Seuil

  • Ce récit, écrit en 1933 à la fin de la vie de lou andreas-salomé, n'a jamais été publié dans son intégralité.
    Il est construit à partir d'un premier volet, " frères et soeurs ", publié en revue deux ans plus tôt, qu'elle réécrit et fait suivre de deux nouvelles parties inédites, " un journal de pentecôte " et " retour au foyer ". il s'agit d'un texte important qui éclaire la " vie intime " de l'auteur. plus libre dans la fiction que dans ses mémoires, elle trahit beaucoup d'elle-même et de son comportement amoureux.
    La première partie est un récit dont l'intrigue se déroule sur quelques mois ; les seconde et troisième parties sont le journal de jutta, écrit plusieurs années après les faits. la narratrice se dédouble : jutta âgée réagissant aux interrogations et aux sentiments de jutta adolescente. le récit est dominé par un thème récurrent chez lou andreas-salomé. : celui de l'origine, de la constitution du sujet dans son identité sexuelle.
    Le lecteur curieux peut en outre y trouver des éclaircissements pertinents sur la relation entre la pratique psychanalytique - que l'auteur exerce alors depuis vingt ans - et la littérature.

  • Francis Hofstein met en avant le manque pour aborder la dépendance, pour éclairer les problèmes liés à la toxicomanie et pour interroger son rôle et sa place dans l'espace familial, le champ social.
    Il interroge aussi la psychanalyse, où le transfert dans la cure comme dans les associations de psychanalystes induit une forme de dépendance. Etayant son propos avec des éléments théoriques puisés pour l'essentiel chez Freud et Lacan, mais aussi chez Claude Lefort ou Lévinas, Hofstein situe sa réflexion clinique à l'articulation entre recherche éthique et critique politique. Il dénonce ainsi une société enfermée dans une culture de la satisfaction, dont le discours dominant entretient " l'illusion coupable que le manque peut être éradiqué ".
    Sur un ton incisif, et suivant une démarche qui ne dissimule rien d'un questionnement sans hypocrisie sur notre civilisation, Le Poison de la dépendance affirme le contraire, en exposant les causes de la toxicomanie, le rôle des parents et de l'éducation, les issues possibles de la dépendance, les dysfonctionnements d'un monde en production continue de toutes sortes de " poisons ".

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  • Peut-on parler à son ordinateur comme on parlait à son " cher cahier " ?
    Philippe Lejeune poursuit son étude des écritures ordinaires.
    En 1998, il lance une nouvelle enquête sur la pratique du journal personnel sur ordinateur: est-il commode, est-il intime de raconter sa vie au jour le jour sur écran ? Quels avantages nouveaux compensent la perte de la trace personnelle de l'écriture ?
    En 1999-2000, il tient lui-même (sur ordinateur) un journal pour suivre sur son écran les journaux personnels " en ligne " sur Internet.
    Il nous fait partager ses étonnements, ses réflexions, ses coups de coeur. Il découvre comment la diffusion anonyme peut créer une sorte d'intimité conviviale. À la différence du cahier, en effet, l'écran vous répond...
    Lettres reçues en réponse à l'enquête, extraits des journaux " en ligne " sur Internet accompagnent cette méditation sur le moi et les nouveaux médias.

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  • Pour l'autobiographie propose une sorte de " défense et illustration " des écritures autobiographiques en regroupant ces chroniques, publiées pour la plupart dans La Faute à Rousseau, revue de l'Association pour l'autobiographie (APA).
    Ecrire sa vie ou tenir un journal permet de se construire en se racontant, de transmettre sa mémoire et ses valeurs, de trouver vers autrui des chemins que l'art n'a pas toujours prévus. L'autobiographie peut être générosité, recherche, invention. Nos papiers intimes concernent aussi les autres : nous y parlons fatalement d'eux. De l'atteinte à la vie privée à la diffamation, du secret professionnel à la liberté d'écrire en prison, j'explorerai donc les situations où la loi règle l'expression de l'intime.
    Le pacte autobiographique est un véritable engagement , avec ses devoirs et ses droits. C'est aussi un plaisir, et une passionnante aventure, à la recherche de soi et d'autrui. Certaines chroniques sont consacrées à des textes intimes d'inconnus ou d'écrivains, de Stendhal à Perec ; comme chacun peut le faire, en guise de témoignage, je donne à voir la relecture de mes propres journaux dans mon atelier d'écriture.
    Ce texte convie le lecteur à réfléchir à ce que pourrait être aujourd'hui une culture de l'autobiographie.

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