Spm Lettrage

  • La guerre de crimée est à la fois la première guerre industrielle et l'occasion d'une redistribution diplomatique en méditerranée et en orient.
    Le navire cuirassé et l'obus explosif changent l'échelle des pertes humaines comme les stratégies manoeuvrières. la victoire de la france rétablit sa puissance quarante ans après waterloo, confirme le rôle d'arbitre de la grande-bretagne et le renouveau turc. elle détourne la russie vaincue vers les steppes asiatiques et nourrit son nationalisme revanchard. en 1856, la mèche de la poudrière des balkans est allumée.

  • Pierre Ier de Russie (1672-1725) n'a pas bénéficié de l'éducation d'un prince. Autodidacte, il développe très jeune une passion pour les exercices militaires et la marine. Parvenu au sommet de l'Etat, il s'applique à construire une armée moderne qui est aussi le champ expérimental de ses réformes politiques, économiques et sociales. Fondateur d'une capitale, Saint-Pétersbourg, il impose un nouveau mode de vie à ses sujets.
    Ses contemporains acceptent, non sans réticence, sa volonté progressiste, respectueuse cependant de l'essence même de la civilisation russe : le dogme orthodoxe. Il décrète la tolérance confessionnelle en son pays et sera de ce fait célébré comme monarque du progrès par les philosophes des Lumières. Créateur de la Russie moderne, nation exemplaire pour l'Europe selon Voltaire, érigé, de son vivant, en mythe ou en Prométhée des temps modernes, Pierre n'a cessé de susciter des jugements antagonistes.
    Sise à la charnière de deux époques, déchirée entre ses traditions et une farouche volonté de dépasser l'Occident, la Russie pétrovienne illustre aussi une certaine évolution de la vaste Fédération russe à l'heure actuelle. Cet ouvrage, très illustré, retrace sur un mode impartial son règne dans sa réalité et dans sa représentation.

  • "Le désavantage des colonies qui perdent la liberté de commerce est visiblement compensé par la protection de la Métropole qui les défend par ses armes ou les maintient par ses lois". Cette phrase de Montesquieu résume les liens compliqués entre une métropole et ses colonies sous l'Ancien Régime. La prospérité apportée par les colonies devait être souvent défendue avec acharnement. Des compagnies détachées aux régiments coloniaux, l'aventure des soldats au temps de la Nouvelle-France et des Iles demeure singulière et mal connue.

    Sur commande
  • Le témoignage de Thibaudeau, qui siégea à la Convention, appartint au Conseil d'Etat, fut préfet de Marseille sous l'Empire et membre de la chambre des pairs des Cent-Jours avant de finir sa vie comme sénateur du Second Empire, est l'un des meilleurs et des plus sûrs concernant la période 1789-1815. Thibaudeau a beaucoup écrit et ce qu'on retint surtout de lui ce sont ses mémoires. Les revoici grâce à François Pascal, dotés d'un appareil critique.

    Sur commande
  • "Le regard de cinq enfants sur les guerres des adultes : - Alphonse Baroz (22 ans), soldat de la guerre de 1870-71 est prisonnier des Prussiens et envoyé à Könisberg. - Alexandra (13 ans) et Henri Pupponi (11 ans) écrivent à leur père, alors sur le front de l'Argonne, un journal aux accents de patriotisme exacerbé. - Madeleine Pupponi (10 ans en 1941), fille d'Henri Pupponi et épouse d'Emmanuel Le Roy Ladurie évoque les activités résistantes de ce père et les siennes durant la dernière guerre. - Marie Le Roy Ladurie (16 ans), soeur d'Emmanuel, rédige un journal relatif au débarquement des alliés en Normandie. Une chaîne généalogique étroite relie ces récits, réquisitoires de l'absurdité du monde. Au soir sa vie, Emmanuel Le Roy Ladurie nous offre ce cadeau."

    Sur commande
  • L'ouvrage que Michel Désiré Pierre consacre au maréchal Ney, soldat hors du commun, courageux, intrépide, proche de ses hommes, nous fait parcourir une période charnière de notre histoire, les Cent-Jours, le retour de Louis XVIII, la Chambre introuvable et le mouvement ultra.
    Michel Ney fait partie de la première promotion des maréchaux. Il se couvre de gloire sur les champs de bataille. L'empereur reconnaît ses mérites et lui décerne les titres de duc d'Elchingen et de prince de la Moskowa. Et pourtant, en 1814, il est inflexible dans sa résolution à réclamer l'abdication de Napoléon. Lors du Vol de l'Aigle, en mars 1815, il se serait proposé de ramener Buonaparte dans une cage de fer, mais il se rallie finalement à son empereur.
    Au retour de Louis XVIII, après Waterloo, cette attitude lui vaut la vindicte des Ultras et d'être traduit devant le Conseil de guerre, dont il décline la compétence, déclarant devoir être jugé par la Chambre des pairs, compte tenu de son statut de pair de France. Sinistre décision qui lui vaut la condamnation à mort et son exécution le 7 décembre 1815. Mais son histoire ne s'arrête pas pour autant.
    En rejoignant Napoléon, le maréchal n'a fait que revenir à son engagement premier, celui de la défense des acquis de la Révolution. C'est là sans nul doute l'explication des nombreux hommages qui lui furent rendus, tant en France qu'en Angleterre et à Sarrelouis, sa ville natale, et de l'érection d'un monument commémoratif à Paris, en 1853, le tout permettant d'affirmer que le maréchal Ney a bien été cette victime expiatoire voulue par la Restauration pour se venger de la Révolution.
    C'était le drapeau tricolore immolé au drapeau blanc. L'ouvrage réalisé à l'aide de documents des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale de France inclut de nombreuses annexes reproduisant les différentes phases du procès et de la réhabilitation, de même qu'une importante iconographie. Il constitue une somme et une actualisation des différentes manifestations de l'attachement populaire au soldat de légende.
    Pour l'auteur, le maréchal Ney, soldat de la Révolution, héros romantique, demeure pour l'Histoire le "Brave des braves".

    Sur commande
  • Cet ouvrage est la relation - sous forme épistolaire, dérivée d'une correspondance réelle, de 1815 à 1822 - de ce que Antoine-Claire Thibaudeau, ancien homme politique, pouvait voir autour de lui, de ce qu'il pensait des évènements en France et en Autriche, et de ses entretiens, notamment avec des personnalités autrichiennes ou des membres de la famille Bonaparte.

    Sur commande
  • Né d'une famille de marins ancrée au fond du Pays normand depuis les Vikings, Jean Nicolas Topsent va connaître un destin extraordinaire, de l'Indépendance américaine jusqu'à la Restauration. Au-delà des grands événements de cette époque, ce récit humain et vivant nous permet de mieux comprendre ces hommes qui ont fait la Marine de la République.

    Sur commande
  • Cet ouvrage retrace l'émergence au cours du règne de Louis XIV de la spécialité du commerce des meubles et des objets d'art dans le corps des marchands merciers. L'étude de ce dernier, replacé dans son contexte humain, social, économique et politique, permet d'en saisir la richesse et la variété. Les merciers surent inventer des objets inédits et des modes nouvelles pour répondre aux attentes voitre susciter des besoins nouveaux chez leur clientèle.

    Sur commande
  • En 1830, la Grèce obtient son indépendance. L'Empire ottoman aux multiples nationalités est en crise. Les Turcs sont chassés d'Alger. Après les trois Glorieuses, Louis-Philippe Ier hérite de cette conquête qu'il va poursuivre. Le débat colonial est ouvert par la presse et les députés discutent âprement. Pour éteindre le brasier, défendre leurs intérêts, protéger les routes commerciales, garantir la sécurité des chrétiens et soucieuses de maintenir l'équilibre européen, les nations interviennent dans la question de l'Orient. La France se taille alors la part du lion en Afrique du Nord.

    Sur commande
  • L'ambition de cet ouvrage est de construire, à l'échelon d'un département, une histoire quantitative fine qui permette de révéler le fonctionnement des institutions militaires et de suivre le destin des individus qui vont laisser leur vie. Ce type d'analyse est rendu possible par la mise en ligne des fiches nominatives de tous les soldats décédés durant le premier conflit mondial, et qui ont obtenu la mention "Mort pour la France". L'analyse de ces fiches permet également de porter un regard neuf sur les conditions du décès des combattants et sur l'importance du tribut payé par chaque région ou département.

    Sur commande
  • "Cet ouvrage raconte la brillante carrière du général Gazan. Napoléon lui confia le commandement d une division de la Grande Armée après des débuts prometteurs comme général. Il s illustre en 1805 à la bataille de Dürrenstein, à Iéna puis en Pologne. Il prend alors le titre de comte. Après sa campagne en Espagne, il devient commandant en chef de l armée du Midi mais ce poste révèle les limites de ses capacités militaires."

    Sur commande
  • Cet essai rend compte de la question polono-lituanienne dans la politique européenne des empires français et russe. Méconnue en Occident, l'ancienne « République des Deux nations », constituée du grand duché de Lituanie et du royaune de Pologne, joue pourtant un rôle central dans le conflit auquel se livrent les souverains les plus importants de leur époque : Napoléon et Alexandre Ier. Voici une invitation à découvrir un espace européen souvent négligé au sein des chancelleries occidentales. La Lituanie recouvre son indépendance en 1918, puis en 1990 après un demi siècle d'annexion soviétique.

    Sur commande
  • "Né à Marseille et mort à Cayenne, Victor Hugues incarne avec brio toute l'histoire de la Révolution française aux Caraïbes. Il manquait un grand coup de sonde dans les recoins de cet homme sulfureux assoiffé de gloire et d'argent, osant tous les paradoxes, toutes les provocations, toutes les violences, pour servir le Gouvernement français, fût-il républicain, impérial ou royaliste. On découvre son adolescence à Marseille, ses activités de marin aux Antilles, , de contrebandier à Bogota, de négociant au Port-au-Prince... En 1814 il sera nommé commissaire de Louis XIII à la démarcation des limites entre la Guyane française et le Brésil."

    Sur commande
  • Les "financiers" étaient, sous l'Ancien Régime, les comptables des deniers du Roi, chargés des recettes royales (receveurs généraux des finances, fermiers généraux, administrateurs des Postes...), ou à la tête des diverses trésoreries (gardes du Trésor royal, trésoriers de la Guerre, de la Marine, de la Maison du Roi) ; ils étaient aussi des prêteurs et des investisseurs institutionnels. Ces financiers ont joué un rôle essentiel dans la marche des affaires économiques, et s'attirant tantôt les faveurs du Prince, tantôt le courroux du peuple.

  • Brillant lettré, Membre du Parlement, Richard Mulcaster accepta la tâche de maître d'école à Londres. Il chercha à éduquer à la fois le corps et l'esprit. En faisant produire sa troupe de jeunes acteurs-musiciens à la Cour, il eut les faveurs de la reine Élisabeth Ier. Il prôna l'usage de la langue vernaculaire, rêva d'une politique de sélection de futures élites et suggéra d'admettre les filles à l'école. Ainsi cet homme ouvrait ses étudiants à un monde scientifique, poétique.dans un climat de conquête humaniste.

    Sur commande
  • Dans la société d'Ancien Régime, les maréchaux de France avaient pour fonction la conduite des armées du Roi. Au XVIIIe siècle, la plupart des quatre-vingts officiers généraux distingués par le maréchalat le furent à un âge avancé. Cette thèse montre dans une première partie l'évolution d'une dignité accordée à l'origine pour commander à la guerre vers une faveur décernée en période de paix. Les parties suivantes sont consacrées à la place de cette élite dans la société.

    Sur commande
  • Du Moyen Âge à nos jours, des troupes irrégulières (corps francs, partisans, francs-tireurs, résistants, etc.) ont secondé les armées officielles.
    Interceptant vivres, armes et courriers, tendant des embuscades, attaquant les arrière-gardes, leurs actions de guérilla n'ont toujours eu qu'un objectif : inquiéter l'ennemi. On se souvient encore des corps francs du conflit franco-prussien de 1870. Suite aux décrets du 8 janvier 1814 et du 22 avril 1815, pour freiner l'invasion étrangère, Napoléon délivra des brevets de colonel à ceux qui levaient à leurs frais des corps francs, créés dans toute la France mais surtout aux frontières de l'Est, armées de bric et de broc, regroupant d'anciens militaires (dont des retraités et des invalides), des déserteurs, des civils de tous âges.
    /> Leurs effectifs s'étoffèrent avec l'arrivée de douaniers et de gardes forestiers. Indisciplinés par nature, les corps francs devaient affronter la méfiance des administrations et la réticence des populations locales qui craignaient des représailles. Leurs chefs venaient d'horizons fort divers. Des opportunistes voyant là une occasion de gagner du galon, des pillards sans foi ni loi, mais aussi de fervents bonapartistes ainsi que des patriotes voulant à tout prix repousser l'envahisseur.
    Les actions de ces corps francs furent à l'image de leurs chefs. La seconde Restauration chassa sans pitié ceux auxquels on reprochait d'être restés fidèles à l'Empereur. Des têtes tombèrent. Certains de ces combattants s'exilèrent pour échapper aux cours prévôtales et aux assises. D'aucuns, forts de leur expérience, offrirent leurs services aux démocraties naissantes, de la Grèce à l'Amérique du Sud.
    La grande épopée du Premier Empire et ses héros ont éclipsé ces soldats de l'ombre, ces résistants de la dernière heure. Même si leur action est restée limitée, il convient de rendre hommage à ces combattants de valeur, tels que Damas, Frantz, Viriot, Brice, Simon, Wolff, etc., qui eurent le courage de tenter Y impossible ! Exhumer ces délaissés de l'histoire, dresser un panorama de leur recrutement et de leur combat, tel a été l'objectif des auteurs qui, durant des années, ont conduit des recherches rendues difficiles par la rareté des archives ou des récits déformés s'apparentant à des légendes.
    L'aventure éphémère des corps francs appartient de plein droit à la tragédie de la fin de l'Empire.

    Sur commande
  • Sur commande
  • Amable de Baudus, issu d'une lignée de magistrats de Cahors, fonde, au coeur de l'Europe, Le Spectateur du Nord, journal apprécié notamment par Talleyrand, qui l'attache à son ministère. Sous la Restauration, il dirige le bureau de censure, travail ingrat accompli par sens du devoir envers Richelieu. Des documents familiaux, lettres de personnages inconnus ou illustres, et la correspondance d'Amable forment la matière première de ce livre.

    Sur commande
empty