Littérature générale

  • Comme le suggère le litre de ce roman, cette "vendetta bretonne" est l'oeuvre d'un Corse vengeant le "crime" perpétré contre sa mère à la tin de la Seconde guerre mondiale dans la cité rennaise. Ce livre aurait pu tout aussi bien s'appeler "Les bons et les méchants" puisque. dans cette période troublée, les premiers furent des héros anonymes tandis que les seconds en profitèrent pour commettre leurs forfaits en toute impunité.
    Si ces derniers y furent ici rattrapés après quelques décennies, ce ne fut qu'au bout d'une longue enquête et de rencontres souvent liées à des faits historiques. Car ce récit se déroulant sur un intervalle de temps d'une soixantaine d'années s'appuie sur les bouleversements survenus eu XXe siècle et ayant plongé des familles dans des drames dont elles n'avaient pas conscience à leur origine et qu'elles eurent, en général, bien du mal à surmonter.
    Celles que le lecteur croisera dans ce livre illustrent parfaitement cette époque passablement chahutée...

  • Ecrire un roman sur un personnage aussi connu et traité que Charles Baudelaire pouvait paraître une gageure, pourtant, en respectant au plus près la biographie du poète, Lucien Thomas a relevé le défi. L'ossature du livre est un récit auquel l'auteur a apporté des scènes dialoguées dans lesquelles, avec beaucoup d'adresse, il tient compte de chacun des personnages et les fait réagir. L'auteur dont on ressent l'admiration pour le poète nous présente le dandy avec ses qualités, généreux, fidèle en amitié, franc, courageux, rebelle, mais aussi avec ses défauts, amoureux du luxe, paresseux, noceur. On fait connaissance avec un Baudelaire voyageur envoyé par sa famille pour calmer ses ardeurs juvéniles à Calcutta. Une tempête le détourna vers l'Ile Maurice dont il conservera l'empreinte créole toute sa vie. Après avoir constaté qu'il dilapidait sa fortune, sa famille fut amenée à le mettre sous tutelle. Épuisé par la maladie et sa vie de bohème, il fuit Paris et se réfugia chez sa mère à la maison joujou où la confrontation de l'estuaire, de l'océan et du port de Honfleur, lui inspira l'une des plus belles et des plus importantes parties de son oeuvre.

  • Soyez lents...
    ça presse ! S'il en avait un, l'escargot prendrait son pied quand, sorti de sa coquille, il hume l'air du temps et écoute tous ces gens qui veulent ralentir le rythme et prendre davantage le temps de vivre. Avec sa copine la tortue, voilà belle lurette qu'il a fait de la lenteur un art et une philosophie pince sans rire, comme dirait le crabe des Ventraterre. Non, la vitesse, ce n'est vraiment pas son affaire.
    D'ailleurs, on n'a jamais vu un escargot écraser un champignon. Alors ralentissez et vite fait, s'il vous plaît.... Ventraterre est une série de dessins colorés et très graphiques qui mettent en scène un escargot et une tortue. Les dialogues décalés, le sens de l'humour très particulier de ce duo inédit offrent aux lecteurs de savoureux moments de bonheur.

  • En 1958, Jacques Gohier a 20 ans.
    Jeune enseignant en Algérie, son premier poste l'amène dans une oasis de l'erg oriental et jamais le choc de cette première confrontation avec le Sahara ne le quittera. Il ne cessera d'exorciser cette nostalgie par l'écriture et la plupart de ses ouvrages en seront inspirés.
    Quarante-cinq ans plus tard, une rencontre fortuite le plonge à nouveau dans les souvenirs. L'immensité et la magie envoûtante du désert : El Oued, la ville aux mille coupoles, lumineuse, mystérieuse, les îlots de verdure dans l'océan de sable, les odeurs mêlées de fleurs et d'épices, la rentrée des classes, les premiers élèves : Tayeb, Mabrouk, Aziza, le cadi de Guémar et bien d'autres.
    Les mémoires de sables du jeune instituteur reprennent vie sur le papier. Le maître enseigna bien sûr le calcul, la lecture et l'écriture aux enfants de l'oasis mais il apprit plus encore des habitants du rouf. Initié aux étranges coutumes, bercé par les incroyables récits, riche d'inoubliables sensations et de chaleureuses rencontres, le jeune instituteur sera plus qu'à son tour un élève curieux et attentif.
    Jacques Gohier quitta l'Algérie en 1962, rattrapé par ce que l'on nomma longtemps "les événements". Grain de sable dans la tempête de l'Histoire, son coeur de vingt ans restera à jamais marqué par ses aventures sahariennes et cette histoire d'amour avec le désert et les enfants de sa classe.

  • Un vieil homme seul sur une colline, une femme abandonnée sur la Lune, un écrivain apprenant sa mort dans son quotidien, un extraterrestre inadapté aux subtilités balnéaires, une DRH psychorigide, un vétéran du Vietnam, un cow-boy mal luné, une condamnée à mort perdue dans les galaxies. un avocat ou un nudiste, une diva ou une fille muette...Pour tous, sur Terre ou dans les confins galactiques, vraiment, ce n'était pas le jour.

  • La vie de Benoît Bouleise est résolument hors normes.
    Placé en famille d'accueil, élevé par une vieille bigote du pays de Vannes, il apprend sur le tard que son père et sa mère seraient vivants, contrairement à ce qu'il croyait. Sauf que, finalement, la réalité n'est pas toujours aussi simple qu'on pourrait le croire. Elle s'apparente parfois à une poupée russe, quand chaque vérité ne fait qu'en précéder une autre, incompatible. Rien d'étonnant à ce que, ainsi privé de ses racines et de l'amour d'une mère, Benoît mène une existence de débauche, désireux de s'étourdir, courant après l'action et les embêtements qui l'attirent comme un aimant.
    Il se trouve ainsi projeté en plein projet de coup d'état parmi des barbouzes qui ont l'humour aussi facile que la gâchette. Pourtant, paradoxalement, c'est au moment où il s'est sagement "rangé" à Baden, quelques années plus tard, qu'il va vivre la plus incroyable de ses aventures. Constatant que ses amis meurent "accidentellement" à la chaîne, Benoît voit rouge. Rouge sang. Et qui sont donc ces deux gorilles au fort accent américain venus titiller une des veuves pour tenter de retrouver un mystérieux objet égaré ? Il est grand temps de démêler cet écheveau international qui puise apparemment ses racines dans le paisible golfe du Morbihan.

  • En s'exilant aux Etats-Unis, Valentine pensait rompre avec son passé.
    C'était compter sans l'attachement de son mari à ses racines. Elle rentre donc en Seine-et-Marne et retrouve son ennemie de toujours : Odile. Leur relation va évoluer vers un mélange de haine et d'estime et leurs destins s'enchevêtrer. Bientôt amenée à s'occuper du fils d'Odile, Valentine se retrouve avec François à la tête d'une famille recomposée. Les nuages s'amoncèlent au dessus de sa tête : la vie avec François n'est pas de tout repos, la crise d'adolescence de Caroline et de Thomas est explosive.
    Heureusement il y a le clan Borel-Chatelier, cette famille dont Valentine s'était éloignée mais qui sait être là en cas de coup dur. Et puis, planant au dessus de leurs vies à tous, il y a le fantôme de Judith, la mère d'Odile, avec son lourd secret. Dans son nouveau roman, Catherine Armessen remet en scène les personnages de La fille du verrier dans une intrigue haletante et fait revivre les années 70 avec leurs couleurs vives et leur gaîté.
    Des années un peu folles qui mettent dans le coeur de ceux qui les ont connues un brin de nostalgie et qui font rêver les plus jeunes. Elle aborde également un thème qui demeure d'actualité : la difficulté qu'éprouvent les parents à vivre l'adolescence de leurs enfants avec tout ce qu'elle remet en cause : les certitudes forgées au fil des ans, les préjugés... et même l'équilibre du couple. Un couple qui se perd de vue dans le brouillard de la routine.
    Valentine et François résisteront-ils à toute cette tempête ? La famille éclatera-t-elle ou ses membres sortiront-t-il grandis de l'épreuve ?

  • " Granville, le port.
    Granville, le ponton. Granville Chausey, l'embarquement. La vedette en bas de la passerelle. Maxime en haut. Les goélands piaillant encore plus haut. Et Marie-Lou, tickets en mains, joviale et secrète, mystérieuse, malgré la légère inquiétude assaisonnée de compassion pour le marin d'eau douce qui portait son regard loin sur l'horizon ". Maxime étoile du showbiz, Marie-Lou une autre constellation, Marie-Lou, Maxime.
    Une rencontre entre deux êtres opposés, entre deux mondes aux antipodes, deux idées de la vie, entre le superficiel et l'indispensable, le tout sur fond d'incendies volontaires, de manipulation, d'empoisonnement, de petits meurtres réussis dans un paysage aux abois. Une intrigue que l'on suit tel un fil d'Ariane dans le dédale des coeurs et des âmes.

  • J'ai retrouvé après le décès de mon père en 2001 ses " carnets de prisonnier ".
    Leur lecture m'a donné l'envie d'entreprendre un récit plus complet, à partir de notes le plus souvent télégraphiques. C'est une aventure en même temps commune et particulière, qui démarre en Lorraine, où il fut capturé le 15 juin 1940, et ne s'est jamais terminée. Mon père avait conservé après la guerre le contact avec les fermiers où il a dû travailler cinq années durant et cette relation s'est muée au fil des années en estime réciproque, puis en amitié.
    Amitié qui a aujourd'hui franchi trois générations, puisque je reste en relations avec les enfants et petits enfants de ces fermiers aujourd'hui disparus. Ils m'ont aidé dans la rédaction de cette histoire d'humanité. Par leurs souvenirs propres et les récits de leurs parents. Elle a été avant tout largement alimentée par les souvenirs d'une petite fille allemande d'alors, qui s'était prise d'affection pour mon père.
    Elle m'est une amie très chère. Elle est aussi le fil conducteur de cette histoire véridique, à peine romancée.

  • Un professeur d'histoire est confronté brutalement à sa propre histoire à l'âge de 50 ans. Un jour, arrive sur le bureau du proviseur d'un grand lycée parisien un avis de recherche à l'adresse d'une dénommée Maud, bretonne d'origine. Un père, médecin juif roumain qu'elle n'a rencontré que trois fois dans sa vie et qu'elle croyait mort, la recherche.

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