Pu De Rennes

  • Comment prouver l'existence de Dieu ? Quelles relations entretiennent la raison et la foi ? Quelle est la nature de Dieu et pouvons-nous le connaître ? Pour exposer et expliquer les réponses de Thomas d'Aquin à ces questions, ce livre reconstruit ses thèses et ses arguments. Il examine sa métaphysique, sans hésiter à la comparer à des développements récents dans la philosophie analytique, chez Wittgenstein, Carnap ou Quine, mais aussi Peter Geach ou Anthony Kenny, et dans la philosophie analytique de la religion.

    Sans délaisser la perspective historique, la question fondamentale posée dans ce livre est de savoir pourquoi Thomas d'Aquin pense pouvoir décrire la réalité naturelle et surnaturelle des choses et comment il la décrit. Ce que dit Thomas est-il vrai ? C'est en répondant à une telle question que nous comprendrons mieux sa pensée.

    Traduit et préface par Roger Pouivet (professeur à l'université de Lorraine et membre senior de l'institut universitaire de France).

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  • L'oeuvre de Marx connaît aujourd'hui un renouveau d'intérêt, dont témoignent les republications et les nouvelles traductions de ses écrits ainsi que la publication de nombreux ouvrages récents qui lui sont consacrés. Les articles composant le présent volume, issus d'un colloque qui s'est tenu en mars 2015 à Rennes, éclairent les raisons de ce renouveau d'intérêt en mettant en évidence divers aspects des analyses marxiennes qui s'avèrent d'une remarquable actualité. Qu'il s'agisse de la conception de la critique en général, de la critique de l'économie capitaliste ou de celle de la politique, Marx nous offre toujours un trésor de ressources conceptuelles et analytiques dont la portée est loin d'être épuisée.

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  • Cet essai défend l'idée que la liberté morale - c'est-à-dire la liberté requise par la responsabilité morale - consiste dans un pouvoir d'agir autrement, incompatible avec le déterminisme causal. Cette position classique a été doublement remise en question dans le débat contemporain sur le libre arbitre, avec de puissants arguments. Le but de ce livre est de les exposer et de les réfuter.

    Avec le soutien de l'université de Nantes.

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  • Paru pour la première fois en 1946, Introduction aux existentialismes est un livre qui n'a pas d'égal de part ses explications simples et précises. Réinscrivant cette philosophie « nouvelle » dans une histoire remontant à Pascal, Emmanuel Mounier expose les grands thèmes de l'existentialisme, discutant des positions de chaque philosophe. Un débat vigoureux mené avec honnêteté par le fondateur de la célèbre revue Esprit.

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  • L'oeuvre d'Henri Maldiney (1912-2013) occupe aujourd'hui une place de premier ordre dans le paysage philosophique. Lors même qu'il n'a que tardivement publié son premier ouvrage, Regard Parole Espace, en 1973, le profond renouvellement qu'il a su introduire au sein de la phénoménologie a obligé philosophes, mais aussi psychiatres ou théoriciens de l'oeuvre d'art, à repenser leurs concepts comme leurs pratiques. Ce livre aborde aussi bien la place qui est celle de Maldiney au sein de la tradition philosophique qu'il réfléchit à l'impact de sa pensée sur le traitement des questions psychiatriques et esthétiques.

    Publié avec le soutien de l'université de Poitiers.

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  • Le pari de cet ouvrage est d'explorer les facettes multiples à travers lesquelles se donne le soi. Parler de soi plutôt que de moi implique une rupture franche avec les philosophies qui placent le sujet humain en position fondatrice. Le soi est moins une « chose » qu'un mode d'être ; le soi n'est pas une donnée mais une conquête dont le devenir est en partie indéterminé. C'est donc sous le signe des épreuves (authenticité, multiplicité...) qu'il faut penser les variations phénoménologiques et herméneutiques sur le soi.

    Avec le soutien de l'EHESS-IUF, et de Poétique du Moi : Association interdisciplinaire d'études biographiques et narratives/Poética do EU (Portugal).

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  • Bernard Mabille a été pour beaucoup de philosophes français un modèle. Plusieurs de ses collègues et disciples ont souhaité lui rendre hommage en éclairant certains aspects de son oeuvre ou en prolongeant les recherches qu'il menait. L'ouvrage propose ainsi une étude inédite de Bernard Mabille lui-même, puis deux grandes séries d'analyses. L'inédit est consacré à la question de la subjectivité : on y perçoit la capacité qu'il avait de réinventer certains aspects de la pensée hégélienne tout en se maintenant au même niveau d'exigence conceptuelle.

    Avec le soutien de l'université de Poitiers.

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  • Peut-on faire de la philosophie politique sans étudier l'histoire des concepts et théories politiques ? La fonction critique de la philosophie politique transforme-t-elle nécessairement cette dernière en philosophie sociale ? Comment la philosophie normative dialogue-t-elle avec les sciences sociales, avec le droit, avec l'économie ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce volume apporte des réponses croisées, réfléchissant chacune à partir de son objet particulier (la démocratie, la nation, le travail, la peine, l'entreprise, la mondialisation...) à la justification et à la légitimation des processus de théorisation qui sont au coeur des méthodes en philosophie politique.

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  • L'adjectif "social" qualifie les expériences et les activités qui constituent la dimension collective de la vie humaine. En sciences sociales et en philosophie, son usage substantivé aborde les normes de l'action collective et les finalités des institutions. Si bien que "le social" peut désigner à la fois un état de la réalité (sens ontologique), un principe d'évaluation des actions (sens normatif) et un enjeu politique (sens critique) - sans que l'on puisse décider a priori entre ces sens. Mais est-il légitime de faire du "social" une catégorie théorique, qu'on la tienne pour ontologique ou méthodologique, analytique ou descriptive, comparative ou normative ?

    L'ouvrage interroge les significations que philosophes et sociologues attribuent au "social" afin de clarifier et de faire dialoguer leurs points de vue respectifs. Il détaille les enjeux de sa conceptualisation à partir de ses usages catégoriels : rapport social, action et institution sociales, obligation, norme et critique sociales, etc. Les contributions adoptent des perspectives diverses, s'inspirant du pragmatisme, de la phénoménologie sociale, de la sociologie de Chicago, de la psychologie clinique, ou de la Théorie critique. Toutes participent d'un questionnement commun : l'étude du "social" selon ses usages ontologiques ou normatifs, à des fins d'explicitation et de comparaison.

    L'ouvrage débute par un entretien croisé entre un philosophe et un sociologue, puis fait alterner des contributions d'auteurs venus des deux disciplines. Il montre qu'au-delà d'objets spécifiques et de références communes, le problème des sens du social constitue Lun des principaux terrains d'entente de la philosophie et de la sociologie.

    Avec le soutien de l'université de Poitiers.

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  • Tout au long de son chemin de pensée, Heidegger a nourri une patiente explication avec Hegel, qu'il considérait comme son plus coriace adversaire. Or il s'avère que le litige qui les oppose concerne au premier chef le statut et l'origine de la négativité. Cet ouvrage offre la première analyse en français sur les rapports complexes que les deux philosophes ont entretenus sur ce thème.

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  • Malgré les différences indéniables entre les oeuvres de Hans-Georg Gadamer et Paul Ricoeur, elles ont en commun de penser le langage comme le principe fondamental de notre expérience du monde et de tout évènement de compréhension. Cet ouvrage articule les deux oeuvres, misant sur une dialectique entre les notions d'appartenance et de distanciation. De ce point de vue, tout effort pour mettre à distance le langage afin d'en faire un objet d'étude doit tenir compte du caractère premier et irréductible de cette appartenance, s'il veut éviter de n'offrir qu'une vision réductrice du langage.

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  • Les esthétiques kantiennes sont confrontées dans ce volume aux doctrines classiques de la sensibilité, d'Aristote à Wolff, en passant par Leibniz et Locke, puis interrogées quant à leur postérité, de l'idéalisme allemand à la phénoménologie. On interroge la cohérence entre les trois Critiques au fil conducteur de la question de la sensibilité, l'invention d'une sensibilité transcendantale marquant une rupture par rapport à la tradition métaphysique et à l'empirisme. Peut-être comprendra-t-on alors comment un rationalisme conséquent a également pu se présenter comme une « apologie de la sensibilité ».

    Avec le soutien de l'équipe d'accueil 1270 Philosophie des normes de l'université Rennes 1.

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  • Ce volume est le premier ouvrage entièrement consacré à Clara, texte sans équivalent non seulement dans l'ensemble de la production de Schelling mais aussi dans l'histoire de l'idéalisme allemand. Après six contributions consacrées à cette oeuvre, ce volume présente la traduction française de Clara que l'on doit à Élisabeth Kessler, entièrement révisée par Pascal David et Alexandra Roux.

    Avec un avant-propos de Bernard Mabille.

    Avec le soutien de l'université de Poitiers.

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  • Ce livre confronte deux traditions philosophiques, la pensée dialectique et la pensée analytique. Elles ont leur langue, leurs concepts, leur méthode propres mais elles sont aussi traductibles. L'intention de Michael Quante est de parvenir à une synthèse de leurs concepts fondamentaux et de contribuer ainsi à l'unification du débat philosophique. Il montre que l'idéalisme allemand possède une théorie de l'action au sens de la philosophie contemporaine, et que cette théorie pourrait même déjouer certains pièges métaphysiques auxquels la philosophie analytique n'aurait pas échappé.

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  • Vers le milieu de sa longue existence (près de 92 ans ! Hobbes devient philosophe. À peine née, sa philosophie subit l'épreuve de l'exil, de la guerre civile anglaise et de la crise de l'Europe chrétienne : de là une immense surprise, le Léviathan, le chef-d'oeuvre qui coupe en deux la vie du penseur, de là la rencontre problématique entre l'esprit des Lumières, la confiance dans le progrès de tous les savoirs et les ténèbres de la politique et de la vie. Pour en rendre compte, il fallait donner la parole au philosophe, en traduisant du latin l'Autobiographie en prose à laquelle, immédiatement après sa mort, la plume amie de Blackburne ajoute un long Supplément et surtout le merveilleux poème autobiographique qui manifeste l'extraordinaire vitalité de son auteur, son amour de la vie, de la connaissance et de tous leurs combats.

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  • Aujourd'hui oublié ou caricaturé, le philosophe et anthropologue Lucien Lévy-Bruhl (1857-1939) fut pourtant un auteur majeur et son hypothèse de la mentalité primitive influença de très nombreux anthropologues et philosophes dont Leenhardt, Evans-Pritchard, Bastide, Husserl, Sartre, Levinas. Son oeuvre est encore d'une grande pertinence pour réfléchir à la nature de la rationalité. En effet, en soutenant que la mentalité primitive est une construction culturelle propre aux sociétés a-modernes, Lévy-Bruhl relativise la raison, dont il fait une autre mentalité, le produit de l'histoire des sociétés occidentales.

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  • Ce recueil tente de déterminer ce qu'est devenu le charisme après un siècle de métamorphoses depuis la sociologie de Max Weber. La genèse même du concept y est questionnée, ainsi que le contexte politique dans lequel il a été élaboré. Les exemples historiques de personnalités ayant été désignées comme « charismatiques » sont également convoqués. Il s'agit de mieux saisir les enjeux et les problèmes soulevés aujourd'hui encore par la notion de charisme, au point que peut se poser la question de son utilité scientifique même.

    Avec le soutien de l'IRISSO de l'université Paris-Dauphine.

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  • A quelles conditions un discours philosophique sur le mal est-il possible ? Cette question, Paul Ricoeur l'a posée après avoir renvoyé dos à dos une théologie encline à transformer le mal en bien, et l'athéisme vainqueur d'une pensée prompte à s'établir " par-delà bien et mal " ; et il y a répondu par la révolution de méthode qui l'a fait privilégier, à mi-chemin d'une expérience muette et des grandes synthèses spéculatives, le niveau intermédiaire du mythe et du symbole.
    Le symbole " donne à penser ". Mieux encore : il aide à vivre. C'est donc en déchiffrant ses multiples sens que le philosophe peut relever le " défi " du mal. Or ce défi sera d'autant plus redoutable qu'il aura pour origine, non le mal commis dans la faute, ni le mal subi dans la souffrance, mais le mal né de la disproportion de la souffrance et de la faute. On peut parler à son propos d'un mal d'injustice.
    A cette injustice répond, certes, la justice des normes, des contrats et des procès. Mais l'écart demeure, dans bien des cas, entre la requête impliquée dans l'expérience de l'injustice, et les procédures inventées par la raison pour y répondre. Aurions-nous besoin, sans cela, du pardon et de la pitié ? C'est l'ultime interrogation formulée dans cet ouvrage. Elle mène au-delà de la justice ainsi conçue.

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  • Quel philosophe pourrait affirmer, sans risquer d'être aussitôt contredit « mon travail est une sorte de grande conversation avec ceux qui pensent autrement que moi » ? Cette affirmation pourtant, sous la plume de Paul Ricoeur, ne surprend guère ; elle rejoint sa conviction, maintes fois exprimée, que l'autre est le plus court chemin entre soi et soi. Cette conviction était aussi pour lui une règle de méthode. Aussi aura-t-il été pour ses élèves et ses lecteurs bien plus qu'un maître. Qu'est-ce qu'un maître qui en nomme cent autres qui le valent et dont il s'efforce seulement d'accorder les voix discordantes ?

    * La condition humaine * La traversée de l'histoire et du langage * L'engagement dans la cité

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  • La force et l'originalité de la pensée de Max Scheler (1874-1928) résident d'abord dans son entreprise de fondation d'une éthique philosophique rigoureuse qui s'articule autour du problème des valeurs. Ce volume souhaite contribuer à redonner une actualité à cette pensée féconde et originale et s'ordonne autour de deux axes : d'une part le problème de l'éthique des valeurs et de la personne, et d'autre part l'apport de Scheler à la phénoménologie de l'affectivité et de l'intersubjectivité.

    Avec le soutien de l'université Rennes 1.

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  • Sous l'impulsion de Jeremy Bentham, le principe d'utilité a été défini comme visant la « maximisation du plus grand bonheur du plus grand nombre ». Cet ouvrage rend compte de la richesse de la pensée utilitariste et de la vivacité du débat qui l'entoure. Il entend proposer une vision pluridisciplinaire approfondie de l'utilitarisme à la fois critique et constructive en questionnant les racines historiques et philosophiques de la doctrine, et en interrogeant son héritage, ses mutations et ses développements contemporains.

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  • On trouvera dans ce volume deux textes majeurs d'Edmond Ortigues aujourd'hui inaccessibles au public, Le Temps de la parole, réflexion sur le message évangélique et la parole de Dieu, et Le Monothéisme, texte que l'auteur considérait comme une sorte de testament intellectuel. L'ensemble est complété par sept études dont une inédite sur la religion, le mysticisme et le délire, l'athéisme, l'islamisme et la laïcité, et permet de comprendre ce qui fait l'unité et la force d'une pensée qui, partie d'un catholicisme engagé et fervent, s'est orientée vers une conception anthropologique de la religion où la quête de l'absolu garde toujours son sens.

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  • Le ressentiment est une passion sociale qui exprime la puissance de l'affect dans la vie politique. Cet ouvrage montre l'histoire du ressentiment et il entend construire une critique des interprétations traditionnelles pour restituer à cette passion son éminente complexité. Il souhaite enfin organiser une analyse du dynamisme dont le ressentiment est l'expression, en mettant à profit la richesse que signifie en la matière une approche pluridisciplinaire. Car cette passion est réaction émotionnelle face à l'inachèvement de l'égalité dont nos sociétés démocratiques sont pourtant la promesse.

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  • Ce livre traite d'une des questions les plus délicates et les plus controversées de la pensée de Rousseau : la relation entre religion et politique.
    Il réunit six contributions de spécialistes et entretient l'ambition de participer au renouvellement de l'enquête sur la dimension politique du religieux chez l'auteur du Contrat social et de l'Emile. La guerre, l'apostasie, l'athéisme y sont étudiés. La religion civile surtout est l'objet d'une attention particulière, avec la volonté bien arrêtée de ne pas présenter une interprétation unifiée et donc univoque ou consensuelle de cet élément clé de la théologie politique de Rousseau, mais bien plutôt de montrer à quel point cette construction conceptuelle originale et singulière suscite des discussions et des compréhensions contradictoires.
    Ce n'est pas simplement une question de passion. Sans doute, l'articulation du religieux et du politique a toujours suscité les passions et n'a jamais été un sujet irénique, mais c'est surtout parce qu'elle comporte d'actuel que la religion civile fait problème. Une partie de son opacité vient de là : elle est en rapport direct avec l'héritage lourd, qui pèse encore aujourd'hui, des nations européennes et américaines.
    Que faire du christianisme en politique ? En a-t-on jamais fini avec la question du religieux en politique ? Est-il possible, ou au contraire impossible, d'en finir ? Et pourquoi ? Comment un Etat fondé sur les principes du droit doit-il se rapporter au religieux ? Toutes ces questions sont encore les nôtres, même là où l'on croit qu'elles sont définitivement réglées, et c'est pourquoi la proposition de religion civile faite à la fin du Contrat social doit toujours être réinterrogée.

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