Seuil

  • A fréquenter les contes et les mythes des peuples primitifs, il apparaît que les mille jeux du sexe furent partout célébrés à l'égal des manifestations les plus sacrées du bonheur d'être.
    Notre Occident, aujourd'hui, ne les estime plus inspirés par le diable, mais il n'ose point encore penser qu'ils peuvent, ou ont pu un jour, plaire à Dieu. Pour nos ancêtres simples, il va de soi que la force d'aimer prend sa source dans le Maître de la Création, et qu'il n'est pas de plus joyeux devoirs que de célébrer ces outils qui nous furent donnés pour la servir.
    Les contes qui peuplent ce livre sont tous, évidemment, de tradition orale.
    Quel que soit le pays de leur naissance, ils disent le même étonnement de se voir au soleil après l'ombre insondable, le même émerveillement devant l'amour.
    Il m'a plu de servir ces oeuvres qui ont tant à nous apprendre sur un bonheur à réinventer.

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  • Voici des contes chrétiens du Moyen Âge.

    D'une voix lointaine et toute proche, ils nous parlent le langage de l'amour, nous disent les doutes des puissants, l'espérance des humbles, les joies inattendues des ermites et des saints. Ils témoignent d'une expérience pleinement humaine, généreuse et fervente, celle de la loi fervente, celle de la loi vivante de chaque jour. Enfin, ils nous mènent sur les chemins du salut, là où un sourire peut être un miracle, un geste de compassion guérir les blessures de l'âme, une parole libératrice nous rendre notre véritable visage.

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  • Dire la vie du monde yiddish, c'est nous faire rencontrer un peuple de villageois et de marchands, de chantres et de Maîtres spirituels, d'amuseurs et de musiciens qui, tous, rivalisent de malicieuses répliques et témoignent de la vitalité comme de l'incroyable humour dont est porteuse une tradition orale que la Shoah n'a pas réussi à briser.
    Aussi est-il ici accordé une large place aux histoires des Sages de Khelm, aux récits hassidiques et à Scholem Aleykhem, avant de les restituer dans la lignée féconde de conteurs qui part de l'antique Babylone et, via l'Europe de l'Est, rejoint aujourd'hui Israël et le Nouveau Monde. D'ailleurs, depuis l'époque biblique, l'art de raconter n'est-il pas au coeur même de toute l'histoire juive ?.
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  • " un printemps près du lac winnipeg, une oie des neiges apparut, très haut dans le ciel, isolée.
    Elle descendit en planant, se posa sur le lac et nagea jusqu'au rivage. tout près, alerté par le vent qui apportait à ses narines l'odeur de l'oie, un lynx se tapit, bien silencieusement. l'oie tendit le cou un instant, aux aguets. mais avant même qu'elle eût pu s'envoler, le lynx l'avait attrapée et la broyait entre ses dents. il en dégusta jusqu'aux os et aux plumes. soudain, alors qu'il allait briser un os pour en sucer la moelle, un homme poussa un cri, et en un instant le lynx se retrouva en haut d'un arbre.

    /> " parmi les débris de l'oie, l'homme trouva un os dont on dit qu'il protège le coeur - un os à voeux. il le contempla avec curiosité. or, il découvrit bientôt que cet os était un instrument de métamorphoses qui lui permettait de " jouer des tours ". grâce à lui il pouvait faire apparaître des choses, simplement en en faisant le voeu, et pouvait aussi changer sa propre apparence, ou encore créer toutes sortes de situations.
    " voilà l'histoire de la découverte de l'os à voeux, telle que jacob nibénegenesabe, achimoo (conteur) fameux parmi les indiens crees des marais, l'a rapportée au poète américain howard a. norman qui a vécu parmi les crees pendant de nombreuses années.

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  • Lorsqu'une femme se dévêt et, libre, se baigne aux fontaines ou dans les flots marins, il y a toujours un homme caché pour la surprendre...
    Cette étrange scène, qui met aux prises le regard masculin et la beauté dévoilée, le désir et l'interdit, la grâce et la cruauté, se trouve présente dans les mythes et les contes du monde entier : histoires graves ou féeriques, récits initiatiques où le voyeur reçoit châtiment et illumination.

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  • (...) les somnambules affairés que nous sommes se croient éveillés alors même qu'ils dorment encore. C'est au chercheur de vérité qu'il revient donc de bousculer nos habitudes, de nous appeler à faire l'expérience d'un autre art d'être et de vivre. Librement attentif, celui-là peut sans ostentation trouver l'acte juste, la réplique opportune où la sagesse s'incarne par surprise. Pour cela, il va accepter de se faire ironique ou facétieux, déjouer nos ruses, désarmer les faux doctes, et ne pas hésiter à en passer par la voie du conte, de l'apologue et de la parabole. Car ce qui s'enseigne en vivant l'instant ne relève pas d'un système de pensée mais se transmet directement, de coeur à coeur. Et c'est ainsi que : rira bien qui rira le premier.

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