Les Carnets Du Dessert De Lune

  • "Le livre (extrait) Tête-Dure soulève d'une main le bord frangé de la pesante nappe en tissu qui dissimule depuis une heure ses jeux sous la table. Il aime bien se planquer sous ce plafond de bois, se ramasser sur lui-même, les genoux talés par le balatum ; il a l'impression d'être dans une caverne. Il y fait sombre et paisible. Et puis, surtout, sous la table, tout devient possible, tout est vraisemblable puisqu'il le décide ; sous la table, il maîtrise le monde : l'herbe peut pousser, le bison paître, le cheval galoper sans se fatiguer, les morts se relever même après un coup de tomahawk. Le sang est vert ou bleu, rarement rouge.

    Les auteurs Né de parents inconnus et qui le sont restés (sauf de leurs voisins, amis, etc) Francesco Pittau a commencé à écrire, un jour, et s'arrêtera probablement un autre jour. Il espère voir encore une trentaine de 29 février.
    Il a publié chez le même éditeur « Une pluie d'écureuils, vie et oracles de Maître K'ong », « Une maison vide dans l'estomac ».

    Lélio Pittau est né un 30 août, veille de rentrée des classes. Il en garde à tout jamais une sainte horreur de l'école et de l'autorité. Il dessine depuis qu'il est haut comme trois pommes, et aujourd'hui qu'il est haut comme trente pommes, il continue. Entre deux dessins, il fait de la musique."

  • Publiées en 1992 par Jean Le Mauve, à l'enseigne des éditions de l'Arbre, ces Chroniques des faits, enrichies d'illustrations originales de Georges Rubel, nous entraînent vers un espoir perdu, un doute qui prend la forme d'un monstre, des charlatans aux questions absurdes, un moine fourbe, un chien noir qui erre, rêve ; de folles ambitions, des mensonges, une envie de liberté et, derrière les mots du poète et les images de l'illustrateur, un incessant appel à la révolte.

  • De livre en livre, l'auteure du Plancher (2013) n'en finit pas d'inventer sa propre langue, son propre alphabet, construit à l'écart, en bas des marges. Une bataille rangée. Menée bec et ongles. À coups de ciseaux. Des textes bruts, sans concessions, qui interrogent nos réalités subjectives et s'apparentent à ce que Patrick Chamoiseau appelait de ses voeux en invitant les auteurs de demain à laisser tomber les codes habituels pour expérimenter « des organismes narratifs infiniment complexes (.) en opérant des saisies de perceptions qui nous confrontent à l'indicible à l'incertain à l'obscur.»

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  • Traduits pour la première fois en anglais (pour d'éventuels lecteurs du Montana ou des kangourous de Sydney), on retrouve dans ces dix textes composant Légende de Zakhor, ce rythme et ce style si particulier de l'auteur de « Chroniques des faits » qui, en quelques mots, quelques phrases limpides nous entraîne dans un monde où le fantastique se mêle aux rêves, folie côtoie sagesse, où le silence succède aux tempêtes, les paroles porteuses d'espoir à l'indifférence, la révolte à l'asservissement et sans cesse cette fidèle utopie d'un monde où le bleu ne serait plus une espérance mais un pays.
    Traduction de Derek Munn (anglais), Rüdiger Fisher (allemand) et Fabio Scotto (italien).

  • En 1981, je publiais le premier livre en français sur David Bowie dans la petite collection Rock & Folk / Albin Michel, sous une couverture dessinée par Marc Borgers, du magazine graphique & branché Soldes - Fins de série, d'après une photo de notre héros, période L'homme qui venait d'ailleurs. En 3e page j'avais collé un sous-titre un peu péteux : " Portrait de l'artiste en rock-star ". Et voilà comment ce qui était à l'origine un mémoire universitaire s'est retrouvé sur les tables de chevets de quelques dizaines de milliers de jeunes gens. Et plus encore lorsqu'il est reparu, deux ans plus tard, avec cette fois une photo du Bowie brushé-bronzé-platiné-permanenté époque " Let's Dance ", autrement dit en 1983.
    Trente ans plus tard, voilà que Bowie nous est revenu, contre toute attente, après un insupportable silence, avec un album somptueux (" The Next Day "), accompagné de l'une des plus belles opérations marketing de sa carrière (le single Where Are We Now posté sur son site le jour de son 66e anniversaire, le 8 janvier 2013, le secret le plus complet autour de l'album, la totale surprise, etc.). Une opé marketing sans agence, sans budget, sans rien : juste un homme seul, que l'on croyait subclaquant et qui est venu ressusciter nos fantasmes de jeunesse, notre passion immodérée pour le spécialiste des Changes prodigieusement illustrés par Yves Budin dans les pages qui suivent : mod, hippie, mime, R'n'B, comédie, Bacall, Major Tom, Ziggy, Jean Genie, Aladdin, Halloween Jack, Thin White Duke, etc. Virevoltant et schizophrène, génial et inconsistant, cultivé et pédagogue, opportuniste et visionnaire, Bowie nous mène en bateau depuis des lustres, et nous en redemandons. Parce qu'à bord de sa goélette nous sommes traités avec une folle élégance, nous abordons des rivages inattendus, tour à tour solaires ou ténébreux. Les fans de Bowie aiment aussi ses errances et ses faiblesses, parce qu'ils savent que même à sec, le capitaine aura une illumination, il nous bluffera une fois encore, comme il n'a cessé de le faire depuis le début des seventies. Hey ! Même sur le premier album de Tin Machine on trouve deux bons morceaux, c'est dire !
    Je maudis mon âge - pas facile tous les jours, d'être quinquagénaire - mais je suis heureux d'avoir vécu l'aventure Bowie en direct. Quinze ans quand il sort " Ziggy Stardust ", vingt ans à la parution de " Heroes " et euh. cinquante-cinq à celle de " The Next Day ". Il est toujours là. Moi aussi, fidèle et ébloui. Et honoré que Budin l'expressionniste m'ait choisi pour cette humble préface.
    Et maintenant, place au choc des images.

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  • Marguerite, une enfant fort occupée qui n'a pas un instant à elle. Marguerite chaque matin, essaye des chaussettes, environ dix-huit paires, avant de trouver les parfaites : ni trop petites, ni trop grandes, qui ne gratteront pas, dont les coutures ne gêneront pas les orteils, et aux couleurs bien sûr joyeuses et rares, puis elle part à l'école...

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  • Que Louis Dubost s'y entende à parler de nature, voilà un fait avéré dans le nom même du poète. Qu'il se place sous le patronage de Diogène peut paraître plus insolite. Pourtant, à la recherche des légumes du potager, on trouvera aussi, comme le fameux philosophe, l'humanité dans son ensemble, et pas seulement l'homme ordinaire, celui qui possède une jarre de jardin, propriété non bâtie, destinée à l'arrosage quotidien. Ajoutons que Diogène et le jardinier Louis Dubost connaissent tous deux l'importance d'une bonne exposition au soleil. Dans le présent ouvrage, Abécédaire Métaphorique Appliqué au Potager, en compagnie des insectes, abeilles ou doryphores, voletant au-dessus des plantes, de l'ail aux tomates, nous parcourons le jardin et le monde. Nous sortons de l'enclos en restant dans le clos. Tout est texte et prétexte pour un voyage dans l'histoire et la géographie, les sciences naturelles et la politique, la satire et l'information. Les légumes, fleurs, feuilles, fruits et condiments nous parlent de mythologie, littérature, écologie, gastronomie, cinéma, luttes sociales, drogue, religion et démocratie... Ainsi, le jardin d'un homme est homothétique de l'univers. Il contient l'univers. Il est l'univers.
    Quelques mots encore avant de parcourir le potager diogénétique. On trouvera, au détour des allées, deux purs poèmes, listes de solanées, pommes de terre et tomates de soleil. On notera aussi, la parcelle importante réservée, à la lettre c, aux cucurbitacées, citrouilles, concombres, cornichons et courgettes, dont les qualités particulières ne manqueront pas d'être appréciées par tous ceux qui cultivent un jardin dans les parages d'une centrale atomique. Bon appétit à tous.
    © Lucien

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  • ?Réédition augmentée de 11 inédits et d'une illustration en couverture de Georges Rubel d'un livre paru en 1990 aux éditions Le Dé bleu, puis en Folio en 2005. La densité d'écriture, la petite musique du styliste qui joue de l'humour noir et de la dérision, voire du fantastique, ajoutées à la force de ses évocations, classent ses textes dans le registre de l'expression poétique que l'auteur, d'ailleurs, affirme première pour lui, et fondatrice. Au demeurant, la forme n'en reste pas moins celle du journal : à chaque jour son texte, du 17 janvier au 16 janvier de l'année suivante. Les amateurs de cet auteur désabusé (mais pas désengagé) y retrouveront sa voix, qui masque le désespoir sous des pirouettes, règle ses comptes avec l'enfance et le monde comme il va (mal).

  • Au sommaire : Marilyn Monroe en mauvaise posture, le supertanker capturé par les pirates somaliens, le majordome de Monsieur Hitler qui donne finalement toute satisfaction au camarade Staline, la tortue qui fait peur à Fidel Castro, la guerre des soutiens-gorges à cause d'un seul Japonais, quatre petits cannibales qui ont mal au coeur, Nicole Kidman en pleine crise de Botox. et ce n'est pas tout. De 2004 à 2009, Daniel Fano a publié aux Carnets du Dessert de Lune un cycle de quatre chroniques (L'Année de la dernière chance, Le Privilège du fou, Sur les ruines de l'Europe, La Vie est un cheval mort) décrivant une humanité qui court après un bonheur essentiellement publicitaire et appelle de ses voeux toutes les catastrophes possibles. y compris sa propre disparition. Dans cette prose de guerre implacable, un défilé fou de célébrités traverse le fracas des informations plus ou moins truquées par les médias, un défilé d'icônes qui apparaissent comme ce qu'elles sont réellement : des marchandises à vendre, à consommer, à détruire et qui sont destinées à faire vendre, consommer, détruire aussi d'autres marchandises. Dans Ne vous inquiétez plus c'est la guerre, sorte d'épilogue à sa tétralogie polyphonique en prise directe sur le « cauchemar de l'Histoire », Daniel Fano s'attache au sort de quelques actrices hollywoodiennes (notamment Kim Novak et surtout Marilyn Monroe) particulièrement représentatif du caractère pornographique et prostitutionnel des rapports et réseaux sociaux contemporains. Ici, pas d'illusion lyrique, pas plus d'espoir que de désespoir.

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  • Les mots galets sur la plage / polis par la mer / abandonnés sur le sable / doux à la main comme le galbe d'une jambe / ;
    Les mots ne demandent qu'à se dire / Et j'ai le goût des mots / polis par la mer / Je connais leur couleur leur musique / et je les lirai jusqu'au terme de ma vie / comme un habit de silence / un manteau de soleil / ;
    Quel sera mon dernier mot ?

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  • (.) À quoi bon vouloir introduire, prévenir, analyser, « dé crypter » (la tendance actuelle des pseudo-journalistes de l'info !) cet « autre chose » ? Le lecteur n'est pas un idiot. Il poussera la porte, posera le pied dans un monde qui, au début, pourra lui paraître bizarroïde. Il découvrira un univers pas bien grand, mais profond, où l'incongru flirte avec le comique, le tragique avec la légèreté, l'angoisse avec l'émerveillement. Celui que j'ai appelé une fois, dans un article, « le loustic », est décidément un drôle de zigoto. Il a le don de surprendre, d'intriguer son lecteur. Voire de l'énerver ou de l'agacer. Je me dis qu'il a sans doute trop ten-dance à se retourner dans son lit, la nuit. Pas si serein que ça ? Dommage ! Car il sait capter, en douceur, les perles rares du bonheur, ce « temps qui se mesure en tendresse » comme dans ce très beau texte, « La luzerne ».
    François de Cornière (extrait de Ceci n'est pas une préface)

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  • «Visions of Basquiat» est une monographie expressionniste présentée sous la forme d'une BD d'une soixantaine de planches, dans laquelle Yves Budin retrace la carrière fulgurante et tragique d'un des peintres contemporains parmi les plus influents du XXe siècle.

    1979. Le livre nous entraîne dans les rues saintes et sales de New York, dans les pas du graffististe SAMO©, celui-là même qui s'est fait connaître au travers des aphorismes qu'il bombe un peu partout dans downtown Manhattan.
    Yves Budin a choisi le moment charnière où le jeune artiste abandonne la rue et son personnage SAMO© pour se tourner vers les galeries d'art et la peinture et se métamorphoser en Jean-Michel Basquiat, le premier peintre noir à entrer dans la cour des grands. «Je m'appelle Jean-Michel, Jean-Michel Basquiat.» Rencontres, notoriété, look, style, sexe, drogues, musiques, succès, money, yeah, baby, l'histoire peut commencer. La météorite ne fait que passer.

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  • (...) ce Gallo--Siculo-Sicane a nourri sa verve lectrice de la saveur naturelle et cependant subtile qui se dégage des merveilles inépuisables enchâssées dans le corps des textes sans chichi ni envolées lyriques d'un Reverdy, d'un Follain et d'un Godeau, géniaux poètes dédaigneux vis-à-vis de toutes les modes de passage. Dans la gueule d'atmosphère de cette poésie-pour-tous (à l'exception de ceux qui ne savent la déguster que coupée de tranches de prouesses lexicales aromatisées au parfum d'esperluette) on peut même reconnaître le tendre et dangereux visage de l'amour, et celui de la Barbara de cette Brest, dont il ne reste rien. Du coup, avec le bienveillant sourire gouailleur de Prévert, on peut entendre, au loin c'est-à-dire tout près de notre oreille interne Ce grand cet immense/silence des ville/sous la pluie dont Francesco nous gratifie. Tendons l'oreille : on y reconnaîtra la vie, la vie, telle qu'en poésie l'instant furtif la change. Gil Jouanard (extrait de la postface)

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  • Ça vibre et vibrionne, ca pique trompe et suce, ça cocoone, larve, se transforme et ça s'envole, les insectes. Ça passe, perche, nid et plume, jour et nuit, ça siffle, chante et crie, ça gazouille, ça glousse et ça s'envole les oiseaux. Volants, pas voleurs, dans l'eau, l'air ou l'imaginaire, de conte et d'histoire, toujours avec ailes ne volent pas forcément. Et les autres qui ont aussi des ailes. Réel ou imaginaire, animal ou objet, il faut deviner « qui va avec ailes »

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  • Patricia Bartok n'est pas la seule à changer de sexe à volonté. Rita Remington rétrécit de quelques centimètres. Rosetta Stone a sorti ses fleurs artificielles. Colonel Fawcett effectue un de ces sauts périlleux dont il a le secret. Major Osiris Walcott vient de froisser le col de sa veste. Inspecteur et Flippo se prend pour un personnage de série télévisée. Jimmy Ravel sait ce qu'il faut faire pour égarer les philosophes. Et Monsieur Typhus ? Il se pourrait qu'il apparaisse à l'occasion comme un phénomène de foire bicéphale. Ils sont à Londres, Cuba, Berlin, Belgrade, Bagdad, Kaboul, Kinshasa, Macao, Moscou et même Copenhague entre 1967 et 2010. Dans notre société liquide, ces exterminateurs-là ne meurent jamais longtemps.

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  • De A comme Abeille, à Z comme Zoo, en passant par S comme Salamandre, 50 poèmes accompagnés de 38 illustrations en noir et blanc d'Étienne Lodého, et d'une illustration couleur en couverture.

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  • « Ce que cherche ton corps/la nuit/en enlaçant le mien/ je ne l'ai pas encore écrit » Il y a eu les « guirlandes amoureuses » ces recueils de poésies érotiques, et « la carte du Tendre » ce pays imaginaire de la vie amoureuse... il y a à présent, la « tresse amoureuse »... Dans ce recueil, Eva Kavian ne cesse d'entrelacer son souffle à celui de celui qu'elle appelle « son mari », comme un nom qui le différencie de tous les autres hommes. Peu importe son nom, il est « mon mari ». La possession amoureuse, elle le possède, il la possède. Et la Tresse progresse : lui/elle, dehors/dedans, nuit/jour, avant lui/avec lui. Un entrelacs que l'on suit dans l'éblouissement des gestes du quotidien. ?Elle s'émerveille/elle s'inquiète. Le bonheur n'est pas une guirlande éternelle, par le fait même de la vie qui coule.?« Parfois le nuit/mon mari/devant son écran/cherche le voyage/que nous ferons/dans quelques mois/pendant que je dors/sans lui. » ?La vie heureuse aura une fin, la vie a une fin.?Le dernier entrelacs de ce recueil est celui-là : la vie avec l'autre/la disparition de l'autre, qui est l'âme du recueil, le tuteur sur lequel la Tresse se forme, solide et fragile à la fois. © Francesco Pittau.

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  • Tôt éveillé à l'écoute d'autrui, l'auteur se complaît dans une sorte de machination du monde, mais une " claire " machination, laquelle tinte à nos oreilles et nous stimule la vue. Il s'agit plus précisément de cinéma poétique quand Michel Bourçon songe à la femme. L'infiniment petit n'est pas épargné d'observation, le poète clignant des yeux en évoquant les caniveaux qui débordent jusqu'aux nuages " suicidés ", tout cela avec l'esprit du dormeur en situation comme en recul (univers photographique avec des longueurs et même des langueurs de champ). Tout est miroir et, en même temps, tout est démenti, y compris notre propre solitude suspendue dans la ville entre les fleurs, les hirondelles et les pots d'échappement ! Parfois l'interrogation perpétuelle se fait angoissante dans une ambiance précisément découpée au très fin de l'Universel. On hésite entre le sourire et le masque, l'arrêt cardiaque ou la pluie qui ravive un tic-tac à l'état latent, comme quand on attend quelqu'un pour toujours en sachant parfaitement qu'il (qu'elle) ne va plus jamais venir. Cet ouvrage nous inspire une réalité de paliers et d'ascenseurs qui ne voisinent pas entre eux mais où la moindre parcelle d'Humanité trouve éclat à travers pratiquement n'importe quel prétexte.

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  • Je lisais. Des américains, la plupart du temps. Pensant y trouver l'inspiration. J'essayais d'écrire ce roman dont j'avais parlé à tout le monde et que je n'avais toujours pas commencé. J'avais presque envie de partir. De m'en aller d'ici. Et puis un jour, les Poèmes de Fanny Chiarello sont venus habiter juste en dessous de chez moi. Les poèmes précédents avaient foutu le camp et, du même coup, l'appartement au rez-de-chaussée était redevenu libre. Au matin, les Poèmes de Fanny Chiarello partaient au travail ou bien choisissaient de rester au lit jusqu'à midi. Parfois aussi, ils passaient une bonne partie de l'après-midi à s'amuser avec les chats dans le jardin et les chats étaient très contents de trouver enfin, un peu d'herbe dans cette ville.
    Les Poèmes de Fanny Chiarello étaient très différents. Certains étaient allés plusieurs fois déjà à Los Angeles. D'autres, par contre, ne faisaient qu'en parler. L'un d'eux avait bien connu Timothy Leary mais c'était il y a très longtemps. Le week-end, les Poèmes de Fanny Chiarello invitaient tous les voisins de l'immeuble autour d'un barbecue géant et végétarien. Lorsque c'était l'heure de partir, ils se glissaient dans le fond de votre poche afin de vous empêcher de passer la nuit tout seul. Ils vous mettaient le réveil et fermaient les volets. Ils vous réchauffaient les pieds en attendant de trouver le sommeil.
    Et au bout d'un moment, vous finissiez même par oublier de déménager.

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  • Le livre : La Tour Eiffel dans tous ses états comme vous ne l'avez jamais vue. Couleurs pop et graphisme dynamique, les deux auteures revisitent l'emblème de Paris. La géante de fer au gris austère s'habille en rouge, en jaune, en bleu. Et se transforme en symbole de gaieté. Paris Me des Kids, un petit livre d'art, de mots et de couleurs à emporter partout... Un livre créatif qui laisse place à l'inventivité des enfants. Pour plus d'information sur le concept Paris Me et son pendant réservé aux enfants, le " PARIS ME des kids " : http://parismeleblog.wordpress.com/

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