Rocher

  • Ce volume propose, pour la première fois, une édition critique de Colline, ainsi qu'une édition diplomatique du manuscrit autographe de l'oeuvre que la bibliothèque nationale de France a récemment acquis. Une approche génétique et poétique permet de renouveler la connaissance de ce roman qui est à l'origine de la carrière littéraire de Jean Giono.

  • «Il y a un âge où on ne rencontre plus la vie mais le temps. On cesse de voir la vie vivre. On voit le temps qui est en train de dévorer la vie toute crue. Alors le coeur se serre. On se tient à des morceaux de bois pour voir encore un peu le spectacle qui saigne d'un bout à l'autre du monde et pour ne pas y tomber.»

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  • Aux environs de paris, le collège de valvert, surnommé le château en raison de son parc, de ses pavillons et de ses bois, a pour pensionnaires de " braves garçons " plus ou moins abandonnés par leurs familles -des gens riches ou ruinés, instables, cosmopolites, suspects.
    Ils y poursuivent leurs études en nouant des amitiés, soit entre eux, soit avec leurs professeurs tout aussi pittoresques. puis la vie les disperse.
    Vingt ans passent. grâce à sa mémoire en pointe sèche et à sa curiosité, le narrateur -qui est peut-être modiano lui-même- recompose l'atmosphère ancienne tout en menant une sorte d'enquête sur ce que le temps a pu faire de ses anciens camarades.
    Ces souvenirs rejoignent sans cesse le présent, au fil d'une réalité faite de rêve et de nostalgie.

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  • Kate, une Irlandaise désabusée, veuve de son grand amour, se rend au Mexique avec des amis américains. Elle ne peut tout d'abord pas supporter le pays, mais sa rencontre avec Don Ramon Carrasco et surtout avec Cipriano Viedma la conduira à abandonner Mexico et le microcosme occidental pour les rives d'un lac hors du temps, d'où a resurgi Quetzalcoatl, le dieu-serpent, régénéré par sa longue absence... C'est le début d'un voyage intérieur qui l'amènera à découvrir une nouvelle manière de vivre.

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  • Essai discursif, à l'opposé de tout système, composé de méditations écrites en toute tranquillité, destinées a remuer plutôt qu'à rassurer, oui, à faire bouger les idées reçues, les choses acquises ou apprises.
    C'est un traité des émotions appliquées. " les principes, les systèmes sont des armes pour lutter contre la vie. " " la beauté de la vie, l'énergie de la vie ne sont pas de l'esprit, mais de la matière. " douloureusement, cliniquement, l'auteur parle de lui : de sa chambre, de la femme, du corps de la femme, de l'amour, d'une mouche, d'une araignée, de l'écriture, de la mort, de son idée de l'absolu.

    " il y a un indicible bonheur à savoir tout ce qui en l'homme est exact. " le clézio nous livre frénétiquement le secret d'une découverte mais, bien entendu, le secret demeure entier.

  • «Elle n'est jamais la même. Je l'ai vue transparente, son toit vert suspendu dans le givre ; je l'ai vue luisante et noire et nue comme le dos d'un dauphin bondissant ; je l'ai vue poreuse, ravagée, grise de bruine, comme une série de cavernes grignotées par la mer ; je l'ai vue telle une pieuvre lumineuse, les bras prédateurs, avide et blanche de soleil ; je l'ai vue droite et pure comme une falaise à pic. Peut-être est-ce à cause de ces incessantes métamorphoses que je me suis laissé prendre.» Diane de Margerie.

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  • L'ancien élève, ou mieux, le disciple d'un grand philosophe, dont l'enseignement et la bienveillance personnelle ont joué un rôle capital dans sa vie, revient d'un long séjour à l'étranger et son premier soin est de revoir son maître. Après de longues recherches, il découvre sa retraite. La découverte est navrante:ce brillant esprit, ce savant admiré et fêté, cet amoureux fougueux et romanesque, ce père enfin, ont fait place à une espèce d'animal farouche qui vit seul dans l'obscurité, replié sur lui-même en une sorte d'attente provocante et révoltée de la mort. Car cet homme est une victime de l'idée de la mort; elle s'est emparée de son esprit au point que toute activité, toute vie affective lui sont devenues impossibles. Aucune des hautes pensées qu'il inculquait jadis à ses élèves n'a eu de pouvoir contre l'horreur de cet anéantissement inéluctable. Il répond aux questions gênées de son disciple par des phrases comme:Rien n'est vrai, rien n'est hormis le mal de le savoir.Le disciple cherchera donc seul une telle maladie de l'âme:Ce sont peut-être les légers, les téméraires qui ont raison..., ceux qui acceptent le risque de se perdre sans espoir de compensation...Ce récit se distingue par une simplicité qui n'exclut pas une réelle science d'écriture, par son sens subtil des nuances et des atmosphères, sa pudeur, qui ne voile cependant pas le drame du disciple devant l'échec de son maître. --Ce texte fait référence à l'édition Broché.

  • Dans les Lettres qu'il envoie à son ami et disciple Lucilius. Sénèque nous donne une leçon de liberté, une revendication d'autonomie de la volonté, un appel à se déprendre de tout ce qui nous rend esclaves. Une leçon de courage aussi. Bref, une leçon de sagesse toujours vivante pour le lecteur du XXIe siècle en quête d'une authentique liberté intérieure. Petit à petit, il est conduit, à l'instar de Lucilius. à prendre conscience de sa vie, de son quotidien. à le regarder d'un oeil neuf, à travailler sur soi et à éprouver la tranquillité de l'âme, source de joie authentique, le gaudium du Sage. Les Lettres choisies traitent des thèmes essentiels de la sagesse sénèquienne. Elles ont été sélectionnées afin de donner au lecteur l'idée la plus précise possible du cheminement que Sénèque propose à Lucilius.

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  • "Les moulins du Pô : on les compte probablement sur les doigts d'une main, et chaque année leur nombre diminue.
    Pour les découvrir, il faut aller tout exprès à leur recherche, si l'on ne se déplace pas en barque sur le fleuve. Ils se font très rares, au milieu de l'étendue molle et puissante du fleuve sinueux, cachés tantôt par un coude, tantôt par une butée d'argile, ailleurs par un lambeau de marécage boisé, ou nichés dans les détours du chemin côtier. Austères et frustes, ils illustrent, par leur aspect décadent, une disposition du génie civil italien qui a marqué leur destin de derniers survivants à la concurrence de l'industrie minotière moderne : les moulins flottants continueront de fonctionner jusqu'à extinction" Ecrit dans les années quarante, Le moulin du Pô est, sans aucun doute, l'oeuvre la plus importante et la plus connue de Riccardo Bacchelli.
    L'auteur raconte la saga d'une famille de meuniers, vivant près du Pô : une véritable fresque retraçant un siècle d'histoire italienne (1812 -1918), les gens, la vie. Le roman se déploie en trois grandes parties : Dieu te garde, La misère vient en bateau, Monde vieux, toujours nouveau. De la retraite de Napoléon en Russie à la Première guerre mondiale, trois générations de meuniers, celle des Scacerni, participent activement à la vie sociale de leur pays.
    Le moulin du Pô constitue une vraie épopée des "humbles", et il est considéré comme une des oeuvres les plus éminentes de la littérature italienne.

  • De la retraite de Napoléon à la Première Guerre mondiale, trois générations de meuniers, les Scacerni, participent à la vie sociale de leur pays. Ce deuxième tome raconte leur histoire entre les années 1855 et 1876.

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