Sciences humaines & sociales

  • Après la vague MeToo et la libération de la parole autour de la sexualité féminine, de nouvelles voix du féminisme pro-choix s'élèvent. Bebe Melkor-Kadior est l'une d'entre elles.
    À seulement 24 ans, c'est son expérience déjà étendue de travailleuse du sexe et sa vision inclusive de la condition des femmes qui l'ont amenée à développer sa philosophie de vie :
    Les grands principes qui président à l'art d'être une salope ; une critique acerbe de notre société « coincée du cul » ; un plaidoyer pour l'éducation sexuelle des plus jeunes et l'avènement d'une masculinité positive.
    Au fil du texte, l'auteure pose les fondations de son monde idéal : une société où le sexe ne serait plus un tabou mais un sujet comme un autre, enseigné à l'école pour former des citoyen.ne.s éclairé.e.s.
    Un témoignage incarné, qui trace les contours d'une pensée féministe inédite, qui bouscule, en accord avec son temps.

  • C'est la rencontre avec un patient ressentant le besoin impérieux d'éprouver de la douleur pour pouvoir jouir qui a suscité chez Olivia Benhamou, psychologue clinicienne et sexologue, l'envie d'explorer ce sujet. Loin des clichés habituels, elle propose un éclairage inédit sur une forme de sexualité peu conventionnelle, mais qui remplit pour ses adeptes de multiples fonctions, allant de la recherche de sensations fortes à la recherche d'un laisser-aller total, en passant par la quête romantique d'une relation exclusive, une façon de rompre avec les contraintes du quotidien, ou encore une solution à certaines difficultés sexuelles.

    Écrit à la première personne, sous la forme d'une enquête psychologique et sexologique, ce texte offre une réflexion théorique, un tour d'horizon des représentations culturelles du masochisme et, surtout, les portraits de pratiquants qui se sont livrés à l'auteure sur leurs habitudes sexuelles et la place qu'elles occupent dans leur histoire individuelle. Cet essai passionnant prend le lecteur par la main, en retraçant le cheminement de pensée de l'auteur et ses découvertes, et répond aux questions que l'on peut se poser sur les enjeux psychiques du BDSM, à l'heure où ces pratiques semblent s'être démocratisées.

  • Les rapports entre danse et érotisme semblent manifestes. La danse à la réputation d'être un art sensuel, mais où sont les oeuvres érotiques ? Il y a des corps, il y a des sexes, mais finalement peu de créations qui relèvent de l'érotisme. À partir de ce paradoxe, l'auteur propose de revisiter l'histoire de la danse. De Salomé à Anna Teresa de Keersmaeker, du tango au butô, du mythe de la ballerine à celui du « danseur pédé », il s'agit de défendre un érotisme chorégraphique dont certaines oeuvres contemporaines annoncent peut-être la venue.
    Ce livre, initialement paru en 2006, fait référence dans le domaine de la danse : écrit par un spécialiste du domaine, il s'agit du seul ouvrage théorique à aborder cette question. Quinze ans plus tard, à l'aune de l'évolution de la discipline, de MeToo, des créations les plus récentes, il était nécessaire d'en proposer une version revue et actualisée.

    Édition intégralement revue, corrigée et augmentée.

  • Les sexes féminins foisonnants des années 1970, c'est fini ! Après avoir plébiscité le maillot brésilien puis le « ticket de métro », les femmes succombent en masse à l'épilation intégrale. Si la presse féminine en fait chaque semaine son beurre dans ses pages « beauté », le phénomène mérite d'être sorti du cadre de l'intime pour être observé à l'échelle sociétale. Pornographie omniprésente, culte de la jeunesse, hygiénisme rampant, industrie cosmétique agressive se cachent en effet derrière le masque du consentement des femmes à se séparer des derniers poils qui leur restaient sur le corps.

    Amateur de sexes touffus et chantre de la diversité des corps, Stéphane Rose a mené l'enquête pour comprendre les raisons de ce tsunami dépilatoire. À la croisée de l'enquête journalistique, de l'éloge érotique du poil et du pamphlet sans concession, son livre se veut un plaidoyer pour la réimplantation des poils pubiens dans les petites culottes.


    Journaliste, auteur, chroniqueur sur RTL et sur Paris Première, éditeur, Stéphane Rose multiplie les casquettes. Dans l'intimité, il confie volontiers que celle d'essayiste du poil et des relations amoureuses (En finir avec le couple, La Musardine, 2020) est sa préférée.

  • En finir avec le couple

    Stéphane Rose

    Affirmez à voix haute que vous ne voulez pas être en couple et, aussitôt, une pluie de jugements désapprobateurs s'abattra sur vous : « tu es égoïste », « tu as peur de t'engager », « tu vis comme un ado attardé », « tu dis ça parce que tu n'as pas trouvé la bonne personne »... Une procession de formules toutes faites que l'on rabâche machinalement depuis des siècles. Mais que se passe-t-il quand on confronte le vocabulaire amoureux à la réalité du sentiment amoureux, quand on se libère de ces expressions toutes faites ? D'autres possibilités d'aimer apparaissent. Moins contraignantes, plus respectueuses des spécifi cités individuelles, et plus créatives.

    Stéphane Rose s'est intéressé au lexique du couple, aux mots et expressions qu'on utilise traditionnellement pour en parler, le défendre... et n'y a trouvé que des lois, des interdits, des obligations. Ainsi est née la thèse de ce livre : quand on s'exprime loin de ces dogmes naissent des relations qui ne relèvent ni du couple, ni du « plan cul », et qui n'ont pas besoin d'être étiquetées pour exister. Et la fête commence enfin.

  • Histoire de la féssée

    Jean Feixas

    À main nue ou à main armée, sauvages ou réglementées, sévères ou ludiques, rédemptrices ou damnatrices, rapprochant ou éloignant de Dieu, les fessées pratiquées publiquement ou non, en grands ou petits comités, en maisons ou à la maison, ont connu au fil du temps bien des... applications !
    Aujourd'hui, fesser les enfants est condamné, mais il n'en est pas de même pour les grands qui en font un de leurs jeux préférés. Dans d'autres pays, sous la forme de flagellation, la fessée participe encore et toujours aux châtiments judiciaires et religieux.

    Voici un texte délectable, riche de 160 illustrations, très documenté, abordant avec esprit toutes les modalités d'une des pratiques les plus vieilles du monde.
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    Jean Feixas, d'origine catalane, a été avocat au barreau de Toulouse, dessinateur de presse et commissaire divisionnaire. Il est depuis toujours collectionneur d'insolite et d'insolent. Il est notamment l'auteur d'un ouvrage sur la prostitution, Le Ruban (2011), mais aussi, en collaboration avec Emmanuel Pierrat, de Barbes et Moustaches (Hoebeke, 2015), et des Petits Cheveux, une histoire non convenue de la pilosité féminine (La Musardine, 2017).

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  • Les moeurs ont évolué, la France a réformé son droit, mais les prétoires retentissent encore régulièrement d'anodines provocations entre époux comme des perversions les plus incroyables. On trouvera dans cet ouvrage les réponses à de multiples questions : quelle peine encourt-on à harceler sa secrétaire ? À quels tracas s'exposent les couples sadomasochistes ? Que risque-t-on pour un viol de cadavre ? etc. Quelques affaires retentissantes et beaucoup d'anecdotes illustrent des situations parfois sordides mais bien souvent rocambolesques. De sa plume ironique, Emmanuel Pierrat recense les rapports ambigus qu'entretiennent encore le sexe et la loi dans une enquête remise au goût du jour : le mariage pour tous a été autorisé, les clients de prostitués peuvent désormais être poursuivis, le débat sur la sexualité criminelle ou délictueuse s'est accru et le Conseil constitutionnel en viendrait presque à autoriser le harcèlement sexuel.

    Emmanuel Pierrat est avocat au barreau de Paris, ancien membre du Conseil de l'Ordre et membre du Conseil National des Barreaux. Essayiste et romancier, il est notamment l'auteur de nombreux ouvrages sur la censure, le droit de la culture et la sexualité, Emmanuel Pierrat est également un grand collectionneur de livres érotiques.

    Quatrième édition revue et corrigée.

  • Un dictionnaire qui met en lumière ce que des siècles de pudibonderie ou de censure ont dissimulé.

    Si désormais - tout du moins dans les pays libres -, l'homosexualité n'est plus un frein à une carrière, qu'elle soit politique ou artistique, pendant deux mille ans, le silence était de rigueur pour dissimuler ce qui aux yeux de la majorité était un vice, une tare, ou un péché... L'érudition de Michel Larivière enterre en grande pompe cette hypocrisie millénaire et rend à César ce qui lui appartient (eh, oui !) ainsi qu'à chacune et chacun son essence première et sa personnalité propre.
    Ce sont plus de 850 personnalités qui, de l'Antiquité à aujourd'hui, vont enfin se dévoiler sous leur vrai jour.

    Depuis 1982, Michel Larivière se consacre pleinement à ses recherches historiques sur l'homosexualité. Il est déjà l'auteur des Amours masculines de nos grands hommes (2014) et Femmes d'homosexuels célèbres (2016).

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  • Il restait à écrire une histoire ordinaire de l'homosexualité, qui rende compte des réalités que taisent les livres d'histoire et les films documentaires. Érik Rémès le fait brillamment en livrant un témoignage exceptionnel sur la vie des homosexuels français dans les dernières années du XXe siècle. Après la dépénalisation en 1982, il décrit entre humour et gravité des années pleines de contrastes : années de la fête malgré la stigmatisation, affirmation de la fierté dans les affres du sida, progression des droits sur fond d'homophobie.
    Pride, chroniques de la révolution gay est un recueil d'articles, éditoriaux, billets d'humeurs, coups de gueule, et témoignages, dans leurs versions intégrales non censurées, parus entre 1992 et 2005 dans la presse gay et généraliste : Libération, Nova magazine, Gai Pied Hebdo, Illico, etc. En douze chapitres : Visibilité, Mariage, Homoparentalité, Homophobie, Hétérophobie, Politique, Homonormativité, Subversion, Voyage, Drogues, Sexualité, Prévention, Années sida.

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  • Pourquoi chuchote-t-on quand on demande un tampon à une collègue et, sur le trajet des toilettes, fait-on en sorte de bien cacher l'objet, comme si on transportait un sachet de coke ? Pourquoi, alors qu'on en a parfois très envie, on s'interdit de faire du sexe pendant nos règles ? Pourquoi en 2017 dans les pubs pour serviettes, le liquide est-il toujours bleu ? Pourquoi est ce qu'on entend encore au bureau : «?oh la la, Machine elle est énervée, elle a ses règles ou quoi ? »?? Pourquoi les femmes qui souffrent le martyr pendant leurs règles doivent rester belles et se taire?? Pourquoi les hommes ne connaissent rien sur les règles des femmes, et sont donc ignorants sur ce que vit la moitié de l'humanité une fois par mois pendant 40 ans ?

    Camille Emmanuelle aborde, de sa plume énergique et joyeuse, un sujet central de notre intimité et de la société : les règles. Tous les préjugés, issus de mythes religieux, véhiculés par la publicité et la culture mainstream, sont en train d'être déconstruits par une génération qui prend la parole dans les médias, dans la rue, dans les clips et dans les séries. En se basant sur de nombreux témoignages, des interviews de spécialistes, son expérience personnelle et l'analyse de la culture pop actuelle, Camille Emmanuelle démontre que les règles deviennent un sujet public, qui sort des toilettes des filles, un sujet en pleine mutation, passionnant, souvent drôle, et même assez punk. Attention, ça va saigner !

    Camille Emmanuelle, 36 ans, est journaliste, chroniqueuse et auteur. Elle travaille autour des questions de sexualités, de culture érotique, de culture porn, de féminismes, et de genre. Elle écrit pour Les Inrocks, L'Obs, et Brain Magazine. Elle a publié Paris-couche-toi-là, aux éditions Parigramme (2014), Sexpowerment, le sexe libère la femme (et l'homme), aux éditions Anne Carrière (2016) et Lettre à celle qui lit mes romances érotiques et qui devrait arrêter tout de suite aux Echappés (2017).

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  • Il y a encore peu de temps, la disette sexuelle n'était pas jugée négativement.
    Au contraire : haro sur les fornicateurs, les masturbateurs, sur tous ceux qui séparaient sexe et procréation. Si la révolution sexuelle peut avoir quelques ratés, son influence ne fait aucun doute sur un point précis : désormais, c'est une libido faible, voire inexistante, que l'on montre du doigt. Manifester un goût peu prononcé pour la chose prend des allures de tare à soigner. Au centre du soupçon, une poignée d'individus se revendiquant asexuels et qui, autour du site Internet asexuality.org, conquiert peu à peu une visibilité sociale et médiatique.
    Pour quelles raisons peut-on être dépourvu de libido ? L'asexualité est-elle une autre de ces modes made in USA ou l'expression d'une profonde mutation de notre société ? Faut-il obligatoirement avoir envie de faire l'amour ? C'est ici que commence la passionnante enquête historique, sociologique et scientifique que Peggy Sastre a choisi de mener. Avec un unique préjugé : l'asexualité n'a rien d'une maladie.

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  • Objet de débats où la passion l'emporte bien souvent sur la raison, la pornographie semble à première vue s'opposer au féminisme. Or, les années 1980 voient éclore aux Etats-Unis un courant se définissant comme « pro-sexe » porté par des figures telles Annie Sprinkle ou Candida Royalle. Avec l'idée que la pornographie n'est pas systématiquement condamnable, la question suivante s'impose : peut-on parler de moyen d'émancipation ? La femme doit être libre de choisir la sexualité qui lui convient. Les films pornographiques conçus par des hommes et pour des hommes ne lui permettant pas d'obtenir une satisfaction complète, des réalisatrices, parmi lesquelles Erika Lust, Ovidie ou Emilie Jouvet, promeuvent une pornographie alternative où le plaisir féminin est - enfin - mis en exergue. Et brisent les standards pornographiques dominants !
    Peu étudiées en France, les thèses défendues par les féministes pro-sexe n'ont encore que peu d'échos au sein du grand public. Basé notamment sur une dizaine d'entretiens de spécialistes et professionnels, ce travail cherche à élucider en quoi le féminisme peut se reconnaître dans la pornographie. Et inversement.

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  • « Salope, va ! » Si vous êtes une femme, vous avez certainement déjà entendu ce nom d'oizelle dans la rue. Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est l'insulte la plus utilisée à l'encontre des femmes dans l'espace public.

    Si le terme est récent, sa signification toute féminine ne l'est pas. De Cléopâtre à Mata Hari, en passant par Messaline et les sorcières, nombre de femmes ont été conspuées en raison de leur soif d'indépendance, forcément synonyme de débauche. Qu'elles soient de puissantes figures politiques, des rebelles féministes, des journalistes à la langue trop pendue, ou encore des femmes dont la seule revendication est de pouvoir se promener librement dans la rue, toutes ont été confrontées, au moins une fois dans leur vie, à cette insulte. Si être traitée de salope est le prix à payer pour être une femme libre, il semble que ce mot ne soit pas près de disparaître, alors pourquoi ne pas s'en emparer ?

    Adeline Anfray mène une enquête passionnée auprès d'expert·e·s et d'anonymes. Cet ouvrage en faveur de l'égalité et de la liberté sexuelle, rend hommage à tou ·te·s celles et ceux qui se sont battu·e·s et se battent encore pour que chacun·e puisse jouir sans entrave.

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  • Contrôle plus strict des images ou des écrits à caractère " pornographique ", censure à tout va sous prétexte de protéger " la jeunesse ", les " sentiments des croyants " ou la " dignité humaine ".
    Désormais, faute de pouvoir s'attaquer directement aux pratiques sexuelles des individus, les nouveaux croisés de l'ordre sexuel s'en prennent à leurs représentations littéraires et artistiques. en partant de questions simples, ruwen ogien propose un ensemble d'arguments en faveur de la liberté d'offenser : pourquoi n'est-on pas libre de voir ce qu'on est libre de faire ? et pourquoi donc exiger des oeuvres sexuellement explicites des qualités artistiques qu'on ne demande pas aux oeuvres d'autres genres ? le mauvais goût est-il un crime ? a qui profite vraiment la critique des morales du consentement ? un manifeste brillant et subversif, pour la liberté d'expression et de création, et contre la panique morale.

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  • Où l'on apprend avec stupeur que certaines des plus belles pages d'amour de la littérature s'adressaient en fait à des hommes...
    Que les plus grands rois de l'Histoire n'avaient cure de leurs épouses sauf à fin de lignée à perpétuer...

    Grâce au long et patient travail de recherche et d'érudition de Michel Larivière, voici enfin levé le voile pudique que l'Histoire, la censure et leurs propres familles avaient jeté sur la vie sexuelle réelle des plus grands hommes. Dans une ambiance à mi-chemin entre le ton docte d'un Lagarde et Michard et le croustillant d'une rubrique people, on ne peut qu'être fascinés par ces deux mille ans de silence et de dissimulation qui s'envolent en fumée, preuves à l'appui...
    À une époque où, malgré le « mariage pour tous », s'exhalent encore des relents d'homophobie, Les Amours masculines de nos grands hommes est un livre indispensable pour combattre les idées fausses, les mensonges par omission, les efforts de ceux qui continuent à censurer l'homosexualité dans l'Histoire. Et pour ouvrir notre regard sur des horizons nouveaux et des lectures revisitées...

    Depuis 1982, Michel Larivière se consacre pleinement à ses recherches sur l'homosexualité. Il a déjà fait paraître de nombreux ouvrages sur le sujet (Les Amours masculines, anthologie de l'homosexualité dans la littérature, 1984, À poil et à plume et Pour tout l'amour des hommes, 1998).

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  • Une approche sociologique, psychologique et culturelle de l'histoire des transsexuels, jamais abordée sous cet angle en France.

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  • Nous avons besoin d´un nouvel art de jouir. L´héritage de la révolution sexuelle s´est épuisé. Pourquoi ?

    Parce qu´il paraît vain d´imposer un programme, quel qu´il soit, à la jouissance.
    Ce programme, la révolution sexuelle l´avait baptisé « érotisme ».
    Peut-être, pour en fi nir, faut-il donc aussi en fi nir avec cet érotisme. En fi nir au profi t d´une autre conception de la sexualité où la jouissance participe d´un véritable art. Tel est du moins le but du présent essai - un but qu´il ne sera possible d´atteindre qu´au prix d´un bouleversement complet du partage entre admissible et inadmissible en matière de sexe.
    En serez-vous capables ?

    Laurent de Sutter, né l´année de l´explosion punk en Belgique, a le goût du paradoxe. Tout en enseignant la philosophie du droit à la Vrije Universiteit Brussel et aux Facultés Universitaires Saint-Louis, à Bruxelles, il s´est à titre personnel passionné pour la cinéphilie X. Il a ainsi fait paraître, en 2007, Pornostars, Fragments d´une métaphysique du X, dans la collection l´Attrape-corps, à la Musardine.

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  • Le bondage est un langage.

    Qu'est-ce que le bondage ? D'où vient cette pratique dont les enjeux diffèrent selon les époques et les cultures ? Comment se décline-t-il aujourd'hui ? Qui sont les attacheurs et leurs attachés?? Que recherchent-ils dans l'art des cordes ?
    Autant de questions que la sexologue Magali Croset­Calisto s'est posée à travers la mise en lumière d'une pratique érotique et artistique subversive en plein essor dans notre société. Bondage est un essai historique, littéraire, sexologique et esthétique consacré à « l'art des cordes ». Au fil de ses interviews en clubs spécialisés, écoles d'appren­tissage ou soirées privées, Magali Croset-Calisto a analysé les enjeux de constriction puis de lâcher-prise qu'engage le bondage. À l'heure du monde sans fil, l'auteure démontre comment l'art des cordes vient relier les êtres entre eux. En cela, le bondage incarne une nouvelle forme 2.0 du langage dans laquelle la notion de jeu culmine.

    Magali Croset-Calisto est sexologue clinicienne et psychologue. Titulaire d'un Doctorat en lettres modernes, elle est l'auteure de plusieurs ouvrages dédiés aux représentations de la sexualité dans notre société (Fragments d'un discours polyamoureux, Michalon ; SeXo : petit guide de sexologie et des pratiques sexuelles d'aujourd'hui, Maxima). Sa pratique clinique en cabinet de consultations ainsi que sa volonté d'utiliser son vécu personnel et ses créations comme terrain d'analyse font d'elle une théoricienne éclairée.

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  • « Comme pour des milliers de jeunes français, la victoire de François Mitterrand et de la gauche en 1981 a été pour moi une formidable bouée où accrocher désespérément mes rêves d'utopie, mes espoirs d'égalités sociales et ma soif de libertés partagées. [...] Dans Paris, à cette époque, les filles étaient belles, leur regard pur, leurs jambes longues, elles sentaient l'amour comme je sentais le désir. Les femmes m'ont fait oublier la sueur poisseuse de mes journées de travail, l'odeur âcre du métal que l'on charrie, la chaleur du chalumeau, le manque de chance d'être pauvre. Les femmes m'ont fait oublier la déception de n'être rien sous la droite et de n'être pas plus sous la gauche quand on est ouvrier. En 1981, j'avais 20 ans, j'aurais donné mon scooter et ma collection de disques de Miles Davis pour rencontrer François Mitterrand et ne plus entendre de disco à la radio. Le sort en a décidé autrement.  » Étienne Liebig

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  • Internet, portables, blogs, journaux people, émissions de télé-réalité, parties fines où il convient de voir et d'être vu.
    Nous continuons à pénaliser l'exhibitionniste qui dévoile ses attributs aux passants tout en autorisant dans le même temps l'invasion de notre quotidien par le sexe de tout un chacun. mais à trop exposer l'intimité des uns à la vue des autres, nous avons fini par rendre celle-ci impossible. notre exhibitionnisme collectif n'est-il donc que l'aveu d'impuissance d'une société qui se sent creuse ? investir l'espace public et se donner à voir en tant que sexe sont pourtant les seuls moyens dont disposent certaines minorités pour faire entendre leur cause.
    Alors, qui protège-t-on vraiment en interdisant l'exhibitionnisme ? et de quoi ? un regard résolument engagé, pour qui veut comprendre l'exhibitionnisme en tant que pratique sexuelle et motif politique.

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  • Dans la plupart des sociétés démocratiques modernes, on considère que la sexualité est une fonction du corps humain qu'on peut mettre à la disposition d'autrui sans problème si on le fait librement et gratuitement. Mais si c'est pour de l'argent, on s'expose à la réprobation morale et à la répression de l'État, sous certaines conditions prévues par la loi. Ce qui pose un problème politique ou moral dans nos sociétés, ce n'est donc pas de donner du sexe mais de le vendre. Pourquoi ?
    En réalité, le problème est plus général. Il ne concerne pas seulement le sexe, mais tout le corps humain, qui serait protégé par un principe de non commercialisation ou de non marchandisation, dont la valeur serait à la fois légale et morale. Ainsi, en France, la légalisation de la gestation pour autrui est envisagée mais à titre gratuit exclusivement. Les dons de rein, de sang, de sperme sont permis, mais leur vente, interdite. Une fois toutes sortes de raisons mineures écartées, c'est sur le même principe que repose finalement la disqualification morale de la prostitution et, plus généralement, de tout échange de sexe contre de l'argent. Mais qu'est-ce qui justifie ce principe de non commercialisation des éléments et des fonctions du corps humain ? Sur quoi l'opposition morale radicale entre le don et la vente estelle fondée ? Avec brio, clarté, humour, et force exemples à l'appui, l'auteur remet en question le principe kantien de « dignité humaine », en examinant parallèlement le débat autour des mères porteuses et du don d'organes, et celui qui continue de diviser profondément partisans et adversaires de la liberté de se prostituer. Un essai décapant, accessible aux spécialistes comme aux novices en philosophie morale.

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  • ON SAIT QUE LA SEXUALITE EST AU CoeUR DE LA THEORIE FREUDIENNE, MAIS QUE PEUT NOUS DIRE LA PSYCHANALYSE DE LA PORNOGRAPHIE ?

    À rebours d'un discours médiatisé qui a tendance à déplorer la visibilité croissante de la pornographie, cet ouvrage se propose de la considérer de façon tout à fait novatrice comme un fait dont la psychanalyse reçoit les discours à la place qui est la sienne dans les cures mais aussi hors les murs. Loin des paniques morales qui s'emparent souvent des « psys » des médias, Éric Bidaud choisit d'examiner la pornographie comme une forme culturelle, dans l'ordinaire des évolutions adolescentes et dans ses rapports avec l'amour : le porno est une donnée de la sexualité aujourd'hui, non pas uniquement comme source de l'excitation sexuelle dans le champ du voir, mais aussi comme un lieu de savoir, de « voir ça ». Au-delà de prises de position souvent normatives, la pornographie est un nouveau champ auquel se confronte actuellement la psychanalyse, qui lui permet de se penser et de ne pas cesser de s'inventer.

    Éric BIDAUD est maître de conférences en psychopathologie clinique à l'université Paris 13 Sorbonne Paris Cité, psychologue clinicien, psychanalyste, membre de l'association « Espace analytique ». Il exerce depuis de nombreuses années dans le champ de la clinique de l'adolescent et de l'adulte. Il travaille à faire dialoguer la psychanalyse avec les mots et les objets de notre modernité : le sexe, le porno, internet. Derniers ouvrages parus : Il n'y a plus de honte dans la culture (Penta, 2010) ; Recherches de visages. Une actualité de la psychanalyse (Hermann, 2014).
    Laurie LAUFER, qui signe la préface du livre, est, professeure de psychopathologie clinique à l'université Paris Diderot, psychanalyste, auteure de nombreuses publications dont L'énigme du deuil (Puf, 2006), Qu'est-ce que le genre ? (Payot, 2014, avec F. Rochefort).

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  • Histoire d'O, les nudistes à Saint-Tropez, la minijupe, le magazine pour adultes Lui, le manifeste des 343, la sortie du film Emmanuelle au cinéma, le minitel rose, la légalisation de l'avortement, l'apparition des films X, l'âge d'or de l'érotisme, la pin-up de Stéphane Collaro...
    Ah, les temps heureux de la révolution sexuelle !

    Liberté, Égalité, Sexualité retrace l'histoire de la sexualité « à la française ». De 1954 à 1986 s'ouvre une période d'insouciance, de conquêtes et d'exercice de nouvelles libertés, brutalement mises à mal par l'apparition du sida. Depuis, il ne s'agit plus que de défendre ces acquis contre le retour à l'ordre moral et la banalisation. Et plus que jamais, il s'avère utile de rappeler l'importance de ces combats passés.

    En une soixantaine de chapitres qui correspondent chacun à une date et à un événement marquants, ce beau livre, composé de récits vivants et documentés, généreusement illustrés d'une iconographie d'époque, iconique et riche dans sa variété, se feuillette comme un magazine.
    Voici donc un album souvenirs rétro et vintage pour découvrir ou (re)découvrir, non sans une certaine nostalgie, cette histoire pas si lointaine, ainsi que les hommes et les femmes qui l'ont écrite et auxquels nous devons tous beaucoup.
     

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  • Longtemps inclue au socle des préliminaires ennuyeux ou décrite comme la terre d'asile du célibataire, la masturbation apparaît aujourd'hui, plus que jamais, comme une pratique sexuelle à part entière, avec ses codes et son identité propre. Le " branleur " n'est plus seulement l'archétype nineties de l'ado à la trique maladroite, ou d'un Jean-Claude Duss incapable de conclure, mais se redécouvre sous les traits d'un homme à l'aise avec son intimité, qui aime se donner du plaisir longuement et se faire jouir, seul ou en bonne compagnie. Car les techniques de masturbation sont aujourd'hui nombreuses et ont également fait leur apparition au sein du couple. Leur pratique peut s'accompagner de gels en tout genre, de sextoys et de bien d'autres jeux, laissant place à toutes les fantaisies que ce petit guide se propose d'explorer, en parallèle des idées reçues et des aspects historiques qui encadrent la masturbation. Le pénis n'aura bientôt plus aucun secret pour vous.

    Indisponible
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