L'esprit Du Temps

  • « Je me souviens... c'était près de chez moi, rue de la Rousselle, Il y avait une grande porte, une sorte d'arc de triomphe et, venant du pont de la Garonne, l'armée allemande qui défilait. Je les trouvais très beaux avec leurs uniformes, leurs chevaux, il y avait aussi de la musique. Et, comme elle ne pouvait pas passer sous la porte, la troupe se séparait en deux puis se reformait juste après. Je trouvais ça tellement beau que je ne comprenais pas pourquoi tout le monde pleurait autour de moi. C'était l'entrée des Allemands à Bordeaux. » « A ce moment de mon histoire, j'étais dans un combat pour la survie. Mon quotidien, c'était compter les moutons, ne pas dire mon nom, me protéger, survivre. Les rêves d'avenir sont apparus plus tard, dès que j'ai eu une structure affective, une famille d'accueil, une charpente stable. Ça fait soixante-quatre ans que je n'ai rien pu dire, c'est la première fois que je le fais. » Dans les lignes émouvantes de cette « confession » très personnelle, Boris Cyrulnik évoque son enfance, son arrestation, son évasion et surtout l'insoumission aux hommes et aux idées.

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  • Au moment même où l'idée même de nation semble voler en éclat sous la pression des communautarismes et de l'archipelisation de notre société civile, il est sans doute nécessaire de se reporter à certains textes aujourd'hui à (re)découvrir : celui du penseur chrétien Renan sur la définition de la Nation et celui de l'anthropologue Mauss dans les premières années du XXè siècle.

  • Nous publions cette nouvelle édition du Programme du Conseil National de la Résistance (CNR), adopté clandestinement et unanimement à Paris en 1944 en pleine occupation allemande.
    Face aux égoïsmes et aux puissantes oligarchies actuelles, inspirons-nous des vérités d'hier afin d'organiser les résistances citoyennes d'aujourd'hui.

    Cette nouvelle édition est accompagnée d'une présentation historique de la Résistance, du CNR et de son programme.

    Le texte de Stéphane Hessel, « Vérités d'hier, résistances d'aujourd'hui», l'un de ses derniers écrits rédigés juste avant sa mort, est une sorte de testament politique résumant sa pensée et ses propositions pour un monde meilleur, s'appuyant sur ce texte fondamental : le Programme du Conseil National de la Résistance.

    « En métropole, avant le 27 mai, il y avait des résistances; après, il y a la Résistance. [...] les Américains ne peuvent plus douter de la légitimité de De Gaulle. La France devient un pays allié à part entière et, à ce titre, sera présente lors de la capitulation des armées nazies, le 8 mai 1945.
    D'autre part, les Alliés doivent abandonner leur projet d'administrer eux-mêmes la France au fur et à mesure de sa libération. Et, parce qu'il y a eu le CNR et de Gaulle, la France sera, lors de la création de l'Organisation des Nations unies, l'une des cinq grandes puissances à occuper un siège permanent au sein du Conseil de sécurité. » Robert Chambeiron À un moment où ses réalisations sont souvent menacées, parfois encensées pour être mieux trahies, cette réédition et ses annexes vont permettre au lecteur d'en apprécier toute la force et la puissance. Pour ne pas oublier et mieux défendre « ces jours heureux».

  • « L'anarchisme, ce n'est pas seulement une doctrine qui traite de la vie sociale de l'homme, comprise dans le sens étroit que lui prêtent les dictionnaires politiques et, parfois, lors de meetings, nos orateurs propagandistes. C'est aussi un enseignement qui embrasse la vie de l'homme dans son intégralité».

    Ainsi commence cette nouvelle édition de ces textes, trop souvent négligés par les penseurs d'aujourd'hui, signés du plus célèbre anarchiste ukrainien de la Révolution russe et de la terrible guerre civile qui ensanglanta la future URSS dans les années vingt.

    Des textes fondateurs de la pensée politique de celui qui réussit à tenir tête à Lénine, Trotsky comme à l'armée des contre-révolutionnaires sous les ordres du général Dénikine.

    Ce recueil est précédé de la vibrante nécrologie que Lucille Pelletier, célèbre militante anarchiste française écrivit en 1934 dans la revue libertaire, La Révolution prolétarienne, en hommage à Nestor Makhno.

  • Qu'est-ce que le tiers-etat? Nouv.

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  • Mentir (ne) peut attendre Nouv.

    Si Bond a un « Permis de répliquer », dont il ne se prive pas (voir Punchlines 2020), souvent pour lui, comme pour d'autres : « Mentir ne peut attendre » ; c'est même, parfois, une question de survie. Dans Vivre et laisse mourir, un homme de main, d'ailleurs privé d'un bras par un crocodile vorace, tient un petit doigt de 007 entre les pinces coupantes de sa prothèse ; commence l'épreuve de vérité ; le méchant Dr Kanaga, alias Monsieur Grosbonnet, donne ses consignes : « Tee Hee à la première réponse erronée, de mademoiselle Solitaire, tu voudras bien couper le petit doigt de monsieur Bond, main droite; s'il y a une seconde réponse erronée tu l'amputeras d'un membre plus vital. » Puis il interroge : « Solitaire, ma chère, tu vas m'écouter avec la plus grande attention au revers de la montre de Monsieur Bond, le numéro de série est le suivant 3,2,6,6...est-ce que je dis la vérité ? » la jolie voyante extra-lucide, soupçonnée d'avoir perdu ses pouvoirs après avoir été déflorée par James, est priée de ne pas se tromper ! « Tout à fait exact ! » affirme-t-elle. Bond respire : « Eh bien, à défaut d'autre chose j'ai, au moins, apaisé vos craintes ; mes compliments, une démonstration magistrale... » Certes, balancer des fake news est dans les missions de tout bon espion, mais pas seulement... True/Lies, Vérité/Mensonges le cinéma est un bouillon de culture de faux semblants ; comme l'a écrit Sacha Guitry : « Un acteur est un menteur autorisé, mais c'est un menteur. »

  • Selon Emmanuel Macron, la loi du 22 décembre 2018 relative à la lutte contre la manipulation de l'information, devait porter un coup d'arrêt à la prolifération des fake news, notamment en période électorale. Deux ans plus tard, il faut bien le constater : "l'art de dire des conneries" a su résister ; c'est toujours une pandémie dispersée par des porteurs - plus ou moins sains -, souvent hypermédiatisés, tel un certain président américain.

    Et la crise sanitaire a favorisé une improbable contre- attaque planétaire; scientifiques, spécialistes, pseudoexperts s'accusant réciproquement de propager des infox, dans des débats sans fin, rappelant ceux des médecins de Molière.

    Quantà la loi Avia - du nom de la députée-rapporteure - du 24 juin 2020, censée permettre de lutter contre les propos haineux sur Internet, elle a suscité une vive levée de boucliers en raison de certaines de ses dispositions jugées dangereuses pour la liberté d'expression, avant d'être recalée par le Conseil constitutionnel.

    Si toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire - Benjamin Griveaux ne l'a-t-il pas appris à ses dépens ?- les mensonges ont encore un bel avenir !

  • Au-delà de ces deux textes les plus célèbres d'Errico Malatesta : « L'anarchie » et « Le programme anarchiste », L'Esprit du Temps se propose de faire (re)découvrir d'autres pamphlets, articles et interventions (« L'organisation », « Les Anarchistes » et « Le sentiment moral », « La Terreur révolutionnaire » ou « Anarchie et organisation »), tout aussi fondamentaux, du plus célèbre des anarchistes italiens, d'un des libertaires les plus puissants de cette époque charnière du début du XXe siècle.
    Des réflexions d'une modernité époustouflante. À une époque où les pressions sociales n'ont jamais été aussi fortes, où les libertés individuelles n'ont jamais été autant malmenées, la vision forte de la résistance et des luttes politiques du « Programme anarchiste » peut éclairer notre vision du « monde d'après ». « L'anarchie » qui date de la fin du XIXe (1884) siècle est un manifeste visionnaire là encore qui peut permettre aux lecteurs de ce XXIe siècle de mieux comprendre leur temps et de s'interroger sur la captation de notre puissance démocratique par une nouvelle forme de dictature des experts.
    Cet ouvrage est à mettre en parallèle avec ceux de Proudhon que L'Esprit du Temps vient de publier et avec ceux de l'incontournable anarchiste ukrainien Victor Makhno qui seront republiés en fin d'année.

  • La lutte des classes expliquée à travers les différentes révolutions en France et le coup d'Etat du futur Napoléon III.

  • Préface de François Martin-Vallas.

    La Structure de l'âme est un texte inédit de C G Jung, jamais paru en librairie, car ne figurant pas dans ses oeuvres complètes.

    Il s'agit d'un texte directement écrit en français par Jung et publié en 1928 dans la Revue Métapsychique. Jung se situe dans la tradition philosophique occidentale pour nous décrire la structure de l'âme: la conscience est dotée d'un centre, le moi, ayant à sa disposition une énergie, la volonté, énergie arrachée à l'instinct et à l'inconscient par l'action "magique" (symbolique) des archétypes et des rituels. Cette conception de la psyché nous introduit dans l'univers jungien très distinct du monde freudien. C'est enfin le premier texte de Jung à être illustré d'une représentation de mandala, en l'occurrence dessinée par l'une de ses patientes.

  • Friedrich Engels publie, en 1884, un an après la mort de Karl Marx, cet essai d'après les notes et les réflexions laissées par ce dernier sur les études anthropologiques des sociétés archaïques de Lewis Henry Morgan.

    Engels se réfère aussi au livre Le Droit maternel de Johann Jakob Bachofen. Abordant les thèmes du patriarcat, du matriarcat et des héritages biologique et social, cet ouvrage retrouve - à notre époque où les luttes de femmes prennent un nouveau virage, un nouveau visage - toute sa pertinence. Le texte de Engels est au fondement même de la théorisation de l'état « marxiste ». Il est légitime de considérer cet essai comme le premier ouvrage anthropologique « marxiste ». Lénine, en 1917, précisera :
    « [...] J'espère que sur la question de l'état, vous lirez l'ouvrage de Engels L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'état. C'est une des oeuvres maîtresses du socialisme moderne, où l'on peut faire confiance à chaque phrase, être sûr qu'elle n'a pas été écrite au petit bonheur, mais qu'elle s'appuie sur une énorme documentation historique et politique. » S'il fallait résumer ce livre par une seule phrase, ce serait bien « Marx et Engels considèrent les femmes comme la première classe opprimée ».

  • Dans le premier volume de ce diptyque, L'Esprit du Temps présentait le premier texte de Pierre-Joseph Proudhon Qu'est-ce que la propriété, daté de 1842. Dans ce second opus, dénommé "Théorie de la propriété" - ouvrage posthume publié en 1871 par ses collaborateurs - le célèbre inventeur de la formule "la propriété c'est le vol" approfondit ses réflexions et ses recherches et soumet au lecteur une toute nouvelle théorie philosophique et sociale sur l'organisation de la société en déclarant : "la propriété c'est la liberté". Ce texte bien moins connu que celui réédité récemment est à (re)découvrir. On y décèle le fruit de ses rencontres avec Auguste Blanqui et Karl Marx. Proudhon tout en affirmant sa pensée, ses théories, fait preuve d'une honnêteté intellectuelle que peu de penseurs ont su développer... Il soutient, depuis 1862, que "la propriété, c'est la Liberté". Au-delà des phrases chocs et de la polémique ou des caricatures, ces textes et discours permettront au lecteur de mieux appréhender la vision sociale de cet extraordinaire penseur. Enfin réunis, son discours et ses textes, proposent le cheminement de la pensée de ce grand théoricien et révolutionnaire, trop souvent caricaturé - et on comprendra pourquoi - à notre époque où le capitalisme néolibéral triomphe.

  • Les goums marocains : 1943-1945, de la Tunisie à l'Allemagne Nouv.

    L'historien militaire relate les exploits au combat et la vie quotidienne des goumiers marocains, qui ont quitté leurs douars d'origine afin de combattre pour la France dans les dernières années de la Seconde Guerre mondiale. L'ouvrage, illustré de photographies d'époque, leur rend hommage.

  • L'École de Palo Alto, autour notamment de Grégory Bateson et de Paul Watzlawick, est aujourd'hui à l'origine d'un renouveau de la psychologie avec la pensée systémique, les thérapies stratégiques et, dans le courant de Milton Erickson, la "nouvelle hypnose". Giorgio Nardone fait ici un important travail conceptuel autour des notions de peur, panique et phobies, qui sont au centre des difficultés actuelles d'adaptation psychologique en milieu urbain et qui constituent les tableaux pathologiques les plus fréquemment rencontrés par les thérapeutes. Nardone nous propose ici des stratégies thérapeutiques originales issues des recherches du Mental Research Institute de Palo Alto. Les thérapies stratégiques sont une réponse adaptée pour une réelle économie des moyens. La seconde partie de ce livre, faite du relevé détaillé des séances de deux cures psychothérapiques de phobies, constitue un rare outil pratique et pédagogique.

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  • La colonisation du Nouveau Monde par les Européens a entraîné pour la première fois dans l'histoire de l'humanité des déportations de masse de populations extra-européennes. Elle s'est accompagnée du développement d'un odieux système : l'esclavagisme.

    Avec cette édition, nous mettons à la portée du lecteur les deux textes fondamentaux concernant l'esclavage en France : le Code noir de 1685 et celui de 1724. Le premier destiné aux Antilles françaises et le second à la Louisiane. Ils sont complétés par un édit du roi de 1716, "concernant les esclaves nègres des colonies". Nous avons jugé utile d'ajouter deux textes officiels de la République française qui abolissent l'esclavage: le décret du 4 février 1794 de la Convention nationale et le décret du 27 avril 1848 de la Deuxième République.

    Ces textes, essentiels à découvrir, permettent de mieux connaître le passé esclavagiste de notre pays, de lutter ainsi contre son occultation et d'éclairer nos concitoyens afin que les débats et controverses actuels concernant ces pages tragiques de notre histoire nationale soient abordés en toute clarté.

  • De 1840 à 1842, Proudhon publie trois mémoires sur la propriété.

    Dans le premier il pose la question : "qu'est-ce que la propriété ?" à laquelle il répond par "La propriété c'est le vol".

    Dans le second, en 1841, il poursuit son développement Dans le troisième en forme d'Avertissement aux propriétaires, il affirme sa vision.

    Enfin, en 1871, dans son oeuvre posthume : Théorie de la Propriété, Proudhon tout en affirmant sa pensée, ses théories, fait preuve d'une honnêteté intellectuelle que peu de penseurs ont su développer... Il soutient, depuis 1862, que "la propriété, c'est la Liberté". Au-delà des phrases chocs et de la polémique ou des caricatures, ces textes et discours permettront au lecteur de mieux appréhender la vision sociale de cet extraordinaire penseur.

    Enfin réunis, son discours et ses textes, proposent le cheminement de la pensée de ce grand théoricien et révolutionnaire, trop souvent caricaturé - et on comprendra pourquoi - à notre époque où le capitalisme néolibéral triomphe.

  • Cette réédition est augmentée de la retranscription inédite d'un entretien consacré à Descartes entre l'auteure et Patrick Lagadec. TABLE DES MATIERES Avant-propos Chapitre 1 Le point nodal - Rêve et réalité - Errances - Fulgurance de l'amitié, fulgurance de la pensée Chapitre 2 Les trois songes - Un obscur sentiment de faute - Le melon, un détail insolite - L'esprit de vérité repose sur moi Chapitre 3 Roman familial et fantasme organisateur - Le père et les grands-pères - Jeanne Brochard, la mère morte en couches - Où l'on voit se construire une fantasme organisateur Chapitre 4 La maladie et la mort dans la vie de Descartes - La médecine, une affaire personnelle - Ambivalence - Mourir de plaisir Chapitre 5 Lutte pour la vie - Présence de la mort - Vaincre la mort Chapitre 6 La tentation faustienne - La création du monde - Jouer avec la toute-puissance - De la rivalité à l'alliance Chapitre 7 L'horreur du vide - Les ténèbres, le labyrinthe et la folie - Marcher avec assurance et pourfendre les opposants ! Chapitre 8 Descartes en gésine - Le philosophe et les jeunes femmes - Etranges condoléances - Etrange généalogie - Procréation et création Entretien avec Patrick Lagadec Notes Bibliographie

  • Après la terrible défaite en Russie et le drame de la campagne de 1813 en Allemagne, Napoléon se voit contraint de combattre sur le sol de France, les Alliés déterminés à écraser l'empereur et « délivrer » l'Europe. De l'invasion en janvier à l'abdication d'avril 1814, au fil des victoires et des dernières défaites de Napoléon, ce livre présente par le texte et l'image une armée française réunissant les plus jeunes conscrits, les vétérans de 100 campagnes aux paysans et aux ouvriers des gardes nationales. Une épopée encore trop souvent oubliée. La composition de l'armée est détaillée point par point et est aussi abordée le poids de chaque corps de bataille dans cette campagne décisive.Il reste à redécouvrir ces célèbres batailles par le biais de leurs acteurs, les héros anonymes de Champaubert, Montmirail, Craon Reims, Paris... Cet ouvrage fait la part belle aux illustrations d'époques aux planches d'uniformes et aux annexes indispensables à compréhension de la campagne : cartes, schémas et ordres de bataille. SOMMAIRE - Le temps de l'invasion - La campagne de 1814, quand Napoléon redevient général - Lever des hommes ! - La Garde impériale mérite sa renommée - La cavalerie jusqu'aux derniers chevaux - L'infanterie, reine des batailles - La garde nationale, l'ultime recours - Les corps francs et l'impossible levée en masse

  • Ces chroniques couvrent une série de problèmes fondamentaux qui, réorga- nisées, dessinent une logique. Les questions militaires et stratégiques ne s'opposent pas à l'économie, bien au contraire car cette dernière est bien un espace de rapports de force. Et quand on parle des unes, on évoque l'autre; et inversement. Au l de ces textes, véritables chroniques littéraires, le XXe siècle qui a vu tous les visages de la stratégie se mettre en place, c'est une nouvelle approche du fait stratégique qui se dévoile. Les principaux chapitres portent sur : L'économie à la lecture de la stratégie ainsi que treize chroniques de stratégie. - Aux origines de la mobilisation économique. - Le Journal de Guerre du Général Buat: évolutions et transformations du haut-commandement pendant la guerre de 1914-1918 - L'adaptation, clef de la victoire? - La question des victimes civiles françaises des bombardements alliés et le piège du point de vue « doloriste ». - De quelques mythes urbains concernant la seconde guerre mondiale. - Guerre, religion et politique: la trajectoire de l'Amiral d'Argenlieu. - L'armée rouge au travers des yeux de l'armée française. - Le 80e anniversaire du Pacte Germano-Soviétique. - Staline, Hitler et l'opération Barbarossa. - La bataille de Koursk: un point de vue allemand. - La marche à la guerre en Asie et la question de l'Indochine. - Le symbole de Bir Hakeim. - Du Front Populaire à la Résistance: Suzanne Cointe. - Le Covid-19 et l'impératif stratégique L'auteur Jacques Sapir est Directeur d'études à l'EHESS (École des hautes études en sciences sociales) et du CEMI (Centre d'études des modes d'industrialisation). Économiste non-orthodoxe, c'est un spécialiste reconnu des questions de dé- fense et stratégie depuis 1986. Auteur de nombreux ouvrages chez Tallandier, au Seuil ou aux Éditions du Cerf... Il dirige depuis quelques années les travaux d'une équipe d'historiens chargés de rendre crédible militairement, politique- ment et économiquement l'uchronie : « et si la france n'avait pas perdu en juin 1940... »

  • Le comte Fedor Rostoptchine - le père de la future comtesse de Ségur - ministre des Affaires étrangères du tsar Paul 1er, puis gouverneur général de Moscou au moment où la Grande Armée prend possession de la ville en 1812, est un témoin privilégié de l'arrivée des troupes de napoléon, de l'incendie de la ville russe et de la retraite française.En 1823, il publie en France "sa" relation de cet épisode dramatique. L'Esprit du Temps publie l'intégralité de ce texte qui n'avait pas été réédité depuis longtemps, accompagné des réfutations de plusieurs auteurs français contemporains. Natalia Griffon de Pleineville, spécialiste incontestée de cette époque, replace ce texte essentiel dans le contexte du début du XIXe siècle, apportant un éclairage moderne sur la polémique ayant suivi la publication de cet essai déjà célèbre à son époque. Un cahier couleurs d'images d'époque est inclus.

  • C'est au cours de différentes lectures que l'auteur a eu l'idée de rassembler les biographies qui suivent et qui sont pour le moins atypiques. Le dénominateur commun est que tous les personnages qui sont présentés dans ce livre côtoyèrent les plus hautes marches du pouvoir, puis la prison; parfois ce fut en sens inverse : de la prison aux plus hautes marches du pouvoir. De Vercingétorix à Mugabe, en passant par des noms célèbres de l'histoire européenne et mondiale, le lecteur sera souvent étonné à la lecture de ces pages. Il ne s'agit pas d'une biographie exhaustive des soixante personnages cités, mais beaucoup plus d'un clin d'oeil à l'histoire et de constater que du plus haut que l'on puisse être, rien n'est acquis.

    Soixante personnages et trente-quatre pays sont unis par deux critères dans leur histoire, mais avec des parcours très différents, de l'Antiquité à nos jours.

    Étonnement garanti !

  • Le neveu de Napoléon Ier - qui sera à son tour empereur des Français sous le nom de Napoléon III - enfermé au fort de Ham, dans le nord de la France, après une tentative de coup de force ratée en 1840 pour des motifs politiques, rédige cet ouvrage où il développe ses réflexions sociales d'inspiration saint-simoniennes. Comme de nombreux philanthropes ou hommes politiques de l'époque, il souhaite lutter contre l'appauvrissement des classes paupérisées par la révolution industrielle. Ce sont ces théories qu'il mettra, en partie, en place à partir de 1860 quand le Second Empire se libéralisera.

    Ses idées souvent iconoclastes - il pouvait proposer d'attribuer à la classe ouvrière toutes les terres incultes de France après indemnisation des propriétaires ou de mettre en place l'acquisition par l'État des millions de terres incultes et leur remise à une association ouvrière nationale qui dirigerait des colonies agricoles composées de chômeurs des villes - alliées à son utilisation de la légende napoléonienne lui ont permis de faire le plein des voix ouvrières lors de l'élection présiden- tielle qui suivait la révolution de 1848.

    De l'extinction du paupérisme, bien qu'un peu oublié aujourd'hui, a longtemps opposé les philosophes qui voyaient dans ce travail un bel exemple de catholicisme social à ceux qui n'y trouvaient qu'un "fatras despotico socialiste à vomir." Cet ouvrage est à mettre en relation avec nos récentes éditions des Écrits sur la propriété de Proudhon et De la lutte des classes en France de Marx et Engels constituant trois facettes d'un même problème qui, en 1848 comme en 2020, continue de nous interroger.

    Les appendices historiques permettront de mieux saisir les enjeux révélés par le texte original.

    Préface de Juliette Glikman, docteur en histoire et chercheur associé à l'université Paris-Sorbonne.

  • "À chaque héroïne qui a survécu à la violence d'un monde patriarcal. Cette fiction est basée sur une histoire vraie: celle de chaque femme qui s'est extraite de l'enfer, celle de Marilyn, la mienne et peut-être la vôtre." Ce récit à trois voix - le journal de Marilyn, l'enquête d'une journaliste belge (à la limite de l'autofiction) et les révélations d'une amie de la plus célèbre des actrices d'Hollywood, se lient, s'imbriquent, s'intriquent en forme d'enquête policière au service de la cause des femmes. Un talentueux réquisitoire contre la violence faite aux femmes.

    C'est aussi l'occasion de redécouvrir le tragique destin de Norma Jean Morrison...

    Cette "histoire de Marilyn Monroe" est fondée sur des faits réels. Néanmoins, certains événements et personnages sont issus de l'imagination de l'autrice. Notamment Margaret et Julie. Raison pour laquelle le présent ouvrage est présenté comme un roman.

  • L'eau source de vie...et de survie. Entre surpopulation et mutations environnementales, entre jeux de puissance et rapports de forces interétatiques, L'eau est devenue un vecteur d'enjeux à la fois multiples et combinés. Ainsi, de nouvelles politiques de gestion rationnelle et équilibrée des ressources aquifères s'imposent toujours davantage, afin d'améliorer la qualité de l'eau, d'en réduire le gaspillage et de réutiliser les eaux usées.
    D'autre part, il s'agit d'opter pour une nouvelle économie basée sur la politique de désalinisation afin de s'adapter aux aléas climatiques et maintenir un volume d'eau disponible pour répondre aux demandes polymorphes dans un monde ou les contrastes de ressources en eau sont de plus en plus prononcés. Enfin, il s'agit de veiller à ce que les crispations entre Etats, autour de bassins fluviaux, véritables préoccupations géostratégiques, ne deviennent pas, demain, de nouvelles causes de conflits.
    Approches didactiques, exemples concrets, appuyés par des analyses internationales, l'ouvrage se veut une synthèse de la situation actuelle à propos d'une question capitale pour le devenir de la Vie terrestre. Pascal Le Pautremat est Docteur en Histoire contemporaine et Relations internationales, spécialiste des crises et conflits contemporains. Il est Chargé de cours dans diverses Grandes Ecoles et Universités, en Géopolitique et économique internationales.
    Il est par ailleurs Consultant et Formateur au profit des entreprises, publiques et privées, et des organisations non gouvernementales (cf www.actiongeos.com). Il est, par ailleurs, rédacteur en chef du site site Espritsurcouf.fr qui offrent des regards et analyses en géopolitique, économie, défense et sécurité.

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