Paris

  • Josephine Butler (1828-1906) : récit d'une croisade féministe Nouv.

    Dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle, une femme des classes supérieures que rien ne destine à entrer dans l'arène politique, découvre que l'exploitation sexuelle des filles pauvres est organisée par le gouvernement britannique. Tel est le scandale qui lui commande de s'engager dans sa « guerre sainte ». Josephine Butler (1828-1906) rencontre bien des obstacles dans sa croisade : policiers, militaires, médecins, politiques et hommes d'Église, ils tenteront tous de la faire taire. La fille de bonne famille sera amenée à braver de multiples interdits, à accepter maintes compromissions. Les voyages de cette protestante non-conformiste dans l'Europe des années 1870-1880, notamment dans les bas-fonds de Londres, Bruxelles, Paris, l'inscrivent aussi dans le journalisme moderne. Tous les efforts de Josephine Butler seront finalement couronnés de succès, et les lois anglaises réglementant la prostitution abrogées.

  • L'animal serait-il devenu notre alter-ego ? Pour les antispécistes, cela ne fait aucun doute. Selon eux, il faudrait ouvrir en grand les portes des zoos, attribuer aux animaux des droits subjectifs ainsi qu'une représentation politique qui les mettraient à égalité avec nous et, bien entendu, s'abstenir de les consommer jusque dans leurs productions naturelles : les fourrures bien sûr, mais aussi la laine et le cuir, sans oublier lesoeufs, le miel et la soie, tous produits issus de la domestication.
    Dans une langue claire et souple, cet ouvrage, entre l'essai et le pamphlet, s'attache à démonter l'un après l'autre les arguments de l'idéologie antispéciste, mais aussi ceux, du véganisme, de la collapsologie et de l'écologie radicale. Sans nier la nécessité d'améliorer le sort des animaux dans notre société, l'auteur rappelle que le monde humain s'est bâti sur la différence homme-animal. Et que, par conséquent, mieux vaudrait maintenir la part d'altérité des animaux plutôt que de vouloir les humaniser à tout prix.

  • Avec Le mirage mondialiste, Olivier Piacentini dévoile secteur par secteur les méthodes de formatage et d'asservissement des populations, alors que nous, peuples européens, croyons vivre encore dans des systèmes démocratiques où règne la souveraineté populaire. En apparence sans doute, mais, depuis trente ans, nous sommes soumis au régime du mondialisme imposé par les puissances financières, mais aussi et surtout infusé dans notre quotidien par les télévisions -notamment les séries et téléréalités-, les radios, les journaux, le cinéma, les musiques nouvelles -disco et rap-, l'art notamment contemporain, les sports, la publicité et le marketing, les divertissements...

    L'idéologie mondialiste s'insinue partout. Dans la presse, elle nous fait croire qu'il n'y a pas d'alternatives. Dans les divertissements, elle nous fait miroiter un monde ouvert plus beau, plus passionnant, plus libre à travers des oeuvres dont le financement dépend largement aujourd'hui de la superclasse mondiale. Peu à peu, les peuples se laissent glisser dans le "paradis mondialiste", en croyant entrer dans le progrès et la modernité.

    Or, c'est de leur liberté, de leur souveraineté, de leur survie en tant que nation qu'ils se dépouillent sans même en avoir conscience. Dans un langage accessible au plus grand nombre, ce livre, extrêmement documenté et non dénué d'humour nous invite à ouvrir les yeux.

  • Il y a plusieurs manières de réduire les opposants au silence. Dans les pays totalitaires c'est la prison ou l'assassinat, dans nos pays dits démocratiques c'est le discrédit, le mépris pouvant aller jusqu'au lynchage médiatique, moins inhumain certes mais tout aussi définitif. Alors que le communisme a fait près de cent millions de morts, c'est toujours le qualificatif "fasciste", dont ceux qui emploient le terme ne connaissent même pas la définition, qui claque sur vous comme une porte de prison. Vous aimez votre pays : vous êtes fasciste, vous glorifiez les couples hétéro : vous êtes homophobe, donc fasciste, vous émettez des réserves sur l'islam : vous êtes islamophobe, nouvelle donne du fascisme, vous êtes flics ou gardiens de prison : vous ne pouvez qu'être "fascistes". C'est cette idéologie qui, à travers les mots, est omniprésente pour cataloguer les nouveaux damnés.

    Si ces pestiférés sont marqués à l'encre indélébile, d'autres, en étant au mauvais endroit, au mauvais moment, ont été meurtris dans leurs chairs, parfois assassinés. Ce sont ceux que l'auteur appelle les damnés conjoncturels : ceux qui ont croisé une bande sauvage, ceux qui n'ont pas donné la cigarette qu'on leur réclamait, ceux qui ont eu un mot ou un geste de trop, celles enfin qui, par leurs tenues vestimentaires, ont attiré le regard des nouveaux inquisiteurs.

    Privés de leurs droits inaliénables de sécurité et de protection, bafoués, humiliés, ces nouveaux damnés de la terre de France, brisent ici le mur du silence pour s'affirmer face aux mondialistes islamo-gauchistes ou libéraux, aux jeunes asociaux dont la violence ne cesse de monter. Le fossé entre eux et les damnés est devenu abyssal, mais, en poursuivant leurs attaques contre la nation, ils ne sont pas loin d'encourir la colère d'un peuple poussé à bout.

  • Chroniques citoyennes d'un suicide programme : 2007-2020 Nouv.

    Depuis une trentaine d'années, voire plus, notre pays s'enlise dans l'abandon de son identité : celle de la famille, de la religion, de la culture, pour laisser place à une société multiculturelle vouée à l'im-migration incontrôlée, à la décadence politique au profit d'un totalitarisme encore feutré mais où la violence fait force de loi.

    La politique dévoyée des droits de l'homme a sapé les responsabilités régaliennes de l'État. Que ce soit à propos du traitement de la violence, de l'école qui a perdu sa fonction d'instruire au nom d'un égalitarisme forcené ; de l'islam qui étend ses tentacules dans toutes les sphères de la société ; de l'abandon des lois naturelles au profit d'une minorité agissante qui pousse à un changement an-thropologique de la famille et de la reproduction encore jamais vu ; de l'art contemporain qui s'émancipe allègrement d'un patrimoine multi-centenaire au profit de l'ère du vide.

    Ce livre rassemble des billets d'humeur, des réflexions suscitées par la lecture de journaux, d'informations ubuesques et qui décrivent l'inanité des politiques et des journalistes face à la crise abyssale que traverse la France qui, sans un sursaut drastique, ne saurait se relever. Un livre mal-pensant à l'humour corrosif.

  • Contrairement à beaucoup de maîtres, Hector Berlioz n'est pas issu d'un milieu propice à l'éclosion du génie musical. Mais, poussé par une ferveur irrésistible, il va étudier seul, jusqu'à l'entrée au Conservatoire, en 1824. La même année, il signe sa première oeuvre, la Messe solennelle, puis, tout en préparant le concours du prix de Rome, il compose, en 1830, à 27 ans, La Symphonie fantastique, coup de tonnerre dans la production du temps. De retour à Paris après son séjour à la villa Médicis, il participe au tumulte du romantisme et fréquente Nerval, Hugo, Balzac, Delacroix, Paganini et Liszt...

    Organisateur de concerts et critique musical, il va produire des chefs-d'oeuvre, reflets de sa vie sentimentale agitée et de ses lectures : Harold en Italie (1834), Roméo et Juliette (1839), La Damnation de Faust (1846), Les Troyens (1858)... et, preuves de son éclectisme : la Symphonie funèbre et triomphale (1840), L'Enfance du Christ (1854), ou l'opéra-comique Béatrice et Bénédict (1862)...

    Après une existence difficile, Berlioz s'éteint en 1869. Reconnu à l'étranger, il sera longtemps boudé en France avant d'être justement célébré.

    Publié en 2003, cet ouvrage, illustré d'une vingtaine de documents pour beaucoup inédits, est réédité pour le 150ème anniversaire de la mort d'un des plus grands compositeurs français.

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  • A l'occasion du soixante-dixième anniversaire de la naissance de l'Etat d'Israël, le 14 mai 1948, l'auteur s'interroge sur le conflit israélo-arabe, mais surtout sur deux conceptions opposées du sionisme et de l'identité d'Israël : " Israël doit-il rester un Etat spécifiquement juif, selon le souhait de ses pères fondateurs, ou bien doit-il devenir un Etat occidental comme les autres, dans lequel l'identité juive serait reléguée à la seule sphère privée ? ".
    Pierre Lurçat, est l'auteur de plusieurs essais sur le sionisme, Israël et l'islam radical, parmi lesquels Le Sabre et le Coran (2005), Pour Allah jusqu'à la mort (2008) et La trahison des clercs d'Israël (2017).

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  • Grande figure musicale du XXe siècle, Pablo Casals (1876-1973) a porté le violoncelle au premier rang de l'orchestre classique et révolutionné sa technique. Contemporain de Charles Lamoureux, Richard Strauss et Albéniz et Granados, Saint-Saëns et Fauré et aussi d'Ysaye, Menuhin, Furtwängler il fut l'un des plus grands interprètes de son temps, un chef éminent, un compositeur fécond, créateur de l'orchestre Pau Casals qu'il dirigea de 1910 à 1937 et du légendaire trio Cortot-Thibaud-Casals qu'il anima de 1906 à 1933.
    Homme de convictions, épris de liberté, combattant opiniâtre des dictatures, il refuse de jouer en Union soviétique dès 1917, en Allemagne à l'avènement d'Hitler en 1933, en Espagne à la victoire de Franco en 1939, puis dans tous les pays qui, aux lendemains de la guerre, pactisent avec l'Espagne franquiste. Exilé à Prades, dans les Pyrénées-Orientales, de 1939 à 1956, il se consacre au secours des réfugiés catalans.
    En 1950, devant son refus d'interrompre son exil, les musiciens du monde entier se déplacent dans les Pyrénées pour célébrer avec lui le 200e anniversaire de la mort de Bach. C'est le premier festival de Prades, le premier d'une longue série. S'appuyant sur des sources inédites, cette première biographie en français reconstitue une existence exceptionnelle qui éclaire l'histoire musicale, culturelle et politique du XXe siècle.

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  • A travers l'histoire d'une famille quercynoise que François Sauteron déroule dans son environnement campagnard, est reconstituée la tragédie de septembre 1963 où Casimir, le patriarche, élimine avec l'aide de sa femme et de sa fille, un gendre parasite et violent.

    Ce récit est exact, dans ses moindres détails, l'auteur ayant recueilli de nombreux témoignages, mais également côtoyé les protagonistes de ce drame. Certains verront peut-être dans ce livre un essai de réhabilitation et penseront que ce jury de paysans, jugeant l'un des leurs, n'avait pas été assez clément.

    D'autres, choqués par l'horreur des faits, s'étonneront de la sentence prononcée. Auraient-ils eu de nos jours le même procès ? Au-delà de ce drame, c'est une approche ethnosociologique d'un monde rural aujourd'hui disparu, qui nous est proposée.

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  • les normes comme les déviances sont évolutives, les normes fabriquent les déviances, et réciproquement.
    à travers différents thèmes, un certain nombre de jeunes historiens de l'université de nanterre, placés sous la direction de monique cottret, interrogent la politique, la religion et la culture pour rendre compte de la diversité et de la complexité du vivant. des guerres de religion du xvie siècle à la révolution française, des récollets de la nouvelle france, au réformateur évangélique john wesley puis au sulfureux père girard, amant de la jeune cadière, voilà le champ de leurs réflexions et de leurs questions.
    mais, in fine, il s'agit d'interroger l'histoire, discipline née au siècle des lumières et que le xxe siècle semble vouloir éradiquer, comme si tenter de comprendre la barbarie, c'était l'accepter, préférant remplacer l'analyse par la commémoration et le raisonnement par les bons sentiments. cette lecture décapante des institutions n'est pas dépourvue d'humour et s'agrémente de quelques gravures libertines mettant en scène des curés libidineux.


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  • L'auteur dresse l'inventaire du vocabulaire spécifique à l'architecture méridionale entre les XVIe et XIXe siècles. Puisant ses sources dans la langue d'oc, il permet d'appréhender l'histoire locale des techniques de construction.

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  • Le 2 mars 1916, au fort de Douaumont, le capitaine Charles de Gaulle, monté en ligne la veille à la tête de la 10e Compagnie du 33e RI, est fait prisonnier. S'agit-il d'une capture au terme d'un combat acharné ou, selon certains témoins, d'une reddition, attitude alors inconcevable pour des offi ciers d'active ? C'est l'une des questions majeures de cet ouvrage où l'on suit de Gaulle, de son arrivée comme lieutenant au 33e RI commandé par le colonel Philippe Pétain, et son engagement à Dinant-sur-Meuse où il est blessé, à son affectation comme capitaine sur le front de Champagne, puis de son envoi à Verdun.
    Prisonnier en Allemagne de 1916 à décembre 1918, de Gaulle, meurtri et humilié, doutant de son avenir militaire, ronge son frein, tout en mûrissant sa pensée et sa réfl exion.
    La guerre terminée, il est affecté non loin de Varsovie comme instructeur d'offi ciers polonais contre les bolcheviks, puis à l'École militaire de Saint-Cyr, avant d'enseigner à l'École supérieure de guerre, grâce à la protection constante du maréchal Pétain dont il rejoindra l'État-Major avec le grade de commandant.
    Nommé en 1933 lieutenant-colonel, il oeuvre activement pour sa carrière. Mais, en 1938, de Gaulle, qui a écrit - à la demande du Maréchal - un livre que celui-ci laisse dormir depuis des années, décide de le faire paraître sous son nom : ce sera La France et son armée. Une histoire de dédicace achèvera de brouiller les deux hommes. Le 1er juin 1940, de Gaulle est promu général de brigade ; le même mois, Paul Reynaud, nouveau président du Conseil, le nomme sous-secrétaire d'État à la Guerre. Le 11 juin, en pleine débâcle, de Gaulle croise Pétain une dernière fois. Une page est tournée.
    Cet ouvrage, étayé par de nombreux témoignages, ainsi que par des documents d'archives, n'est ni un panégyrique du futur chef de la France libre, ni un pamphlet contre le premier président de la Ve République. C'est un récit qui permet de constater que Charles de Gaulle n'a jamais été un véritable offi cier de troupe et que son comportement au front, contrasté et controversé, lui a probablement sauvé la vie. Un élément de plus pour éclairer une grande fi gure.

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  • La politique du général de Gaulle vis-à-vis de l'Union soviétique obéissait à trois axes majeurs : aspiration à l'indépendance et à la grandeur de la France, importance de la Russie et de sa place dans le monde, car la « Sainte Russie » éternelle était, aux yeux du Général, « Bien plus forte que toutes les théories et tous les régimes ».
    Dès son arrivée au pouvoir, de Gaulle entreprend de rendre à la France son prestige et de la libérer de l'emprise étrangère, ce qui correspondait aux aspirations des dirigeants soviétiques visant à développer des relations égales et privilégiées avec les pays d'Europe occidentale, tout en jouant des divergences préexistantes entre la France et l'Allemagne, comme entre les Alliés au sein de l'Alliance atlantique.
    Durant les deux mandats du Général, les relations entre les deux pays évoluent en fonction de leurs intérêts géopolitiques qui devaient tenir une place prépondérante dans la construction d'un monde futur non encore qualifié de « multipolaire ». Mais aussi dans la construction européenne dont la Russie aurait dû être un élément indispensable et dont on mesure désormais à quel point l'absence nuit à une Europe aujourd'hui en déconstruction. D'où la célèbre formule du général de Gaulle aussi incomprise que critiquée : « de l'Atlantique à l'Oural ». Mû par l'intérêt supérieur de l'État, il put, en quelques années, redonner à son pays un statut de puissance mondiale, libérée de toute présence étrangère sur son territoire, indépendante dans ses actes au sein d'un monde occidental dominé sans partage par les États-Unis depuis la fi n de la Seconde Guerre mondiale.
    Durant les onze années de pouvoir gaulliste, des contacts « tout azimut » se développent avec l'Union soviétique, coopération stratégique et active que les successeurs du Général - à commencer par Georges Pompidou - remirent en question. Peu à peu, en effet, disparut la grandeur gaullienne qui laissa place au pragmatisme traditionnel d'une France qui, croyant gagner au jeu de l'Europe, renonçait peu-à-peu à toute chance de trouver une place de choix entre les deux Grands.

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  • Cette biographie de Pouchkine (1799-1837) ranime la figure et le mythe du fondateur de la littérature russe.
    Emblème du combat pour la liberté, l'écrivain est aussi un héros romantique, un homme passionné à l'âme haute et à l'esprit prompt à fustiger les tièdes et les médiocres. Son existence n'est pas moins mouvementée que celle de ses personnages. Célèbre à vingt ans pour ses poèmes, Pouchkine mène une vie brillante à Saint-Pétersbourg, puis connaît l'exil. En quelques années, il ouvre de nouvelles voies à tous les genres littéraires de l'époque : récits en vers (Le Prisonnier du Caucase, Les Tziganes), tragédie (Boris Godounov),...
    Revenu à Moscou, sous le règne de Nicolas lu, le poète triomphe, il épouse la belle Natalia Gontcharova et donne foison de chefs-d'oeuvre : La Fille du capitaine, roman historique, La Dame de pique, récit fantastique, Eugène Onéguine, roman en vers... Mais il périt en pleine gloire, tué en duel à l'âge de trente-sept ans.

  • Jean Hugo a créé en soixante-dix ans de carrière plus d'un millier de dessins et de peintures, plusieurs centaines de décors et costumes de théâtre, trente vitraux, trois cents gravures et gouaches illustrant une centaine de livres rares. Ses mémoires l'inscrivent dans une lignée rare de peintres-écrivains où il côtoie Delacroix et Fromentin. Mais son grand oeuvre, plus grand que sa peinture et ses écrits, c'est lui, c'est sa vie.
    Sa vie de fils et de père, d'ami et de camarade, de descendant d'un géant dont le poids "annihila" deux générations de Hugo. C'est cette vie, enfouie sous trente ans de silence, qu'Henri Gourdin reconstitue, en alternance avec des portraits de Jean Cocteau et Raymond Radiguet, Marcel Proust et Pablo Picasso, Max Jacob, Georges Auric, Christian Bérard... renouvelés par le témoignage de leur ami Jean Hugo.

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  • L'antisémitisme n'est certes pas né en 1900 (l'affaire Dreyfus en porte témoignage), mais il s'est développé parmi une importante fraction de l'opinion publique et chez de nombreux intellectuels dès le début du XXe siècle. L'installation à Paris - à Montmartre, puis à Montparnasse - de jeunes artistes juifs venus des pays de l'Est (Chagall, Soutine, Kisling, Pascin, etc.) ou d'Italie (Modigliani) contribue à créer un courant d'hostilité, car ils révolutionnent la perception des formes et des couleurs contre certaines traditions picturales françaises. Cet ostracisme n'affecte pas que les peintres. Il répond à une idéologie de rejet d'individus supposés être peu travailleurs, âpres au gain, intrigants... Ce que reprennent des hommes politiques, des journalistes, des écrivains. Mais c'est entre 1940 et 1944, sous l'Occupation (partie la plus importante du livre), que se déchaînent les extrémistes à la radio, dans la presse, dans la littérature : notamment Céline, Brasillach, Rebatet, Léon Daudet...

    Dans ce livre, Jacques Lambert, se référant à des faits précis, traite de la littérature, de la peinture, du cinéma, du théâtre, du music-hall, de la chanson, du journalisme,... qui n'échapperont pas, surtout durant la Seconde Guerre mondiale, à ce phénomène de l'antisémitisme qui va diviser les Français : certains, à des degrés divers, collaboreront avec les représentants de l'Allemagne nazie, d'autres entreront en résistance, en particulier plusieurs Juifs courageux tels que les époux Aubrac, Jean-Pierre Aumont ou Jeanne Modigliani, fille du peintre... Ce livre, riche d'informations et d'anecdotes soigneusement contrôlées, passionnera tout lecteur épris de vérité en une époque qui voit refleurir en France (mais pas seulement) des comportements haineux et agressifs envers la communauté juive.

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  • Quand le pape François peut dire : "Il n'existe pas de terrorisme islamique" et Mgr Podvin, porte-parole des évêques de France, affirmer : "Il ne faut pas diaboliser l'islam", les fidèles ont de quoi s'inquiéter. Citons aussi Mr Dagens : "Il faut faire très attention à ne pas diaboliser tous les djihadistes", ou encore le frère dominicain Adrien Candiard qui assène : "Le salafisme promu par l'Arabie Saoudite n'est pas violent." Au déni de réalité et à la bienveillance commandés par la sauvegarde du dialogue, s'ajoute un relativisme mal placé : "Certains musulmans peuvent être excessifs, voire fanatiques", concède Mgr Vingt-Trois, "comme des catholiques peuvent l'être", complète-t-il aussitôt. Dans le même esprit, le pape François déclare : "Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique", mettant sur le même plan l'islamisme radical et la violence conjugale... Joachim Véliocas dresse ici le bilan de cinquante ans de relations islamo-chrétiennes, en remontant aux sources des malentendus : chapelles devenues mosquées, mosquées inaugurées en présence d'évêques, instituts catholiques à la dérive... L'auteur sait pourtant relever les positions courageuses d'évêques et de cardinaux au service de la vérité. Un livre-choc dénonçant les errements d'une Église dans sa défense aveugle de l'islam.

    Avec une préface du père Henri Boulad.

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  • Lorsqu'il arrivait à Casanova d'avoir la bourse ronde, il engageait quelque valet qui l'accompagnait alors pour un temps dans sa course folle à travers l'Europe. Fidèle ou fripon, celui-ci était le témoin aussi bien de ses exploits que de ses échecs ; courant les mêmes périls que son maître ou partageant sa bonne fortune. Se tissait alors entre eux un climat de confiance et de familiarité fluctuant au hasard des circonstances. Ainsi le duo formé par le chevalier de Seingalt et son valet était rarement de tout repos ; l'existence du Vénitien n'étant qu'une succession d'escroqueries et de mensonges. C'est cet étonnant appariement que s'efforce d'éclaircir la première partie du présent ouvrage.

    La seconde met en scène un aventurier gascon dont la route croisa plusieurs fois celle de Casanova. Louis de Castelbajac, tricheur au jeu et suborneur de femmes, avait très tôt choisi de mener une existence de mauvais sujet. Après une courte carrière militaire, il préféra ainsi hanter les bas-fonds des capitales européennes plutôt que de chercher à faire honneur au nom de ses ancêtres.

  • Après deux ouvrages parus aux Éditions de Paris, consacré aux Femmes dans les années quarante et aux Enfants de la Shoah voici un livre qui aborde la Shoah sous l'angle de la transmission : de quelle façon peut-on faire connaître à une population et plus particulièrement aux jeunes - à un moment où les témoins peu à peu disparaissent -, l'entreprise d'extermination des Juifs d'Europe durant la Deuxième Guerre mondiale ? Il ne suffit pas d'opposer les victimes aux bourreaux, mais il faut insérer la Shoah dans l'histoire juive, dans celle du nazisme et aussi de l'Europe - car l'Allemagne nazie a trouvé des collaborateurs zélés dans les pays qu'elle a occupés -, dans l'histoire universelle enfin... Une telle transmission passe par la famille (juive et non juive), et désormais par l'école où la Shoah figure pleinement au programme d'histoire. Elle passe encore par les commémorations et les musées, ainsi que par les productions culturelles, tant au cinéma que dans la littérature et l'art, et enfin par le droit, trop rarement étudié sous cet angle. Deux pays sont ici au coeur des analyses : la France et Israël. La France du Vel d'Hiv ou du camp de Rivesaltes comme celle du Chambon-sur-Lignon. L'Israël du procès Eichmann comme de l'après Shoah de Lanzmann. Il y a là une question cruciale pour nos sociétés, afin que travail d'histoire et devoir de mémoire conjuguent leurs effets. Et un enjeu fondamental pour l'Europe fraternelle dont nous rêvons, mais qui ne se construira que par l'analyse et la méditation d'une tragédie sans exemple dans l'histoire et qui n'a pas même rendu caduc un antisémitisme diffus mais toujours vivace, envers exact des valeurs qui sont au fondement de notre démocratie.

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  • La guerre de 14-18 ne s'est pas déroulée comme le racontent les livres d'histoire. Non seulement les poilus n'ont pas "consenti" à leur sacrifice, mais ils ont résisté avec acharnement à l'armée française et aux gradés qui les envoyaient à la boucherie. Les seules traces que la mémoire collective a gardées de cette lutte sont les mutineries de 1917 et quelques dizaines d'exécutions "pour l'exemple", alors qu'une véritable "guerre dans la guerre" a opposé en permanence les officiers chargés de mener au combat leurs unités aux soldats qui tentaient désespérément de survivre. La Grande Guerre inconnue décrit et analyse toutes les formes derésistance des hommes du rang (désertion, reddition volontaire, automutilation, refus d'attaquer, planque, embusque, sabotages, grève de la guerre, manifestations, fraternisations, mutineries, assassinats d'officiers" à travers des extraits de plusieurs dizaines d'écrits de combattants. Il montre aussi les formes multiples et méconnues que prit la répression.

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  • Mondialisation et totalitarisme : les deux termes semblent antinomiques, la mondialisation étant présentée comme une libération aux antipodes du totalitarisme, hypertrophie du nationalisme. Or, nous n'avons jamais autant subi un tel conditionnement, un tel rejet de tout ce qui n'entre pas dans les vues du politiquement correct comme du réalisme économique.
    Sous nos yeux se met en place un système insidieux, souriant, en réalité phagocytaire. Délocalisations, concentration des entreprises, destruction des emplois, concurrence déloyale, laxisme en matière d'immigration, complaisance avec le communautarisme, le but est clair : asservir Nations et États, araser les particularismes, saper la démocratie, abaisser le niveau culturel, uniformiser les modes et les goûts pour parvenir à une gouvernance mondiale sans précédent. Parallèlement à la transformation des peuples occidentaux en consommateurs passifs et assistés, gavés de fêtes et de jeux, se développe une exploitation forcenée du tiers-monde, de ses richesses et de ses travailleurs, ressort de l'enrichissement accru des puissants privant les pauvres du nécessaire pour accroître leur abondance.
    Depuis des décennies, un totalitarisme d'un nouveau genre tisse sa toile, substituant à la violence d'État le conditionnement par le marketing et les nouvelles technologies.
    Dans cet essai, Olivier Piacentini décortique l'avènement des nouvelles oligarchies financières qui, ayant supplanté le pouvoir des États, déroulent un programme de domination planétaire visant à changer le cours de la vie humaine, voire transformer l'humain. Une perspective glaçante que voilà cinquante ans avaient pressentie Aldous Huxley et Georges Orwell.

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