Max Milo

  • Il existe déjà de nombreuses histoires sociales, culturelles, religieuses, économiques, techniques de l'alimentation mais aucune histoire « politique » de la table.
    Que nous apprend l'alimentation préhistorique sur la division des sociétés ?
    Que devons-nous encore aux conceptions politiques des tables mésopotamiennes égyptiennes, grecques ou romaines, au-delà de la question des banquets ? Comment et pourquoi les tables gauloises ont-elles été balayées par l'alliance politique entre l'église catholique et les nouveaux maitres issus des grandes invasions ? En quoi le système politico-religieux féodal a-t-il structuré durablement notre table ? pourquoi et comment la monarchie absolue a-t-elle du inventer sa propre conception de la table comme elle disposait déjà de sa musique, danse, architecture, des jardins à la française etc. ?, Quelles furent les conceptions révolutionnaires (89-93) de la table ?  Pourquoi Robespierre avait-il par exemple aussi peur  des grands banquets populaires ? Pourquoi la république a-t-elle imposé la pomme de terre contre  « l'arbre à pain » (chataignier) ? Quelles furent dans l'histoire les grandes utopies alimentaires ?
    Paul Aries, en douze chapitres, conçus à la façon des divers services d'une table, retrace une histoire politique de l'alimentation expliquant « ce que manger veut dire » du point de vue de la constitution d'une société, de ses rapports de pouvoir, de domination, etc.
    ( Premier Service : les tables préhistoriques, Deuxième Service : la table mésopotamienne, Troisième Service : la table égyptienne, Quatrième Service : la table grecque, Cinquième Service : la table romaine, Sixième Service : les tables gauloises, Septième Service : la table mérovingienne, Huitième Service : la table carolingienne, Neuvième Service : la table clérico-féodale, Dixième Service : la table de la monarchie absolue, Onzième Service : la table républicaine, Douzième Service : la table bourgeoise et en Sortie de table les grandes utopies alimentaires).
     

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  • Début 2020, s'ouvre à Paris le procès des deux pilotes qui ont bombardé le camp militaire français de Bouaké le 6 novembre 2004, faisant 9 morts et 34 blessés. Il s'agit d'un des plus grands scandales de la Vème République, impliquant trois ministres français. Me Jean Balan, le principal avocat des familles des soldats français lève le voile sur cette tragédie.

  • «Un ouvrage indispensable dans un monde qui n'a reconnu que la moitié de l'histoire du génocide rwandais. Terry Gould, winner of the CJFE Tara Singh Hayer Press Freedom Award.

    «C'est le récit sans faille d'une des catastrophes humaines du vingtième siècle les plus impitoyables et les plus cyniquement exploitées. Linden MacIntyre, award-winning broadcast journalist «Qui restera un ouvrage de référence sur le Rwanda pour les décennies à venir. Anjan Sundaram, journalist Le travail de Judi Rever repose sur des entretiens sans précédent avec des déserteurs du FPR, d'anciens soldats et des survivants d'atrocités, ainsi que sur des documents issus du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR.) Il permet de retracer l'histoire complète du génocide rwandais.

  • « C'est une véritable descente aux enfers que nous avons connue avec ma femme et nos trois merveilleux enfants, entre 2012 et 2019. Voici quelques chiffres qui parleront d'eux-mêmes : 700 nuitées dans des petites chambres d'hôtel ; plus de 800 jours de mendicité ; pas loin de 500 000 personnes sollicitées ! Et, sachez-le, je fais toujours la manche de manière active. Jamais assis. Je vais vers les gens, je les interpelle les yeux dans les yeux pour obtenir leur attention et leur demander de l'aide. Tout cela avec une seule et unique obsession chevillée au corps : sauver ma famille avant tout ! » Dans ce témoignage inédit, Julien Luxcey nous raconte leur sortie de route, leur vie dans une voiture, la mendicité avec un bébé dans les bras, l'errance à travers la France pour trouver un logement, le placement des enfants et, enfin, le dur chemin pour retrouver une vie normale.

  • Juriste et politologue tout autant qu'avocat pénaliste renommé, passionné de philosophie politique, il a été l'élève de Jean-François Mattei à Science-Po, Gérald Pandelon connait parfaitement les arcanes du milieu du grand banditisme et en particulier du milieu marseillais aujourd'hui. Un milieu dangereux tiraillé par la lutte que se livrent les gangs souvent issus des vagues d'immigrations successives pour le contrôle des divers trafics, notamment celui du cannabis.
    Il a conduit et guidé le journaliste Paul-François Paoli du Figaro, natif de Marseille, à la rencontre de ces voyous dont certains restent discrètement « en activité ». Il lui a ouvert les portes de quartiers comme La Castellane ou Félix Pyat où la police n'entre que précautionneusement et où le trafic de drogue (cannabis, cocaïne...), qui se déroule au sus et au vu de tous, rapporte aux dealers des quartiers des sommes faramineuses tandis que la classe politique regarde ailleurs.
    A la fois témoignage d'un avocat, reportage de terrain et enquête sociologique, ce livre contient des portraits et des entretiens terrifiants sur la dérive de quartiers en France, de zones de non droit, ainsi que des histoires inédites de voyous sur leurs activités. Il dresse un état des lieux plus qu'alarmant sur la démission de l'Etat et la corruption d'une classe politique locale qui accepte l'emprise des mafias en échange d'une prétendue « paix sociale ». La peur, résignation, l'intérêt à court terme, ont-ils définitivement gagné les Politiques ? C'est la question que pose ce livre qui fera date.

  • Depuis 2008, l'affaire Fourniret éclabousse la France et la Belgique. Le tueur en série Michel Fourniret est condamné à la perpétuité incompressible pour une série de rapts, viols et meurtres, et sa femme, Monique Olivier, à la perpétuité accompagnée d'une mesure de sûreté de vingt-huit ans. Leurs ombres continuent de planer sur une trentaine de meurtres non élucidés.

    En 2014, le journaliste Oli Porri Santoro s'invite dans l'enquête et se lie d'amitié avec Selim, le seul fils du couple diabolique, qui a depuis refait sa vie dans le sud de la France sous une nouvelle identité.

    Au lendemain de leur rencontre, le destin s'en mêle. Selim reçoit une lettre de son père, dont il était sans nouvelle depuis dix ans. Commence alors entre le journaliste et Selim une amitié qui leur permettra de correspondre avec le tueur en série pendant plusieurs années (plus d'une centaine de lettres) et de le rencontrer en prison, à la maison centrale d'Ensisheim, en Alsace.

    Une histoire vraie relatée nulle part ailleurs : aveux inédits de meurtres jamais obtenus par les enquêteurs, dévoilement du nom d'un potentiel complice, preuves de la présence de Michel Fourniret au procès Ranucci en 1976, la vérité sur le sort des restes du trésor du gang des Postiches...

  • Après les avantages illicites (Délits d'élus, Du Goudron et des Plumes) et les privilèges légaux mais immoraux (Pilleurs d'Etat, Allez presque tous vous faire...) dont bénéficient nos élus, Philippe PASCOT s'attaque aux lobbies et aux entreprises qui achètent, manipulent ou abusent des politiques.

    Les sociétés de sodas pillent l'eau de plusieurs pays. L'huile de vidange se retrouve dans 200 produits alimentaires français. 100 000 médicaments frelatés ont été vendus en France... Ce sont trois exemples parmi une centaine d'autres répertoriés dans le livre.

    Un constat imparable : 99,9 % des scandales politiques, alimentaires, environnementaux, pharmaceutiques sont révélés par des individus courageux et non par les institutions elles-mêmes.
    En citant ses sources et en restant factuel, l'auteur campe une vision globale du pillage qui s'organise autour de nos vies.

    Maire adjoint, puis conseiller municipal, ancien conseiller régional, président de la formation professionnelle et apprentissages à la région ile de France, Chevalier des Arts et des Lettres, Philippe Pascot a 25 ans de vie politique derrière lui et a fréquenté la plupart des élus politiques de premier plan. Il milite pour une transparence totale de l'exercice politique et est engagé dans de nombreux combats de société.
    Il est l'initiateur de la demande de casier vierge (B2) pour pouvoir être élu comme on l'exige pour 396 métiers qu'il a lui même référencé dans ses livres. Cette promesse faite à la page 27 du programme présidentiel n'a pas été respecté : on peut toujours être élu tout en étant condamné gravement. Les noms et les faits de ce mensonge d'état sont dans Pilleurs de vies.

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  • Comment Francis Bacon réussit à maîtriser son histoire chaotique en la mettant en scène dans sa peinture violente et souffrante ? Comment Alberto Giacometti, tel un funambule au bord de la chute, cherche à représenter l'énigme d'une perception de l'être qui ne cesse de lui échapper ? Comment Vaslav Nijinski, fabuleux danseur et chorégraphe des Ballets Russes, sombre dans la folie après avoir subi des traumatismes dans son enfance ? Comment Antonin Artaud, confronté à des traumatismes infantiles, oscille toute sa vie entre une création débordante et des accès de folie? Comment Vincent Van Gogh, pour atteindre le sommet de son art, se met en danger dans sa recherche créative jusqu'à basculer dans le suicide ? Comment Camille Claudel s'épuise dans sa vie et sa création passionnées pour finir internée sans plus jamais créer ? Comment Niki de Saint-Phalle, grâce à l'expression artistique, parvient à se soigner d'une dépression profonde liée au traumatisme de l'inceste ?
    Pourquoi certains artistes basculent dans la folie tandis que d'autres traversent l'existence sans encombre ? Pourquoi certains malades trouvent un mieux-être, et parfois la guérison, en créant ? Pourquoi la nécessité obsédante de nombreux artistes à créer sans relâche ? À ces interrogations qui fascinent, La folie de l'artiste apporte des réponses quant aux liens qui existent entre certaines formes de création artistique et certains troubles neuropsychiques.
    Les sources de cette recherche, ce sont les histoires réelles et documentées d'artistes : ce qu'ils ont vécu, ce qu'ils en ont dit, ce qui les a poussés à créer, ce qu'ils engagent de leur être intime dans leur acte de création, jusqu'où leur passion de créer les conduit, ce qui leur a permis de devenir des artistes épanouis ou au contraire, d'éprouver une souffrance psychique, voire de sombrer dans la folie, parfois jusqu'à se donner la mort.

  • Chassé du pouvoir manu militari par l'armée française le 11 avril 2011 après le litige qui marqua le second tour de l'élection présidentielle de novembre 2010 et la guerre qui s'en suivie, le Président Gbagbo a été transféré à la Cour Internationale de La Haye et incarcéré à la prison de Scheveningen. Menant avec des avocats le combat judiciaire pour démontrer son innocence, il a été écarté de la scène publique en Côte d'Ivoire. Mais il a entretenu au fil de ces années de crise un dialogue continu avec François Mattei, qui restitue ici son exceptionnel témoignage.

  • Les civilisations sont fondées sur trois piliers : des hommes qui en tiennent les leviers, des organisations qui structurent le pouvoir, et une philosophie qui assure la cohérence du système. Le communisme est mort parce que les hommes étaient incompétents et corrompus, les organisations inefficaces et la philosophie contestable. Le capitalisme moderne présente d'inquiétantes similitudes : nombre de ses dirigeants sont des crapules ou des tocards, son organisation ressemble à un agglomérat de dictatures néostaliniennes et ses nouveaux philosophes sont des fumistes.

    Le système ne produit plus de croissance, génère des inégalités formidables, sources de grand désordre social, et n'est plus compris par personne : les économistes les plus réputés, de Jacques Attali à DSK, ne cessent d'émettre des prophéties qui se révèlent des sornettes, et les politiciens ont abdiqué tout désir de peser sur sa destinée.

    En revanche, spéculateurs, fonds vautour et grandes institutions du capitalisme se nourrissent goulûment sur la bête. Ils ne craignent pas grand-chose : le principe de non-responsabilité règne largement sur un capitalisme qui se laisse bousculer sans beaucoup réagir, même lorsque les dégâts collatéraux sont considérables.

    Depuis les SS d'Hitler jusqu'à George Soros le spéculateur émigré de Hongrie, depuis l'énarchie française jusqu'aux impitoyables procureurs américains, le livre dresse le portrait d'un système apparemment invulnérable, mais terriblement instable et qui adore vivre au milieu du chaos.

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  • À partir du XXème siècle, la politique s'est déplacée et concentrée sur des questions purement techniques d'ingénierie des comportements et d'optimisation de la gestion des groupes. Ces pratiques regroupent et appliquent différentes sciences dites de gestion tels le marketing, la cybernétique, le management, la PNL, le storytelling. Leur usage sur une population reconfigure les individus dans le sens d'une standardisation afin de prévoir leur comportement et d'opérer une prise de contrôle sans que ces derniers en aient conscience.
    La traçabilité des personnes est une réalité : vidéosurveillance, portables (téléphones et ordinateurs), cartes de fidélité, cartes à puces, contrôle Internet (du contenu des e-mails pour gmail), instituts de veille informatique - toutes nos activités sont identifiées et alimentent des bases de données dans lesquelles nous sommes fichés. La collecte de ces informations poursuit un but : le remodelage de notre pensée et de nos comportements.

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  • C'est aussi la révélation d'une confiance trahie. Celui qui se proclamait en 1978 « le premier des bénévoles » a mis progressivement en place, à son profit et à celui de l'un de ses fils, un montage financier parfaitement légal mais qui constitue une véritable escroquerie morale.
    Beaucoup de gens croient que Philippe de Villiers, créateur de la Cinéscénie et du Grand Parc, est, depuis le début, le propriétaire du Puy du Fou. Il n'en est rien. Le Puy du Fou appartient, pour quelques mois encore, à l'Association créée en 1977 et qui réunit l'ensemble des bénévoles du site. La force du récit de Christine Chamard est de démontrer comment ces mêmes bénévoles ont été progressivement dépossédés de leur bien.
    /> Les dizaines de témoignages qu'elle a recueillis auprès de ceux qui ont participé aux débuts de l'aventure, qui ont donné sans compter au Puy du Fou leur temps, leur argent, leur ardeur et leur ingéniosité, et qui ont accepté de lui expliquer les raisons de leur déception, voire de leur démission ou de leur éviction, donnent de la chair et de l'émotion à ce qui n'est pas une simple et froide enquête financière. Plutôt un voyage au coeur de la « grande famille » du Puy du Fou, comme on l'appelait à l'époque.
    Créé en 1978, reconnu dans le monde entier pour la qualité de ses spectacles, le Puy du Fou doit tout à ses bénévoles de la première heure. Sans leur abnégation, sans leur dévouement, sans leur mobilisation derrière Jean-Marie Delahaye, leur président pendant près de 30 ans, sans les bénéfices dégagés les dix premières années et entièrement réinvestis dans le projet associatif, jamais le Grand Parc n'aurait pu voir le jour.
    En toute logique, ce dernier leur appartenait. Procédant par petites touches, Philippe de Villiers et son fils Nicolas, imposé en 2004 comme président de l'Association, ont méthodiquement affranchi le Grand Parc de la tutelle exercée par les bénévoles, marginalisé la part de ces derniers puis encouragé l'apparition de nouvelles entités à l'intérieur du groupe. Coupant les têtes, écartement sans ménagement ceux qui risquaient de se mettre en travers de leur route, ils ont, en toute discrétion, suscité l'apparition d'une nouvelle société, Puy du Fou Stratégie, qui assure à leur famille le pouvoir et bientôt la propriété de l'ensemble du groupe.
    Les Puyfolais ont perdu en moins de dix ans la majorité de leur patrimoine. L'exclusion en 2009 de Bruno Retailleau, ancien bras droit de Philippe de Villiers, aussi bien au Puy du Fou qu'au Conseil général, a entrainé le départ de plusieurs centaines de bénévoles, écoeurés. Les pionniers de l'aventure- du moins ceux qui s'en sont rendus compte - assistent impuissants à l'écroulement de leur monde. Le château du Puy du Fou lui-même a changé de mains. Il appartient depuis 2015 à la SAS Grand Parc du Puy du Fou, elle même contrôlée par la famille Villiers.

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  • Aujourd'hui à Bruxelles et aux Etats-Unis, se joue la signature d'un traité qui risque de changer radicalement la vie de centaines de millions de citoyens américains et européens.
    Son nom, TAFTA. Son but, abaisser le plus possible les barrières du commerce - notamment les normes - entre l'Europe et les Etats-Unis pour faciliter les échanges.
    Les négociations ont déjà commencé et portent sur des règlementations concernant l'ensemble de notre vie (alimentation, santé, droits sociaux,.). Pourtant, elles se font sans nous, sans nos élus, mais avec des représentants des multinationales.
    Ce livre présente les enjeux de TAFTA et en identifie les risques potentiels, afin que les citoyens s'approprient ces questions et exigent un vrai débat démocratique.

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  • Au coeur des débats, le gaz de schiste est supposé constituer l'énergie du futur et même sortir la France de la crise. Thomas Porcher démonte un par un l'ensemble des arguments des lobbies progaz de schiste.

    Depuis le discours de François Hollande à la Conférence environnementale du 14 septembre 2012, la France est le premier pays à avoir clairement refusé l'exploitation des gaz et huiles de schiste. Ce choix peut paraître paradoxal dans la mesure où c'est aussi le pays européen qui dispose des ressources les plus importantes.
    Alors que le débat se focalise le plus souvent sur les problématiques environnementales, Thomas Porcher aborde le sujet d'un point de vue économique et décline de manière synthétique les conséquences d'une ouverture législative d'une telle exploitation. Entre autres :
    - Absence de création d'emplois pérennes ;
    - Absence d'incidence sur le coût de l'énergie pour les particuliers.
    - Appauvrissement de la valeur immobilière des terrains à l'entour d'une exploitation sans bénéfice pécuniaire pour les propriétaires ;
    Cet argumentaire vient contrebalancer point par point une information largement dominée par les lobbies et éclaire le citoyen sur des choix de société qui auront des conséquences sur plusieurs décennies.

  • Le métier de journalisme meurt. Chaque année, la Commission de la Carte de Journaliste attribue moins de cartes à moins de journalistes. Des rédactions exsangues commandent moins de reportages moins payés à des journalistes de plus en plus précarisés. La communication remplace le journalisme, l'émotion l'analyse, la propagande l'information. Naissent des journaux sans journalistes et avec des auto-entrepreneurs au service d'intérêts politico-financiers. Le métier devient plus médiocre, plus flexible, et soulève plus de défiance. Olivier Goujon, dans une enquête fouillée et passionnante, est aller à la rencontre des journalistes qui expriment tous leurs grands pessimismes par rapport à leur métier.

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  • Ela Stein Weissberger est une résiliente née en 1930 : une rescapée du camp de concentration de Terezin. Ce sont l'art, la culture, la fraternité entre enfants, la musique, les artistes qui l'ont sauvée. Chose incroyable, c'est dans la gueule du loup qu'elle chantait le rôle du chat dans l'opéra pour enfants Brundibar au côté de Honza Treichlinger, qui, endossant le rôle du monstre à moustache, se moquait d'Hitler. Elle est une des rares survivantes du choeur. Son témoignage en tant qu'enfant, adolescente, puis adulte est poignant avec des pointes de drôlerie. Femme engagée, ses souvenirs donnent une nouvelle matière aux faits historiques par une transversale inattendue. Elle a vu Hitler, croisé Eichmann et surtout des centaines d'enfants qu'elle ne revit jamais après la guerre. Ils sont morts à Auschwitz. Comment a-t-elle affronté l'horreur, dans un lieu de mort et de mensonges où l'on tentait de faire croire par un film de propagande et de visites de la Croix Rouge, que Terezin, c'était le paradis des enfants et des juifs ? Ce recit tente de redonner la parole aux enfants disparus.

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  • délicieux à lire en picorant, au fond de son canapé, sur son vélo, en avion ou sur la lune, les euphorismes de grégoire sont une collection unique de maximes profondes ou dérisoires, mariant humour noir et paradoxes lumineux.
    quel autre ouvrage est capable d'élever jusqu'aux hauteurs du rire avant de plonger dans des abîmes méditatifs ? quelle autre plume manie si bien l'impertinence et la malice que l'esprit de sérieux se surprend à se moquer lui-même ? qui d'autre saurait concentrer l'univers dans une tête d'épingle
    sans pour autant raccourcir l'infini ? les euphorismes de grégoire est un recueil comme il en existe peu joyeux, désinvolte, hilarant.
    et nécessaire.

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  • À cause de la grande distribution, en soixante ans, la France a perdu 300 000 « points de vente », alors qu'elle aurait pu en gagner 800 000 !

    A 47 ans, Martine Donnette perd son commerce et se retrouve endettée. Dans sa caravane, seul logis qui lui reste, elle va mener un combat acharné contre les responsables : les grandes enseignes commerciales.
    Depuis trente ans, elle sillonne la France et fédère des centaines de commerçants chassés par les politiques déloyales des grandes surfaces. Elle mène procès sur procès, empêchant les constructions et développements illégaux de la grande distribution, militant pour des lois en faveur des petits exploitants.
    Elle nous raconte son refus courageux de se plier au pouvoir des grandes enseignes et sa lutte de chaque jour pour que le commerce de proximité retrouve sa place au sein de la société.

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  • Les lanceurs d'alerte défrayent l'actualité depuis une dizaine d'années. Les cas emblématiques de Edward Snowden, Chelsea Manning et Julian Assange sont révélateurs des méthodes utilisées pour faire craquer celles et ceux qui ont le courage de parler des dysfonctionnements et des dérives de notre société. Et pourtant, ces héros sont devenus des parias. Leur vie est un enfer. Snowden est réfugié en Russie, Assange dans une ambassade, Manning en prison, Stéphanie Gibaud, et bien d'autres sont dans une situation précaire, attaqués dans des procès sans fin et lâchés par les Etats.
    La situation catastrophique des lanceurs d'alerte révèle que les démocraties dans lesquelles nous vivons sont de plus en plus dures avec les petits délits mais clémentes avec les dominants. La justice est au coeur de nos systèmes agonisants mais que les dominants ne veulent surtout pas les modifier tant ils en profitent.
    La seule solution, pour Stéphanie Gibaud : se regrouper pour faire reculer l'impunité.

  • « On peut être en désaccord avec Pascal Boniface, cela ne justifie en rien les torrents de boue déversés sur lui depuis quinze ans, avec un parti pris dont j'ai été témoin direct à plusieurs reprises. » Michel Wieviorka.
    Un intellectuel accusé d'antisémitisme sans qu'il n'ait jamais prononcé ou écrit une phrase pouvant justifier cette accusation.
    Un centre de recherches dont les travaux font autorité sur le plan national et international, qui a risqué de disparaître parce que son directeur a critiqué un gouvernement étranger.
    Comment des hommes politiques de premier plan qui le soutenaient l'ont accusé publiquement sous la pression des lobbies.
    Qu'une telle affaire se déroule en France paraît incroyable ; elle est pourtant réelle.
    Pascal Boniface, dans un récit autobiographique précis et enlevé, en tire des conclusions sur l'importation du conflit israélo-palestinien en France et ses conséquences sociétales, ainsi que la réalité du communautarisme.

  • Prix Nobel de la paix, le dalaï-lama, abrité sous sa toge safran, incarne le martyre d'un Tibet soumis au joug chinois.
    Symbole de sagesse, il rassemble les foules partout dans le monde. Sacralisé, adulé : qui remettrait en cause ce dieu vivant qui prétend porter avec lui l'espoir de liberté de tout un peuple? Maxime Vivas ose s'attaquer au mythe: et si le dalaï-lama était un théocrate qui remplit d'or les coffres de ses palais tandis que les Tibétains n'étaient que des serfs auxquels on refuse toute éducation ? Et si, en bon opportuniste, il tenait un discours changeant à l'égard des Chinois, tantôt amis, tantôt ennemis? Et s'il faisait le jeu des Américains et de la CIA davantage que celui des Tibétains qu'il prétend défendre ? S'appuyant sur les propos mêmes du dalaï-lama, sur les témoignages de prosélytes ainsi que sur son propre voyage au Tibet, l'auteur dresse un portrait au vitriol de "Sa Sainteté" et nous démontre que tout n'est pas si zen au royaume de Bouddha.

  • De la chute de Ben Ali à celle d'Hosny Moubarak et de Kadfhafi, le monde a véritablement cru en l'avènement d'une nouvelle ère dans le monde arabe, à la spontanéité des révolutions populaires et la démocratisation de cette région. L'auteur démontre que ces évènements sont en fait le résultat de manipulations.
    De la chaîne quatarie Al-Jazeera pour commencer. Premier média du monde arabe, durant les révoltes, elle devenue une sorte de tour de contrôle de ce qui se passait dans la région. Inondant le monde de ses images, elle a ainsi considérable accru son pouvoir, écrivant l'histoire, sans hésiter à la scénariser à son avantage.
    Pourquoi ? Au profit du Qatar d'abord. Ce texte revient sur L'Omni Emir : de quelle manière il a été le principal acteur des révoltes, quel a été son activisme, les moyens qu'il a déployés. Et ce, en lien avec son premier partenaire économique : les Etats- Unis.
    Le Printemps arabe débouche aujourd'hui sur un véritable désastre. Certes les despotes sont tombés mais au profit d'un islamisme radical.

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  • Un livre pour voir Guantanamo autrement, dans sa réalité historique, géopolitique, et sociale, pour comprendre comment toute une population vit une présence non désirée. Et, en filigrane, les enjeux américains sur ce bout de territoire. On connaît Guantanamo pour sa prison et les tortures qui y ont été commises, moins pour la ville elle-même. Enquête géopolitique et sociologique, ce livre, en 6 chapitres, fait le point sur la situation actuelle de cette ville située à la pointe extrême orientale de Cuba. De la guerre d'indépendance de Cuba (1895-1898) à l'installation de la prison des djihadjistes en 2001, François Missen retrace l'histoire de Guantanamo : entre autre la location de la côte de la ville par les Etats-Unis qui s'est transformée en « Etat dans l'Etat » malgré les tentatives de révoltes locales. Il nous permet aussi de comprendre comment la population de la ville vit au quotidien avec la présence de la Base américaine : entre traditions musicales cubaines, villages de pêcheurs d'un côté, financement et miradors américains de l'autre. Il a rencontré entre autres d'anciens travailleurs de la base et les deux derniers Cubains y travaillant encore.

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