années 1970, le journal change complètement. D'équipe, de projet, de nature. Il soutient expressément les socialistes qui vont accéder au pouvoir. Et surtout, il se mue en journal d'investigation et d'influence. Les vingt-cinq permanents (les mieux payes de la profession) s'entourent d'une armée de collaborateurs de l'ombre. cela va des amis politiques aux agents secrets, de la garde rapprochée de Mitterrand à Jean Montaldo, des juges aux justiciables. Un journal d'influence, cela veut dire un journal qui influence et un journal qui est influence. On sait aujourd'hui que l'affaire des diamants de Bokassa fut un coup monte par les gaullistes contre Giscard, que les micros clandestinement poses au Canard ne furent pas, comme l'écrivit le journal, découverts par hasard, que la feuille d'impôts qui coûta sa carrière a Jacques Chaban-Delmas n'est pas sortie de nulle part. On sait que le dossier Papon fut fouille de près, a bon droit, mais que le dossier Bousquet . ami de Mitterrand . fut opportunément referme. On flaire que Boulin a droite, Bérégovoy a gauche, tous deux suicides, furent indirectement flingues par des amis qui leur voulaient du bien. C'est cette saga que racontera le livre. Avec minutie et sans hargne aucune. Le Canard, les auteurs l'aiment bien. Mais, puisqu'il fait la morale a tout le monde, il est temps qu'a son tour il devienne objet d'une investigation rigoureuse.

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  • C'est avec "La Ferme des animaux" et surtout "1984", le plus impressionnant roman antitotalitaire jamais écrit, que George Orwell s'est fait connaître dans le monde entier.
    Cet écrivain britannique a choisi de mettre la littérature au service des valeurs qu'il voulait défendre : liberté, justice et fraternité. Ses positions courageuses, sa vision lucide et son esprit critique en ont fait l'un des plus grands écrivains politiques du vingtième siècle.
    Dans ce livre mi-fiction, mi-biographie, Isabelle Jarry, en hommage au créateur du novlangue, le nouveau langage du monde de big brother, invente les mots orwelliens du vingt-et-unième siècle. Elle imagine une chronique du futur ludique et inquiétante et nous fait également découvrir, au détour de chaque terme de son lexique d'anticipation, l'homme passionnant que fut Orwell.
    Né en juin 1903, George Orwell aurait eu cent ans cette année : sa pensée et son oeuvre demeurent aujourd'hui, plus que jamais, d'une brûlante actualité.

  • .Le suicide, inscrit dans l'histoire des hommes depuis le commencement de l'humanité, a toujours dérangé : il questionne le sens de la vie, de la relation des autres et il interroge la médecine.

    Comme médecin légiste, j'ai pris en charge de nombreux corps de suicidés et rencontré les familles endeuillées ; comme psychiatre en service d'urgences, j'ai parlé à beaucoup de ceux qui survivent à leur acte : je me suis convaincu que le suicide est la marque du désarroi souvent extrême et non celle de la liberté.

    C'est pourquoi je milite pour la prévention du suicide, de façon à regarder en face ce geste humain, veiller à le transformer ni en acte héroïque ni en comportement honteux, et aider ceux qui sont tentés par lui à trouver un autre chemin que celui de la mort.

    C'est très souvent parce que la personne est restée silencieuse dans son désespoir qu'elle passe à l'acte, prenant le rique d'en mourir, et c'est pour cela que, s'il est difficile de parler du suicide, il est toujours plus douloureux de se taire.

    On recense en France chaque année 12 000 décès par suicide.


    Psychiatre, Michel Debout est professeur de médecine légale au CHU de Saint-Etienne. Spécialiste des violences, il est vice-président de la section du Travail au Conseil économique et social. Outre ses travaux sur le suicide, il est l'auteur de rapports sur le harcèlement moral au travail et les maltraitances à personnes âgées.

  • Peut-on démasquer un auteur de crime ou de délit à partir de son profil psychologique ? Pratique née aux États-Unis, l'association des "psy" et des enquêteurs est aujourd'hui utilisée à plusieurs niveaux : lors des interrogatoires de suspects, pendant l'audition de témoins et de victimes, pour le recrutement et le soutien psychologique des agents qui doivent infiltrer les organisations criminelles, ou ceux qui négocient lors de prises d'otages, d'enlèvements contre rançons, de détournement d'avions.

    Qui sont exactement les profilers ? En quoi consiste leur mission ? Quelle est leur place dans un dispositif d'enquête ? Sur quel type d'affaires travaillent-ils ? Comment procèdent-ils pour élaborer le profil d'un auteur de crimes ? De quels outils ont-ils besoin ? Quelles sont les qualités nécessaires pour être un bon profiler oe Dans un ouvrage de spécialiste destiné à un grand public, Florent Grégoire nous invite à découvrir le métier de ceux qui ont pour mission de comprendre l'incompréhensible.

  • On ne présente plus Bernard Debré. Ses prises de position tapageuses et ses « bons mots » (la grippe A ? « Une grippette ! » ; les frasques de Dominique Strauss-Kahn ? « Tout le monde savait ! »), ses propos vachards qui étrillent deux présidents d'un trait (Sarkozy ? « N'importe quel veau pourra battre François Hollande ! ») font la joie des médias.
    Avec la précision du praticien passionné, il dissèque, analyse, interroge ici soixante années d'une vie trépidante.
    Avant d'évoquer ses trois familles d'engagement (médecine, politique, humanitaire), il raconte la famille Debré - Simon, l'arrière-grand-père grand rabbin de Paris, Robert, le grand-père pédiatre, Michel, le père Premier ministre du général de Gaulle - et les brillantes alliances qui la composent. Il revient sur sa jeunesse entre un père intransigeant et attentionné, qui lui organisa un anniversaire à Matignon, et une mère tendrement aimée. S'il reste assez discret sur sa relation, qu'il dit « compliquée » et que l'on sent douloureuse, avec son frère jumeau Jean-Louis, il relate certains épisodes, comme ce refus inexpliqué du président de l'Assemblée de l'accueillir dans l'hémicycle, dont la brûlure reste vive.
    Ses études de médecine, ses premiers pas en politique, ses missions humanitaires, ses voyages en tant que ministre de la Coopération (dont un inénarrable déplacement en Afrique avec Édouard Balladur) et chirurgien (effarant séjour en Corée du Nord) mêlent vision politique et anecdotes colorées. Mitterrand, le patient peu ordinaire, opéré à deux reprises, et manipulateur sympathique, Chirac fidèle à son image de bulldozer, Juppé en surprenant calculateur retournant sa veste, Sarkozy en enjôleur prêt à tout pour garder - reprendre ? - le pouvoir, Fillon en dindon de la farce, mais aussi la girouette Bayrou ou l'ambitieuse Rachida Dati, nul n'échappe à son scalpel. Des mémoires qui s'avalent à toute allure, à l'image de l'auteur qui semble toujours courir, infatigable, entre deux rendez-vous, deux avions, deux opérations.
    De celui qui exaspère autant qu'il séduit nous reste l'image d'un homme fidèle à sa famille et à ses engagements.

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  • « la première bataille d'un chasseur de virus est celle qu'il doit mener contre le temps. il ne faut pas être trop en retard pour pouvoir sauver le plus grand nombre, mais pour des raisons qui sont moins bonnes, il ne faut pas non plus être trop en avance...» lorsqu'il écrit ces mots, il y a vingt-cinq ans, le pr jean claude chermann vient de découvrir, avec son équipe de l'institut pasteur, le virus du sida. après une incroyable traque digne d'une enquête de polar, il est enfin parvenu à identifier le plus grand tueur en série de tous les temps. cette découverte, qui aurait dû être pour lui une consécration, marque le début d'un parcours du combattant, semé de pièges et d'embûches. car si les lois de la science sont immuables, elles ne rejoignent pas toujours celles de l'argent et des hommes.
    Au travers de ses entretiens avec olivier galzi, jean-claude chermann revient sur le parcours atypique d'un homme qui s'est construit à coup d'intuitions, sortant des sentiers battus par les autres, une attitude qui lui a souvent valu l'inimitié de ceux qui n'aiment pas que l'on s'écarte du troupeau : son premier poste à l'inserm, son entrée à pasteur, ses recherches, la querelle avec le pr gallo pour la paternité de la découverte du vih, ses déceptions, ses coups de gueule - il démissionne de l'institut pasteur - et jusqu'à ce qu'il est convenu d'appeler « l'affaire nobel » qui le voit écarté d'un prix récompensant une découverte effectuée dans son propre laboratoire, sous sa direction.
    Jean-claude chermann n'a aujourd'hui aucune amertume, aucun regret, mais un espoir, celui de trouver un vaccin. après vingt ans de recherches et neuf études cliniques totalisant 2 515 patients, il a compris pourquoi 30 % des patients infectés par le vih sont naturellement protégés et ne développent pas la maladie. c'est sur ces dernières découvertes qu'il s'appuie pour l'élaboration d'un vaccin, découvertes qui semblent intéresser de plus en plus de scientifiques, en particulier aux etats-unis. nul n'est prophète en son pays...

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  • Rugby, boxe, bien sûr, mais aussi Formule 1, sports de glisse, cyclisme, équitation... tous les sports sont concernés par les commotions cérébrales. Cadences infernales, athlètes surdimensionnés, impacts physiques démesurés, la situation ne peut plus durer. La boîte crânienne, elle, reste inextensible et le meilleur casque ne pourra jamais empêcher une commotion. Or une commotion aujourd'hui, outre le risque redoutable du « syndrome du second impact », ce peut être, dans dix, vingt ou trente ans, des pertes de mémoire, une dépression chronique, des anomalies de comportement et, dans le pire des cas, la fameuse « démence pugilistique » que l'on croyait, il y a peu encore, réservée aux boxeurs, un état qui serait un mélange de Parkinson et d'Alzheimer et que l'on retrouve également chez les rescapés des champs de bataille.
    Avant qu'il ne soit trop tard, le Dr Chermann tire la sonnette d'alarme. Si la lecture de ce document, qui s'ouvre sur la prise en charge par l'auteur du rugbyman Christophe Dominici en mars 2005 à la veille du choc France-Angleterre au Parc-des-Princes, est plaisante et distrayante, évoquant pêle-mêle le couperet de la guillotine, la chute de cheval de Montaigne, l'accident de Maurice Ravel ou les rêveries de Jean-Jacques Rousseau, le propos n'en reste pas moins grave. De plus en plus, étant donné l'énormité des enjeux financiers et de carrière, les médecins de clubs subissent la pression des entraîneurs, des présidents de ligue et même des sportifs qui refusent le repos préconisé. Pourtant, c'est démontré, un athlète commotionné, même s'il n'a pas perdu connaissance, ne sera pas performant s'il reprend trop tôt la compétition. C'est, au contraire, en ne respectant pas le délai de reprise qu'il met en danger non seulement sa santé, mais aussi sa carrière et les résultats de son club. Il est grand temps d'appliquer un certain nombre de règles dans les sports dits « de contact » en général et dans le rugby en particulier, des règles, pour certaines déjà connues mais peu respectées et pour d'autres tout à fait nouvelles, que nous propose Jean-François Chermann pour clore cet ouvrage.

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  • Le 5 novembre 2009, à 10 heures du matin, Toni Musulin appuie doucement sur l'accélérateur de son fourgon blindé. À l'arrière de son véhicule, 11,6 millions d'euros enfermés dans des sacs.
    En quelques jours, le convoyeur anonyme de la Loomis devient un personnage public. Il est « l'auteur du casse du siècle », construction médiatique fantasmée autour d'un mode opératoire sans arme ni violence, autour d'un butin d'un montant sans précédent.
    Depuis sa cavale, Toni Musulin observe, terré et atterré, sa photo et son nom circuler en boucle sur Internet. Il sait, dès les premiers jours, en raison de cette médiatisation, qu'il ne récupérera pas les neuf millions laissés dans sa planque. Il voit s'écrouler le plan qu'il a monté mois après mois, détails après détails. Après deux semaines d'errance, il décide de se rendre. Mais refuse depuis de s'exprimer. Face aux enquêteurs, il opte pour le mutisme total. Face au juge, il joue avec le personnage qui lui a été attribué. Pour la première fois, grâce à des entretiens réalisés avec l'auteur depuis la prison, il parle.
    Il raconte ce jour du 5 novembre. Ceux qui ont suivi. Il parle de lui. De son histoire. Des 2,5 millions qui manquent toujours au butin. Et après lesquels la police court toujours.

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