Littérature générale

  • L'approche des tourismes présentée dans cet ouvrage qui recueille les communications des participants au colloque Tourismes Patrimoines Identités et Territoires, organisé par l'Université de Perpignan Via Domitia, fait une large place aux facteurs humains souvent négligés au profit d'un raisonnement réduit à l'économie.
    Les territoires y sont pensés comme des espaces dotés d'identités que les patrimoines illustrent et les coprésences liées aux tourismes permettent en remettant souvent en cause le mythe d'autochtonie ou le " noble mensonge " de Socrate c'est à dire la croyance des " dirigeants eux-mêmes et (des) militaires, ensuite (du) reste de la cité, qu'ils avaient été modelés sous la. terre et qu'une fois que leur fabrication avait été terminée, la terre, qui est leur mère, les avait mis au monde ; et qu'à présent ils doivent délibérer au sujet du pays où ils sont, et le défendre contre quiconque l'attaque, comme si c'était là leur mère et leur nourrice, et penser aux citoyens comme à des frères nés comme eux de la terre ".
    Ils apparaissent comme un compromis entre un aspect affectif et un aspect rationnel : tout à la fois espaces fonctionnels, et lieux de pouvoir. L'ouvrage s'adresse aux étudiants des différentes filières de formation aux métiers du tourisme et à l'ensemble des acteurs du secteur touristique soucieux de développement durable, respectueux des identités et des patrimoines.

    Sur commande
  • cet ouvrage nous permet d'approfondir ses rapports entre discrimination et modernité.
    avec toutes les mesures qui existent pour protéger l'individu, tant au niveau économique qu'au niveau social, le phénomène de la discrimination aurait pu disparaître. cependant il demeure toujours d'actualité. dans ce colloque nous avons débattu sur les mécanismes et la mise en place de cette construction sociale qui amène l'individu à se retrouver avec le statut de discriminé. l'analyse de la formation de ce statut est très important en ce qui concerne la compréhension de la discrimination car il pose la question des liens sociaux dans des sociétés où nombres de transformations, positives ou négatives d'ailleurs, tendent à les fragiliser.
    la naissance de l'individualisme est l'acte fondateur de la modernité, mais, en même temps, on constate des dérives ou des excès. ces derniers sont à l'origine de bien de déconvenues dans nos sociétés actuelles. il revient, alors à l'éthique et la gestion politique de la cité d'inventer de nouveaux principes face aux problèmes que la société est en train de se poser.

  • Sur commande
  • Publié à l'occasion de la première remise du Prix créé en l'honneur de Fernand Braudel et de la célébration du centenaire de sa naissance le 24 août 1902, cet ouvrage collectif entend rendre hommage à l'historien mais aussi témoigner de la vitalité et de l'actualité d'une oeuvre dont le rayonnement international ne cesse de croître comme le prouvent les nombreuses traductions qui ont vu le jour au cours de ces dernières années. Autour de F Braudel se situe dans ce remarquable mouvement de retour à l'oeuvre et de redécouverte de la pensée de l'historien. Ont participé à ce volume - qui rassemble des contributions originales, des documents inédits et quelques textes précédemment publiés des proches, des collaborateurs ou des disciples de Braudel, mais aussi des universitaires issus d'autres disciplines que l'histoire, tous membres du jury et familiers de l'oeuvre. Grâce à cette diversité d'approches, l'ouvrage apporte un éclairage nouveau sur maint aspect de l'homme et de l'oeuvre et se situe dans le droit fil de l'enseignement de F. Braudel, partisan d'une science historique intégrant l'ensemble des sciences de l'homme.

  • Les enfances méditerranéennes : tel a été l'objet des recherches de l'équipe d'accueil VECT-Mare Nostrum de l'Université de Perpignan-Via Domitia.
    Plus précisément, l'enfance a été envisagée comme l'aboutissement d'un mouvement de retour - mouvement individuel ou collectif, de quête de soi, de quête des origines de l'humanité ou des origines de la littérature, d'où le titre du colloque et de l'ouvrage : Retours vers les enfances méditerranéennes. Comme lors de précédents colloques internationaux portant sur les cultures méditerranéennes, les chercheurs réunis à Perpignan les 15, 16, et 17 octobre 2008 se sont efforcés de délimiter géographiquement leur objet, explorant surtout le grand arc qui va de la Grèce à Gibraltar, de Gibraltar au Maroc et à l'Algérie.
    Pour autant, ils n'en ont pas réduit la richesse et la diversité : les enfances abordées se situent sur les rives nord comme sur les rives sud, tout près de la mer ou plus loin d'elle ; elles sont fascinées par la " Grande Bleue ", nostalgiques de sa proximité heureuse, ou s'en détournent; elles sont imprégnées d'une culture dominante, nationale, ou d'une culture régionale, voire minoritaire. De l'enfance à la Méditerranée, des liens se tissent naturellement : les origines - l'enfance - des cultures européennes, qui se trouvent en grande partie en Méditerranée ; la reconstruction des lieux par le souvenir et par l'écriture ; la quête de soi et l'identité individuelle ou collective associées aux lieux ; enfin, l'homophonie fréquente entre mer et mère dans les langues romanes, qui rapproche étroitement, et profondément, les lieux géographiques et ceux de la biologie et de l'affectivité.
    A dominante littéraire, le colloque et l'ouvrage ont bénéficié des apports des théories de l'imaginaire, de la psychanalyse, de l'anthropologie culturelle, de l'herméneutique littéraire, de la relation entre sociolinguistique et écriture. La perspective adoptée est comparatiste. De l'Antiquité à nos jours, les points de vue parcourent une chronologie d'autant plus fructueuse qu'elle fait apparaître des ruptures et des progressions : les enfances de l'Antiquité gréco-romaine, dans les mythes, le récit historique, et l'épopée, apparaissent souvent héroïques ou au moins exemplaires, sans se réduire à ce rôle ; les figures d'enfants au Moyen-Age, incluant celle du Christ, sont associées au miracle ou bien posent le problème de l'ambiguïté de l'Enfant-Dieu ; les enfants de la comédie, venus du théâtre antique, correspondent à un héritage patriarcal, mais aussi à l'émergence d'une parole individuée; au XXe siècle, différentes formes de récits posent les questions de l'identité individuelle ou collective, de l'altérité et de la quête de soi, en les associant aux lieux, aux langues et aux cultures ; enfin, l'émergence d'une parole individuée de l'enfant trouve un aboutissement dans les voix d'enfance de poètes ou de romanciers.
    Ainsi les cultures et les littératures méditerranéennes abordées dans ce recueil donnent-elles la mesure des problèmes qui se posent à propos de l'enfance et de l'écriture, puisque la mémoire, la parole, les lieux et l'identité, semblent s'y croiser et s'y concentrer.

  • Par quoi les écrivains sont-ils habités ? Souvent par d'autres écrivains.
    Pas seulement parce qu'ils s'influencent ou s'inspirent les uns les autres mais parce que parfois ils écrivent à l'ombre de l'oeuvre d'un autre, à la lumière du rayonnement laissé par un confrère célèbre, vivant ou mort, qu'ils admirent, qu'ils fuient, qui les enrichit ou les entrave. Ils écrivent alors en contrepoint de l'oeuvre d'un autre, en dialogue ou en résistance. Ils sont travaillés par la présence d'un aîné ou d'un contemporain qui est pour eux une autorité à honorer, à dépasser, à combattre.
    Ce rapport à l'écrivain est une occasion de fécondité, de rivalité, au pire un véritable empêchement. Dans tous les cas, cette intime obsession, cette hantise les oblige à trouver leur propre voix, chercher leur propre espace et plus largement, décider du sens qu'ils donnent à leur propre quête. Ces fantômes d'écrivains sont donc bien ce qui hante leur création : ils la visitent et l'inquiètent, la rendent plus vivante, plus personnelle, la forcent à affirmer ses contours, fût-ce dans la destruction de cette figure intérieure qu'elle porte en elle et que tout à la fois elle enfouit et exhibe.
    Il s'agissait donc de traquer les fantômes dont est peuplée la littérature... Les articles de ce recueil explorent divers cas de relation intime entre un écrivain et un autre, diverses conditions singulières de création " hantée ".

  • Ce travail se propose d'approfondir le contexte culturel, historique et social qui sert de toile de fond au théâtre de Griselda Gambaro dès les années soixante. En Argentine, durant les années de répression, d'abord avec la dictature de Juan Carlos Ongania (1966) puis avec celle de Rafael Videla (1976), le théâtre est un espace qui sert d'exutoire, ainsi qu'un moyen d'expression qui met en scène les moeurs et les comportements humains. les pièces analysées dans ce travail dénoncent la perversion de la dictature, ainsi que les exactions infligées par les tortionnaires sur leurs victimes. Dans un contexte politique et social déterminé, le thème de " la victime et du bourreau " est une constante dans ce théâtre qui met l'accent sur les dangers de la coercition et de l'arbitraire exercés par un pouvoir tyrannique.

  • Sept membres de l'Académie française sont issus de ce que l'on peut appeler, à l'heure du regroupement des communes, le Grand Béziers.
    Chacun d'entre eux a occupé une place non négligeable dans les lettres et les sciences de son temps et. Jacques Esprit a été nommé à l'Académie en 1639, cinq ans seulement après la fondation de cette institution. Fait exceptionnel, Jean-Jacques Dortous de Mairan et Pierre Flourens ont tous d'eux occupé aussi le fauteuil de secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. Cinq d'entre eux ont joué un rôle politique souvent important au plan national.
    Deux d'entre eux résidant à Paris sont revenus à Béziers pour se faire élire députés. Ils se sont même affrontés : le député sortant Jean-Pons-Guillaume Viennet, membre de l'Académie française, étant battu par Pierre Flourens, futur membre de l'Académie française ! Deux autres ont préféré se faire porter à la Chambre des députés par les départements de l'Est : Georges Izard et Edgar Faure, qui est aussi entré plus tard au Sénat.
    Deux autres encore ont été proches du sommet de l'Etat : Paul Pellisson, sous Louis XIV, Viennet sous Louis-Philippe 1er. Edgar Faure, quant à lui, tint lui-même entre ses mains à deux reprises le gouvernement de la France en tant que président du Conseil des ministres.

  • Exils

    Hyacinthe Carrera

    L'exil est le lot de nombreux peuples ou êtres isolés, tout au long de l'Histoire. L'époque contemporaine n'échappe pas à ce mal, qui a parfois été considéré comme une punition pire que la mort. " Vrais " êtres humains " éloignés " pour des raisons politiques ou économiques, par contrainte ou parfois par choix, les figures des exilés sont multiples. Des chercheurs venus d'horizons aussi divers que la Littérature, l'Histoire de l'Art, la Sociologie, traitent la question de l'exil à travers des exemples de personnages de romans ou des sujets de peintures, mais aussi d'écrivains africains contraints de quitter leur continent, un équipage de navire japonais perdu en Russie ou encore des britanniques ayant choisi de venir vivre en France ou en Espagne et qui, désappointés, ne peuvent plus revenir chez eux pour des raisons économiques... Pourquoi part-on en exil ? En quoi l'exil transforme-t-il radicalement les êtres et leur rapport au monde ? C'est à ces questions que tentent de répondre les contributions de cet ouvrage.

  • Il y a peu un iconologue américain de renom nous promettait un " tournant pictural " alors que l'un de ses collaborateurs, médiologue français de mauvais augure, nous annonçait déjà la mort de l'image. Illustration saisissante du statut épistémologique imprécis de l'image dans notre culture censément " visuelle " et du trop-plein d'images qu'on lui reproche de véhiculer. C'est dans le contexte confus de ce prétendu excès de visuel qui affligerait notre société contemporaine que le livre aborde le problème posé par l'image à partir de la théorie sémiotique du philosophe américain Charles Sanders Peirce. Alors que la plupart des autres ouvrages consacrés à l'image sont issus d'une théorie du signe linguistique, la présente étude se fonde sur un choix épistémologique tout autre et partant sur une conception du signe totalement neutre, multimodal, à l'égard du texte et de l'image. Comme le suggère son titre à première vue paradoxal (Regards sur le poème muet), le thème principal qui apparaît en filigrane au cours des chapitres du livre, porte sur la capacité des signes purement picturaux à nous communiquer des informations, et un objectif majeur de l'ouvrage vise à isoler cette spécificité informative en l'opposant au signe verbal. Abondamment illustré, le livre montre comment les images fixes de toute sorte sont capables de nous informer sur notre monde tout en restant en quelque sorte " muettes ". C'est au moyen de trois des systèmes de classification établis par Peirce que le livre isole la nature exacte de ces informations et les différentes manières dont elles nous sont communiquées.

    Sur commande
  • Sur commande
  • Ce volume donne à lire deux tentatives de renouvellement du genre dramatique considéré comme le plus prestigieux, à l'époque où le théâtre tragique est en crise et cherche, en recourant aux sujets médiévaux, nationaux et patriotiques, ou encore en substituant à la terreur recommandée par Aristote sa variante hyperbolique, naguère encore suspecte, qu'est l'horreur, à trouver un nouveau souffle.

    Il entend fournir l'essentiel des repèrs nécessaires à la lecture de trois pièces : Gabrielle de Vergy (tragédie de Dormont de Belloy, 1770), Fayel (tragédie de Baculard d'Arnaud, 1770) et Gabrielle de Passy (parodie d'Imbert et d'Ussieux, 1777), en les replaçant dans le contexte esthétique de leur apparition et en soulignant aussi bien leurs attaches avec la tradition tragique que leur part de nouveauté.

    Sur commande
  • Sur commande
  • Les deux précédents colloques internationaux organisés par l'Équipe de recherches VECT Mare Nostrum - "Saveurs, senteurs : le goût de là Méditerranée" et "Rythmes et lumières de la Méditerrannée" - ayant privilégié l'image du monde méditerranéen comme " machine à faire de la civilisation " (P.
    Valéry), il était temps, pour équilibrer l'analyse et l'image que nous souhaitons en donner, de prendre pour objet la Méditerranée belliqueuse et cruelle. L'approche retenue pour cette nouvelle série de contributions s'inscrit dans le cadre de la poétique (théorie généralisée de la littérature ou rhétorique restreinte) ou mieux encore de la poiétigtte " le faire qui s'achève est quelque oeuvre " (P Valéry).
    Elle nous conduira à examiner la spécificité du récit de guerre et la démarche paradoxale de l'écrivain, ce " pense-phrases " (R. Barthes), confronté à la gageure de rendre accessible au langage une expérience a priori ineffable qui risquait fort d'être à jamais condamnée à " l'aphasie du monstrueux " (J. Hervier).

    Sur commande
  • La promulgation en 1978 de la Constitution qui marque le rétablissement de la démocratie en Espagne a ouvert la voie, à partir de l'art. 3, à la mise en oeuvre de politiques linguistiques dans les communautés autonomes oh sont parlées des langues différentes du castillan. Au cours de ces 30 années, cela n'a pas été sans susciter de vifs débats et donc d'engendrer, entre " centre " et " périphéries ", une multiplicité de discours croisés, politiques et/ou médiatiques. Ce volume de 17 articles se propose de les analyser, soit en tant que mises en perspective sur l'ensemble de la période, soit comme études de cas plus ponctuelles.

    Sur commande
empty