La Decouverte

  • L'anarchisme demeure un mouvement largement méconnu, pourtant riche de théories et d'expériences qui ont marqué, souvent dans l'ombre, les deux derniers siècles.
    Né en Europe lors de la révolution industrielle, il se forme en réaction à la condition prolétarienne et à l'autorité de l'État. Si l'anarchisme naît d'une négation radicale de tout ce qui diminue ou asservit l'homme, il est aussi porteur d'un projet fondé sur l'égalité, la liberté et l'autonomie. Les courants multiples qui nourrissent l'idée anarchiste se retrouvent ainsi unis dans des combats (contre les totalitarismes, le colonia-lisme, le capitalisme...) menés de concert avec des pratiques grosses de la société future (syndicalisme, écoles, fédéralisme, communes libres...).
    Éclipsé un temps par l'hégémonie marxiste, le projet libertaire renaît aujourd'hui, ouvrant de nouvelles perspectives d'émancipation empreintes d'expériences passées toujours vivantes.

    1 autre édition :

  • Après 1988, l'Algérie a connu plus de dix ans d'une terrible guerre à la suite de l'interruption par l'armée de la première expérience démocratique du monde arabe qui a brièvement profité au Front islamique du salut (FIS). Dans les années 2000, l'Algérie d'Abdelaziz Bouteflika a lentement retrouvé la paix grâce à la rente des hydrocarbures, mais au prix d'une absence de justice et du mensonge. À l'armée, principale détentrice du pouvoir, se sont alors agrégés de plus en plus les milieux d'affaires qui ont profité de la libéralisation économique. La corruption a explosé.
    En 2019, une mobilisation populaire pacifique, inédite par son ampleur et sa durée, le hirak, a demandé que ce régime « dégage ». Après le départ de Bouteflika, l'armée a engagé une transition factice pour reconduire un régime à bout de souffle, ouvrant une nouvelle période à l'issue incertaine. Aucune alternative politique claire ne semblait se faire jour, alors que les perspectives économiques s'assombrissaient. C'est cette évolution de trois décennies d'une Algérie contemporaine très contradictoire que cet ouvrage retrace de manière chronologique.

  • Clint Eastwood est aujourd'hui le metteur en scène de cinéma le plus populaire au monde. Sa longévité exceptionnelle - il tourne et joue encore à quatre-vingt-dix ans - lui a permis de traverser les époques et les genres : western, mélodrame, film policier. Il revisite les classiques du cinéma américain tout en les adaptant au contexte social et politique de notre temps. On pourrait le classer à droite si l'on considère ses prises de position politiques et quelques-uns de ses thèmes, comme celui du flic qui ne s'embarrasse guère de légalité, ou celui du mâle blanc sauveur. Pourtant, il serait trop facile de ne retenir que cette image. Des féministes voient en lui le déconstructeur de la masculinité. Les Africains-Américains en font leur acteur préféré.
    Il y a donc un mystère Clint Eastwood, que ce livre tente d'éclaircir, en analysant sociologiquement son parcours et en rendant compte de la manière dont il représente les questions de classe, de genre et de couleur. L'ambivalence est le maître mot de son oeuvre et lui donne son caractère ouvert, susceptible d'appropriations multiples et contradictoires.

  • Sociologie de l'immigration Nouv.

    Depuis plus d'un siècle, de manière différente aux États-Unis et en Europe, la sociologie a produit des recherches empiriques et forgé des concepts pour comprendre l'immigration. La sociologie de l'immigration traite de trois processus distincts : la mobilité humaine, l'intégration des immigrés et de leurs descendants, et la pluralisation des sociétés contemporaines qui en découle.
    Cet ouvrage propose une synthèse des travaux américains et européens, notamment français. Il restitue les résultats théoriques et empiriques en les inscrivant dans leur contexte. L'intégration des migrants et de leurs descendants ne correspond pas à un modèle unique. Elle est déterminée socialement et historiquement. Le regard croisé permet de constater la convergence des questions posées et la diversité des réponses concernant la manière dont les sociétés et les États incorporent les immigrés et leurs descendants. Si la sociologie de l'immigration est aussi une sociologie de l'État, la construction européenne a conduit à des convergences sans pour autant effacer les effets des modèles nationaux.

  • Chaque année, l'OFCE propose dans la collection « Repères » un bilan accessible et rigoureux de l'économie française. L'édition 2021 présente l'état de la conjoncture, les principales tendances et les grands problèmes contemporains, et offre une analyse inédite de la crise de la Covid-19.
    Quelles conséquences la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 aura-t-elle sur l'activité française ? Quels secteurs seront durablement impactés par cette crise ? Comment le marché du travail se transformera-t-il ? Doit-on s'attendre à une hausse des défaillances d'entreprises ? Quelles incidences ces défaillances d'entreprises auront-elles sur l'emploi salarié ? Quel impact doit-on attendre du contre-choc pétrolier sur le pouvoir d'achat des ménages et sur les marges des entreprises ?
    Des références bibliographiques ainsi que de nombreux tableaux et graphiques complètent cet ouvrage.

  • La compensation est l'un des plus anciens dispositifs utilisés pour réparer un préjudice subi par une personne, dans l'objectif de recouvrer un certain équilibre au sein d'une structure sociale. Depuis les années 1970, les compensations écologiques étendent ce mécanisme aux espèces et habitats naturels dans le cadre des lois relatives aux études d'impact et au préjudice écologique. La « neutralité écologique » que ces compensations sont censées permettre d'obtenir appelle toutefois un diagnostic critique concernant la portée et les limites de cet outil.
    Pour ce faire, cet ouvrage décrit les contextes institutionnels dans lesquels les compensations écologiques sont mobilisées et les ruptures historiques qu'elles induisent ; les principes éthiques et les logiques économiques sur lesquels elles reposent ; les acteurs et les formes organisationnelles permettant d'en définir les modalités de mise en oeuvre ; la faisabilité des actions de restauration écologique et les critères d'équivalence qui s'y rapportent ; enfin, les outils juridiques et d'évaluation qui en facilitent la réalisation.

  • Depuis dix ans, la bourgeoisie a connu des bouleversements liés notamment au pouvoir grandissant de la finance sur l'industrie, la politique et les médias. Quelles en sont les conséquences sur les différentes formes de richesse, l'argent, la culture, les relations sociales et le prestige qui caractérisent cette classe sociale ?
    Les modes de vie des grands bourgeois ont-ils changé ? Dans quelles conditions leurs positions dominantes se reproduisent-elles de génération en génération ? Quel est le rôle des dynasties familiales dans cette transmission ? La bourgeoisie, face à la montée des inégalités économiques et sociales, est-elle consciente de leurs conséquences sur les peuples ? Est-elle la dernière classe sociale ? La mobilisation pour la défense de ses intérêts exige des liens de plus en plus étroits avec les politiques. Peut-on parler d'une oligarchie ?
    C'est à ces questions sur cet univers encore trop méconnu et qui préférerait le rester que répond ce livre rigoureux et accessible.

  • Comment lire aujourd'hui Sigmund Freud (1856-1939), un auteur sur lequel tout semble avoir été dit ? Abondamment commentées, ses approches théoriques et thérapeutiques ont donné lieu au mouvement psychanalytique, dont l'essor a marqué le monde occidental. Si Freud est devenu un nom familier, ses théories du rêve, de la sexualité et de la religion n'ont pourtant cessé de susciter des controverses.
    Ce livre invite à rendre accessibles les problématiques majeures de l'oeuvre freudienne en les rapportant à ses contextes scientifique, historique et culturel. Au lieu de livrer une autre présentation dogmatique, il s'agit ici d'éclairer la dynamique de l'oeuvre en révélant les traces du processus historique dans les textes eux-mêmes.

  • Chaque année, le CEPII publie dans la collection « Repères » des analyses inédites des grandes questions économiques mondiales.
    La pandémie de Covid-19 a plongé l'économie mondiale en état de choc. Les interdépendances que la fragmentation des chaînes de production a installées s'en trouvent remises en question. L'heure est aux politiques de relance. En zone euro, cela fournira-t-il l'occasion de rééquilibrer de façon durable la demande ? La pandémie sera-t-elle un frein ou un accélérateur de changements ? Assurément, elle ne réduira pas la concentration dont les salariés et les consommateurs pâtissent au profit des actionnaires. Empêchera-t-elle la mise en place d'un Green New Deal global ou fera-t-elle prendre conscience de l'impérieuse nécessité de sauver le climat ? Il faudrait un rééquilibrage du système monétaire international. Or l'hégémonie du dollar persiste. En Chine, la pandémie retarde les réformes et l'ouverture du système financier, dont dépend l'internationalisation du renminbi. Les défis à relever sont nombreux. Les réponses qui y seront apportées marqueront pour longtemps la trajectoire de l'économie mondiale.

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  • Sociologie de l'argent Nouv.

    L'argent est présent dans toutes les sphères de la vie moderne. Il conditionne l'accès aux biens matériels les plus essentiels et définit en grande partie les hiérarchies sociales. Cette nouvelle édition, largement remaniée, montre la place nouvelle qu'a prise l'argent dans les enjeux politiques et sociaux. La crise des subprimes de 2008 ainsi que l'accumulation massive d'argent par ceux que l'on nomme désormais les « ultrariches » ont récemment transformé notre regard sur l'argent. Sa centralité est plus que jamais l'objet d'interrogations collectives et de revendications.
    Comment l'argent est-il devenu une source tout à la fois d'aliénation et de libération ? Pourquoi fait-il l'objet de condamnations morales récurrentes ? Les comportements face à l'argent diffèrent-ils selon les groupes sociaux ? selon le genre ? Comment circule-t-il au sein de la famille ? Quelles sont les conséquences de sa dématérialisation ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles propose de répondre une approche sociologique de l'argent.

  • Géopolitique des énergies Nouv.

    L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local.
    Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental.
    Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires « virtuels », la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un « grand jeu » sans cesse réinventé au sein duquel les États font leur retour après des décennies de déréglementation.

  • Qu'est-ce que le genre ? Comment a-t-il été conceptualisé ? Est-il défini de la même façon chez les anthropologues, les sociologues, les philosophes, les historiennes et les tenantes des cultural studies ? Quelles ruptures épistémologiques ce concept a-t-il provoquées ?
    Cet ouvrage retrace les différentes généalogies de la notion de genre et les débats théoriques qu'elle a suscités. Il présente la variété des perspectives et des développements produits par plus de cinquante ans de recherches sur le genre et les sexualités, tant en termes de savoirs et de connaissances qu'en termes de reconnaissance et de résistance.
    Ce livre a pour ambition de familiariser les lectrices et les lecteurs avec les approches majeures des études de genre, dont certaines sont moins connues dans le contexte francophone. Il met également l'accent sur l'imbrication du genre avec d'autres rapports sociaux, au coeur de nombreux développements théoriques, autant hier qu'aujourd'hui.

  • La mondialisation bouleverse les anciennes hiérarchies, produit de nouveaux clivages entre les classes, ouvre aussi des voies d'ascension sociale. Il convient par conséquent de repenser l'analyse des classes sociales dans ce nouveau contexte.
    Comment se recomposent aujourd'hui les rapports sociaux ? Les élites traditionnelles sont-elles ébranlées par l'ascension d'une classe dominante mondiale ? L'internationalisation des classes supérieures traduit la recherche d'une distinction par rapport à ceux qui restent enracinés dans un espace local. L'accès des autres classes à l'espace mondial est-il pour autant fermé ? Des réseaux transnationaux d'entraide et de solidarité attestent aussi de la mondialisation de certaines fractions des classes populaires. Comment s'articulent mobilité géographique et mobilité sociale ?
    Cet ouvrage présente les recherches et les données récentes sur ces questions et montre comment le concept de capital international permet de rendre compte de la reconfiguration des hiérarchies imbriquées de classes, mais aussi de genre et d'origine, dans la mondialisation.

  • L'utilitarisme est un mouvement philosophique aussi important que mal connu en France. Né au XVIIIe siècle en Angleterre avec Jeremy Bentham (1748-1832), il constitue aujourd'hui l'un des principaux courants de l'éthique normative et a des prolongements importants en sciences économiques et de gestion, en droit et en science politique. Une bonne connaissance de l'utilitarisme est également indispensable à tous ceux qui s'intéressent aux grands enjeux éthiques de notre société. L'objet de cet ouvrage est de présenter les fondements historiques de l'utilitarisme, les difficultés qu'il soulève, mais aussi ses développements contemporains. Il est structuré autour de quatre grands thèmes : l'utilitarisme classique, la mesure et la maximisation de l'utilité, l'utilitarisme de la règle ou de l'acte, et, enfin, le principe de l'impartialité. Familiarisé avec les outils conceptuels de l'utilitarisme, le lecteur est alors invité à s'interroger sur de grands enjeux éthiques de notre société, tels que la pauvreté dans le monde, la souffrance animale et le réchauffement climatique.

  • L'histoire du féminisme en France ne diffère guère de celle des autres pays occidentaux : fragmentée et en décalage avec l'histoire politique. Depuis la Révolution française, les femmes ont cherché à sortir de la sphère du privé dans laquelle les autorités ont cherché à les confiner. Lentement, avec difficulté, elles ont surmonté les obstacles et conquis peu à peu des fonctions longtemps réservées aux hommes. Mais la barrière la plus insurmontable fut sans doute celle du politique, au sens large de l'espace public. Les droits civiques « accordés » très tardivement (octobre 1944) au « deuxième sexe » ne mirent pas un terme aux interdits, particulièrement celui de l'exercice du pouvoir qui est resté un privilège des hommes. Le code civil, parangon de la modernité, dit-on, maintint les femmes encore plus longtemps dans l'état d'infériorité. L'ouvrage retrace les itinéraires conflictuels et les multiples aspects des luttes en faveur de l'égalité, jusqu'à l'actualité de la « parité » dont le succès peut masquer le maintien des inégalités que révèle la polémique soulevée par l'introduction du genre dans l'enseignement.
    Cette nouvelle édition s'apparente à une « histoire du féminisme et du genre », car l'auteure est parmi les premières à user de la méthode introduite par le concept. En ce sens, le féminisme exprime la réaction critique à l'encontre d'une identité sociale « genrée ».

  • « Penser globalement, agir localement. » À tort ou à raison, on a fait de Jacques Ellul (1912-1994) l'inventeur de cette formule rassembleuse qui, associée à son combat pour la protection de la nature et à sa critique du technocapitalisme, a contribué à son statut d'icône écologiste. Ce livre expose l'itinéraire singulier de celui qui se définissait comme un « intellectuel actif ». Il résume et met en perspective ses analyses dans six domaines principaux : la technique, l'information-propagande, la politique, la révolution, l'écologie et la théologie, avec la liberté pour toile de fond. Il a pour ambition de donner un panorama complet des principales thèses d'un auteur à l'oeuvre prolifique et dont l'actualité confirme le caractère prophétique.

  • Pour la deuxième année consécutive, l'AFD propose dans la collection « Repères » des analyses inédites sur les principaux enjeux économiques et sociaux qui touchent le continent africain en 2021.
    La pandémie de Covid-19 a bouleversé la planète : quels en sont les impacts en Afrique ? Les performances économiques restent à étudier au-delà du contexte immédiat : peut-on déjà parler d'une émergence du continent africain ? Pour développer le secteur privé, faut-il dépasser les seules réformes de l'environnement des affaires ? Quels sont les défis majeurs auxquels l'Afrique doit faire face pour répondre aux aspirations d'une population particulièrement jeune arrivant sur le marché du travail ? Alors qu'il est le premier pourvoyeur d'emplois dans la région, comment le secteur agricole en Afrique de l'Ouest doit-il se réinventer pour concilier deux objectifs fondamentaux : obtenir de meilleurs rendements et préserver la biodiversité et l'environnement ? À l'heure où l'ECO succède au franc CFA, se pose à nouveau la question du choix du régime de change, vers plus ou moins de flexibilité.

    1 autre édition :

  • Quelles ont été les principales étapes de la guerre d'Algérie ? Pourquoi ce conflit de décolonisation a-t-il été si long et sanglant ? Quels sont les principaux acteurs, du côté français et du côté algérien, qui ont conduit cette guerre ? Pourquoi la France en guerre d'Algérie a-t-elle connu un changement de République ? Comment analyser l'idéologie du nationalisme algérien, porté par le FNL, dans sa guerre d'indépendance ? Une autre voie était-elle possible, pour l'Algérie, que celle de l'indépendance ? En quoi ce conflit a-t-il profondément marqué les sociétés françaises et algériennes ?

  • Paris s'embourgeoise. Les richesses et les pouvoirs s'y concentrent. Si tous les Franciliens ne peuvent habiter dans la capitale, résider à Paris ne peut être réservé aux seules familles fortunées sans redoubler symboliquement les inégalités. La diversité du peuplement de la capitale en fait, toujours, un lieu d'expression des différences sociales et des cultures du monde. Cette Sociologie de Paris entend restituer cette richesse et donner les clefs de lecture d'une vie foisonnante, mais menacée.

  • Le 22 décembre 1894, un procès d'État condamne un capitaine juif, alsacien, innocent de toute charge, pour crime de « haute trahison » (en faveur de l'Allemagne). S'ouvre, deux ans plus tard, une crise majeure de la République. Le régime est menacé par l'effondrement de la justice, l'impunité de l'armée, la violence des nationalistes, la peur des républicains.
    Mais l'engagement pour Dreyfus, la défense des droits de l'homme et du citoyen, la lutte contre l'antisémitisme et le nationalisme entraînent un sursaut civique de la société. Le 12 juillet 1906, un arrêt solennel de la Cour de cassation réhabilite l'officier. L'Affaire inaugure un âge démocratique porté par l'engagement des intellectuels, les expériences dreyfusistes, la reconnaissance de nouvelles libertés comme celles d'association et de conscience (au fondement de la laïcité), la solidarité pour les opprimés de par le monde.
    Ces mutations si décisives pour la Belle Époque demeurent d'actualité, face à la raison d'État, au viol de la justice et à l'abandon des persécutés. Pour retrouver le sens des valeurs dans des sociétés traversées par le racisme, l'antisémitisme et les passions identitaires ?

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  • Journaliste et militant, Antonio Gramsci arrive à la tête du Parti communiste d'Italie dans les années 1920. Arrêté en 1926 et condamné à vingt ans de détention par le régime fasciste, il meurt en 1937 en laissant à la postérité ses Cahiers de prison, plus de 2 000 pages de réflexions aussi audacieuses que profondes sur l'histoire, la culture, la politique et la révolution.
    Cet ouvrage retrace la trajectoire biographique de Gramsci, avant d'aborder sa conception de la vie culturelle et des intellectuels, puis sa pensée du politique, avec les notions clés de société civile, de guerre de mouvement/position, de révolution passive, de transformisme et de césarisme. Des éléments de philosophie gramscienne sont présentés, dont l'affirmation selon laquelle « tout homme est un philosophe » et la reconstruction du marxisme en philosophie de la praxis. Ainsi sont posés les jalons essentiels qui conduisent l'idée-force d'hégémonie, qui contient et approfondit les autres apports majeurs de Gramsci.

  • Nul besoin d'être un grand sociologue pour savoir que le football occupe une place importante dans nos sociétés. Depuis un peu plus d'une décennie, les travaux se multiplient sur ce sujet, des thèses de doctorat et des colloques lui sont consacrés, un séminaire « Football et sciences sociales » a lieu à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, etc. : un champ de recherche s'est constitué autour du football, à juste titre, car il s'agit d'un véritable « fait social total ».
    Après un premier chapitre sociohistorique qui cherche à éclairer le mystère de l'exceptionnelle diffusion mondiale de ce sport collectif, ce livre centré sur l'étude de la pratique du football entend présenter les travaux sur les transformations de ce monde professionnel, s'efforçant d'adopter un regard qui ne se réduise pas, comme trop souvent, à la dénonciation du « foot-business ». Il explore ensuite le monde du football ordinaire (le football « de rue », l'apprentissage dans les clubs amateurs, etc.) pour finir par se pencher sur un nouveau champ de recherche : le football féminin.

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  • Alors que les taux de participation politique déclinent dans de nombreuses démocraties, les mouvements sociaux apparaissent comme une forme montante de l'expression politique. Comment en rendre compte ?
    Ce livre offre une synthèse cohérente d'une énorme littérature savante. Parmi les énigmes qu'il tente d'éclairer : pourquoi certains groupes se mobilisent-ils plus facilement ? En quoi les mobilisations révèlent-elles des problèmes parfois négligés par les autorités politiques ? Pèsent-elles sur les politiques gouvernementales ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les mobilisations ? Comment l'État tente-t-il de les « domestiquer » ?
    Au fil des chapitres et des concepts, ce sont aussi des questions actuelles qui émergent : se mobilise-t-on dans les pays des Suds comme dans ceux du G8 ? Jusqu'à quel point peut-on parler d'une mondialisation de certaines mobilisations ? Existe-t-il une séparation si nette entre mouvements sociaux et partis ? De quelles satisfactions, émotions et contraintes l'expérience protestataire est-elle faite ?
    À l'heure des « gilets jaunes » et des mobilisations pour faire face au réchauffement climatique, ce livre aide à comprendre les conflictualités sociales du présent, tout autant que leur refoulement.

  • La question des limites environnementales a traversé les XIXe et XXe siècles sans vraiment parvenir à s'imposer. La donne serait-elle en train de changer en ce début de XXIe siècle ? Face à la multiplication des atteintes portées au « système Terre », la communauté scientifique s'est lancée depuis quelques années dans un projet aussi urgent qu'ambitieux : proposer aux décideurs et au grand public un aperçu des principales variables qui déterminent l'équilibre des écosystèmes à l'échelle planétaire. Au-delà du climat et de la biodiversité, ces travaux abordent également des questions moins connues du grand public, comme le déséquilibre des cycles biogéochimiques, le changement d'affectation des sols, l'introduction de polluants d'origine anthropique dans les écosystèmes ou encore l'acidification des océans. Autant d'enjeux pour lesquels la communauté scientifique essaie aujourd'hui de déterminer des frontières à ne pas dépasser si l'humanité veut éviter les risques d'effondrement.

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