Puf

  • Un dieu peut-il s'incarner dans une machine ? Une machine fait-elle un bon piège à dieux ? Comment se préparer ici et maintenant à l'émergence de formes de divinités inconnues, à travers quel genre d'expérience-limite ? La métaphysique occidentale a progressivement soustrait le concept du divin au domaine de l'expérience, au point de le réserver à la pure spéculation. Les sciences humaines l'ont reconduit sur terre, mais au prix de n'étudier que les mécanismes de la croyance ou de la pratique religieuses.
    C'est par un tout autre biais que ce livre aborde ce problème, en plaidant pour un véritable tournant expérimental en anthropologie. Dans la tumultueuse ville de Mumbai, on suit les aventures métaphysiques d'une machine télé-opérée à l'apparence du dieu Ganesh, qui permet à n'importe qui d'incarner Dieu et d'avoir un dialogue avec un interlocuteur. Très vite, les incarnants affluent ainsi que les interlocuteurs prêts à tester la capacité de ce dispositif à faire un bon support de divinité.
    C'est alors que l'anthropologie rejoint la métaphysique, car quiconque se prête à ce jeu d'incarnation, soit comme incarnant soit comme interlocuteur, prend le risque au cours du dialogue de voir ses certitudes s'effondrer et de devoir tout reprendre à zéro : Dieu, l'humain, la technologie, la politique, la religion ou encore l'écologie.

  • Ce Traité ne propose ni une phénoménologie des objets ni une analyse du concept de " chose ", ni une pensée critique de la chosification ni une épistémologie du " découpage " de notre environnement par notre cognition.
    Ce Traité invite à prendre le large pour une tout autre aventure. Il suggère d'explorer d'abord notre monde comme s'il était vraiment plat, en lui ôtant toute intensité, toute valeur.
    Dans un second temps seulement, avec en poche la boussole de cette solitude ontologique radicale, cet ouvrage invite à retrouver la possibilité d'un univers, c'est-à-dire d'un ensemble de choses non plus seules, mais les unes dans les autres. Le désert théorique se transformera alors en encyclopédie luxuriante de nos objets contemporains, traversés d'ordres et de valeurs cosmologiques, biologiques, anthropologiques, artistiques, économiques ou sexuels.
    Tristan Garcia enseigne à l'Université de Picardie-Jules Verne. Il est l'auteur d'un essai, Nous, animaux et humains (Bourin, 2011) et de deux romans parus aux éditions Gallimard.

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  • Quoi de plus contraire, en apparence, qu'anthropologie et métaphysique ? L'anthropologie ne se doit-elle pas de ranger les croyances métaphysiques dans le mobilier d'une "culture" et s'en tenir là ? Ce serait ignorer les transformations profondes qu'a connues cette discipline dans les dernières décennies.
    Au lieu de partir de l'idée préconçue qu'elle doit reconstituer aussi " objectivement " que possible les cultures des peuples étrangers, sa partie la plus vivante s'attache à mettre en évidence des cosmologies qui excluent précisément le partage de la nature et de la culture. L'anthropologue n'est plus en position de surplomb par rapport à un " objet ", mais fait de son terrain le lieu d'une expérience de pensée radicale qui ne recule devant la remise en question d'aucun fondement.
    L'anthropologie devient une métaphysique qui ne se distingue de la traditionnelle que par un trait, certes essentiel : elle fait plus confiance en la vertu du plus étranger pour " penser autrement " que dans le génie isolé du penseur de cabinet, ressassant interminablement une tradition narcissique. S'en dégage une métaphysique des devenirs autant qu'une épistémologie des savoirs anthropologiques, qui doit à Deleuze et Lévi-Strauss aussi bien qu'aux Indiens Tupis du Brésil, et qui ne distingue jamais le travail du concept d'un effort pour décoloniser la pensée.

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  • Alain Badiou revient ici sur les principaux éléments de sa philosophie de manière accessible et vivante, en la présentant dans l'horizon de la recherche du bonheur réel (comme effet que produit la vérité dans l'expérience d'un sujet). Dans la première partie, l'auteur explique pourquoi cette recherche, qui est le nom de toute vie philosophique, est aujourd'hui plus que jamais désirable. Analysant les contraintes contemporaines, il entend montrer que la situation de la philosophie est aujourd'hui défensive, et qu'il y a là une raison supplémentaire d'en soutenir le désir. Dans la seconde partie, il confronte cette vision à celle des grands « anti-philosophes » (Pascal, Rousseau, Kierkegaard, Nietzsche, Wittgenstein, Lacan), auprès desquels la philosophie trouve la dose de scepticisme et de provocation nécessaire pour ne pas sombrer dans l'académisme. Dans la troisième partie, il affronte une autre forme de critique, celle qui objecterait que la philosophie ne sert à rien quand c'est le monde qu'il s'agit d'abord de changer (pour que les conditions du vrai bonheur y soit enfin accessibles à tous). Enfin, dans une quatrième partie, il revient sur les éléments de sa propre réponse à la question de la « vraie vie », celle que la philosophie nous promet. Reprenant les acquis de L'Être et l'événement (1988) et de Logiques des mondes (2006), il dessine les contours des questions qu'il reste à aborder et qui feront la matière du troisième volet de ce magnum opus : L'immanence des vérités. Par là même, il est conduit à revenir à une question centrale et laissé de côté dans les précédents traités : celle des affects propres à la philosophie.

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  • REVUE DE METAPHYSIQUE ET DE MORALE n.3 ; Léon Brunschvicg Nouv.

  • Quel rapport entre l'existence d'une oeuvre d'art et celle d'un être vivant ? Entre l'existence de l'atome et celle d'une valeur comme la solidarité ? Ces questions sont les nôtres à chaque fois qu'une réalité est instaurée, prend consistance et vient à compter dans nos vies, qu'il s'agisse d'un morceau de musique, d'un amour ou de Dieu en personne.
    Comme James ou Deleuze, Souriau défend méthodiquement la thèse d'un pluralisme existentiel. Il y a, en effet, différentes manières d'exister, et même différents degrés ou intensités d'existence : des purs phénomènes aux choses objectivées, en passant par le virtuel et le " sur-existant " dont témoignent les oeuvres de l'esprit ou de l'art, tout comme le fait même de la morale. L'existence est polyphonique, et le monde s'en trouve considérablement enrichi et élargi.
    Outre ce qui existe au sens ordinaire du terme, il faut compter avec toutes sortes d'états virtuels ou fugaces, de domaines transitionnels, de réalités ébauchées, en devenir, qui sont autant d'" intermondes ". Servi par une érudition stupéfiante qui lui permet de traverser d'un pas allègre toute l'histoire de la philosophie, Souriau donne les éléments d'une grammaire de l'existence. Mais son enquête se veut aussi une introduction à " la pratique de l'art d'exister ".
    A quoi nous attachons-nous précisément lorsque nous aimons un être ? A quoi nous engageons-nous lorsque nous nous identifions à un personnage de roman, lorsque nous valorisons une institution ou adhérons à une théorie ? Et finalement, quel(s) mode(s) d'existence(s) sommes-nous capables d'envisager et d'expérimenter pour nous-mêmes ? Questions métaphysiques, questions vitales. Cette nouvelle édition est précédée d'une présentation d'Isabelle Stengers et Bruno Latour intitulée " Le sphinx de l'oeuvre ".
    Elle inclut également un article d'Étienne Souriau, " Du mode d'existence de l'oeuvre à faire " (1956).

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  • Ce livre tourne tout entier autour d'une seule question : qu'est-ce qu'un individu ?
    La tradition philosophique nous dit que l'individu est une entité unique. La thèse de l'ouvrage est plutôt que les êtres sont individués par des « traits » qui sont singuliers mais qui n'ont rien d'unique et d'exclusif. L'ouvrage se propose en somme d'inaugurer une « querelle des individus », comme on parlait naguère de la « querelle des universaux ». Il s'agit de défendre, contre une certaine célébration mystique de la singularité, une perspective réaliste.
    Il ne s'agit pas d'un réalisme des universaux (des propriétés ayant une portée générale) mais d'un réalisme des « traits », c'est-à-dire des entités qui sont, simultanément, singulières et capables de répétition. Le livre aborde la question d'un point de vue métaphysique, en procédant à une élucidation des concepts d'individu, d'essence, de singulier, etc., mais aussi en examinant des cas où ces questions trouvent une résonance existentielle immédiate, qu'il s'agisse de l'amour, de l'enfance ou de la mort.

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  • Il existe un consensus dans les sciences affectives qui veut que les émotions paradigmatiques soient faites de quatre composants : catégorisation du stimulus, tendances à l'action, changements corporels et aspect phénoménal. L'article expose les quatre principales théories dans la philosophie contemporaine des émotions et montre qu'elles ont tendance à se focaliser sur l'un ou l'autre des quatre composants des émotions pour expliquer leur nature évaluative. La conclusion est qu'il est possible de rendre compte des émotions comme réactions évaluatives à ces quatre niveaux et que, pour cette raison, les conceptions présentées sont plus complémentaires qu'on ne le suppose généralement.

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  • Peut-on aujourd'hui suivre la «voie idéale» ? Les options se rattachant à l'idéalisme historique paraissent interdites à qui refuse d'être naïf et respecte la science.
    Pourtant, la notion d'idée, rigoureusement comprise, est au coeur du langage, reconnue comme le centre de notre monde. De même, la mathématique mobilise l'idée d'un bout à l'autre d'elle : la science mathématisée, par suite, l'emploie. Mieux, nous ne pouvons sans doute pas comprendre notre manière de supputer sur le possible, le nécessaire et le contingent sans en appeler à l'idée. Cet ouvrage soutient même qu'une philosophie désirant ne pas faire silence sur ce qui est horrible (la mort, l'absurde, la violence et la guerre) a besoin de la référence de l'idée transcendante.
    Tout cela suggère que nous devrions reconsidérer notre «préjugé métaphysique» favorable au réel, à l'être, pour embrasser une vision du plan humain comme troué et bouleversé par l'échappée idéale.
    La discussion et l'argumentation proposées déploient un point de vue personnel - présentant en conclusion l'ethanalyse chère à l'auteur - tout en débattant avec des philosophes analytiques, des philosophes français contemp orains, ou avec l'héritage marxiste.

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  • En philosophie, l'impossible a un nom : c'est, depuis Kant, la « chose en soi ». La notion n'a pas bonne presse. À peine introduite, elle a connu un discrédit durable. Curieuse idée en effet que celle d'une réalité reconnue comme inconnaissable sans être pour cela impensable. Et pourtant, la chose en soi résiste et ne cesse de revenir sous diverses dénominations : « matière », « facticité », « résistance », « inconstructible », etc.
    Aujourd'hui encore, son idée hante les débats, du côté de la philosophie comme des sciences de la nature ou de l'anthropologie, chez les métaphysiciens comme chez les philosophes les plus réalistes. Il fallait donc la traiter pour de bon : c'est chose faite avec cette compilation, qui regroupe parmi les plus grands noms de la philosophie contemporaine afin de régler cette question qui touche à l'absolu, donc à toute pensée.

  • Ce numéro est consacré à la philosophie de Salomon Maimon (1753-1800) qui fut tout à la fois l'un des plus originaux parmi les philosophes postkantiens et l'un des plus difficiles. Si la pensée de Maimon n'a pas toujours été l'objet de l'intérêt qu'elle mérite, les études qui lui sont consacrées connaissent un renouveau depuis quelques années et c'est dans cette perspective que s'inscrit ce dossier coordonné par Ives Radrizzani.
    Les articles qui le composent s'intéressent aux rapports de Maimon aux autres philosophes, notamment à Kant, et à deux notions centrales de sa pensée - le principe de déterminabilité et le concept de différentiel.
    La philosophie postkantienne est bien représentée dans ce numéro, avec un article de Jean-Baptiste Vuillerod sur l'ambivalence de l'idéal grec chez Hegel. Une chronique de philosophie morale et politique, coordonnée par Caroline Guibet Lafaye et Fabien Ferri clôt ce premier numéro de l'année 2021.

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  • « La philosophie de Graham Harman s'enracine dans une lecture originale des pères fondateurs de la phénoménologie, Husserl et Heidegger.
    C'est en croisant ces deux axes fondamentaux que sont la théorie husserlienne de l'objet intentionnel et l'analyse heideggerienne de l'outil que l'auteur construit l'armature de son ontologie : métaphysique nouvelle qui, par approfondissements successifs, s'engage au-delà des limites posées par ses illustres prédécesseurs, pour promouvoir un réalisme radical. L'une des conséquences de ce projet est de maintenir la pensée dans une tension constante entre le lexique traditionnel de la phénoménologie et les innovations conceptuelles propres à la « philosophie centrée sur l'objet » (object-oriented philosophy).
    (.) L'inventivité conceptuelle de L'objet quadruple ne se limite toutefois pas à un aménagement ou une refonte du langage phénoménologique. Tout en exploitant inlassablement les ressources de la métaphore et du discours poétique, la pensée de Graham Harman sollicite la plasticité d'une langue où, bien plus qu'en français, la création verbale est un levier de la conceptualisation. » (Extrait de l'Avant-propos)

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  • La Revue de métaphysique et de morale est l'une des plus importantes revues philosophiques francophones. Elle publie notamment des numéros à thème autour de grandes questions, aujourd'hui débattues dans la communauté philosophique internationale. Elle s'efforce d'être fidèle à sa tradition :
    L'indépendance à l'égard de toute école de pensée. Elle publie aussi, pour certains auteurs ou courants philosophiques, le bilan des recherches contemporaines.
    Des notes critiques informent des parutions récentes, notamment des ouvrages parus hors de France ; des études critiques, de plus grande ampleur, sont consacrées aux plus notables de ces publications.

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  • Néo-finalisme

    Raymond Ruyer

    Penseur singulier et inclassable, auteur de la Gnose de Princeton, Raymond Ruyer développa en plein XXe siècle le projet d'une métaphysique panpsychiste contemporaine des dernières avancées de l'embryologie, de la cybernétique et de la physique quantique. Salué par Merleau-Ponty et Deleuze, Ruyer est redécouvert aujourd'hui grâce notamment aux travaux de Fabrice Colonna, qui signe la préface de cette nouvelle édition de Néo-finalisme.
    Raymond Ruyer y entreprend rien de moins qu'une réhabilitation du thème finaliste que la philosophie et la science modernes semblaient avoir définitivement remisé au magasin des accessoires. Appuyée sur les résultats de la science, la réflexion philosophique conduit à reconnaître qu'une finalité réelle et créatrice est à l'oeuvre dans les replis de la nature partout où se manifeste une activité organisatrice de structures spatio-temporelles. Les questions les plus fondamentales de la philosophie s'en trouvent transformées : le sens de la vie corporelle, la signification de la liberté, la possibilité d'un Dieu.

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  • Cette question semble réunir à elle seule quelques vertus et tous les péchés que l'on prête à la métaphysique. Certainement insoluble, elle en montre le caractère dépassé voire inepte. Elle indique ce que la métaphysique a d'inévitable, de nécessaire, voire d'ultime. Elle est un noeud de difficultés et de concepts dont les doctrines classiques sont loin d'avoir épuisé tous les possibles et sur lesquels la discussion s'avère encore féconde.
    Ouvrage publié sous la direction de Francis WOLFF, professeur de philosophie à l'École normale supérieure, auteur de nombreux ouvrages. Avec la collaboration de Paul Clavier, Élie During, Frédéric Ferro, Franck Lihoreau, Frédéric Nef, David Rabouin, Jean-Baptiste Rauzy.

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  • Noëlle Batt : Jeux de langage philosophiques, jeux de langage poétiques. Wittgenstein et Ponge ; Arild Utaker : Langage et réalité. L'enjeu du "tournant grammatical" chez Wittgenstein ; Pierre Cassou-Noguès : Le modèle de la carte : Wittgenstein, Deleuze et les neurosciences ; Arley Moreno : Pragmatique de la relation/propriété interne : l'aspect ; Antonia Soulez : De l'analogie au modèle ? L'émergence de l'aspect dans "Notre méthode" ; Bulletins de philosophie contemporaine ; Recensions.

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  • L'Éthique de Spinoza a longtemps été synonyme de ce qu'était la philosophie.
    Parce que la philosophie s'y révélait, y compris dans sa partie la plus «
    métaphysique », plus qu'un vain jeu avec les mots. Parce qu'elle engageait la
    seule question qui vaille : qu'est-ce que « bien vivre » ? Parce qu'elle allait
    au plus loin de ce questionnement en posant que ce « bien » ne nous est
    nullement donné et qu'il faut, au contraire, en comprendre la genèse à partir
    du désir des hommes. Mais cheminer avec Spinoza ne pouvait signifier répéter
    sagement les maximes de son éthique. L'ordre géométrique qu'il décida de suivre
    impose, en effet, que philosopher soit une activité modelée sur celle du
    mathématicien. Qui oserait croire aujourd'hui à une telle pratique de la
    philosophie ? Et comment ignorer que nous ne sommes plus au temps de la
    géométrie (mais des géométries) ? Le but de ce petit livre est de jeter les
    fondements d'une relance du projet spinoziste par l'élaboration d'un sens pour
    nous de l'idéal géométrique. Il reconstruit sur cette base les fondements d'une
    éthique débarrassée du spectre de l'espace absolu, dont Spinoza avait fait
    l'une des expressions de Dieu, c'est-à-dire la Nature. David Rabouin est chargé
    de recherche au CNRS (laboratoire SPHERE - UMR 7219). Il enseigne la
    philosophie et l'histoire des sciences à l'Université Paris-Diderot. Il est
    l'auteur de Mathesis universalis. L'idée de « mathématique universelle »
    d'Aristote à Descartes (PUF, 2009).

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  • Le but est, dans une perspective spéculative, de décrire notre expérience.
    Décrire par exemple un après-midi dans un jardin : distinguer différents facteurs, des êtres, des événements, une lumière singulière, analyser aussi le corps du sujet tel qu'il est ressenti, examiner la position même du sujet, retracer la façon dont se déploient l'espace et le temps, enfin rendre compte de la possibilité de cette description en interrogeant le rapport entre le langage et le sensible.
    Cette description ne se réduit pas à une phénoménologie du perçu. Elle a une portée spéculative parce qu'elle fait entièrement l'économie de l'hypothèse d'un sujet conscient auquel le monde serait donné à travers ses « vécus ». En même temps, elle cherche à situer la subjectivité en montrant quelle est sa position exacte dans le champ de l'expérience. Le problème de fond est « cosmologique » : il s'agit de penser la coexistence des êtres et des événements sur un même plan d'expérience.
    Pour mener à bien un tel projet, cet Essai s'appuie un schème conceptuel emprunté à la cosmologie de Whitehead et à l'ontologie du dernier Merleau-Ponty. Il ne s'agit pas d'histoire de la philosophie mais bien, en reprenant les concepts de ces deux philosophes et en montrant leur complémentarité, de thématiser autrement notre expérience.

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  • En 2017, nous célébrerons le tricentenaire de la naissance de d'Alembert, mathématicien et rédacteur, aux côtés de Diderot, de L'Encyclopédie.
    La Revue de métaphysique et de morale, lui rend hommage à travers ce numéro parcourant, aussi largement que possible, l'oeuvre de ce grand personnage au travers de recherches inédites et qui montrent tout l'actualité d'une pensée sans cesse à redécouvrir.

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  • L'immeuble du mobile invite à faire l'expérience d'une manière de penser, par gestes et par diagrammes. Il est une poursuite du travail de Gilles Châtelet soutenue par un approfondissement de la conception du virtuel et de l'événement propre à Gilles Deleuze. Refusant le face-à-face de la nature et de la pensée, il déploie un projet de renouveau de la Naturphilosophie dans le cadre du physico-mathématique, de Galilée jusqu'à la physique quantique. Il expose une dialectique comprenant des centres d'indifférence au coeur des gestes et de leurs dimensions (symétries). Ces dimensions spatiales-temporelles-intensives de l'effectuation du virtuel sont des paliers de la nature et de la pensée, avec des modes différents de mobilité. Des expériences de gestes en pensée sont proposées au lecteur-acteur pour accéder à chacun des paliers, suivant une narration induisant les passages par les subjectivités propres à chacune de ces mises en scène. Ces subjectivités gestuelles sont les fantômes de l'immeuble, ses Horla, le virtuel...

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  • Thedor Lipps, philosophe allemand de la fin du 19e siècle, était l'un des professeurs d'université allemands les plus influents de son époque. Très concerné par les conceptions de l'art et l'esthétique, une grande partie de sa philosophie porte sur ces thématiques. Sigmund Freud était l'un de ses fervents admirateurs, tandis que Lipps étant le principal partisan de l'idée d'inconscient. Il pensait que chaque état avait son niveau de conscience et que le rire était associé à des aspects négatifs cachés. Il a adopté les notions d'empathie ou de sympathie esthétique de Robert Vischer (Einfühlung) et partagé de nombreuses intuitions de Husserl. Ce numéro de la RMM propose de porter un regard nouveau sur son oeuvre.

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  • Nous fêtons en 2018 le bicentenaire de la naissance de Marx. Les parutions et commémorations sont nombreuses, mais émanent pour la plupart d'institutions ou d'organes qui, par affinité théorique, intellectuelle ou politique, inscrivent la pensée marxiste au coeur de leur action. Comme si étuider Marx n'était désormais l'apanage que des convaincus.
    Avec cette publication de la Revue de métaphysique et de morale, nous entendons décentrer le regard, rompre ce mouvement et tenter de porter un autre regard sur l'oeuvre de ce philosophe, en revenant à l'essence même de sa pensée. les contributions porterons sur des thèmes comme la dialectique, le capitalisme, l'exploitation ou le droit.
    A propos de la revue : La Revue de métaphysique et de morale est l'une des plus importantes revues philosophiques francophones. Elle publie notamment des numéros à thème autour de grandes questions, aujourd'hui débattues dans la communauté philosophique internationale. Elle s'efforce d'être fidèle à sa tradition : l'indépendance à l'égard de toute école de pensée. Elle publie aussi, pour certains auteurs ou courants philosophiques, le bilan des recherches contemporaines. Des notes critiques informent des parutions récentes, notamment des ouvrages parus hors de France ; des études critiques, de plus grande ampleur, sont consacrées aux plus notables de ces publications.

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  • L a Revue de métaphysique et de morale est l'une des plus importantes revues philosophiques francophones. Elle publie notamment des numéros à thème autour de grandes questions, aujourd'hui débattues dans la communauté philosophique internationale. Elle s'efforce d'être fidèle à sa tradition : l'indépendance à l'égard de toute école de pensée. Elle publie aussi, pour certains auteurs ou courants philosophiques, le bilan des recherches contemporaines. Des notes critiques informent des parutions récentes, notamment des ouvrages parus hors de France ; des études critiques, de plus grande ampleur, sont consacrées aux plus notables de ces publications.

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