Sciences humaines & sociales

  • Mémorial du 24 avril

    Teotig

    Quatre ans après la nuit tragique de la rafle du 24 avril 1915 à Istanbul, marquant le début du génocide des Arméniens par la Turquie ottomane, Téotig, écrivain et éditeur réputé pour la qualité de ses biographies lui-même rescapé d'années de déportation, publie ce «Mémorial du 24 avril». Ce recueil biographique reprend la liste noire de tous les intellectuels de la capitale déportés et éliminés et ceux des provinces, classés par région et ville. Une seconde partie, comprend deux témoignages de rescapés, concernant les deux centres principaux où l'élite a été déportée puis exécutée.
    Un siècle plus tard, cet irremplaçable Mémorial garde sa valeur de symbole. Il s'agit ici du document de référence sur la rafle et l'exécution de 761 personnalités, prémisse de l'élimination de tout un peuple.

    Sur commande
  • Septembre 1915, Istanbul.
    Un soir, on frappe à la porte : " Yervant Odian est-il là ? ". Dès lors, l'implacable organisation génocidaire turque va l'entraîner sur les routes et dans les sinistres camps du désert syrien. Au sein des colonnes de déportés, il rejoint le destin de ses compatriotes arméniens, bien que se considérant presque comme un " privilégié ", en raison de son statut d'écrivain reconnu. Immergé dans un quotidien de tortures, glacé d'horreur devant les situations d'humiliation, les impitoyables persécutions que subissent les déportés et, pour finir, les exécutions et l'extermination, un rare instinct de survie préserve Yervant Odian.
    L'écrivain satirique et journaliste, survivant à ces " années maudites ", ce cauchemar, revient à Istanbul en 1918 au terme d'un long voyage en enfer et retrouve sa table de rédacteur. Aussitôt, il s'attache à consigner ses souvenirs témoignant ainsi au nom de tous ces anonymes disparus, et il sera l'un des rares écrivains arméniens à s'y consacrer au lendemain du génocide. De ce travail de mémoire résulte un récit à la fois distancié, précis et dépouillé, pour surtout " être fidèle à la réalité, n'altérer en rien les faits, n'en exagérer aucun ".
    Une forme de " poétique de la simplicité ".

    Sur commande
  • Le capitaine de l'armée ottomane Azil Kemal est marié à Enza, une Arménienne. En 1915, il reçoit l'ordre de procéder à l'extermination des Arméniens de la région d'Erzeroum. Il va rédiger alors un journal qui relate ces semaines de tourments entre trahison des siens et mission militaire. Le récit s'articule autour de la traduction de ce carnet fictif retrouvé dans les archives familiales du narrateur qui replace le récit dans un contexte historique plus large où là, tous les événements et les personnages sont bien réels. De nombreux témoignages on été consacrés au génocide arménien. Mais ce texte met au centre un personnage turc, avec ses conflits entre destin personnel et devoir d'obéissance. Ou comment la littérature peut aussi éclairer l'Histoire.

    Sur commande
  • Durant la Première Guerre mondiale, la Turquie est alliée à l'Allemagne. Le 24 avril 1915 débute la Grande Rafle des intellectuels d'Istanbul, marquant le début du génocide des Arméniens.
    Chavarche Missakian est alors un jeune journaliste engagé. Il échappe par miracle à la rafle mais sur dénonciation il est finalement arrêté; interrogé sans relâche par la Police politique turque, il ne parlera pas et ne sera libéré qu'à l'armistice.
    Après un long silence, il prendra la plume en 1935 pour tenter de dire l'«innommable» et répondre aux mémoires de Ali Riza, le policier turc.
    Dans un style vif et concis, l'écrivain, journaliste et homme de presse, grand lecteur et déjà francophone à l'époque, documente dans ce texte chargé d'histoire les premiers temps de l'entreprise génocidaire.

    Sur commande
  • Les récentes évolutions politiques et sociales en Turquie ont permis une certaine libération de la parole. Des questionnements sur leurs ascendances, au sein des milieux intellectuels turcs, ont fait ressurgir une vérité longtemps occultée : une partie de la population descend de ces chrétiens islamisés au cours du génocide des Arméniens dans les années 1915-1920.
    Laurence Ritter, au fi l de nombreuses recherches de terrain dans les régions reculées d'Anatolie, a recueilli les témoignages de familles d'Arméniens islamisés et/ou cachés qui osent désormais parler de leur douloureuse histoire.
    Le parcours photographique parallèle de Max Sivaslian participe pleinement à l'enquête anthropologique en donnant à méditer sur les regards de plusieurs générations.

empty