L'age D'homme

  • Depuis sa publication discrète en 1983, Le Cheval rouge est devenu en Italie un véritable phénomène littéraire et social.
    Car dès sa parution, et au fil des rééditions qui se sont succédé sans discontinuer Le Cheval rouge, bien qu'ignoré en raison de son anticonformisme idéologique par la critique, a captivé un très large public. Dans une enquête publiée en 1986 sur le plus beau roman italien des dix dernières années, Eugenio Corti et Le Cheval rouge distançaient Sciascia, Morselli, Moravia. Comme peu de livres de notre temps, Le Cheval rouge a su créer, entre son auteur et ses lecteurs, un profond courant de sympathie.
    Cela tient d'abord au caractère de témoignage que revêt ce roman : non seulement les personnages historiques qui le traversent, mais aussi tous les événements historiques relatés, de la campagne de Russie à la barbarie nazie, de la découverte du goulag communiste aux épisodes de la Résistance en Italie du Nord, à la vie politique des années cinquante et soixante, sont rigoureusement vrais. Ce monde fourmillant de personnages, de drames et d'histoires d'amour, de grandioses scènes collectives, baigne dans l'éclatante lumière de la vérité.
    Cette force de la vérité est la charpente qui soutient Le Cheval rouge. Mais Eugenio Corti a écrit aussi un très grand roman. Son souffle épique, la puissance des passions emportent le lecteur dès les premières pages. Livre de la mémoire, livre où sont consignés des événements disparus, des vérités soigneusement occultées ou délibérément altérées, Le Cheval rouge s'apparente à ce livre doux comme le miel, amer à avaler, mais fortifiant, dont parle l'Apocalypse.
    Grand roman historique né dans un pays où l'arbre du roman a donné peu de fruits durables, Le Cheval rouge semble pouvoir résister à l'usure du temps. Il n'a rien d'un météore ou d'une étoile filante, d'une concession à des modes passagères. Il deviendra sans doute une étoile fixe de la littérature de notre siècle.

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  • Un homme se meurt dans un hôpital, blessé par les balles du mari de sa maîtresse. Dans son agonie il se remémore les discussions qu'il a eues avec un ami philosophe à propos de la métempsychose inéluctable dans le but de trouver la paix et l'amour. Au moment d'expirer, son âme s'incarne dans le corps d'un jeune Indou, dans un Moyen Age indéfini... Inspiré par les écrits de son compatriote Mircea Eliade, Rebreanu livre ici son "roman le plus abouti" selon ses dires.
    Livre d'espoir et d'amour, suivant l'existence de sept personnages à travers le temps et l'espace, Adam et Eve, le chef-d'oeuvre de Rrebreanu, se nourrit des mythes, de la religion et de l'histoire pour offrir une réflexion philosophique inscrite dans une narration fantastique. La vie et l'oeuvre de Liviu Rebreanu, né en 1885 dans petit village près de Cluj, sont inséparables de la situation géopolitique de la Transylvanie, à l'époque sous domination hongroise.
    Comme sa région d'origine, Liviu Rebreanu se trouve au carrefour de multiples influences linguistiques, religieuses, ethniques et le fait que "rebra" signifie "frontière" en roumain n'est alors peutêtre pas une coïncidence.

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    À paraître
  • Roman autobiographique racontant l'histoire d'une femme de Transylvanie issue d'un milieu modeste, portée par une volonté de fer, Chez nous comme dans la plaine de l'Armageddon est une peinture sociale de cette région aux confins de l'Europe au moment de la chute du communisme. Assistant à l'enterrement de son père, l'héroïne se remémore toute sa vie, faite de luttes, de malheur conjugal (résolu de manière expéditive, l'héroïne possédant le don de faire mourir les gens par la simple pensée ...), de combats incessants pour accéder à la reconnaissance sociale. Un livre d'époque qui permet de comprendre cette autre Europe ignorée de l'Occident.

    Grand format 23.00 €
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  • Zinziver, le roman que Victor Slipentchouk a publié en 2001 aux éditions Vagrius de Moscou, est un livre de transition, un livre qui, en plus de ses mérites propres, offre un intérêt particulier pour l'historien de la culture qui chercherait l'expression littéraire d'une époque déjà fort loin de nous, par l'esprit sinon par le temps, celle des années encore marquées par le climat de la « perestroïka » et encore vierges des stigmates de la décadence qui devait suivre et sévir jusqu'à nos jours.
    Si, dans l'euphorie de la « démocratisation », on a pu porter un blâme général sur l'époque soviétique, on doit constater aujourd'hui qu'elle a laissé des traces bénéfiques chez tous ceux qui ont eu la chance d'être élevés dans une société où le mot de « culture » avait encore un sens.

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  • Ce roman paraît en Géorgie en 1972. Le succès est immédiat. Le livre est traduit en anglais, espagnol, tchèque, slovaque, bulgare, finnois, suédois, polonais, roumain, danois, hongrois, estonien, arménien, ukrainien, ouzbek, letton, abkhaze. Curieusement, la langue de Victor Hugo fait défaut. Tourné d'après le roman, un film réapparaît de temps en temps dans des salles de cinéma et à la télévision. Fin 2007, Tchaboua Amiredjibi est le premier à représenter la littérature géorgienne dans la réédition des Lettres européennes, ouvrage de référence.
    Data Toutachkia est un brigand, se voulant quêteur de la vérité, redresseur des torts et combattant pour la justice. Et c'est " en creux " que le lecteur fait sa connaissance, à travers les témoignages de ceux, amis ou ennemis, qui ont croisé sa route.
    L'action se situe en Géorgie à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Période de grosse turbulence en attendant la grande révolution d'octobre 1917. Entre Georges le Brillant qu'on vient d'entrevoir et l'arrivée au pouvoir des bolcheviks, une date historique de plus module le statut du pays. La Géorgie se trouvant constamment menacée par des pays voisins musulmans, le roi Ereklé II décide de sauver l'identité de son royaume en le mettant sous le protectorat de la Russie coreligionnaire. Le traité de Guéorguievsk signé en 1783, quelques années après, la Géorgie se voit annexée et transformée en province de l'Empire russe. Même si le géorgien n'est pas reconnu comme langue officielle et que l'enseignement se fasse en russe, la Géorgie réussit, pendant plus d'un siècle, à garder son identité, voire à épanouir sa littérature, grâce à la contribution d'éminents poètes et prosateurs. En 1921 (drôle de coïncidence?: année de naissance de notre écrivain?!), la onzième Armée rouge envahit le pays et lui impose, dans le cadre du système totalitaire dénommé l'URSS, ses violences quotidiennes dont la famille Amiredjibi pâtit parmi tant d'autres.
    Un événement éditorial.

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  • " Est-il décent d'écrire son autobiographie à l'âge de trente ans? C'est précisément à cet âge, en 1911, que Giovanni Papini commence à rédiger Un homme fini.
    Achevé en 1912, ce livre singulier paraît à Florence au début de l'année suivante. Faut-il considérer Un homme fini comme une autobiographie culturelle? Et si tel était le cas, ce projet peut-il justifier à lui seul le livre? Sans doute Un homme fini relève-t-il en partie de ce genre, mais ses enjeux et les ambitions de Papini vont bien au-delà. On ne saurait, autrement, expliquer le succès de ce livre qui a été tenu, à juste titre, pour le miroir d'une génération.
    Un homme fini est le roman d'une quête identitaire qui s'appuie sur la constatation d'un échec. Celui-ci est, paradoxalement, le point de départ du récit et non pas sa conclusion. L'échec d'un homme qui se sentait appelé à une vocation prophétique et qui constate, en lui-même et autour de lui, la faillite de son rêve messianique, plus que prométhéen, de diviniser l'homme, de le transformer, par la pensée, par l'art en homme-dieu.
    En filigrane on lit l'idéologie du surhomme de Nietzsche, qui n'épuise pourtant pas le projet de Papini. C'est la faillite d'une pensée abstraite, désincarnée. Un homme fini est une autobiographie existentielle, le récit d'une aventure de l'esprit où seuls comptent les constructions, les errements, les enthousiasmes et les mirages de la pensée. " (Extrait de la préface de François Livi)

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  • La vie de Milton (1608-1674) couvre le XVIIe siècle dans son ensemble. Anticonformiste dès son adolescence, à la fois puritain imprégné des enseignements de la Bible dont il ne se départit jamais, sur quoi il fonda ses idées politiques, et d'autre part humaniste profondément lettré, il s'appuya sur ces deux piliers pour accompagner les événements de son temps et les dépasser par sa pensée. Comme ses contemporains, il se révolta contre une monarchie tyrannique qu'il attaqua passionnément : La charge des rois et des magistrats (1649) et, plus encore, L'Iconoclaste (1649), réquisitoire contre Charles Ier, en sont l'expression extrême. Dès avant le protectorat de Cromwell, il souhaita, avec la foi d'un patriote ardent, zélateur de l'État-nation (l'Angleterre devait être le « peuple élu »), l'établissement d'une monarchie constitutionnelle, où les droits des citoyens anglais « nés libres » devaient être respectés. Liberté de pensée, étayée par celle de la presse (Harangue aéropagitique, 1644), liberté de la vie conjugale (Doctrine et discipline du divorce, 1643), fondées sur la liberté religieuse, à l'exclusion du catholicisme et
    même de la prélature anglicane (Smectymnuus, 1641, La raison et la discipline du divorce, 1642). Il avait coupé le tissu culturel de son époque, qui se défit dans sa pensée jusqu'à un républicanisme utopique, très loin en avant dans l'histoire et précurseur des Révolutions à venir, « république des saints » de l'Angleterre, plus encore que de la révolution française (Comment établir facilement et sans délai une république libre, 1660). En religion, son puritanisme chrétien où grondait en profondeur la rébellion affective contre toute autorité s'ouvrait sur une indépendance spirituelle totale, en allant du Paradis perdu (1667) au Paradis reconquis (1671).

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  • Avec ce nouveau livre, Eugenio Corti se consacre à la période historique qu'il affectionne le plus, le Moyen Âge, qu'il considère comme un paradigme de la civilisation chrétienne. Et il le fait en racontant l'histoire de la Bienheureuse Angélique (Angelina) de Marsciano (1377-1435), lointaine ancêtre de l'épouse de l'écrivain et compatriote de la célèbre Angèle de Foligno (1208-1309), soulignant ainsi la spécificité et l'importance du Moyen Âge dans l'histoire de l'humanité. Ce magnifique récit est solidement ancré dans les sources historiques, à l'instar de ses autres créations, Le cheval rouge, Caton l'Ancien, La terre des Guaranis ou L'île paradis.
    La deuxième partie du livre contient quinze textes courts, écrits sur une période de quarante ans, qui, en plus de ses souvenirs inoubliables de la guerre, retracent les grands défis de 1968 (" De la contestation "), dressent des portraits d'amis (en particulier de Don Carlo Gnocchi, prêtre et bienfaiteur des enfants mutilés de guerre), offrent des récits religieux (" La description du paradis ", " Rapport sur l'Archange saint Michel ") et une inoubliable " Apocalypse de l'an 2000 ".
    Ces réctis éclectiques résument le travail et la vie d'Eugenio Corti, le " Tolstoï italien ", et représentent une introduction idéale à son oeuvre immense.

  • Abdijamil Nourpeissov est né le 22 octobre 1924 à Aral, au Kazakhstan. Cet écrivain kazakh, membre de l'Union des écrivains d'URSS et de l'Union des écrivains du Kazakhstan, a été Lauréat du Prix d'État d'URSS (1974). Il jouit du prestigieux titre d'Écrivain du Peuple du Kazakhstan (1985).
    Vétéran de la Seconde Guerre mondiale, il s'enrôle à 18 ans dans l'armée. Il devient membre du PCUS en 1943. À la fin de la guerre, il est officier politique et officier d'état-major. En 1950, il publie un roman autobiographique, Kurland, réédité en 1958 sous le titre de Le jour tant attendu. Entré à l'Université d'État du Kazakhstan, il passe, au bout d'un an, à l'Institut littéraire Gorki, à Moscou, dont il sort diplômé en 1956. À partir de 1958, il écrit sa célèbre trilogie historique Le sang et la sueur, qui couvre les événements passés dans la région de la mer d'Aral au cours de la Première Guerre mondiale et de la guerre civile. En 1961, Nourpeissov en publie le premier tome, en 1964, le deuxième et, en 1970, le troisième. Grâce à la subtilité de l'analyse psychologique, la force particulière de l'observation et la lumineuse description du caractère national, cette trilogie sur la vie des pêcheurs de la mer d'Aral est remarquée non seulement au Kazakhstan, mais prend également toute sa place au sein de la littérature mondiale. La version française de cet ouvrage, publiée chez Gallimard, est préfacée par son ami Louis Aragon.
    En 1987 sort son livre La Dette. En 2000, Nourpeissov publie un nouveau chef-d'oeuvre, Il y eut un jour et il y eut une nuit (en russe Le dernier devoir), roman sur les problèmes environnementaux de la mer d'Aral mettant en scène trois personnages principaux dont la destinée tragique, faisant écho au cataclysme écologique frappant cette région du monde, acquiert une dimension cosmique.
    Cette immense fresque reçoit le prix Cholokhov en 2003. L'ouvrage a été traduit en allemand. En voici la traduction française.
    Ses oeuvres précédentes ont été traduites dans de nombreuses langues?: français, anglais, allemand, espagnol, chinois, bulgare, arabe, etc.

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  • Nous sommes au printemps 1992 à Sarajevo. L'ex-Yougoslavie est en train de se déchirer : le monde est inquiet sur ce que pourrait être le sort immédiat de Sarajevo et de la Bosnie-Herzégovine, ville et territoire que l'on percevait comme un modèle d'intégration ethnique.
    En ce printemps 1992, à la sortie de l'un de ces hivers toujours rigoureux en Bosnie-Herzégovine, un mariage serbe se prépare pour être célébré en ville de Sarajevo. Un coup de feu est tiré. un jeune Serbe, l'un des participants aux célébrations, tombe, mortellement touché.
    Pour beaucoup de ceux qui allaient vivre la guerre et les combats à Sarajevo et aux alentours, c'était là l'un des éléments déclencheurs - sinon le principal - qui allait conduire à la guerre en Bosnie-Herzégovine. Les combats dureront quelque trois ans et demi sans que la communauté internationale - malgré le fait que les Serbes avaient remis l'aéroport aux forces internationales pour faciliter la mise en oeuvre de l'aide humanitaire - ne parvienne à empêcher les parties de s'entre-déchirer.
    Le récit présente ainsi l'histoire essentiellement fictive d'une équipe d'avocats de la défense confrontée à ce qui allait devenir l'un des plus grands procès criminels de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle, en relation à la bataille de Sarajevo. Une équipe confrontée aux malheurs des gens, à leurs souffrances, à leurs histoires. À la vie, à la mort. Et en tout état, à l'horreur de la guerre.
    Histoire fictive aussi pour la raison que le récit expose toutes les problématiques auxquelles renvoient d'une part l'affaire, mais aussi les difficultés concrètes de celle-ci. Ce sous le double regard d'une présentation romancée mais aussi basée sur la réalité de la conduite d'un dossier pénal devant une juridiction internationale appelée à juger de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité.
    Tout en étant fictive, l'histoire se fonde cependant sur nombre d'informations publiques qui auront pu être obtenues en lien avec l'affaire dite de " Sarajevo ".
    Pour l'auteur, deux questions se posent : où étaient alors l'Europe et le monde lorsqu'à Sarajevo les gens s'entre-déchiraient, alors qu'étaient organisés ouvertement (ou peu s'en faut) de vastes trafics d'armements ? Que faudra-t-il faire pour que tout cela ne se reproduise plus ? Ce roman judiciaire, mené de main de maître, décortique les failles de la justice internationale et met en garde contre les dangers de l'intégrisme sous toutes ses formes.

    Grand format 19.00 €
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  • Comme le dit Nicolas Berdiaev, la Légende du Grand Inquisiteur, c'est le sommet de l'oeuvre créatrice de Dostoïevski, le couronnement de la dialectique de ses idées. Dès la parution de la Légende dans les Frères Karamazov, les penseurs russes ont saisi la portée du mythe dévoilé par Dostoïevski, aussi bien pour son oeuvre que pour la conscience humaine en général. Ce dilemme aigu entre le salut individuel et la masse, entre liberté et contrainte, n'est-il pas le fond même de la condition humaine ? Plus qu'à la forme littéraire, ces textes s'attachent au contenu de l'énigmatique fable de Dostoïevski. Méditations sur l'utopie et l'anti-utopie, sur le problème du mal dans l'histoire, ils s'efforcent d'élucider des visions qui deviendront des questions essentielles du XXe siècle : la relation entre l'unicité de l'individu, la masse et le pouvoir Le lecteur voit au travers de cet ensemble de contributions combien l'oeuvre de Dostoïevski est importante dès son vivant, mais aussi combien la richesse et l'intensité de ses idées orientent la lecture, dans les années qui suivent la parution de l'oeuvre, vers des interprétations philosophiques et spirituelles. Ce recueil qui, à la suite du texte original, réunit les textes de six grands philosophes, théologiens et critiques littéraires russes, apporte une contribution capitale à la compréhension métaphysique du grand écrivain. Il permet de suivre de près la manière dont s'est élaborée, au cours des décennies qui ont suivi sa mort, la perception de ses oeuvres en Russie. Il montre aussi toute la fertilité et la profondeur de la philosophie russe et de la théologie orthodoxe, largement ignorées en Occident.

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  • Fin du XIXe siècle. Dans un château situé au bord d'un magnifique lac alpestre, la jeune et belle marquise Marina di Malombra, orpheline et désargentée, est élevée avec sévérité par son oncle, le comte Cesare d'Ormengo. Elle découvre dans sa chambre un manuscrit ayant appartenu à son ancêtre, la comtesse Cecilia, séquestrée par un mari jaloux. Arrive bientôt au palais, un jeune professeur, Corrado Silla, auteur anonyme d'un roman sur la réincarnation des âmes, qui assure les fonctions de secrétaire auprès du comte. Marina s'éprend de lui, mais Corrado, craignant de tomber amoureux à son tour, s'enfuit précipitamment du château.
    La lecture du roman et la présence du manuscrit finissent par hanter la marquise qui croit percevoir en son oncle la réincarnation de l'époux de Cecilia et en Corrado, celle de son amant. Malade, le comte Cesare décède. Au cours de la cérémonie funèbre, Marina di Malombra, en proie au délire, tue Corrado, revenu au palais. Elle s'embarque, ensuite, pour mourir dans le lac, comme l'avait fait la comtesse Cecilia des années auparavant.
    Malombra fut adapté au cinéma par Carmine Gallone en 1917, puis par Mario Soldati en 1942. Ce roman a donné son nom à une publication surréaliste roumaine animée par Ghérasim Luca.

    Grand format 28.00 €
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  • Le Journal du Huitième Hiver est le cinquième livre de Samuel Brussell. Il clôt une trilogie narrative d'inspiration autobiographique dont les deux premiers volumes ont été publiés chez Grasset : Généalogie de l'ère nouvelle (2005) et Musique pour les vivants (sélections Prix Renaudot Essais et Prix du Livre Européen, catégorie Essais, 2007).
    Son dernier livre, Divertimento sabbatique (Anatolia, sélection 2011 du Prix du Livre Européen, catégorie Romans), est en grande partie une narration d'un voyage sentimental entre l'Italie, la Suisse et la Flandre occidentale. Il est en cours de traduction en Italie, où il paraîtra prochainement sous le titre Continente Italia.

    Grand format 17.00 €
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  • Les textes présentés sont trois récits qui, d'une certaine façon, s'enchaînent et couvrent exactement la période de la « conquête » italienne de la Lybie, de 1911 à 1927, date de la défaite des derniers patriotes senoussites.

    De longueur décroissante, ces trois récits mettent en scène des personnages complexes et tourmentés par une inquiétude sur leur identité, que la situation militaire, puis coloniale, rend plus aiguë, à travers des aventures dignes des Mille et une nuits - et qui parfois en proviennent.

    Dans les trois récits, se développe somptueusement le thème du double, de la gémellité presque comme nature, de l'amitié d'autant plus désirée qu'elle est impossible, de la quête de soi dans l'autre qui ne peut aboutir qu'à la mort, les personnages se constituent en couples de jumeaux qui se cherchent, croient se trouver et se comprendre, sont violement séparés par la désorganisation de la société et la négation de l'histoire qu'entraîne la colonisation Nourri de Thomas Mann, de Hoffmanstahl, lecteur de Lévi-Strauss, Massignon, Corbin, Alexandro Spina s'inscrit dans la lignée de Conrad, Kessel, Peyré, mais aussi des écrivains de l' »autre » Afrique du Nord, comme Albert Memmi et, plus récemment, Yasmina Khadra et Boualem Sansal.

    Le dénouement des évènements dramatiques de l'année 2011 en Libye, fait de l'année 2012, centenaire de l'expédition coloniale italienne, une occasion de nourrir l'intérêt que suscite aujourd'hui ce pays en proposant au public un livre d'une haute tenue littéraire, qui en même temps se lit comme un roman d'aventures, ou le monde arabo-musulman est vu avec une empathie particulière, par un écrivain dont la position est littéralement unique, en tant qu'il appartient à la fois au Moyen-Orient et à l'Europe, au monde musulman et à la culture chrétienne, avec une égale intimité.

    Grand format 19.00 €
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  • Depuis la Réforme, époque à laquelle l'Angleterre se détacha du Continent, autrement dit de Rome, pour asseoir sa protestante et puritaine domination sur le monde par le moyen du commerce maritime, chaque Anglais cherche son centre et cette quête philosophique est forcément excentrique. Être Anglais et ne pas être excentrique, c'est ne pas être anglais.
    Or de tous les excentriques anglais, Tomas Love Peacock (1785-1866), quoique non catholique, a choisi comme excentricité majeure, non pas l'humour ou le nonsense, denrées inexportables, secrets, us et coutumes incommunicables à qui n'est pas né sur le sol anglais - mais la moins excentrique, la plus centrale de toutes les facultés : la Raison, puisque c'est elle en définitive qui assigne aux autres leur place et leur rang.
    Peacock expose et dénonce avec une verve inégalée les toquades, modes, manies, engouements sociaux, politiques, intellectuels, économiques de ses contemporains. Il y a là du conte à la Voltaire ou à l'Anatole France, du roman parlé à la Diderot. On pourrait appeler ces romans dialogués des farces ou des soties comme on disait au Moyen Âge. Tous ses romans possèdent une structure semblable. Un châtelain (ici une châtelaine) reçoit une compagnie d'hôtes exaltés dans sa maison de campagne dont le nom donne son titre au livre. On y décrit des promenades, des réceptions, des repas. On y boit passablement de Porto, de Bourgogne, de Hock et de Bordeaux, et l'on y chante même des chansons à boire. Une fête s'y déroule dont les préparatifs occupent les personnages pendant deux ou trois chapitres au cours de laquelle ceux qui ont l'âge ou le goût de danser dansent. Les méchants, les fourbes, quand il y en a, ou les moins constants et les moins délicats prennent la poudre d'escampette et le livre se clôt par une série de mariages comme dans les pièces de Molière. Car si les personnages de comédie sont réels, ils existent in vacuo et les conséquences de leurs actes sont suspendues. Leur but n'est ni de nous instruire ni de nous exalter, mais seulement de nous amuser. Grâce à la magie de la comédie, ce qui est scabreux dans la vie réelle, se résout en une fusée de rires étincelants.

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  • « Il s'agit donc une fois de plus de tenter de tenir le journal de la mort-dans-la vie, de saisir, même en l'absence de menaces précises, sa présence, j'oserai dire son existence, et son urgence perpétuelle. Un livre impossible sur la mort toujours prochaine d'un homme, à l'écoute de la mort qui s'approche, même dans la presque absolue immobilité du monde. La mort de tous les hommes à travers l'expérience de cet homme. Cette confrontation-méditation avec ma future absence m'aura obsédé pendant quelque cinquante ans de ma vie. J'ai failli parler de familiarité avec notre grande ennemie, mais je tâcherai de prouver la prétention d'une telle ambition. »

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  • L'action se déroule dans un pays nommé le Protectorat, la Régence ou le Beylik, sur la frontière avec la Colonie voisine et dans la capitale, pendant une vingtaine d'années, des années d'avant-guerre jusqu'à l'indépendance. C'est une histoire de contrebande d'armes et de vengeance : à la poursuite du responsable du massacre d'un douar frontalier les justiciers se trouvent mêlés, dans la capitale du « Protectorat », aux dangereuses intrigues de la « transition » vers l'indépendance ; plus tard, dans la Colonie voisine, où commence une guerre qui ne dit pas son nom, la poursuite continuera, entre « rebelles » et milices contre-terroristes, jusqu'à ce qu'enfin justice soit faite.

    Dans cet ample cycle romanesque, la représentation réfléchie de la réalité coloniale est bien éloignée des complaisants stéréotypes de l'exploitation et de la résistance à l'occupation et à l'oppression administrative ; gens du bled unis par le même amour aride d'une terre avare, par le goût de la chasse, par des amitiés silencieuses qui n'ignorent pas que l'histoire les balaiera inéluctablement, « indigènes » et douaniers et officiers français « arabisés » détestent également les grands colons, les latifundiaires complices de la mise en coupe réglée du pays et de la population, et les « « métropolitains » amateurs d'exotisme : cette société riche de ses contradictions mêmes, qui va bientôt entièrement disparaître est ici, hors des clichés bien-pensants, des manichéismes naïfs, des nostalgies stériles, des sentiments de culpabilité de commande, ressuscitée pour mémoire, et pour l'Histoire.

    Grand format 28.00 €
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  • " J'ai écrit ce livre quand j'étais tout jeune, à l'imprimerie du journal où je travaillais, dans un minuscule box que je partageais avec Ilf.
    J'écrivais couché par terre, sur un gros rouleau de papier typo. Il roulait sur moi, je le retenais d'une main... de l'autre j'écrivais. C'était très amusant... " De sa genèse turbulente, le conte des Trois Gros tire sans doute sa fraîcheur naïve autant qu'espiègle. À la terrible et triple figure de l'ogre retranché en son palais, prêt à engloutir le monde entier quand ses sujets croupissent dans la misère, s'opposent une galerie de doubles grotesques ou facétieux, depuis Souok, la petite acrobate transformée en poupée, jusqu'au savant et courageux docteur Arniéri dont le reflet ridicule prend les traits d'un pitoyable professeur de danse, le sieur Hun de Troie.
    Au pays des Trois Gros, les révolutionnaires ont des crinières de lion, les funambules changent de peau, les marchands de ballon se métamorphosent en gâteau à la crème ou tête de chou, les traîtres inventeurs en créatures velues. Même les ponts de fer, tels de gros chats, font le gros dos par-dessus la rivière. Seul au milieu de ce monde bruyant et carnavalesque, le petit prince héritier cherche à percevoir les battements de son coeur de fer...
    Achevé en 1924, Les Trois Gros est le vrai premier roman de Iouri Olécha (1899-1960), le célèbre auteur de L'Envie. Si le dessein premier de l'écrivain était de " révolutionner le conte ", il apparaît fort heureusement que c'est le conte qui, sous sa plume, porte la révolution dans le roman. Dans les contes, les enfants se jouent toujours des ogres, les pauvresses deviennent reines et les petits tailleurs terrassent les géants.
    Tous ces personnages sont bien ici au rendez-vous, mais pour affronter de nouvelles créatures qui fort heureusement, on le sait, n'existent qu'au pays des fées : gendarmes pétris de bêtise et de brutalité, agents provocateurs, bourgeoises égoïstes, artistes et intellectuels rangés au parti des tyrans. Champion de la métaphore, Olécha s'en donne à coeur joie, et d'emblée, en un feu d'artifice d'images insensées, trouve ce que le conte partage avec la révolution : ce formidable et simple pouvoir de faire tomber les masques.
    Paul Lequesne.

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  • Pétillant d'autant d'éclats de rire qu'une bouteille de Clicquot qui eût été secouée pour la soulager de toutes les fusées de ses gaz, c'est l'impression qui demeure quand, les yeux fermés sur le livre ouvert, ou levés devant les vastes fenêtres d'une bibliothèque manoriale, on songe et se remémore ces trois romans.
    Trio sublime, en effet, que ces textes dotés d'une structure identique. Dans Headlong Hall, un châtelain amoureux des idées claires et des enchaînements logiques, lecteur de Rabelais et d'Aristophane, grand buveur de hock et de Médoc, invite une compagnie d'hôtes dans sa maison de campagne dont les silhouettes se dessinent dans le clair de lune qui la baigne ou dans les ombres que les flammes d'un feu de cheminée projettent sur les murs lambrissés d'une bibliothèque.
    Pures fantaisies où Thomas Peacock expose et dénonce avec une verve rare les toquades, manies, engouements sociaux, politiques, philosophiques, économiques de ses contemporains, ces romans de conversation mêlent le sel attique et l'urbanité latine à l'excentricité britannique. Il y a là du conte philosophique à la Voltaire, de la sotie telle qu'Anatole France l'a illustrée et du roman parlé à la Diderot.
    Une ressemblance plus intime est celle qui harmonise l'arôme intellectuel de ces comédies avec le théâtre de Congreve, les oeuvres de jeunesse de Meredith et de Huxley, et les romans de Ronald Firbank.

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