Labor Et Fides

  • Nous pouvons essayer de nous rendre maîtres de la mort en la défiant. En nous laçant à grande vitesse sur les autoroutes, en rentrant indemnes de la guerre, nous pouvons nous sentir immunisés contre la mort. Est-ce là l'expression de nos voeux les plus infantiles, la projection de nos rêves de toutes puissance et d'immortalité ? Si toute une société souffre d'une telle crainte et nie aussi évidemment la mort, les moyens de défense auxquels elle recourt seront forcéement destructeurs. Les guerres, les émeutes, le nombre croissant de meurtres et d'autres crimes pourraient bine n'être que les indices de notre incapacité à assumer la mort dignement. Ne faut-il pas repartir à zéro, tenter de concevoir notre propre mort et apprendre à affronter cet événement, tragique mais inévitable, avec une peur moins irrationnelle ?

    La psychiatre et psychologue Elisabeth Kübler-Ross (1926-2004), fut pionnière de l'approche des « soins palliatifs » pour les personnes en fin de vie et de l'accompagnement aux mourants. Elle a accompagné des milliers de personnes en fin de vie et a étudié les différents stades par lesquels passe une personne lorsqu'elle apprend qu'elle va mourir.

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  • Le protestantisme français doit beaucoup à Elie Gounelle et à Henri Nick, deux figures majeures parmi les réformés français du XXe siècle. Elie Gounelle lança le mouvement des « Solidarités » à Roubaix en 1896 avant de devenir, avec Wilfred Monod, le chef de file du Christianisme social. Henri Nick se consacra à l'évangélisation pendant plus de cinquante ans au « Foyer du peuple » qu'il avait fondé parmi les ouvriers de Fives, à Lille. Mais avant tout cela, ces deux hommes furent camarades d'études puis pasteurs non loin l'un de l'autre; ils poursuivirent leur collaboration et leur amitié dans le Nord de la France. Au travers de 168 lettres échangées par Gounelle et Nick durant leurs années d'études et leurs ministères cévenols, nous rencontrons toute une génération d'étudiants en théologie et de pasteurs, le plus souvent issus du Réveil, qui découvrirent les dimensions sociales du message biblique.

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  • Le protestantisme entretient des liens incontestablement positifs avec la modernité.
    Pourtant, il ne touche pas les dividendes sociaux de son adaptation à une société sécularisée et pluraliste : le protestantisme se transmet mal d'une génération à l'autre, c'est surtout à travers ses groupes les plus conservateurs ou fondamentalistes qu'il résiste au déclin, il ne sait ou ne veut "vendre" les qualités spécifiques de son originalité. Cette précarité trouve son origine dans les caractéristiques sociologiques du protestantisme qui, par essence sinon par vocation, est travaillé par l'existence de courants contradictoires (comme le libéralisme et le fondamentalisme).
    Il en résulte une fragilité sociale perceptible dans l'éclatement institutionnel ou l'ambiguïté cléricale. De manière générale, le protestantisme illustre foncièrement ce fameux paradoxe des conséquences où il s'avère que tel système de croyance peut avoir un effet social parfaitement contraire à ses idéaux. Jusqu'à présent, cependant, le protestantisme a su faire alterner - ou même coexister - déclin et renouveau.
    En sera-t-il de même à l'orée du XXIe siècle ?
    Cette analyse lucide permet de poser la question dans toute son ampleur.

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  • Coexister dans l'intolérance.
    Le titre donné à ce recueil sur l'édit de Nantes, dont on célèbre le 400ème anniversaire en 1998, pourra étonner tous ceux qui associent l'Edit au concept de tolérance. Si l'édit de 1598 met un terme à près de 40 ans ou presque de guerres civiles, le mot même de tolérance n'y figure pas. Les analyses recueillies dans ce volume montrent que l'édit de Nantes, aboutissement d'un long processus social, politique, culturel et religieux, énonce des règles pragmatiques non pas de tolérance mais de maîtrise de l'intolérance religieuse par le politique.
    Le propos, qui s'éloigne donc du raccourci hâtif, s'appuie sur la contribution d'une trentaine de spécialistes d'horizons intellectuels ou confessionnels très variés. Les textes s'ordonnent autour de plusieurs axes intitulés programmatiquement ainsi : La date de l'Edit, Autour de l'Edit, Négociateurs, Réception, Interprétations et L'Europe des paix religieuses. De l'analyse de l'événement lui-même dans son déroulement chronologique aux interprétations globales, c'est un très large panorama qui est ici déroulé dans le souci de présenter une vision aussi autorisée que possible d'un événement important, notamment pour comprendre l'identité passée et présente du catholique et du protestant en France.

  • Pierre Viret est une des principales figures de la Réforme au XVIe siècle.
    Auteur d'une oeuvre littéraire et théologique considérable, il est le Réformateur le plus édité après Calvin du vivant de ce dernier. A côté de livres pastoraux, polémiques et catéchétiques, Pierre Viret a rédigé plusieurs traités humanistes, dont les Dialogues du désordre, édités ici avec des commentaires et explications. Le Réformateur fait dialoguer quatre interlocuteurs sur le modèle des Colloques d'Erasme dont il est proche.
    Au cours des quatre parties qui composent l'ouvrage, Pierre Viret procède à la critique sociopolitique de la volonté de pouvoir, développe une étude anthropologique de l'homme, un caméléon cosmique, et le soumet d'abord à l'école des bêtes. Certaines d'entre elles sont exemplaires pour l'existence (la fourmi, l'abeille, l'éléphant), d'autres, plus monstrueuses, révèlent que la figure humaine n'est qu'un masque.
    Dans une dernière partie, Pierre Viret plaide par ses quatre personnages pour une vraie réformation évangélique afin d'accéder à l'humanité grâce à l'éducation, la parole lettrée et la Bible. Passionnants, comparés parfois pour leur veine à certains textes de Rabelais, ces dialogues sont édités dans leur langue du XVIe siècle, accompagnés d'une introduction et de notes rédigées par Ruxandra Vulcan, spécialiste de la littérature de cette période.

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  • François Guizot fut un des principaux responsables du gouvernement français sous la Monarchie de Juillet.
    Il tente alors d'asseoir en France une monarchie libérale, respectueuse des acquis de la Révolution. Mais la révolution de février 1848 consomme son échec. Si de nombreuses biographies récentes ont approfondi la connaissance que nous avons de cette figure importante du XIXe siècle, très peu a été dit jusqu'à aujourd'hui de l'identité spécifiquement protestante du personnage. Né à Nîmes et baptisé au " Désert ", monté à Paris après de riches années de formation à Genève, François Guizot n'est-il pas le symbole de la réintégration au XIXe siècle des protestants dans la communauté nationale française ? La religion de Guizot fut la rencontre d'un caractère et d'un siècle.
    Guizot grandit protestant, fut véritablement libéral, se découvrit plus tard chrétien. L'auteur invite à suivre le long chemin de foi de Guizot, de ses premières années à ses derniers combats, et à saisir ainsi le sens véritable de son action.

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  • Comment se fait-il qu'aux Etats-Unis, un pays qui sépare clairement Etat et religion, celle-ci puisse être aussi forte et dynamique ? La question que posait Tocqueville est plus actuelle que jamais.
    A l'issue d'un survol historique qui situe les rapports de la société américaine avec le religieux, il s'agit de mieux comprendre comment l'Amérique de l'après 11 septembre réagit à l'islam et aux musulmans, comment la guerre contre l'Irak a divisé les chrétiens. Tarek Mitri nous aide ainsi à saisir l'évolution des rapports de force entre libéraux et conservateurs, les relations entre évangéliques conservateurs, Israël et la communauté juive américaine, et les effets de la politisation des évangéliques conservateurs sur la vie publique et sur eux-mêmes.

  • La formation des ministres du culte en France n'a suscité que peu d'intérêt de la part des pouvoirs publics au cours des dernières décennies. La notion de la neutralité de l'Etat par rapport aux religions, vision commune aux institutions publiques et religieuses, explique pour une part ce détachement. La recomposition religieuse en Occident, due autant aux processus migratoires qu'à l'individualisation du croire, suscite cependant des interrogations. Quelles régulations doivent assumer l'Etat et les religions instituées pour prévenir les tensions et assurer la coexistence pacifique et tolérante de divers systèmes de croyances ? Comprendre la manière dont les cadres religieux sont formés, et ce qu'ils représentent dans les différentes communautés, apporte des éléments de réponse. Dans cet ouvrage centré sur le cas français, l'attention est portée sur les cadres religieux dans leurs différents contextes d'appartenance : catholique, protestant, évangélique, juif, musulman, hindou, bouddhiste et religions émergentes. Or, les manières dont prêtres, pasteurs, imams ou gurus sont définis et formés sont loin de converger. De ce fait, la responsabilité de l'Etat dans la gestion de la formation ne peut s'exercer de façon unilatérale. Ce livre fournit de précieuses pistes pour l'analyse et la mise en place d'une politique adaptée à des situations diverses et complexes.

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