Seuil

  • Du même auteur, le Seuil a publié en 2005 : Des yeux pour guérir : la thérapie pour surmonter l'angoisse, le stress et les traumatismes, qui s'est vendu à 8 400 exemplaires. Ce texte présente l'origine de la découverte de l'EMDR, donne des interprétations scientifiques possibles de cette thérapie dont l'efficacité reste en partie énigmatique, et de nombreux cas exemplaires, essentiellement liés à des traumatismes puissants et violents : guerre, viol, phobies et crises d'angoisse, terreurs nocturnes, addictions.
    Avec ce nouveau titre, F. Shapiro étend l'EMDR à des souffrances moins bouleversantes et moins intenses, plus courantes, mais tout aussi persistantes et répétitives : déprime, peurs et phobies légères, anxiété, complexe d'échec, etc. La perspective de ce livre est la restauration de l'estime de soi. Le principe d'explication de ces conduites douloureuses est le même que celui des « grands traumas » : des souvenirs pénibles, qui ne remontent pas nécessairement à la petite enfance mais peuvent appartenir à un passé récent, n'ont pas été correctement traités par la mémoire et semblent définitivement associés à un ensemble de manifestations émotionnelles, corporelles, psychiques négatives qui se répètent désormais automatiquement.
    Le livre se situe explicitement dans le registre du self-help, et en a toutes les caractéristiques : outre son accessibilité et son didactisme, il propose des outils très précis et concrets au lecteur.
    Illustré de très nombreux exemples, ce livre ne peut remplacer une thérapie EMDR mais vient en soutien ou en préparation, et peut suffire dans certains cas puisque les nombreux exercices proposés permettent de mettre et tenir à distance les réponses automatiques, d'apaiser voire de supprimer les sur-réactions émotives. Il constitue un autre volet, utile, de synthèse et de vulgarisation de l'EMDR.

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  • Peut-on découvrir une logique derrière des comportements insensés ? Tenant compte des découvertes récentes du modèle systémique et stratégique de Palo Alto, les auteurs montrent que celle-ci se fonde sur trois mécanismes d'adaptation élémentaires : l'évitement, le contrôle et la croyance.

    En effet, lorsque ces moyens nécessaires pour faire face aux changements continuels de notre environnement se rigidifient, ils génèrent de la souffrance psychique : un évitement trop systématique peut entraîner des conséquences plus pénibles que la situation redoutée (isolement, renoncement, etc.) ; la tentative de contrôle de certains phénomènes (émotions, jugement des autres, etc.) peut conduire à leur exacerbation ; et une croyance anxiogène (« on me veut du mal ») peut engendrer des prophéties autoréalisatrices aux effets dévastateurs.

    La mise en évidence de ces logiques est d'autant plus innovante qu'elle pose les bases d'un mode de diagnostic original, qui oriente le thérapeute vers des procédures efficaces pour modifier l'équilibre dysfonctionnel identifié. L'intérêt de cet ouvrage est en outre de proposer une nouvelle classification, basée sur les interactions entre l'individu et son milieu, et non plus médicale et basée sur les symptômes, comme le DSM.

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  • Un nouveau paradigme s'installe dans le champ de la psychiatrie : la santé mentale, caractérisé par la réduction du soin psychique à un certain nombre d'actes médicaux et largement fondé sur les neurosciences. Son but est la bonne santé mentale de tous les sujets, et paradoxalement plus guère celle des fous, si longue, et donc si coûteuse à obtenir, outre qu'elle résiste encore aux explications strictement neurologiques. Les enjeux de ce changement sont considérables, car, nous dit Patrick Coupechoux, il signifie l'abandon de la dimension humaine de la folie. La santé mentale écarte en effet d'un revers de main les acquis et convictions de la psychiatrie française depuis cinquante ans, une psychiatrie qui s'est battue pour que le fou ne soit pas traité comme un malade mais comme un sujet à part entière, et que le soin soit une relation. Pour apprécier pleinement ce virage, cette passionnante étude en forme d'éloge explore les sources théoriques et cliniques, politiques et poétiques de cette psychiatrie du sujet ou « désaliéniste ». Elle en dégage aussi les moments fondamentaux : la naissance de la pensée désaliéniste, l'apport du surréalisme, la psychiatrie de secteur et la psychothérapie institutionnelle, les débats sur les causes de la folie (organiques, psychologiques ou sociales. Un parcours passionnant et complet.

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  • "Où es-tu quand je te parle ?" Telle est la question que le patient a souvent posée aux personnes de son entourage, mais aussi celle qu'il pose au thérapeute. Ce dernier est inclus dans la situation, dans le système, et pourtant doit avoir une intervention "objective". Comment dépasser cette contradiction ? Mony Elkaïm définit et décrit ce paradoxe, dans de multiples cas différents. Cette ligne conductrice lui permet de faire état de son travail et de son avancée théorique depuis Si tu m'aimes ne m'aime pas (1989).

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  • Comme méthode thérapeutique, le bouddhisme a un ennemi : la souffrance ; comme doctrine, une ambition : la production d'un savoir sur l'être humain.
    Un dialogue avec la psychanalyse est donc possible. mais sur plusieurs points, notamment la question du bonheur, ce dialogue vire à la confrontation. de formation psychanalytique, l'auteur a vécu la rencontre avec le bouddhisme comme un évènement, la source d'une profonde remise en question.

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