Littérature générale

  • On le prenait pour un débile profond.
    Jusqu'à ce qu'on le mette devant un clavier d'ordinateur. Grâce à la " communication assistée ", on s'est rendu compte que ce jeune autiste savait lire et écrire, que c'était un être intelligent et sensible. Dans Une âme prisonnière, Birger Sellin dévoilait son univers. Dans ce deuxième livre, il raconte son combat pour l'autonomie. L'écriture l'a aidé à sortir de son terrible isolement, mais il veut aller plus loin et s'intégrer à la société.
    Il se frotte donc au " peuple du monde d'en haut ". Dans une langue unique, débarrassée de toute convention et atteignant parfois à la poésie, il exprime sa souffrance, ses joies, ses colères au contact de cette société dans laquelle, déserteur parmi les autistes, il fait ses premiers pas.

  • Avons-nous, chacun en nous-même, la possibilité de nous rendre, ainsi qu'à nos pairs, la vie plus facile et plus heureuse ? Avons-nous un moyen simple d'agir contre les maux de notre monde ? Assurément, répond le psychothérapeute Piero Ferrucci : en étant gentil !
    Et en cultivant les vertus inhérentes à la gentillesse : l'empathie, la générosité, la fidélité, la loyauté, la serviabilité ou encore la gratitude et le respect... " La gentillesse n'est pas un luxe, dit l'auteur, mais une nécessité. C'est en nous traitant mieux les uns les autres, en traitant mieux la planète, qu'on peut espérer survivre. "
    Si l'on y réfléchit, le bon fonctionnement de notre monde repose déjà en grande partie sur la gentillesse (ou la bonne volonté). Fort de cette idée, l'auteur propose de généraliser ce mode de comportement, d'en faire un véritable art de vivre.
    Les manières d'être gentil sont innombrables et à la portée de tous : nettoyer une plage, apporter un repas à un SDF, sourire à un enfant qui pleure, aider une personne âgée à traverser une route... Et les bienfaits de la gentillesse - physiques, émotionnels, sociaux - sont incalculables. Qui plus est, la gentillesse est une ressource inépuisable qui, lorsqu'elle est offerte, produit à nouveau de la gentillesse à l'image d'un cercle vertueux...
    Le comble de la gentillesse (et la clef du discours de Piero Ferrucci), c'est qu'en se souciant du bien-être d'autrui, on arrive à se trouver soi-même. Non seulement la gentillesse représente une valeur dans une société en perte de repères, mais c'est un outil indispensable pour toucher à son propre bonheur !
    Car s'occuper des autres, c'est se libérer de ses peurs, de ses blocages, de la tyrannie de l'ego, et cela donne finalement le sentiment de s'élever. Ainsi, paradoxalement, la manière la plus efficace de préserver ses intérêts, affirme Ferruci, c'est de s'occuper de ceux des autres : les deux choses en réalité n'en font qu'une. À condition de ne pas se sentir dans l'obligation d'user de gentillesse, ni d'y rechercher une forme de gloire personnelle ! Car tout le secret de la gentillesse réside dans la sincérité, la gratuité et l'authenticité.

    Sur commande
  • La violence est là.
    Et avec elle l'insécurité. Mais sur les causes de la délinquance, nous avons tous entendu un certain nombre de discours convenus, qui ne s'accordent pas avec les faits. Ceux-ci sont pourtant têtus. Et l'auteur explore systématiquement les chiffres, les enquêtes, les statistiques. Ses conclusions surprennent : non, le chômage n'engendre pas nécessairement la délinquance. Non, les voleurs ne dévalisent pas les riches, mais bien souvent les pauvres.
    Non, ils ne volent pas pour manger, mais pour s'approprier des objets de luxe, revendables ou non. Beaucoup d'intellectuels ont traité par le mépris le simple désir des Français de vivre en paix, qu'ils ont condamné sans appel sous le nom d'idéologie sécuritaire". En revanche, nos clercs ont légitimé la violence et idéalisé le délinquant, en le confondant avec un Robin des Bois luttant pour la justice sociale (souvenons-nous de Mesrine).
    La réalité est moins glorieuse. A force de vouloir détruire la Loi, on a tué chez certains jeunes tout respect de l'autre et du bien d'autrui. C'est là qu'est la racine du mal. Un mal qui laisse à la jeunesse un goût de désespoir et de violence, parce qu'il leur a fait perdre ces quelques repères sans lesquels il n'y a pas de société démocratique possible.

    Sur commande
empty