La Cheminante

  • Un roman d'une grande originalité qui aborde un thème méconnu : celui de l'émigration des Syro-libanais vers les Amériques et notamment en Haïti à la fin du XIX e siècle et au début du XX e .
    Récit à la fois attachant et très vivant, qui révèle les différentes personnalités et sensibilités des personnages, pris dans les mouvements d'une Histoire qui les dépasse, et auxquels ils tâchent de faire face chacun à leur manière.
    Fascination de voir le protagoniste quitter une Syrie ottomane pour Port-au-Prince, puis de retourner vers l'Orient dans un pays tout jeune qu'il ne connaît pas, sur une terre où il est pourtant né : le Liban, libéré du joug ottoman.
    Ténacité et ferveur, passion et trahison, intranquillité et mélancolie, toute une gamme de sentiments forts donnent à ce roman ses tonalités de violence et de feu. Dans le décor magnifique et déjà la triste réalité quotidienne d'Haïti confrontée à de multiples défis.
    Georgia Makhlouf signe-là un nouveau grand roman de sa belle plume.

  • Beata Umubyeyi Mairesse poursuit son exploration des méandres de l'âme humaine avec Après le Progrès son premier recueil de poésie, après deux recueils de nouvelles récompensés :
    Ejo a reçu le prix François Augiéras 2016 et Lézardes, le prix de l'Esturaire 2017 et le Prix des Lycéens de Decize 2018 et les deux livres se sont vu décernés le prix du livre Ailleurs 2017.

    À la question « qu'est-ce que la poésie ? » Georges Castera Fils répondait (en créole) : « C'est des paroles semées pour culbuter le malheur. » Avec ses fragments intimes et universels, l'auteure franco-rwandaise fait danser les mots de trop, les mots pagailles, les mots abandonnés de son imaginaire décolonisé clair-obscur.
    Ce premier recueil de poésie Après le Progrès se déploie dans une langue savoureuse pour dire avec la même délicatesse le violent ressac de la vie, de sa vie, entre hier et demain, entre les désirs de vie et le coût de la survie, entre là-bas et ici.
    Ces textes, rires ébréchés ou souvenirs parfumées, portent la voix d'une femme, survivante, militante, mère, amoureuse. Autant de paroles semées, germées, cueillies, qu'elle nous offre pour faire un pied de nez au malheur.

  • Lézardes

    Beata Umubyeyi Mairesse

    Quinze histoires pour dire la nostalgie d'un continent disparu, l'innocence, aux frontières de la catastrophe.
    L'enfance que l'on rafistole dans ses souvenirs avec tendresse et lucidité. Derrière la délicatesse des récits finement ciselés, Beata Umubyeyi-Mairesse laisse sourdre la violence qui a frappé sa génération rwandaise, au printemps 1994. Celles et ceux qui n'étaient encore que des enfants. Qui souvent sont devenus des parents. En déroulant le fil du mensonge et de la haine, sur près de cent ans, elle dessine une mosaïque aux couleurs chatoyantes, et nous offre un portait de groupe subtil où se mêlent espoir, magie et désenchantement.

  • Dans une langue foisonnante, le poète offre son coeur et invite à réapprendre à vivre aux éclats, garder le cap de la belle espérance et faire place à la beauté dans nos ténèbres. Toute la place, à la beauté. Nourri de réflexions sur l'existence et sur l'acte d'écrire, Ci-gît mon coeur le nouveau recueil de Marc Alexandre Oho Bambe dit Capitaine Alexandre est une parole rescapée de tous les génocides et de toutes les détresses dont nos jours se tissent parfois.
    Un chant bleu, d'orage et d'espérance, d'amour et de liberté.

  • Un conte illustré plein d'espoir pour les enfants auxquels la vie impose une sagesse précoce. Un grand-père qui donne force et courage. Une leçon de musique qui change l'avenir. L'amitié qui apaise les douleurs petites et grandes. Depuis la Belgique, des voyages salvateurs au Rwanda.
    Ce conte s'adresse aux enfants autour de 10 ans et plus directement aux enfants touchés par la drépanocytose, maladie du personnage principal, Gato, ainsi qu'à leur famille. Il peut servir aux questionnements des uns et des autres.

    Gato est un petit garçon d'origine africaine qui vit en Belgique avec ses parents et sa grande soeur. Il est atteint de la drépanocytose qui est l'une des maladies génétiques les plus répandues dans le monde mais aussi la moins connue du grand public.
    L'histoire de Gato est abordée à travers son quotidien à l'école, et la rencontre avec son grand- père resté au pays.
    Le parcours de cet enfant nous fait prendre conscience de la force qui est en chacun de nous pour combattre la maladie.

  • Sables mouvants

    Nella Larsen

    L'héroïne quitte le Sud raciste des États-Unis pour se rendre à Harlem où elle espère trouver un monde où place soit faite aux Noirs. Cause perdue après quelques mois d'enthousiasme. Elle ne supporte plus d'exister dans un face-à-face avec le monde blanc auquel il faut encore se comparer pour exister. Dualité qu'elle porte dans son âme métisse. Reconnue avec distance par ses compatriotes noirs dont son père est issu, elle ne supportera pas non plus le retour en terre maternelle à Copenhague et finira sa vie au Sud...

    La magie du texte réside tout d'abord dans son écriture proustienne très sensuelle. Nella Larsen déploie l'épopée romanesque d'un métissage vécu à l'époque d'une transition cruciale, 50 ans seulement après l'abolition de l'esclavage aux États-Unis et au coeur d'un mouvement, « Harlem Renaissance », qui a révolutionné les relations entre les Noirs et les Blancs.
    L'héroïne, terriblement attachante, peut être comparée à Madame Bovary dans son refus systématique d'accéder au bonheur. Traduction : Florence Canicave.

  • Une jeune femme d'origine musulmane suit son époux en France dans l'espoir de la vie meilleure qu'il lui promet.
    Arrivée sur place, rien ne change dans son quotidien, elle continue de porter la burqa, d'assurer l'entretien de la maison et ne sort de l'appartement que pour accompagner sa fille à l'école. Un jour elle aperçoit une robe rouge dans la vitrine d'un magasin, symbole de féminité et de liberté. En même temps, un livre est déposé sur le pas de sa porte par un inconnu.
    Sa fille qui apprend le français lui en lit deux mots : "Ose savoir".
    La robe rouge libère son désir d'être une femme à part entière.
    Les deux mots lus par sa fille dans Qu'est-ce que les Lumières ? du philosophe Emmanuel Kant lui révèlent la nécessité d'apprendre pour s'ouvrir au monde. La portée de ce conte contemporain puissant et lapidaire incite à relire les textes fondateurs autour de la période des Lumières contre la montée de tous les fondamentalismes actuels. Un florilège des ces textes accompagne ce récit.

  • 12 itinéraires commentés à partir de photographies réelles du terrain. Cinquante kilomètres de randonnées pour tous au coeur du massif le plus important et emblématique du Pays basque. Ce nouveau petit guide de Bernard Caminade offre des promenades à faire en famille ou de façon plus sportives, en prenant le temps d'en savoir plus notamment sur les légendes, les rites, les batailles, les spécificités de la faune et de la flore de La Rhune.

  • Guide de Biarritz

    Monique Rousseau

    Ce guide permet à tout un chacun de découvrir Biarritz, son histoire, ses histoires, son architecture, ses panoramas sur l'Océan et la ville. L'auteur nous emmène pas à pas pour de sympathiques promenades au coeur de cette ville très fréquentée voire courtisée par toute l'Europe. Du rocher de la Vierge au phare en passant par le casino et son lac, le promeneur visiteur connaîtra tous les secrets de cette ville avec vue sur l'océan.

  • Bernard Caminade fait découvrir dans ce petit guide 45 km de parcours le long de la Côte basque de Bidart à Fontarrabie en passant par Guéthary, Saint-Jean-de- Luz, Ciboure, Urrugne, Hendaye et Irun. L'itinéraire est balisé sur des photos IGN et numéroté, ce qui permet aux promeneurs de se reporter aux explications, illustrées de nombreuses photographies.
    L'itinéraire est entièrement mis à jour avec de beaux aménagements côté espagnol notamment sur la Bidassoa.

  • Anglet, Biarritz, Bidart, Guéthary, Saint-Jean-de-Luz, Ciboure ou Hendaye, où et quand se baigner en famille, surfer sur planche ou morey, pêcher dans les rochers ? Itinéraires, stationnements, arrêts de bus, conseils, règlementation, services, facilités d'accès handiplage, table synthétique pour choisir la plage de jour. De nombreuses photographies illustrent ce guide tout en couleur.

  • « Le drame de sa vie, c'était d'être trop noire », déclare le narrateur dès le début de ce roman percutant, qui s'attaque de front au préjugé portant sur la couleur de peau, à l'intérieur même de la race.
    Emma Lou Morgan vit dans un monde de dédain et de honte, non pas parce que sa peau est noire, mais parce qu'elle est trop noire.
    Personne, au sein de sa famille, parmi ses professeurs ou ses amis, n'offre la moindre parole de réconfort ni d'espoir à la jeune femme méprisée et rejetée. N'ayant rien à perdre, elle quitte à 18 ans son Idaho natal, à la recherche de l'amour et d'une forme de reconnaissance, au cours d'un périple qui la conduit jusqu'à la communauté légendaire de Harlem Renaissance.
    L'une des oeuvres les plus lues et les plus controversées lors de sa parution en 1929, Plus noire est la mûre fut le premier roman à se pencher ouvertement sur le préjugé de couleur parmi les Américains noirs ; un phénomène souvent désigné sous le terme de « colorisme », parfois de « pigmentocratie ». Wallace Thurman y dépeint de façon saisissante l'atmosphère et l'esprit de son temps. Son portrait d'une jeune femme à la dérive au coeur de la ville constitue une réflexion toujours pertinente sur la recherche d'une identité raciale, sexuelle et culturelle.

  • Un vieux voisin mécontent des débordements côté jardin qui viendrait bougonner à votre porte à propos d'un lierre envahissant et une jeune femme qui s'engagerait à réparer les dégâts. Mais le vieux Joseph Weil ne se doutait pas que la jeune Coline Haddad était une passe-muraille.
    Les gens les plus retranchés dans leurs certitudes finissent toujours par devoir, un jour ou l'autre, franchir les murs qui mènent à l'autre, même s'ils passent leur vie à se persuader du contraire... même s'ils se sont jurés d'être fidèles au passé en refusant chaque jour le vivant de la Vie.
    Parfois nous sommes tous obligés d'entrer en contact avec un étranger, pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Et cela peut arriver comme ça... au beau milieu du jour comme un coup de sonnette inattendu.

  • Saint-Sébastien ou Donosti est une ville exceptionnelle à bien des égards. L'auteur nous entraine dans les quartiers les plus emblématiques pour nous faire découvrir ses maisons, édifices, spécialités et autres charmes ou curiosités... Le tout illustré de photos, plans et d'extraits d'un livre de René Bazin, auteur de Terres d'Espagne en 1895, futur membre de l'Académie française. De nombreux QR renvoient les lecteurs randonneurs vers les sites internet utiles à leur séjour.

  • Le guide de Bayonne

    Sylvie Sorbé

    D'aucuns en font la capitale du Pays Basque (nord).
    Bayonne, l'incontournable cité basque, chargée d'Histoire depuis les Romains en passant par les Anglais, a su se développer dans un contexte géographique exceptionnel, traversée par l'Adour et la Nivelle, entre océan et montagne. Ce guide permet d'en découvrir tous les charmes de son architecture polychrome et à son atmosphère enjouée. Sans oublier que Bayonne est aussi la capitale du chocolat, aime la pelote basque, le rugby, la tauromachie et la fête !

    Un petit guide pour découvrir tous les lieux incontournables de Bayonne à travers l'Histoire de la ville et son évolution contemporaine. L'occasion aussi de marcher dans les pas d'une autochtone qui en connaît tous les charmes et recoins pour appréhender la ville dans ce qu'elle a de plus authentique. Outre son architecture emblématique du Pays basque et toute sa puissance festive, Bayonne est aussi capitale du Chocolat, ce dont le guide n'oublie pas de parler en donnant les bonnes adresses...

  • Avec La Reine de l'oubli, Lamia Berrada-Berca aborde une nouvelle forme de l'intime, en explorant une individualité en repli sur elle-même. Sans nommer la maladie d'Aizelmer, l'auteur construit le présent d'une femme passée de l'autre côté du miroir, là où ses contemporains ne l'atteignent plus et où se déploie toute la palette des sentiments et sensations d'une vie sans contours fixes.

  • Le dramaturge Mamadou Mahmoud N'Dongo propose une trilogie théâtrale contemporaine sur les événements de ces dernières années.
    Il nous donne à entendre dans Bruits blancs le choeur tragique des passagers d'un taxi, un jour de novembre et de janvier, avant pendant et après les attentats de Paris. Avec la pièce Maintenant que je me suis habituée à ta présence , il explore l'identité féminine comme construction imaginaire en relation avec des notions telles que : nation, histoire, culture et genre et leur impact sur le corps de l'individu.
    Il revisite non seulement l'histoire contemporaine pour dire le présent du monde mais aussi ses mythes, en réinterprétant, dans le beau dialogue d'outre-tombe de Different Maps , l'amour d'Orphée pour Eurydice.
    Mamadou Mahmoud N'Dongo nous offre non seulement une grande et belle partition littéraire avec cette trilogie théâtrale, mais aussi musicale autour du thème du silence et des bruits du monde.

    Mamadou Mahmoud N'Dongo est romancier et nouvelliste chez Gallimard et dramaturge de La Cheminante.
    En 2017, sa pièce Station a donné lieu à la MC93 à une lecture théâtralisée qui ouvre d'autres perspectives de mise en scène.
    L'écriture ultra-contemporaine du dramaturge explore notre monde avec une poésie, une perspicacité et une courtoisie ciselée et acérée.
    Ses pièces se lisent comme un roman du présent.
    Après Empty, Station et X, il confie à La Cheminante cette trilogie théâtrale Maintenant où il livre sa vision des cris et douleurs de notre époque dans une langue à la fois poétique et abrupte.

  • L'image du docteur Albert Schweitzer, homme bien connu de la famille, fait naître dès sept ans chez Jean-Louis Lesbordes une vocation médicale tournée vers l'Afrique.
    Pendant dix-huit ans, il exercera dans plusieurs pays d'Afrique et de l'océan Indien auprès d'enfants, de femmes et d'hommes, parmi les plus démunis de la planète.
    Cette expérience de médecin passionné par la recherche est rapportée avec une verve de conteur hors pair, à hauteur d'homme, avec émotion, et sans pathos.
    Témoignage brûlant qui éclaire l'actualité, qui n'est pas sans faire penser à la prose éclairée d'un Jean-Christophe Rufin qui, lui aussi, passa d'une vocation de médecin à celle, tout aussi engagée, d'auteur.

    Une autobiographie tournée vers les siens et vers une humanité en perdition auprès de laquelle garder intact son enthousiasme naturel est nécessaire à la survie des autres.
    La décolonisation marque le jeune Jean-Louis Lesbordes de plein fouet en 1954. Il a sept ans et il va se construire pour exercer la médecine en Afrique. Ce qu'il fait au Niger en 1973, chez les Touaregs, découvrant le dénuement provoqué par une des premières grandes sécheresses du siècle.
    Après quatre ans au Val-de-Grâce, devenu hospitalier, il sera confronté parmi les tout premiers au Sida de masse et dès 1983 à Bangui en Centrafrique décrira d'autres maladies jusque-là méconnues.
    Puis à Madagascar, en plus de ses fonctions hospitalières en cardiologie, il se lancera dans l'éducation pour la santé via la radio, la bande dessinée et le cinéma.
    Après dix-huit ans d'Afrique et de nombreux postes hospitaliers en France, il exercera vingt ans à Saint- Jean-de-Luz, avant de se consacrer pleinement à l'écriture.

  • Lire Assia Djebar !

    Collectif

    Cet ouvrage réunit sous forme poétique, graphique, photographique, clinique, littéraire et autobiographique, dix approches plurielles et subjectives, initiées par Le Cercle des amis d'Assia Djebar, de l'oeuvre de l'accadémicienne française. La capacité créative que cette rencontre avec une oeuvre littéraire majeure mobilise dit combien il est indispensable de lire Assia Djebar pour comprendre notre passé et notre actualité.
    L'ouvrage comprend aussi une sélection d'extraits de l'oeuvre d'Assia Djebar.

  • Un roman avec Casablanca en point de mire et un suspense en toile de fond, pour dire l'enfance, le rapport aux ainés, le retour en pays natal. La blanche maison familiale, l'arme blanche du crime, la blanche couleur du deuil, l'îlot blanc de Sidi Abderrahman, Casablanca aussi bien sûr : toute une atmosphère éthérée qui donne à douter de tout, sauf de l'essentiel, un amour indéfectible pour la grand-mère. Un goût blanc et pur de l'enfance.

    Le titre intrigant de ce roman - La Blanche - est à souligner et incite doublement à la lecture puisqu'il s'agit de suspense et en même temps du déploiement d'une psychologie des personnages passionnante. La présence de Casablanca et des souvenirs d'enfance renforcent l'attrait du récit, de par un déroulement très cinématographique des événements.

  • C'est l'histoire du premier amour de deux adolescents que tout sépare. Elle, d'une famille alsacienne conservatrice et froide. Lui, d'une famille issue de l'immigration maghrébine, où règnent harmonie et amour. Leur histoire enfante d'autres lieux, où la narratrice, enfant adoptée, tisse sa généalogie d'origine. Son passé prend naissance à la fin du récit dans une scène de purification par l'eau d'une extrême beauté conduisant à la conclusion : culture, couleur et religion ne devraient jamais être des obstacles à l'amour.

    Une maîtrise parfaite du récit initiatique, inspirée de Kant et la petite robe rouge. Le destin de Julie Cuvillier- Courtot se rapproche de celui de la narratrice, sans toutefois y coller. Elle jongle avec l'avenir, imagine des scénarii et des voies à prendre pour révéler cette tranche de vie absente et qui est la source d'où jaillit la vie de tout un chacun. L'habileté de son approche invite à devenir solidaire de son destin comme de celui de beaucoup de personnes en quête de leur identité, qu'elles soient nées de parents connus ou nées sous X.

  • Un essai, poétique, philosophique, politique.
    Une somme de réflexions sur notre histoire commune, l'apprentissage et l'exercice de la citoyenneté, les attentats tragiques du début d'année 2015 en France, « l'esprit du 11 Janvier », la pression et la passion des débats qui ont suivi, dans la classe politique ou les classes populaires, dans le milieu scolaire, et dans l'espace médiatique mondial. À l'origine de ce texte donc, Paris capitale de la douleur, mais aussi la nécessité et l'urgence, de transmettre et partager encore et toujours l'humanisme, tenir et faire face ensemble, ne pas perdre le cap de la bonne espérance, rester debout digne, du bon côté de la ligne. De la vie.

  • Histoire fictive d'un homme dont on ne connaîtra jamais le nom, partagé entre deux races, et qui grandit dans les États-Unis d'après la Reconstruction (1865-1877). Ses pérégrinations tiennent autant au récit initiatique qu'à la quête d'une identité, symbolique au final de toute l'Amérique Nègre. Entraîné à travers le pays, puis l'Europe et retour, il devient témoin d'un lynchage dans le Sud qui le décide à "passer" pour blanc. S'étant ainsi assuré sécurité et opportunités d'avancement social, il reste convaincu d'avoir renoncé à la meilleure part de lui- même, comme à ses rêves de "glorifier" la race Nègre en rendant classique sa musique emblématique à l'époque : le ragtime.
    En dépit de son titre, le livre est bien un roman, exemple captivant de roman à clef, où l'auteur utilise un personnage sans nom pour transmettre anonymement son vécu et ses interrogations sans révéler son identité réelle, en l'occurrence celle d'une personnalité publique connue et engagée. L'auteur publiera des années plus tard sa véritable autobiographie : Along This Way - que La Cheminante prévoit de traduire dans le cadre de la Collection « Harlem Renaissance » à une date ultérieure.

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