Seuil

  • « Nous savions. Le monde en avait entendu parler. Mais jusqu'à présent aucun d'entre nous n'avait vu. C'est comme si nous avions enfin pénétré à l'intérieur même des replis de ce coeur maléfique. » Buchenwald, Dachau, Bergen-Belsen. La découverte des camps de concentration nazis par les Alliés en avril et mai 1945 se fit au hasard de la progression des troupes. Libérer les déportés n'était pas un but de guerre et rien ou presque n'avait été prévu pour eux. Dans chaque camp où ils pénètrent, les soldats alliés découvrent les corps décharnés des survivants, les pyramides de cadavres laissés par les nazis.
    Correspondants de guerre, deux hommes sont parmi les premiers à entrer dans cet enfer. Le premier s'appelle Meyer Levin. Il est américain, écrivain et journaliste. Le second est un Français : Éric Schwab est photographe de l'AFP. Tous deux circulent à bord d'une jeep aux côtés de l'armée américaine. Tous deux sont juifs. Tous deux sont animés par une quête obsédante : le premier recherche ce qui reste du monde juif, le second recherche sa mère déportée.

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  • Jean-Noël Jeanneney livre un récit captivant de l'attentat qui faillit coûter la vie à de Gaulle quelques semaines après la fin de la guerre d'Algérie.

    Le 22 août 1962, emmené par le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, un commando de fanatiques opposés à l'indépendance de l'Algérie tenta d'assassiner le chef de l'État, en ouvrant le feu sur la DS présidentielle, au Petit-Clamart, à proximité de l'aéroport de Villacoublay. Quelques mois plus tard, au terme d'un procès au cours duquel il put exposer à loisir ses raisons et sa haine du « tyran », Bastien-Thiry fut fusillé.

    Jean-Noël Jeanneney a plongé dans les archives de la police, de la justice et de la présidence de la République, et dans les mémoires des principaux acteurs, pour reconstituer avec une netteté passionnante l'attentat, le complot qui le précède et ses suites. Il dévoile un paysage haut en couleurs, où se croisent les activistes de l'OAS, des catholiques traditionalistes lecteurs de Thomas d'Aquin et des réfugiés hongrois à la frontière du banditisme qui se considèrent comme les pieds-noirs de l'Europe.

    Chemin faisant, il jette une lumière neuve sur la personnalité de Charles de Gaulle, il éclaire les relations entre la puissance du hasard et les forces profondes qui sont au travail, et il fait entendre des échos inattendus entre cette époque et la nôtre : devant les fanatismes meurtriers, jusqu'où une démocratie menacée peut-elle accepter des atteintes aux libertés publiques fondamentales, au risque d'y perdre son âme ?

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  • Dans les derniers siècles de l'empire romain d'Occident, Rome fut à plusieurs reprises saccagée par les barbares. Le plus célèbre de ces sacs reste celui de 410 par les Goths d'Alaric mais il y en eut d'autres : par des Vandales venus de Carthage, par les barbares du général Ricimer et du chef ostrogoth Totila qui faillit bien raser la Ville.
    Fondé sur une relecture serrée des sources et sur les dernières trouvailles de l'archéologie, ce livre retrace cette succession d'assauts et les moyens mis en ouvre par les Romains pour y faire face et en réparer les blessures. Il brosse un vivant tableau des dernières décennies de la Rome impériale, des batailles, trahisons et retournements d'alliance, tandis que grandit l'influence de l'Église chrétienne et qu'à l'arrière-plan s'effondrent les provinces de l'Empire partagées entre les royaumes barbares.
    De ces assauts, la Ville conserva longtemps la mémoire traumatique, qui se réveilla encore quand les armées impériales de Charles Quint l'assiégèrent une nouvelle fois en 1527.
    Se démarquant à la fois du cliché de la « décadence » romaine et des lectures qui gomment la violence des événements, Umberto Roberto signe là un ouvrage captivant.
    Un prologue consacré au sac de Brennus en 386 av. J.-C., avec le célèbre épisode des Oies du Capitole, et un dernier chapitre, qui retrace le sac de 1527, encadrent le récit principal.

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  • La fresque dite "du Bon gouvernement", peinte en 1338 par Ambrogio Lorenzetti pour décorer la salle de la Paix du Palais communal de Sienne, est l'une des plus célèbres oeuvres peintes de la fin du Moyen Âge en Italie. Elle fascine aujourd'hui par le foisonnement de ses détails et la force de ses allégories. Sur le mur nord siègent les figures allégoriques du "Bon gouvernement" qui a donné son nom à l'oeuvre. A l'ouest, une longue paroi de quatorze mètres déploie sa réplique funeste, la cour des vices, et une cité en proie aux flammes de la haine sociale. A l'est, au contraire, s'étale une peinture majestueuse de la ville en paix et de ses campagnes. Richement illustré, le livre offre pour la première fois au public français une vision globale de cette oeuvre peinte, qu'il explore également dans ses détails. De ce fait, il propose une réflexion sur la force politique des images. En rendant l'oeuvre au climat d'urgence qui l'a suscitée et qui lui donne sens, Patrick Boucheron lui restitue sa fraîcheur et sa puissance, son sens politique et son actualité. Dans les années 1330, la commune de Sienne est menacée par la seigneurie c'est-à-dire par cette forme de gouvernement personnel qui subvertit les principes républicains de la cité. Comment résister à la tyrannie, éteindre le brasier de la guerre et réapprendre l'art de bien vivre ensemble ? Pour survivre dans son intégrité politique, la commune doit persuader de sa légitimité et de ses bienfaits. La fresque de Lorenzetti est le récit fiévreux d'un combat politique qui n'est jamais gagné.

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  • - S'il n'a jamais été autant question d'" histoire-monde ", c'est souvent la même histoire du monde qui s'écrit : celle de l'Europe et de son expansion en Afrique, en Asie et aux Amériques. Comme si les sociétés extra-européennes se trouvaient toujours réduites à leur rapport à l'Europe. Pour Romain Bertrand, il n'est d'autre remède à cet européocentrisme obstiné qu'une histoire à parts égales, tramée avec des sources qui ne soient pas seulement celles des Européens. C'est ce qu'il propose dans ce texte, en offrant le récit détaillé des premiers contacts entre Hollandais et Javanais au tournant du XVIIe siècle. Il montre que l'Europe ne détenait alors aucun avantage sur les sociétés du monde insulindien, que ce soit en matière de compétences nautiques et cartographiques, de grand négoce ou de technologies militaires. Lorsque les vaisseaux de la Première Navigation de Cornelis de Houtman jettent l'ancre dans la rade de Banten, à Java, en juin 1596, ce n'est pas à un monde " primitif " qu'ils ont affaire. Le lecteur découvre au contraire une société complexe et cosmopolite, insérée depuis des décennies dans des réseaux de commerce à grande distance, maillée de lieux de débats politique et religieux intenses et sophistiqués, qui font étrangement écho à ceux qui ont alors cours en Europe. Magnifiquement écrit, ce livre ambitieux propose une lecture radicalement nouvelle, symétrique, des rapports entre l'Occident et l'Orient et de leur point de rencontre.

    - Romain Bertrand, directeur de recherche au Centre d'études et de recherches internationales (CERI), est notamment l'auteur de État colonial, noblesse et nationalisme à Java : la Tradition parfaite (2005), Mémoires d'empire. La controverse autour du " fait colonial " (2006).

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  • Né il y a une génération, au coeur de la guerre du Liban, le Hezbollah, ou « Parti de Dieu », occupe fréquemment la une de l'actualité. Ce mouvement qui a fait de la destruction de l'état d'Israà«l l'un de ses objectifs, et qui est qualifié de « terroriste » par l'administration américaine est aujourd'hui un acteur de la donne géopolitique au Proche- Orient.Le présent livre n'est en rien un document d'actualité : il s'agit d'un livre d'histoire, centré sur la doctrine du Hezbollah, qui resitue l'émergence de ce « parti » dans le contexte libanais. Le coeur du livre est constitué par la première traduction française de la charte de 1985, considérée comme le texte fondateur du Hezbollah. Un lexique, un glossaire et des cartes complètent cet ensemble sans équivalent. Dominique Avon est professeur d'histoire contemporaine à  l'université du Maine. Il est notamment l'auteur de : Les Frères prêcheurs en Orient. Les dominicains du Caire, 1910-1960, Cerf, 2005.Trissa Khatchadourian, spécialiste du chiisme, enseigne à  l'université de Montpellier III.

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  • Longtemps les historiens ont dénié à la cuisine et à la gastronomie leur identité propre.
    La cuisine italienne n'était que le reflet d'une histoire particulière, sans réelle cohérence, à l'image des nombreuses régions qui composaient le pays. Aujourd'hui encore, doit-on parler d'une cuisine italienne ou de traditions plurielles ? Bousculant certains lieux communs tout autant que les méthodes d'approche les plus courantes de l'histoire de la cuisine, Massimo Montanari et Alberto Capatti répondent sans hésitation : " oui ".
    En renversant cette vision réductrice des choses, ils prouvent que la cuisine italienne est une réalité et que les Italiens ont existé bien avant l'Italie. Lieu de l'échange et de la contamination bien plus que de l'origine, la cuisine n'est pas une identité fermée. Un produit local ne trouve souvent sa vraie traduction culinaire qu'ailleurs. Cuisines napolitaine, florentine, génoise, romaine... on n'en finit plus de décliner les richesses d'une gastronomie aux mille variations recueillant et réinventant l'héritage romain, sensible aux influences arabes et, par leur truchement, à celles de l'Orient.
    Trésors largement répandus au point de faire croire que le mangiare all'italiana triomphe aujourd'hui mondialement sous les pâles espèces de la restauration rapide. " Qu'est-ce que la gloire de Dante à côté des spaghettis ? " demandait un auteur italien dans les années 50. Ce livre lui répond que " manger des pâtes, c'est mâcher quelque chose de l'oeuvre du poète ".

  • Véritable illustration d'une théorie de l'histoire et des devoirs d'objectivité de l'historien, ce Livre Premier raconte, en les commentant, les trois premiers voyages aux Indes de Christophe Colomb, ainsi que quelques autres expéditions de découverte et de conquête.
    Si la personne du Découvreur est magnifiée, elle n'en est pas moins l'objet de critiques raisonnées sur sa responsabilité dans la future destruction des Indes : on a là, d'emblée, ce qui caractérise l'ensemble de l'oeuvre d'un acteur et d'un témoin qui est à la fois, et sans faille, un chrétien et un humaniste, et qui mènera jusqu'à sa mort un combat pour la justice et la défense des Indiens. Et l'on ne sait ce qu'il faut le plus admirer, de la rigueur de l'historien ou de l'acuité du visionnaire.

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  • A l'heure du Cinquantième Anniversaire des Indépendances, il nous a semblé tout à fait légitime de mettre à l'honneur les Tirailleurs dont l'histoire est si peu connue en France.
    Cet ouvrage didactique retrace l'histoire et les faits d'armes des Tirailleurs tout au long du XXème siècle jusqu'aux commémorations actuelles.
    L'apport de cette troupe fut essentiel lors des deux conflits mondiaux et nombres d'anciens Tirailleurs ont joué un rôle important dans ces états nouvellement indépendants.
    Le Conseil Constitutionnel a demandé à l'état français de mettre fin au gel des pensions des anciens combattants africains.
    Le 14 juillet 2010, seront honorés sur les Champs Elysées, les troupes africaines et les derniers Tirailleurs survivants.
    Les auteurs :
    Sandrine Lemaire est professeur agrégée d'histoire et a écrit de nombreux livres sur l'histoire coloniale (Zoo humain, Culture coloniale).
    Eric Deroo est cinéaste et écrivain chercheur associé au CNRS (L'Illusion Coloniale, La Force Noire, Carnets de déroute aux éditions Tallandier).

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  • Cette reconstitution historique inspirée nous introduit, sur les pas de Titien, Michel-Ange et Vasari, dans les coulisses de la cour des papes, un monde de pouvoir, d'intrigues et de débauche sur lequel règne la puissante famille Farnèse. Le récit s'ouvre au moment où Titien arrive à Rome pour immortaliser la gloire du vieil Alexandre Farnèse, l'énigmatique pape Paul III, et ses projets dynastiques, en la personne de ses petits-fils Alexandre et Octave. Michel-Ange est déjà en train de peindre les fresques monumentales de la chapelle Pauline, toutes deux destinées à célébrer un pape qui veut égaler les plus grands. Vasari va bientôt réaliser pour la salle des Cent Jours de la Chancellerie les décors du mariage de la belle Victoire, petite-fille de Paul III. Quelle partie se joue cette fin de l'été 1545 ? Quelques semaines plus tôt, le pape a convoqué un concile à Trente pour répondre aux attaques de la Réforme. Un an plus tard, quand Titien repart, la ville n'est plus la même. La fête est finie. La Contre-Réforme a eu raison de l'extraordinaire élan de créativité né du mécénat des princes et du génie des artistes, comme de la liberté de moeurs des hommes d'Eglise. En courts chapitres qui sont autant de croquis sur le vif, saisis dans l'intimité des protagonistes, Antonio Forcellino fait revivre brillamment ce moment de bascule. Il déroule la toile de fond de l'affrontement religieux qui déchire l'Europe entre catholiques et Réformés et celle des grandes manoeuvres diplomatiques avec l'empereur Charles Quint. En historien de l'art, il redonne vie et sens aux oeuvres qui sont nées de cette année sans pareille. Un vibrant et mélancolique éloge de la Renaissance.

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  • Présentation de l'éditeur L'Histoire des Indes est la seule parmi toutes les chroniques de la conquête de l'Amérique qui propose un authentique travail d'historien, et une réflexion à la fois chrétienne et humaniste pour rétablir la vérité des faits et dénoncer les exactions qui aboutiront à l'extermination des Indiens. La réflexion de Las Casas qui s'appuie sur une expérience personnelle et directe, sur des témoignages et des sources toujours vérifiés fonde pleinement ce que l'on appelle aujourd'hui les droits de l'homme. Du vaste projet conçu par Las Casas - 6 volumes couvrant la période qui va de 1492 à 1550 - n'auront finalement été écrits que les 3 livres consacrés aux trois premières décennies. Mais l'extraordinaire qualité de cette Histoire des Indes, vivante, séduisante, convaincante fait de sa publication en France un événement d'une importance capitale.

    Quatrième de couverture Avec ce livre troisième, le dernier, celui qui portera bientôt le beau titre de Défenseur des Indiens entre véritablement en scène. Si ce volume constitue, comme les deux premiers, la chronique de la conquête et des débuts de la colonisation, il est aussi, et peut-être surtout, le récit d'une révélation et de la « conversion d'un homme venu aux Indes en conquérant, bénéficiaire d'une encomienda, et que les exactions dont il est témoin et les ravages causés aux Indes et aux Indiens transforme en champion passionné du droit des gens contre tous ceux qui, à la cour comme sur le terrain, justifient tous leurs méfaits par le droit de conquête : c'est bien là l'enjeu d'une lutte sans faille et la préoccupation incessante, jusqu'à son dernier souffle, de quelqu'un qui a voué sa vie à la défense des opprimés, et qui peut être considéré comme l'un des pères fondateurs des droits de l'homme.

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  • L'Histoire des Indes est la seule parmi toutes les chroniques de la conquête de l'Amérique qui propose un authentique travail d'historien, et une réflexion à la fois chrétienne et humaniste pour rétablir la vérité des faits et dénoncer les exactions qui aboutiront à l'extermination des Indiens. La réflexion de Las Casas qui s'appuie sur une expérience personnelle et directe, sur des témoignages et des sources toujours vérifiés fonde pleinement ce que l'on appelle aujourd'hui les droits de l'homme. Du vaste projet conçu par Las Casas - 6 volumes couvrant la période qui va de 1492 à 1550 - n'auront finalement été écrits que les 3 livres consacrés aux trois premières décennies. Mais l'extraordinaire qualité de cette Histoire des Indes, vivante, séduisante, convaincante fait de sa publication en France un événement d'une importance capitale.

    Quatrième de couverture Ce Livre Deuxième, en même temps que la chronique des expéditions de la première décennie du XVIe siècle aux Indes, et des débuts de l'administration espagnole dans les îles, présente une constante réflexion sur les problèmes philosophiques, religieux, et tout simplement humains, engendrés par la conquête de ce monde nouvellement découvert. Y est dénoncé, en particulier, le système de répartition des Indiens entre les conquérants, qui est, comme on le sait, l'une des causes principales de la rapide extermination des hommes qui peuplaient les îles avant l'arrivée des Espagnols.

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  • - Un homme solitaire que le destin aurait lié de façon indéfectible à une nation, l'Allemagne : la propagande nazie ne laissait aucune place pour une liaison féminine dans la vie de Hitler. Une femme l'a pourtant accompagné pendant près de quinze ans, des grands meetings aux heures les plus sombres, dans le Berlin assiégé par les Soviétiques. Qui était cette femme que le Führer ne consentit à épouser que quelques heures avant leur suicide commun ? À mille lieues des autres compagnes des dignitaires nazis, Eva Braun, discrète par nécessité, a longtemps été considérée par les historiens comme une personne insignifiante, une jeune ingénue aveuglée par son amour. La première véritable biographie consacrée à Eva Braun écorne cette image trop lisse. Heike Görtemaker, en s'appuyant sur de nombreux documents inédits (lettres, extraits de journaux, films, photographies, etc.), brosse le portrait d'une femme engagée politiquement, sortie d'une paisible existence petite-bourgeoise pour être hissée dans les cercles les plus restreints du pouvoir. À travers le récit de la vie d'Eva Braun, c'est la vie privée, intime de Hitler et de son entourage qui nous est ainsi dévoilée pour la première fois.

    - Heike B. Görtemaker a étudié l'histoire, l'économie politique et la germanistique à Berlin et à Bloomington. Elle est notamment l'auteur d'un ouvrage sur la célèbre journaliste allemande Margret Boveri (Beck, 2005).

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  • Rome, juillet 1859 : du fond d'un monastère, une religieuse appelle au secours, car on cherche à l'empoisonner. Ce n'est pas n'importe qui : Katharina von Hohenzollern descend de la famille impériale allemande. Sa plainte auprès de l'Inquisition romaine déclenche un procès qui va mettre au jour des vices et même des crimes inouïs. En effet, depuis des années on vénère comme saintes au monastère de Sant'Ambrogio des religieuses pourtant condamnées autrefois pour « sainteté prétendue ». Visions, exorcismes, bénédictions par le « baiser de la langue », initiations lesbiennes sont pratiques communes, et les « messages venus du Ciel » monnaie courante. Celles qui doutent sont éliminées, et de la pire façon : l'empoisonnement.

    Au coeur du système pervers, une jeune et belle religieuse dont la séduction et l'ambition dévorante emportent tout sur leur passage, y compris les confesseurs jésuites du monastère. À l'arrière-plan, mais directement concernés, des théologiens, des cardinaux de la Curie romaine et le pape Pie IX lui-même, engagés à la fois dans un combat politique pour conserver les États pontificaux et dans une lutte interne pour assurer le pouvoir absolu ? « infaillible » ? du pape dans l'Église.

    Un « polar » exceptionnel et pourtant vrai, dont les « pièces à conviction » ont été retrouvées par hasard dans les archives de l'Inquisition romaine, qu'elles n'auraient jamais dû quitter.

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  • Qu'est-ce qu'un prophète ? Un terrifiant oiseau de mauvais augure ? Une voix qui crie la bonne nouvelle dans le désert ? Derrière ce lien privilégié entretenu avec l'avenir, la définition du prophétisme est d'autant plus floue qu'elle varie selon les époques et les cultures, et même selon les religions. Dans une vaste synthèse diachronique et transcontinentale, André Vauchez et son équipe ont choisi de se concentrer sur la figure du prophète de tradition chrétienne, homme de l'attente avant toute chose, personnalité plus charismatique que réellement sage ou sainte. Au long de cet ouvrage magistral, ils traquent cette figure dans l'histoire, de l'Europe au Moyen-Orient, de l'Afrique aux Amériques. À l'appui de sources bibliques et religieuses, mais aussi d'analyses plus contemporaines, telle celle de Max Weber, ils dressent le portrait d'une figure investie d'une autorité divine, capable de soulever les foules en professant une parole inspirée et apocalyptique, qui " lève le voile de l'avenir ".Loin de céder à la tentation du catastrophisme, si prégnante dans nos sociétés contemporaines, le prophète s'avère au contraire être un homme de l'espérance, dont la présence et le charisme traversent les époques et les océans. Voilà qui rend ce livre indispensable, à l'heure où semblent l'emporter la peur à l'échelle planétaire ou la tentation d'un repli identitaire !

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  • 27 leçons d'histoire

    Collectif

    27 des plus grands historiens internationaux reviennent sur les fondements de l'Europe et sur son destin.
    Une magistrale leçon d'histoire. A l'occasion de la présidence française de l'Europe, les Rendez-vous de l'histoire ont demandé aux historiens européens de donner leur vision de l'Europe, de son histoire et de son avenir. Ces vingt-sept regards croisés illustrent toute la diversité et la richesse de l'Europe et proposent une réflexion novatrice sur sa construction.

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  • On ne peut pas parler des événements de la même manière selon qu'on les a observés ou qu'on les a vécus.
    Or Gilles Martinet possède cette double expérience. Il les a observés en tant que journaliste (rédacteur en chef de l'agence France Presse, rédacteur en chef puis directeur de L'Observateur, membre du conseil d'administration du Nouvel Observateur), essayiste et auteur de centaines d'articles. Il les a vécus comme secrétaire des Etudiants communistes de Paris avant sa rupture avec le PCF, résistant (réseau l'Insurgé), membre de l'Union progressiste, secrétaire général de l'Union de la gauche socialiste, cofondateur et dirigeant du PSU, secrétaire national du parti socialiste chargé du programme et des études, député européen, puis ambassadeur de France.
    Cette double expérience lui a donné une vision particulière de la politique. L'étude comparée des présidents de la Ve République qu'il propose ici permet de mieux comprendre les mécanismes de la lutte pour le pouvoir, mais aussi comment s'est opérée l'évolution de la société française et comment se sont faites les adaptations successives qui nous ont conduits à la situation d'aujourd'hui.

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  • "L'Histoire des Indes" est la seule parmi toutes les conquêtes de l'Amérique qui propose un authentique travail d'historien, et une réflexion à la fois chrétienne et humaniste pour rétablir la vérité des faits et dénoncer les exactions qui aboutiront à l'extermination des Indiens. Une réflexion de Las Casas qui s'appuie sur une expérience personnelle et directe, sur des témoignages et des sources toujours vérifiés. Du vaste projet conçu par Las Casas - six volumes couvrant la période 1492 à 1550 - n'auront finalement été écrits que trois volumes consacrés aux trois premières décennies.

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