L'oeil D'or

  • Le petit commerce est souvent abordé sous l'angle de son déclin ou de sa disparition. En réunissant à la fois des géographes, des urbanistes, des sociologues et des politistes, cet ouvrage invite à changer de regard sur cet élément essentiel du paysage urbain encore insuffisamment étudié par les sciences sociales. Sans nier les effets de la concurrence des grandes surfaces ou du e-commerce, il s'agit de considérer le petit commerce comme un lieu d'innovation et de ressources sociales, de reconnaître la capacité de renouvellement des commerçants.
    La métropole parisienne et les grandes villes françaises offrent un terrain d'observation particulièrement riche pour saisir les métamorphoses du petit commerce. Trois entrées sont mobilisées : l'altérité et la diversité, les quartiers populaires, et enfin les facteurs exogènes auxquels doivent faire face les commerçants. À partir d'analyses finement contextualisées, l'ouvrage dessine les contours d'une scène marchande diversifiée et mouvante.

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  • Parler de l'est de Paris comme de l'ouest parisien ou de la banlieue nord a-t-il un sens ? Dans cet ouvrage, des géographes et des historiens étudient un transect allant des arrondissements de l'est de Paris aux limites de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée. Sans préjuger de processus propres à la ville-centre, la banlieue ou la couronne périurbaine, ils?elles analysent l'histoire du peuplement dans cet espace, les inégalités sociales et les mobilités quotidiennes et résidentielles. Cette perspective, inscrite dans l'histoire et la géographie sociales, mobilise des sources historiques originales, l'exploitation des recensements de la population et d'une enquête portant sur seize quartiers de l'Est de la métropole parisienne.
    Deux axes structurent l'ouvrage, l'un portant sur les temporalités des dynamiques sociales, l'autre sur l'espace vécu. En analysant les formes d'appropriation ancienne des bords de Marne, la politique des villes nouvelles et les mobilités résidentielles actuelles, l'ouvrage montre les continuités qui structurent cet espace de la métropole, à cheval sur le Grand Paris et sa périphérie. Il met en lumière les recompositions socio-spatiales et les changements d'échelle de la division sociale de l'espace dans un contexte général d'embourgeoisement de l'Île-de-France au détriment des classes populaires. Il permet de saisir la géographie vernaculaire de l'espace vécu et les rapports sociaux à l'oeuvre dans différents types d'appropriation de l'espace à l'est de Paris.

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  • La ville suburbaine est l'utopie réalisée de la prospérité. Elle est l'expansion sans fin du confort à la campagne qui a transformé la planète en réseau de parcs. C'est la ville vernaculaire du XXe siècle.
    Pour comprendre la fabrication de cette grande installation planétaire, Émeric Lambert dresse un portrait chinois du projet suburbain. Il reconstruit une histoire décentrée de la ville. En suivant l'épopée de la constitution de la ville de Sénart, il montre comment l'urbanisme planifié hérité de la modernité a cédé la place à l'opportunisme opérationnel. Il construit ainsi la théorie informulée du suburbanisme qui a oeuvré au développement d'une ville informe et pourtant très efficace.
    Plus qu'une vision d'urbaniste, c'est un phénomène culturel, dont les ramifications s'étendent à la technologique, à l'art et à la politique, qui est exposé ici avec pragmatisme. Cette enquête suburbaine s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à la fabrication de notre environnement et aux controverses démocratiques qu'elle soulève.

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  • En 2009, la ville de La Courneuve interpelle la HALDE et l'opinion publique sur la « discrimination territoriale » qu'elle subit. En 2014, la refonte de la politique de la ville donne l'occasion d'inscrire un vingtième critère de discrimination prohibé par la loi dans la législation française, le « lieu de résidence ». Cet ouvrage propose de retracer l'émergence dans le débat public de cette idée de discrimination territoriale et de rendre compte du dialogue entre la recherche et le monde politique auquel elle a donné lieu. Les contributions présentent des situations contrastées en France et à l'étranger au regard des politiques publiques, et les réponses des habitant.e.s.
    Au-delà de la Seine-Saint-Denis qui a été son berceau, comment cette idée de discrimination territoriale est-elle comprise et réappropriée en France par les acteurs du territoire ? À quoi fait-elle écho en Allemagne, en Afrique du Nord, aux Caraïbes ou au Canada ? Mobilisée pour interroger les refus de service de prestataires privés autant que les inégalités de desserte par les équipements publics, renvoie-t-elle à des droits individuels ou à des situations collectives d'injustice spatiale ? De quelles inégalités ce vocabulaire permet-il de parler, et en quoi peut-il constituer un levier d'interpellation des politiques publiques ? Le territoire cristallise-t-il ou sert-il de paravent commode à d'autres formes de discriminations ? Ce volume apporte les éclairages de multiples champs disciplinaires (géographie, sciences politiques, économie, sociologie...) et d'acteurs politiques sur ces questions.

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  • La modélisation urbaine ou la tentation de l'impossible. Essayez de représenter le fonctionnement de tout ou partie d'une ville sousune forme stylisée : vous êtes sans conteste un réductionniste enragé. Qui plus est, vous avez recours au langage mathématique et au calcul numérique : vous êtes décidément un dangereux totalitariste. Pourtant personne ne renonce à la tentation de simuler le fonctionnement de nos cités et de ceux qui les habitent. Pour instruire ce procès imaginaire, les auteurs de l'ouvrage ont composé un dictionnaire passionnel qui nous plonge dans les petits et grands secrets de la fabrique des modèles urbains.
    Un dictionnaire qui interroge. Parce que les auteurs partagent la conviction qu'un modèle se définit avant tout par son usage : parfois une simple assistance automatisée à la gestion d'une infrastructure urbaine, parfois un espace intellectuel pour l'expérience et la validation de théories sur le « réel ».
    Un dictionnaire illustrant et illustré. Parce que, de la conception du modèle à l'exploitation de ses résultats, les pratiques sont diverses. Sansparler de la variété des situations d'expertise dans lesquelles on « fait parler » le modèle. Parce que, pour mieux saisir toute cette diversité, tous les fantasmes et mythologies associés aux modèles, les auteurs pensent qu'il vaut mieux en rire avec des dessins.
    Un dictionnaire passionnel. Parce que ceux qui ont contribué à cet ouvrage développent des modèles, les utilisent, étudient ceux qui les conçoivent et les utilisent. Parce qu'ils y consacrent le plus clair de leur temps et de leur énergie et que le devenir de leur créature est à l'image de toute relation de couple : un futur incertain.

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  • Le boulevard périphérique parisien, construit entre?1958 et? 1973 sur l'emprise de la zone non ædificandi, s'est substitué aux anciennes fortifications de Thiers, marquant durablement la limite administrative de la capitale. Si le Boulevard périphérique est l'autoroute la plus empruntée du monde, comme certains spécialistes le prétendent, il n'en reste pas moins un objet territorial tout à fait singulier, appelé à jouer un rôle central dans la construction du Grand Paris. Mais, à court terme, le périf, qui borne la Cité internationale sur sa lisière sud, matérialise surtout une frontière physique et une source considérable de nuisances. C'est pourquoi la Cité internationale universitaire de Paris a convié des spécialistes à débattre sur la question de son insertion urbaine, lors d'un colloque international évoquant, entre autres, l'évolution des périphériques en Espagne ou au Canada. Cette publication présente la synthèse de ce colloque, au moment où la Cité internationale érige les bases d'un vaste programme de développement urbain, paysager et architectural. Longtemps dégagée de toute contrainte physique, l'extension de la Cité internationale semblait ne connaître aucune limite. Les 38 résidences de logements étudiants qui la composent furent construites en un temps record, de 1923 à 1969. D'une superficie de 27?ha en 1925, elle sera projetée sur plus de 40?ha en 1948. Mais dix ans plus tard, l'aménagement du Boulevard périphérique sur l'emprise de son territoire met un frein définitif à son développement, et sa superficie est ramenée à 34?ha. Bien loin du projet hygiéniste que représentait la Cité internationale à ses débuts, cette réalité urbaine doit désormais être prise en compte dans les nouveaux défis du xxe?siècle que la Cité internationale s'est lancé. À l'aube d'une nouvelle phase de construction, la Cité internationale se positionne aujourd'hui comme un acteur incontournable du développement de la capitale, privilégiant localement l'insertion urbaine du Boulevard périphérique comme un enjeu désormais central.

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  • Aller au travail, faire ses courses, passer du temps chez soi, sortir le soir : autant de pratiques situées dans le temps et l'espace qui, par leurs fréquences et leurs durées, président à la caractérisation de nos modes de vie. Urbanistes, sociologues, géographes et économistes ouvrent ici un espace de dialogue entre les modes de vie et les mobilités des personnes vivant dans les métropoles. Chaque spécialiste y ausculte les comportements des personnes à partir dÕun objet de la relation modes de vie - mobilités (famille, travail, choix résidentiel). Tactiques et routines du quotidien, capacités stratégiques et inégalités, négociations et arbitrages sont les clés de lecture mobilisées pour saisir les rationalités à l'oeuvre. Les travaux présentés concernent des individus porteurs dÕhistoires et de projets, dont on a préservé les séquences de la vie quotidienne - travailler, se déplacer, s'occuper de sa famille -, pour comprendre leurs choix.
    Sans a priori théorique globalisant, les auteurs donnent à voir un individu tout à la fois ancré dans " son chez lui " et capable de se mouvoir dans un espace multiterritorial. Un individu opérant sous différents horizons temporels, animé par la maîtrise des usages de son temps et dont la mobilité est raisonnée. A rebours des idées reçues, si les individus adaptent leurs conduites au gré des contraintes et de leurs capacités, les rationalités à l'oeuvre bougent peu. Construire son mode de vie apparaît ainsi plus que jamais comme un acte de résilience.

  • Cette publication entend contribuer à l'élaboration d'un regard critique aux dynamiques qui émergent de la croisée des notions de numérique et de l'urbain. Les mots digital et polis servent de « ruse » pour déplacer le regard, sans l'enfermer dans des discours dominants ou des significations préconçues : la ville est prise en compte en tant que polis, c'est-à-dire celui qui serait le support actif d'un espace politique et social, et le numérique s'élargit à la notion de digitus, de l'empreinte digitale, où il serait possible de repérer la trace de l'humain, la présence du corps.
    En organisant les contributions autour de quatre notions émergentes (communautés, compétences, données et réseaux), cet ouvrage mobilise une approche interdisciplinaire pour cerner la relation entre le numérique et l'urbain, le digital et la polis, en regardant aux acteurs concernés, aux échelles mobilisées, aux projets et projections, aux stratégies de développement économique, aux pratiques des citadins qui l'habitent... Il ne s'agira pas de décortiquer les enjeux techniques de dispositifs numériques singuliers, dans une approche techniciste, mais de suivre un questionnement anthropologique : dans un régime temporel conjugué au futur, l'intrusion des techniques du numérique en ville esquisse-t-elle une reconfiguration de l'espace politique, social et habité ?


    AVEC LES CONTRIBUTIONS DE:
    Manola Antonioli, Roberta Bartoletti, Thierry Berthier, Letizia Chiappini, Elanor Colleoni, Jérôme Denis, Nicolas Douay, Marianna D'Ovidio, Daniel Gatica-Perez, Benoît Granier, Sophie Houdart, Olivier Kempf, Jean-Baptiste Le Corf, Dafni Mangalousi, Lella Mazzoli, Muriel Michel-Clupot, Pierluigi Musarò, Jean-Bernard Nativel, Gwenaëlle Ogandaga, Maryvonne Prévot, Pascal Robert, Serge Rouot, Salvador Ruiz-Correa, Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Rafael Sampaio et Darshan Santani.

  • LA VILLE change autour de nous. La journée d'un citadin le conduit à d'incessantes variations d'échelle : d'un bond, il franchit des espaces entraperçu avant de traverser à pied des quartiers familiers, de se connecter à l'autre bout du monde où d'aller déjeuner avec ses collègues. Si les usagers s'emparent des espaces publics et des services urbains proposés, certains protestent face à l'aménagement de ces espaces ou à la gestion des réseaux d'eau, d'énergie, de transports. Les plus mobiles dessinent des espaces inattendus, les plus fragiles éprouvent des inégalités inattendues, du fait des contraintes limitant leurs déplacements ou leur accès aux services. Ces pratiques nouvelles lancent des défis inédits à l'action publique qui doit réviser ses cadres d'action afin d'être à la hauteur des changements d'échelle territoriaux émergeant. L'expertise sur la ville évolue tant dans ses contenus que dans ses formes. Les processus de normalisation internationale changent la donne, alors mêmes que les expertises privées gagnent en puissance face aux expertises publiques et qu'il est question d'intégrer l'avis des usagers et des habitants. De nouveaux horizons se font ainsi jour : ils appellent de nouvelles représentations tant pour l'homme de la rue de pour les « décideurs ». Au final, les horizons urbains changent dans un fourmillement de processus que cet ouvrage essaye de démêler en croisant les approches de l'aménagement et de l'urbanisme, de l'architecture, des sciences de l'environnement et du transport. Les auteurs rendent ainsi compte d'une grande diversité de terrains, précisant les points de convergence de ces changements d'horizon.

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  • SI LA QUESTION du logement étudiant se pose de manière si cruciale aujourd'hui, c'est qu'elle impacte directement notre modèle socio-économique mis à mal par une pénurie de logements sans précédent depuis l'après-guerre. A cette crise conjoncturelle s'ajoute une autre difficulté qui tient au statut même de l'étudiant, impossible à isoler comme une catégorie en soi, au mode de vie stéréotypé et aux besoins circonscrits. Entre un étudiant de premier cycle et un post-doctorant, entre un étudiant devant gagner sa vie et un jeune travailleur, entre deux étudiants vivant en couple et un jeune couple d'actifs, entre un étudiant étranger pour- suivant un cycle d'étude de courte durée et un doctorant recherchant un emploi stable, les aspirations sont multiples et le logement ne devrait plus seulement être une solution d'urgence mais davantage un choix concerté, répondant à une situation singulière. A ces difficultés s'ajoute la nécessité de construire des logements durables, offrant un confort de vie plus respectueux de notre environnement. C'est à cette complexité que les architectes doivent désormais répondre, en proposant des projets, des typologies et des espaces soumis par ailleurs à des prescriptions nor- matives et financières de plus en plus contraignantes. Comment alors ne pas se poser la question d'un écosystème à réinventer lorsqu'il s'agit du logement étudiant ? C'est précisément en ces termes que la Cité internationale universitaire de Paris a souhaité ouvrir le débat lors d'un précédent colloque, au moment où elle s'engage dans un projet de déve- loppement sur le long terme, prévoyant de construire environ 1 500 logements supplémentaires ainsi que des équipements sportifs, cultu- rels et de restauration sur son site historique. Cet ouvrage propose la synthèse de ce débat qui a réuni des spécialistes du logement étudiant ainsi que des architectes français et étrangers, invités à présenter leurs recherches et leurs réalisations, ouvrant ainsi de nouvelles pistes de réflexion pour l'avenir.

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  • Le fleuve a fait un retour remarqué dans l'aménagement des villes européennes. D'ambitieux projets urbains se développent autour des grands ports fluviaux : reconversion de berges pour la construction de logements à Strasbourg et à Lille, quais aménagés pour la promenade et les manifestations culturelles à Paris et à Lyon... Ces chantiers autour des fleuves cherchent à concilier les contraires : amener la nature jusqu'au coeur des agglomérations, associer densité urbaine, qualité architecturale et préservation de l'environnement. Cependant le transport et la logistique sont demeurés de grands impensés de ce regain d'intérêt pour les voies fluviales. Des alliances innovantes entre aménagement et logistique sont pourtant possibles pour promouvoir un développement urbain durable. C'est l'enjeu de cet ouvrage, associant géographes, sociologues et économistes, que de comprendre le rôle du fleuve et de ses ports dans l'organisation métropolitaine. À partir de recherches inédites et pluridisciplinaires sur les villes de Paris, Strasbourg, Lyon et Lille, ce livre explore de manière systématique ces perspectives souvent sous-estimées. Qui sait par exemple qu'aujourd'hui les ports franciliens traitent 7 % des tonnages de la région-capitale ? S'appuyant sur des comparaisons internationales - des pays européens ayant historiquement privilégié la voie fluviale comme les Pays-Bas et l'Allemagne ou encore des villes fluviales comme Bruxelles, Londres qui contrastent avec les options suivies par les villes du continent nord-américain -, les auteurs apportent des éclairages nouveaux sur le fonctionnement de la voie d'eau. Ils mettent en avant le rôle clé des ports dans la reconfiguration en cours de la logistique métropolitaine. Ces analyses sont complétées par des témoignages d'acteurs opérationnels : urbanistes, bateliers, gestionnaires de ports, élus...

    Le LABEX Futurs Urbains est une fédération de laboratoires de recherche créée en 2011 dans le cadre d'un des programmes Investissements d'Avenir : le programme Laboratoires d'Excellence, géré par l'ANR. Ce LABEX, dédié aux études urbaines, regroupe treize laboratoires d'Université Paris-Est spécialisés en architecture, aménagement, environnement ou transport, soit plus de six cents enseignants-chercheurs et doctorants. Inscrit dans un contexte territorial et institutionnel exceptionnel consacré à la ville, le LABEX Futurs Urbains vise à impulser des actions transversales favorisant l'interdisciplinarité et à contribuer au rayonnement de la recherche française sur les enjeux urbains. Il s'est doté notamment d'un programme de valorisation éditoriale pour faire connaître les travaux des chercheurs tant auprès de la communauté scientifique que d'un public plus large en prise avec les problématiques urbaines contemporaines. Le département Futurs Urbains de la collection Critiques et Cités accueille ainsi des ouvrages scientifiques résultant de projets collaboratifs entre équipes du LABEX Futurs Urbains.

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  • Quel est le point commun entre le parc Disneyland Paris, le projet Euro Las Vegas à Madrid, le pèlerinage de San Juan de los Lagos au Mexique, le Festival International de Jazz de Montréal, le magasin Louis Vuitton de Tokyo ou l'animation du port Édouard-Herriot de Lyon ? Ce sont des lieux, monuments, infrastructures tournés vers le tourisme et les loisirs, et des événements, projets, stratégies qui les animent, les mettent en scène et les organisent à dessein. Ils deviennent des leviers d'aménagement, de valorisation et de développement économique des territoires. Ils reflètent l'importance du tourisme et des loisirs sur l'évolution des espaces, les temps et usages des villes grâce à leur capacité à attirer, divertir et retenir de nombreux visiteurs - touristes, excursionnistes ou habitants. Le tourisme et les loisirs agissent de trois manières sur la fabrique des territoires. Ils thématisent les discours des acteurs de la fabrique de la ville, qu'ils soient élus, opérateurs, entreprises. Ils hybrident les pratiques et expériences urbaines entre tourisme, récréation, affaires, consommation. Ils transforment les sites, architectures, services qui s'inscrivent dans de nouvelles narrations et de nouveaux imaginaires.
    La notion de narration touristique permet de rendre compte de l'affaiblissement de la dichotomie entre touristes et habitants au profit de la figure d'un visiteur-consommateur. Cette notion peut servir de fil rouge pour relier l'analyse des discours, des pratiques et des aménagements et permet de comparer des cas d'études très divers en France et à l'étranger qui témoignent tous de l'impact grandissant du tourisme et des loisirs dans la fabrique des territoires.
    L'ouvrage rassemble des contributions de chercheurs français et étrangers, selon des approches disciplinaires diverses : économie, urbanisme, architecture, sociologie, histoire...

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  • LA CITÉ INTERNATIONALE UNIVERSITAIRE DE PARIS, lieu d'accueil des étudiants et chercheurs le plus important en Île-de-France, héberge chaque année près de 12 000 résidents de plus de 140 nationalités. Si depuis sa création en 1925, elle a su s'adapter aux évolutions de la société et répondre au mieux aux besoins des étudiants et des chercheurs en mobilité, elle s'interroge aujourd'hui sur la nature des équipements et des services à mettre en place dans un cadre universitaire en pleine mutation. Cet ouvrage ne prétend pas apporter des réponses définitives à ces questions mais enrichir la réflexion sur l'avenir des campus et leur dynamique de vie. L'enjeu est important au moment où la Cité internationale lance un projet de développement sans précédent depuis l'après-guerre, avec une augmentation de 30 % de sa capacité d'hébergement, tout en cherchant à pérenniser les valeurs de paix et de tolérance dont elle est porteuse depuis 1925. Attentive à toutes les contributions qui peuvent enrichir son projet de développement, la Cité internationale poursuit sa mission de maîtrise d'ouvrage en collaboration étroite avec ses partenaires institutionnels, les usagers du site et des experts scientifiques. Dans cette perspective d'échanges, elle a choisi d'interroger des spécialistes français et internationaux sur les thématiques de la mobilité internationale, du dialogue interculturel et de l'attractivité métropolitaine, lors d'un colloque organisé en 2012 et dont cet ouvrage retrace les débats.

  • Comment passer d'une approche sur la ville à une appréhension de la métropole ? Cet ouvrage s'intéresse à la difficile émergence de l'échelle métropolitaine dans l'action collective et dans les représentations du phénomène urbain. Il souligne les défis et les obstacles à la construction de la gouvernance des métropoles entendue dans une conception large et plurielle dépassant les seuls champs institutionnel et technique. Pour franchir le pas métropolitain, ce livre développe une perspective internationale et comparative, arpentant aussi bien les métropoles du Nord que celles du Sud. Qu'il s'agisse des inégalités socio-territoriales, de la dégradation des conditions de vie et de l'environnement des habitants, des freins à la démocratie et plus généralement de la faible capacité des systèmes d'acteurs à maîtriser le développement économique, social et spatial des sociétés contemporaines, les métropoles ont toutes à apprendre les unes des autres. Au croisement des expériences, le fait métropolitain, mondialisé et localisé, est approfondi selon trois prismes d'analyse : d'abord la place des acteurs et de la société civile dans la production urbaine, ensuite le rôle des politiques et des projets sur la fabrique de la métropole, enfin l'influence des stratégies de développement économique ou culturel sur l'inclusion sociale.

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