Les Carnets Du Dessert De Lune

  • La revue est un art méconnu. Difficile. Ingrat autant que trop souvent les auteurs qui y passent, désinvoltes ou dilettantes. On pourrait donc croire qu'il y a là, pour qui s'est mis en tête de publier une revue, matière à découragement. Détrompez-vous, prenez l'exemple de Jacques Morin, voilà plus de 35 ans qu'il dirige, anime, gère, cette revue de poésie Décharge qui peut se targuer d'avoir livré aux lecteurs 170 numéros. Car le revuisme est aussi une maladie, de type monomaniaque : les symptômes sont connus, le patient (oui, le revuisme est une longue patience) mange et ne vit que pour subvenir à la revue, son rythme biologique en est perturbé : il marche au trimestre et au quantième. Et ne croyez pas que cette maladie soit tenue pour honteuse : non, le malade s'expose volontiers, prend plaisir à s'observer, prendre des notes, publie ses Carnets. Car là se cache sans doute le ressort secret du revuiste : il tient plus que tout à nourrir cette source perpétuelle d'étonnements que lui procure sa revue. © Claude Vercey

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  • Retrouvés dans un petit calepin bleu, 41 aphorismes inédits de Pierre Autin-Grenier pour donner suite à l'ouvrage paru en 2010 « Le poète pisse dans son violon ». L'ensemble est augmenté de la reproduction de quelques-unes des pages manuscrites de ce calepin

  • Une suite d'aphorismes sur et autour de la musique et des compositeurs par l'auteur de « Prova d'orchestra (divertimento) » paru en 2014 dans la même collection, à nouveau illustré par Pascaline Boura et cette fois-ci préfacé par Francesco Pittau « où présence et absence s'intriquent, forment une sorte tresse tout le long du livre, à peine masqués par la malice des jeux de mots.

  • On connaît Francesco Pittau grâce à ses nombreux livres pour enfants (plus de quatre-vingts !) illustrés par son épouse Bernadette Gervais. Tous plus créatifs les uns que les autres et souvent impertinents, comme Les interdits des petits et des grands, Meuh !, Crotte, Pipi, Prout, Oxiseau, Il faut garder le sourire. publiés au Seuil, chez Gallimard et ailleurs.
    Le présent opuscule est davantage destiné aux adultes. Il est parodie de ces 'livres de sagesse' rassemblant des sentences émises par des maîtres à penser de préférence d'origine asiatique ou orientale, livres plutôt à la mode en ces temps de morosité économique et sociale.
    La dérision est ici corrosive. Les anecdotes qui situent les relations d'un disciple avec son mentor, Maître K'ong (peut-être descendant de King ?), éclatent d'un absurde libérateur. Ses paroles de vie, consignées avec vénération et alignées en anaphore puisque commençant toutes par la même proposition subordonnée, n'en ont pas moins de saveurs : " Quand tu rêves de rivières et de fleuves écumeux, surveille tes draps à ton réveil ".
    Ce mini-traité d'interprétation des songes vaut donc son pesant de causticité. Et le rire qu'il suscite remet en place à la fois notre faculté de crédulité, notre naïveté face aux réalités, notre propension à vouloir trouver explication rationnelle à tout, notre besoin de nous moquer de nous-mêmes. Quel meilleur cadeau, peu onéreux, pour Noël ?
    © Michel Voiturier

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  • « Ah ! Oui alors ! Parlons-en de la poésie ! ». Et des poètes. Ce que Georges Cathalo fait avec compétence, causticité et humour. À la manière des « moralistes » du XVII° siècle français (Pascal, La Bruyère,.) dont il renouvelle la langue tout en reprenant à son compte les qualités d'exigence, de précision et de clarté. Ses « Bestioleries poétiques » se lisent d'un trait tout d'abord, et puis on revient sur tel ou tel aphorisme pour en apprécier davantage soit la flèche dans la cible, soit le tracé d'un « caractère » auquel il taille un costume sur mesure, soit encore la saveur de la formule pour le plaisir de la langue.

  • Des aphorismes pour égratigner un peu les powètes et le milieu de la poésie. Extraits : Le powète ose traverser quand le feu est rouge : il sait, lui, qu'il est immortel.
    ø Quand le powète s'endort, les étoiles en profitent pour souffler un peu.
    ø Pleine lune ! Les powètes vont surpowéter !
    ø Quand le powète pète dans sa clarinette, ça ne fait que du vent.

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  • En Mai 1968, cinquante ans plus tôt, dans la capitale il en était sur les barricades ; d'autres en province, c'est ainsi que l'on nommait les régions à l'époque, usaient leur culotte sur les bancs de l'école, loin des « CRS SS » ou des « Sous les pavés la plage » et tentaient vaille que vaille de vivre au jour le jour.
    C'est ce que raconte ce bref récit, compact et dense comme ces pavés qui furent lancés pour un monde qui se voulut meilleur.

  • (.) Voulait-il à R. infléchir son destin, de la pointe de son pied le retourner à son avantage, montrer non plus son dos mais sa panse exposée aux regards aux critiques aux évanouissements, car quelle impudeur, ce nudisme, deux pieds, nus de chair de veines et d'os, des pieds sans semblants sans artifices ni parures, avancer ainsi, dans les rues de R., à la vue de tous et chacun, les bons citoyens de R. aux prises avec cette vision insupportable, crue cruelle mordante miraculeuse. (.)

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  • Après Prova d'orchestra (divertimento) en 2014 et nuova prova d'orchestra en 2017, ultima prova d'orchestra, pose la dernière note à cette partition où bien plus que les subtils jeux de mots, on entre dans l'univers musical de l'auteur et de l'illustratrice et de leurs propres compositions qui pourraient se conclure par ce proverbe africain : Tout Mizik, c'est Mizik.

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