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  • Au croisement de la philosophie, de la sociologie et de la psychologie, ce livre présente le paradigme du travail vivant, thématisé par Marx pour fonder la critique de l'aliénation du travail et aujourd'hui réactualisé notamment par la psychodynamique du travail.
    Dans l'introduction, Alexis Cukier reconstitue ce paradigme en le situant dans les théories contemporaines des affects et du pouvoir au travail. Puis, Emmanuel Renault présente la méthode philosophique de la critique immanente du travail, Aurélie Jeantet examine la manière dont les émotions sont convoquées dans la sociologie du travail, Christophe Dejours reconstitue la conception du corps requise pour fonder la théorie psychodynamique du travail vivant, Bertrand Ogilvie analyse la puissance mortifère du travail salarié en régime

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  • Depuis plusieurs décennies, on constate une certaine désaffection pour la psychanalyse.
    Son public se restreint et son image se dégrade. La civilisation contemporaine et numérique, marquée par le culte de la vitesse et de la performance et la dictature de l'urgence, prend à revers la psychanalyse qui table sur la lente transformation des processus psychiques, plutôt que sur des résultats rapides mais en conséquence fragiles. Les psychanalystes doivent toutefois s'interroger sur leur propre responsabilité dans ce déclin : la psychanalyse n'a pas suffisamment élaboré les outils théoriques lui permettant de penser le monde moderne, notamment les nouvelles formes prises par la destructivité qui attaque l'écosystème planétaire, mettant en danger la démocratie à laquelle le sort de la psychanalyse est intrinsèquement lié. Ces interrogations constituent la trame de ce livre, qui tente d'apporter quelques réponses. À quelles conditions la psychanalyse pourra-t-elle éviter sa dilution dans le vaste marais des diverses psychothérapies, et garder son originalité dans le traitement des troubles mentaux ?

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  • Quels liens, quelles énigmes se tissent entre le travail, la domination multiforme qu'il exerce et les subjectivités qui y sont confrontées ? Lorsque les contraintes du travail et de la domination sont à ce point extrêmes qu'elles envahissent chaque recoin de l'existence, et que leur pouvoir est tel qu'il semble à même d'annuler toute subjectivité propre, quels sont les décalages, les glissements, ces dissidences que les sujets opposent à cette belle mécanique ? Travail, domination, subjectivité, " servitude volontaire " et politique, ce sont là quelques mots sur lesquels se construit cette réflexion, née d'une recherche réalisée au Nicaragua auprès d'ouvrières et d'ouvriers des usines textiles de sous-traitance internationale.
    En son sein, on retrouvera la problématique, aussi énigmatique qu'ancienne, des relations variées, surprenantes et imprévisibles entre domination et sujets.

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  • La psychopathologie du travail étudie les processus en cause dans le déclenchement des troubles psychiatriques liés aux contraintes de travail.
    Dans cet ouvrage sont présentées six observations cliniques : une décompensation psychosomatique grave (état de mal asthmatique), une bouffée délirante, un état confuso-démentiel, un trouble de la sexualité, deux décompensations successives chez une victime de harcèlement professionnel et chez son agresseur, un suicide. Chacune d'elles est étudiée dans le détail depuis l'étiologie jusqu'au traitement pour faire apparaître les différences entre l'analyse conventionnelle et l'interprétation des données à la lumière de la référence au travail.
    Elles ont été rédigées par des psychiatres et des psychanalystes qui ont participé aux recherches menées au laboratoire spécialisé du Conservatoire national des arts et métiers. Elles peuvent servir de matériel de base dans la formation des praticiens et des étudiants et permettront aux différents professionnels et chercheurs impliqués dans le monde du travail de comprendre en quoi consiste cette pathologie mentale liée au travail qui caractérise l'évolution de la société dans la période contemporaine.

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  • La psychiatrie n'est qu'un conglomérat de sciences et de disciplines, un " bric-à-brac " de techniques diagnostiques et de recettes thérapeutiques. Il n'existe aucune conceptualisation propre à la psychiatrie étant donné qu'elle emprunte ses concepts à différents systèmes. Elle passe d'un modèle de scientificité à un autre : neurosciences, Evidence Based Psychiatry, cognitivo-comportementalisme, psychanalyse, phénoménologie, ethnopsychiatrie, etc.
    Le plus souvent, elle se limite à une pratique sans prétention de scientificité, à une technique de soins empruntant, selon les besoins, les outils nécessaires à cette pratique dans tel ou tel système de conceptualisation. L'hypothèse développée dans cet ouvrage est la suivante : tous ces courants et tendances s'appuient, le plus souvent sans le savoir, sur des épistémologies différentes qui, toutes, se réfèrent à un système philosophique déterminé.
    En d'autres termes, derrière chaque courant psychiatrique se cache un système philosophique. Différentes approches dans la constitution de la connaissance fondent différents systèmes philosophiques et, dans le champ psychiatrique, différentes approches de la pathologie mentale. Différencier et préciser ces systèmes philosophiques permet ainsi de clarifier les différentes tendances rencontrées dans le champ de la santé mentale.
    Au-delà de l'effort de clarification des différents modèles rencontrés, il s'agit de ne pas se limiter à une position relativiste (" à chaque modèle, sa vérité "), mais de clairement et cliniquement prendre position pour une conception intuitionniste des soins psychiatriques.

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  • S'approprier son corps, faire sienne sa maladie, garder le lien avec sa vie : c'est tout l'enjeu lorsque, en raison d'une maladie grave, le corps perd de sa familiarité, lorsqu'il se manifeste dans son étrangeté, lorsque les médecins et les soignants finissent par mieux le connaître et le soigner que soi-même ou ses proches.
    Comment, dans ces conditions, rester soi ? Comment regagner sa souveraineté subjective et narcissique ? La réponse à ces questions exige d'étudier les processus psychiques à l'oeuvre dans la maladie grave, en particulier ceux qui relancent la subjectivité. Ce « travail de la maladie » signifie, pour le patient, de subvertir les éprouvés provoqués par la maladie et les traitements, afin de reconstruire un corps sensoriel et libidinal auquel il pourra de nouveau s'identifier. C'est aussi grâce à cette « subversion libidinale » qu'il parviendra à parler et à raconter ce corps, cette maladie et ces traitements, de sorte qu'ils prennent un sens dans sa vie et dans son histoire. Une meilleure connaissance de ces processus psychiques devrait aider les professionnels du soin à accompagner les patients, à l'hôpital ou en ville.

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  • Par ces temps où les concepts d'empathie et de compassion sont traités par de nombreux essayistes (Jeremy Rifkin, Serge Tisseron, Jacques Hochmann, Paul Audi, Karen Armstrong, etc.), l'auteur s'emploie à mettre en évidence l'usage qu'il en a fait au cours d'interventions de clinique de l'extrême, là où la logique de survie prend le pas sur celle de la vie. La fatigue de compassion, c'est certainement la sienne dont il est question ici, mais c'est aussi celles des nombreux intervenants auprès de personnes en détresse que l'auteur a lui-même soutenus dans leurs missions d'assistance psychologique et de soins médicaux.
    Comment secourir sans succomber aux détresses d'enfants abandonnés dans la rue, de parents ayant perdu leurs proches dans une catastrophe de masse, de rescapés de catastrophe de masse, de malades du sida ? Soutenu par des travaux de philosophes, de psychologues et de psychanalystes, l'auteur répond à un certain nombre de questions : comment s'exprime l'accompagnement compassionnel quand la souffrance du stressé renvoie l'aidant à ses propres souffrances ? Que devient la compassion comme outil de soins quand, en tant que citoyen et clinicien, une catastrophe de masse est provoquée par nos habitudes d'irresponsabilité et de cupidité ? Comment mettre en oeuvre la compassion quand, à travers le sida, des situations cliniques interpellent vivement l'humain dans ce qui le fonde, à savoir le sexe ?

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  • Qu'est-ce que rêver ? Qu'est-ce qu'interpréter ?
    " Le rêve est la voie royale qui mène à l'inconscient ", disait Freud. La clinique transculturelle nous invite à lui redonner une place centrale, dans le transfert et dans la thérapie ethnopsychanalytique. D'abord parce que le rêve apparaît déjà interprété de l'intérieur par la culture : le remaniement préconscient de sa façade ordonnant les choses selon la logique culturelle du rêveur, selon sa " vision du monde ". Ensuite parce que nombre de cultures traditionnelles lui accordent une importance capitale dans le processus thérapeutique.
    L'auteur retrace à cet égard les apports de Géza Roheim (Les portes du rêve) et surtout de Georges Devereux (Psychothérapie d'un Indien des Plaines est le premier compte rendu complet d'une thérapie transculturelle).
    Elle propose ensuite de redécouvrir l'intérêt d'un concept freudien longtemps considéré comme mineur : celui de l'élaboration secondaire du rêve, c'est-à-dire le remaniement préconscient de sa façade qui le rend intelligible et communicable dans le registre de la pensée diurne.
    À la lumière de ce concept, à travers l'histoire clinique d'une mère de famille marocaine immigrée en Belgique, le rêve apparaît comme un lieu privilégié de ce qui se noue entre l'individu et son univers culturel. Et il reste toujours le paradigme du travail psychique dans la cure !

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  • Jusqu'à aujourd'hui, aucune avancée scientifiquement étayée n'a pu prouver l'existence d'une psychopathologie spécifique dans le contexte de l'homosexualité et de l'homoparentalité.
    Ce livre fait l'inventaire des études réalisées dans le passé et d'expériences cliniques avec des adultes et des enfants, ceci à partir de perspectives psychanalytiques, psychologiques et linguistiques. Avec Freud, nous voyons que le potentiel bisexuel est le propre de tout être humain, l'orientation hétérosexuelle ou homosexuelle de l'adulte résultant d'expériences et de fantasmes individuels. Les alertes données par des « psys » de tout bord quant aux « dangers » de l'homoparentalité sont dépourvues de toute évidence scientifique ou clinique ; elles se fondent sur des considérations purement morales voire idéologiques.
    Nous présentons une lecture critique de la discussion actuelle dans ce contexte, ainsi que nos propres recherches et analyses.

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  • Les enfants naissent désormais dans l'environnement hyper-technicisé de l'hôpital, où les progrès de l'obstétrique et des soins néonataux mènent à une médicalisation sans précédent de la grossesse et de l'accouchement. Si celle-ci allège nombre des souffrances, elle en génère toutefois de nouvelles, alimentées des angoisses suscitées par la techno-médecine et par une organisation des soins qui souscrit aux impératifs du monde marchand avec lesquels l'hôpital doit composer.
    Dans ce contexte, comment donner place aux interrogations qui accompagnent le temps de la naissance : sur le sens de la vie et de la transmission, sur l'amour et l'ambivalence, sur le rapport à la sexualité et au corps, sur la mort ? Ce livre rend compte de la volonté d'accueil et d'élaboration de ces questions. Privilégiant l'articulation entre l'hôpital et l'ambulatoire, il invite à dépasser les clivages institutionnels pour penser la continuité des vécus subjectifs. De nombreuses vignettes cliniques recueillies dans le cadre d'une pratique orientée par la psychanalyse montrent comment des dispositifs d'écoute et de soins, attentifs à ne pas éluder les questions, favorisent le devenir des parents et celui de l'enfant.

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  • Le sentiment d'insécurité frappe par son intensité et, en tant que sentiment, il est forcément vrai. Néanmoins, les idées et images qui lui sont associées peuvent s'avérer trompeuses. L'insécurité, en effet, n'est pas toujours là où on l'imagine, ni les dangers tapis là où l'on croit les trouver. Ainsi, en dépit du sens commun, dans notre société individualiste, nous avons dix fois plus de « chances » de nous suicider que d'être assassinés. Comment envisager objectivement dès lors les tenants et aboutissants du sentiment d'insécurité ? Comment jeter les bases d'une sécurité véritable ? Où situer la violence ? Pour aborder ces questions, nous nous appuierons sur diverses données issues de pratiques éducatives et psychothérapeutiques. Nous ferons également appel aux enseignements de la psychanalyse, le tout sous les regards croisés de l'histoire, de la sociologie et de la démographie.

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  • Ni une parodie, ni un plagiat, ce titre est d'abord un hommage au texte de Freud publié en 1915, Actuelles sur la guerre et la mort. Il y a un siècle, cet article inaugurait une réflexion novatrice sur la violence et la barbarie, mais surtout sur le « travail culturel commun » et les désillusions qui s'y rapportent. Ce texte a fait date, et un certain nombre de questions examinées dans ce livre en sont tributaires.
    S'il précise l'actualité de certaines des propositions psychanalytiques restées sans suites à l'issue de la Première Guerre mondiale, il vise surtout à les réexaminer à l'aune de la clinique du travail contemporaine, bien distincte de celle existant en temps de guerre. Le travail n'est pas neutre, et la grande leçon d'histoire du XXe siècle est que l'organisation du travail peut produire ce qu'il y a de pire. Aujourd'hui, quels liens existe-t-il entre la puissance et les pesanteurs des contraintes sociales, en particulier celles de l'organisation du travail, et la souffrance de celles et ceux qui y sont confrontés au quotidien ? Cette question générale engage-t-elle une simple actualisation théorique, ou sommes-nous confrontés à une mutation profonde de l'inscription du sujet dans la société ?

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  • Depuis plus de vingt ans, les polémiques autour de la présence visible de l'islam en France n'ont cessé de s'amplifier : foulard à l'école, port de la « burqa », mise en cause de la laïcité. La société française nourrie d'universalisme républicain ne comprend pas pourquoi les enfants de l'immigration, au lieu de s'assimiler au sein d'une société sécularisée, y ont introduit une religion vigoureuse qui aspire désormais à prendre sa place.
    Cet état de fait semble tellement incroyable que, pour beaucoup, il ne peut s'agir que d'un projet politique manipulé. Le rejet de l'islam, qui se manifeste en France comme partout en Europe, est le résultat de cette perception. Et si on faisait l'hypothèse inverse ? Que ce « retour du religieux » surgit bien du coeur de notre société en mal de repères? Et qu'il n'est nullement incompatible avec la modernité démocratique?

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  • Les observateurs actuels s'accordent sur le fait que la plupart des travailleurs obéissent aux ordres et, par là-même, contribuent à ce que se perpétue une évolution de l'organisation du travail de plus en plus délétère pour la santé.

    Pourtant, on remarque en Guadeloupe des conduites de désobéissance dont la signification est énigmatique. Dans ce livre, l'auteur mène une investigation pour comprendre ces conduites souvent prétextes à des explications simplistes et naturalistes. L'investigation menée auprès de travailleurs guadeloupéens montre que ces comportements relèvent d'un effort pour se défendre contre la souffrance engendrée par l'expérience vécue de la domination inhérente à la condition salariale.
    Pour comprendre l'origine de cette souffrance, Valérie Ganem pousse l'investigation jusque dans les formes de la domination au sein de la famille. Elle découvre ainsi qu'en général cette domination s'exerce de façon différente sur les enfants en fonction de la couleur de leur peau. Ce traitement différentiel serait une conséquence, à distance, de l'esclavage. Il viserait à préparer les enfants à la condition qui les attend dans la société et serait à l'origine des conduites de désobéissance dans le travail.
    La transmission du rapport entre domination et obéissance d'une part et la reproduction d'une condition d'autre part passeraient par les rapports sociaux de travail, mais aussi par un processus "familial". Cette découverte ne concerne pas que la Guadeloupe.

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  • Pourquoi le travail conduit-il certains d'entre nous à se suicider ? Que signifient ces actes, quel message adressent-ils à ceux qui restent ? Que s'est-il passé dans le monde du travail pour que des suicides soient perpétrés jusque sur les lieux du travail ? En quoi consistaient les protections qui permettaient naguère de conjurer ce fléau ? Que faire après un suicide ? Quelles investigations convient-il de mettre en oeuvre pour élucider les étapes du processus conduisant à la mort ? Quelles transformations de l'organisation du travail peut-on envisager pour reconstruire le tissu social et les solidarités sans lesquelles il n'y a pas de prévention du suicide possible ? Ce livre rassemble les principales données cliniques et théoriques sur le suicide au travail.
    Prenant appui sur une intervention menée après plusieurs suicides sur un même site, les auteurs proposent une série de principes sur lesquels il est possible de fonder une action rationnelle.

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  • Ce texte dessine deux lignes parallèles autour du changement de sexe : d'une part celle du récit autobiographique, d'autre part celle des questions que se pose l'auteur. Une réflexion théorique qui interroge sa souffrance et qu'elle tente de mettre en perspective avec un discours universitaire riche en controverses. Cela ne dure pas, car l'auteur prend davantage le parti de l'humour pour nous confier son histoire que celui de la conférence ; même si elle opère fréquemment des allers-retours entre les styles.
    Elle conclut par une synthèse qui dévoile les problématiques en cascade qui surviendraient si certaines politiques vers l'abolition des genres devaient aboutir.

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  • Ce livre commence par décrire le phénomène de la souffrance physique et surtout
    psychique, et ses différentes formes. Il analyse ensuite les manières dont la
    personne qui souffre réagit à sa souffrance en fonction de la nature de celle-
    ci, et de la personnalité de chacun. Il examine le traumatisme psychique et la
    compulsion de répétition, qui mène à reproduire la souffrance dans l'acte même
    qui vise à la maîtriser. Il décrit, à travers l'histoire et les civilisations,
    différentes attitudes thérapeutiques et philosophiques qui prétendent apporter
    des réponses ou des solutions au phénomène de la souffrance. Il utilise enfin
    l'expérience que l'auteur a acquise auprès de patients traumatisés psychiques,
    pour jeter les bases d'une psychothérapie différentielle et rechercher les
    principes généraux d'un processus thérapeutique transculturel. L'auteur est
    psychiatre et a travaillé au Sénégal dans la mouvance d'Henri Collomb. Il a
    fondé à Liège (Belgique) un Centre spécialisé dans les soins de santé mentale
    aux personnes migrantes et victimes de traumatismes psychiques. Il est
    notamment l'auteur de Le Diable et le Bon sens. Psychiatrie anthropologique de
    l'Afrique Noire à l'Europe (L'Harmattan, 1994).

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  • Compétences, excellence, concurrence : l'idéologie managériale, à la fois administrative et ultralibérale, s'impose partout aux milieux de l'éducation. Après avoir abordé les principes de la pédagogie en opposant la problématique de la communication et le problème de la transmission, l'ouvrage étend ces perspectives de l'école à l'université et de l'enseignement à la recherche, décrivant notamment les menaces qui pèsent sur les sciences sociales et les raisons de leur fragilité. Il propose des réponses, en termes de contenus, à ces menaces économiques et administratives. La diversité irréductible des langues s'oppose à toute uniformisation autoritaire et le plurilinguisme est nécessaire.
    Pour finir, l'ouvrage explore le monde des oeuvres, notamment littéraires, objets majeurs de la transmission : par leur complexité même, comme par les valeurs qu'elles incarnent, les oeuvres deviennent des éducatrices.
    Plaidant pour une reconception de la culture, il dessine la perpective d'un nouveau cosmopolitisme, conscient du caractère universel des valeurs, tant pour l'esthétique de la littérature mondiale que pour l'éthique des droits de l'homme.

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  • À l'instar d'autres branches professionnelles, le monde des soignants souffre de réformes managériales engagées depuis plusieurs décennies par les pouvoirs publics. Mais il pâtit aussi des évolutions de la société, telles que la judiciarisation des rapports sociaux entre les soignants et les usagers ou encore de la montée d'un " consumérisme médical ". L'analyse nous montre que des logiques cohérentes sont à l'oeuvre derrière ces différentes évolutions. Il s'agit de logiques de standardisation censées nous " sécuriser ", de la réaffirmation du risque zéro comme objectif ou du principe de précaution comme méthode. La science et l'objectivité sont alors présentées comme des réponses rassurantes face aux vicissitudes de la maladie ou aux difficultés du soin. Il y a ici une méconnaissance profonde du débat épistémologique sur la nature de la maladie ou de la thérapeutique dont les principaux arguments sont ici récapitulés.
    Julien Dumesnil est chirurgien hospitalier en obstétrique. Il poursuit parallèlement des recherches en éthique et en épistémologie médicale.

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  • Pourquoi les fraises d'hiver, produites dans la province de Huelva en Espagne, sont-elles si peu chères ?
    Derrière la modicité des prix d'un produit pourtant coûteux en investissements, se dresse un système basé sur l'usage de la main d'oeuvre comme variable d'ajustement. Cette industrie a entre autres particularités de recourir pour de courtes durées au recrutement de femmes marocaines, issues de milieu rural, et avec des responsabilités familiales, c'est-à-dire mères de jeunes enfants. Sélectionnées dans leur pays pour la supposée délicatesse de leurs mains, elles sont acheminées et objet d'une gestion du travail fondée sur le contrôle et la discipline, leur statut de mère étant utilisé comme un moyen de les maintenir au travail et de garantir leur retour au pays. Les ouvrières marocaines vivent des conditions de travail marquées par la contrainte et la pénibilité et, malgré cela, elles souhaitent plus que tout revenir en Espagne. Pourquoi tiennent-elles tant à ce travail ? Comment comprendre cette ambivalence où cohabitent domination et émancipation ?

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  • La psychanalyse et la psychothérapie donnent des outils pour comprendre les violences institutionnelles et les transformer en travail collectif créateur, tout en combattant les dérives managériales de plus en plus envahissantes.

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