Institut Recherche Developpement

  • L'essor de la culture de la quinoa en Bolivie survient dans une société apparemment isolée et ancestrale, enracinée au sud des hauts plateaux andins mais, en réalité, mobile et ouverte sur le monde. Cet ouvrage explore les transformations sociales et territoriales induites par le passage d'une agriculture de subsistance, essentiellement locale, à une production commerciale mondialisée. Mondialisée... mais toujours aux mains des petits producteurs et de leurs organisations.

    C'est au prisme de la géographie sociale que les permanences et les évolutions sont observées, en s'appuyant sur une connaissance fine des communautés locales. Dépassant les constats hâtifs et parfois alarmistes, cet ouvrage met en lumière les ressources et les capacités adaptives d'une société rurale en mutation. Il nous plonge dans l'intimité des trajectoires de vie de ces producteurs de quinoa, ancrés dans leur communauté et, en même temps, mobiles et mondialisés. Il met en lumière le génie de cette société rurale qui, par la migration, combine les lieux, les activités et les identités, articule villes et campagnes, gère l'ici et l'ailleurs. Cultiver tout en partant, partir tout en cultivant, tel est le tour de force opéré par les producteurs de quinoa. La durabilité agricole, socio-économique et environnementale de ces territoires est au coeur du propos : ne doit-elle pas, en effet, s'envisager dans le mouvement ?

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  • Les « mangeurs de forêts » ont mauvaise réputation. Parce qu´ils défrichent chaque année une parcelle de végétation avant d´y mettre le feu, les agriculteurs montagnards d´Asie du Sud-Est seraient les premiers responsables de la déforestation. Culturellement distincts de leurs voisins des plaines, ils font aussi figure de populations arriérées, incapables d´abandonner des pratiques qui les maintiendraient dans la pauvreté. D´où la nécessité de les déplacer et de les regrouper dans les vallées, pour les « sédentariser » et les « développer ». Tel est en tout cas le discours des Etats, souvent relayé et cautionné par les institutions internationales et les médias. Pourtant, l´agriculture sur brûlis n´est pas toujours et partout une aberration écologique ou économique. Chez les montagnards khmou du Nord-Laos, il s´agit d´un véritable mode de vie et non d´une technique de survie. L´agriculture sur brûlis exprime leur rapport à la nature, inspire leurs catégories mentales et leur système symbolique. Elle participe de la reproduction des liens sociaux dans les maisons et les villages. Elle structure enfin les relations qu´ils entretiennent avec leurs voisins et avec l´État. Ces « chroniques des cendres » restituent leur vision du monde et retracent l´histoire des relations interethniques au Nord-Laos. Elles témoignent aussi des liens complexes tissés par les minorités avec l´État-nation dans ce pays et de l´ampleur des recompositions sociales et territoriales en cours dans le contexte post-communiste contemporain.

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  • Comment vit-on dans la haute montagne ? Dans les Andes du Venezuela, au pied du pic Bolivar, des paysans ont dû coloniser des terres d'altitude réputées stériles.
    Ils ont cherché à y perpétuer un âge d'or du blé, hors des relations de dépendance et d'exploitation qui avaient marqué l'apogée de cette culture dans les haciendas coloniales des vallées plus basses. Pour rendre cette montagne habitable et pour y demeurer, ces paysans ont su ajuster leurs pratiques agricoles à de nouvelles conditions naturelles, mais aussi élargir leurs savoirs sur le milieu et réviser leurs manières d'investir les lieux, de s'alimenter ou de travailler ensemble.
    En même temps, la vie en altitude les a conduits à cultiver une véritable intimité avec le paramo, les hautes terres des Andes du Nord. En analysant les catégories propres à cette société montagnarde selon une perspective qui croise les dimensions de l'espace et du temps, l'auteur nous fait découvrir comment ces " gens de l'amont " investissent culturellement le monde qui les entoure. Dans l'organisation de leur existence, la perception de leur environnement, la composition d'une identité face au passé indien et colonial, ils établissent avec les êtres, les lieux et les choses de la haute montagne des relations originales de respect et d'apprivoisement mutuels.
    Chaque société tisse avec son milieu naturel des rapports complexes qui sont à la fois techniques et symboliques, chacune a donc quelque chose de singulier à nous faire voir et entendre. À leur manière, les paysans andins de cette région peu connue nous invitent à repenser nos relations avec la nature.

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  • Malgré les sécheresses, le surpeuplement rural et la paupérisation, la petite région du Wolaita, au sud de l'Éthiopie, avec ses paysages verdoyants, échappe difficilement à son image d'Éden éthiopien véhiculée par les voyageurs du XIXe siècle. Ancien grenier de l'empire éthiopien, montagne paysanne ...

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  • L'économie de plantation en Côte d'Ivoire forestière repose, dans son modèle dominant, sur une caféiculture et une cacaoculture extensives.
    La présente étude, produit d'une recherche de terrain conduite de 1983 à 1985, vise à cerner le devenir de ce modèle dans une ancienne zone pionnière de Basse-Côte, à partir de l'analyse approfondie d'une économie villageoise mise en perspective par des enquêtes réalisées dans d'autres villages de la région. La mutation de l'économie agricole est appréhendée à travers l'évolution des systèmes de culture, de production et d'exploitation.
    La dynamique des systèmes de culture est marquée par la disparition du caféier et du cacaoyer, par la régression de certaines productions vivrières, et par le développement de cultures comme le palmier à huile, l'ananas ou le manioc. La dynamique des systèmes de production est caractérisée par une monétarisation des coûts de production et une intensification de la production, à des degrés variables selon les cultures.
    La dynamique des systèmes d'exploitation conjugue la valorisation monétaire du facteur foncier et l'apparition d'un groupe de producteurs ayant un accès précaire à la terre, devenue une ressource rare. Les formes de rémunération de la main-d'oeuvre sont modifiées ; des relations contractuelles se développent, liant les unités de production à des complexes agro-industriels. La mutation de l'économie agricole est expliquée, dans ses traits généraux, par la conjonction de plusieurs facteurs : épuisement des réserves forestières, blocage du renouvellement de l'économie caféière et cacaoyère dans le contexte agro-pédologique régional, et apparition d'opportunités de diversification des cultures liée à l'intervention de sociétés de développement.
    L'étude s'attache à faire apparaître la diversité des contraintes qui pèsent à l'échelle des unités de production, et des réponses qui leur sont apportées. L'analyse des décisions paysannes souligne la nécessité de concevoir la logique économique des choix culturaux dans une perspective large. Une telle perspective doit intégrer tant la valorisation des productions et des facteurs de production, les conditions d'accès à la terre, le rapport entre les différents acteurs économiques, que la prise en compte du risque, des caractéristiques techniques des cultures et du facteur "temps".
    Cette recherche, qui témoigne de la plasticité de l'économie de la production agricole en Côte d'Ivoire, contribue ainsi à une meilleure compréhension d'une forme d'économie de plantation relativement méconnue, caractérisée par l'intégration directe des producteurs à des filières agro-industrielles.

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  • Dans le nordeste du brésil, les petits agriculteurs du sertã£o semi-aride sont fragilisés par des sécheresses récurrentes.
    Des chercheurs français et brésiliens ont mené une recherche interdisciplinaire sur les interactions entre ces sociétés rurales et leur environnement. un double regard - celui des sciences sociales et celui des sciences de la nature - permet d'évaluer la viabilité écologique et sociale des stratégies paysannes pour la génération d'aujourd'hui et pour celles de demain.
    La menace de la sécheresse est appréhendée à une échelle régionale, puis locale.
    Deux visages du sertã£o coexistent : l'un, qualifié de " traditionnel ", continue à privilégier l'élevage extensif, mais se trouve confronté à une lente dégradation des pâturages de la caatinga ; l'autre, dit " moderne ", fait le choix d'une agriculture irriguée et orientée vers le marché, mais bute sur la vulnérabilité des ressources en eau et des sols.
    Le suivi, pendant douze années, de deux groupes d'agriculteurs incarnant ces stratégies permet de comprendre et de comparer les logiques, les contradictions mais aussi les capacités d'évolution de chacun d'eux dans un contexte marqué par l'incertitude, tant climatique que socio-économique.

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  • Alors que la question foncière est revenue au premier plan des politiques publiques dans de nombreux pays du Sud, les pratiques foncières et les logiques d'acteurs qui les sous-tendent restent largement méconnues.
    Cet ouvrage contribue à combler cette lacune par la description et l'interprétation des pratiques contractuelles agraires dans le monde rural mexicain. La démarche associe les apports théoriques de l'économie des contrats à une approche empirique micro-analytique et compréhensive.
    Du fait de son importance dans les pays du Sud et de son intérêt théorique, une attention particulière est portée à la question du métayage.
    A partir de l'analyse approfondie de situations locales, les recherches présentées ici, menées dans des environnements agro-écologiques et socio-économiques différenciés, témoignent de la diversité des formes et des fonctions des contrats de métayage au Mexique. Dans un contexte de marchés imparfaits, ces contrats permettent un ajustement flexible des facteurs de production.
    En mettant en évidence les logiques d'acteurs dans leurs configurations contractuelles, cet ouvrage réhabilite des pratiques longtemps considérées comme inefficientes ou dépassées.

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  • Au village, tandis que les anciens s'inquiètent de l'avenir de la communauté, les jeunes s'ennuient.
    D'ailleurs, ils postulent de moins en moins pour succéder à leurs parents sur les exploitations agricoles. Quant à ces derniers, ils espèrent sortir leurs enfants de la condition paysanne : " le meilleur héritage qu'on puisse leur laisser, c'est l'instruction ".
    Ces changements sont le signe d'une remise en cause des anciennes valeurs paysannes (attachement au terroir, affirmation dans le travail) pour de nouvelles aspirations (mieux-être, ouverture à la ville).
    Aux yeux des paysans andins, l'école est un moyen privilégié pour changer de statut social, participer au progrès et s'intégrer à la société péruvienne. La mobilité sociale n'est plus un vain mot ; elle constitue le principal objectif des stratégies familiales.
    L'accès à l'instruction modifie l'organisation socio-économique des familles et celle de l'institution communale. D'une gestion collective des ressources, la communauté s'oriente vers la simple fourniture de services.
    Le resserrement des relations avec la ville accentue l'opposition entre les intérêts familiaux et ceux de la communauté. Mais les conflits ne sont-ils pas le moteur du changement social ?.

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  • Paysages et paysans merina sont au coeur d'une géographie intimiste des campagnes malgaches.
    Le paysage de ces hautes terres tropicales s'articule sur deux unités : la colline à fine pellicule de sols (la " chair de la terre ") et le bas-fond organisé autour de l'eau (" l'oeil de l'eau "). Collines et bas-fonds sont perçus et interprétés par les paysans qui les valorisent et n'hésitent pas à les remodeler. La mosaïque rurale de l'Imerina est illustrée par les exemples de trois petits pays situés à faible distance de la capitale Tananarive.
    Leur personnalité résulte de combinaisons entre héritages historiques et permanences écologiques. Leur ruralité s'enrichit également de liaisons avec la grande ville qui suscitent de nouvelles activités. Chaque petit pays s'inscrit dans une dynamique sociale qui s'enracine dans le passé. A partir de ces histoires particulières, la crise des années quatre-vingt a joué un rôle d'accélérateur pour l'invention de solutions locales (eucalyptus, ananas, élevage laitier).
    La quête quotidienne de numéraire entame la production rizicole, fondement de l'alimentation. Contexte naturel, histoire des lieux et ruralité des sociétés construisent une identité merina que des initiatives paysannes ne cessent de recomposer. Le développement rural ne réussira pas en dehors de ces dynamiques locales, atout et gage d'espoir.

  • Le risque en agriculture...
    Un titre ambitieux pour un sujet complexe, mais un thème de réflexion à coup sûr essentiel. Agriculteurs, responsables du développement, chercheurs,... ne peuvent que se sentir concernés dans la mesure où les choix et les décisions en agriculture s'expriment dans un environnement où l'aléa et l'incertitude se manifestent de façon permanente et sous les formes les plus variées.
    Une cinquantaine d'auteurs relevant des sciences de la terre, des sciences biologiques et des sciences humaines, livrent leurs réflexions sur le risque en agriculture.
    Le lecteur est invité à parcourir un vaste champ thématique que la notion de diversité marque profondément : multiplicité des sources du risque, diversité des réponses et réponses par la diversité, pluralité des points de vue et des exemples retenus empruntés pour la plupart au monde tropical.
    Quatre thèmes principaux structurent l'ouvrage :
    - Caractérisation des risques : principes méthodologiques pour l'analyse du risque et la prise de décision, spécificité des risques liés à la manifestation de phénomènes particuliers.
    - Risque et pratiques paysannes : perception du risque par les acteurs, réponses tactiques et stratégiques, poids de l'environnement dans la modulation des effets du risque, incidence sur le fonctionnement et l'évolution des systèmes agraires.
    - Risque et changements techniques : transformations induites dans les systèmes agricoles et les conditions de milieu.
    Le changement technique considéré comme réponse au risque ou comme source de nouveaux risques. Contribution à la problématique de l'intensification et du transfert de technologie en agriculture.
    - Contexte macro-économique et politique du risque : manifestations du risque à des niveaux qui échappent en général au pouvoir des agriculteurs mais qui conditionnent largement l'activité agricole.

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  • Les habitants des monts mandara sont des paysans enracinés, qui savent tirer parti d'un milieu naturel difficile.
    Au nord de mokolo, où les densités humaines sont très élevées, ils parviennent à subsister et à conserver la fertilité de leurs sols, grâce à des techniques culturales intensives (terrasses, adaptation des semences, engrais). au sud de mokolo, les systèmes agraires, d'une étonnante diversité, peuvent se montrer remarquablement performants chez certains groupes ethniques. progressivement, ces populations sont entrées dans une économie monétaire en développant certaines cultures pour la vente.
    Depuis 1960, elles sont confrontées à des changements plus radicaux. les pressions exercées pour qu'elles abandonnent les parties les plus accidentées de leur terroir et s'installent en piémont, la possibilité d'émigrer en plaine, la scolarisation, l'islamisation - qui touche une bonne partie des ethnies du sud -, et enfin les actions menées au plan agricole, ébranlent les structures agraires et sociales traditionnelles.
    Comment ces sociétés, jusqu'alors très préservées, et chez qui le social, l'agraire et le religieux sont étroitement liés, vivent-elles ces changements ? quels sont leurs perspectives de développement, mais aussi les risques que représente l'abandon de certaines pratiques agricoles parfaitement adaptées au milieu ?.

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  • Au Mexique, dans le sud-est de l'Etat du Michoacan, la société occupant la dépression du Rio Balsas offre l'image d'un déséquilibre entre de grands domaines d'élevage et des exploitations minifundistes, pareille en cela à beaucoup d'agricultures latino-américaines.
    Tout au long de l'histoire, malgré une réforme agraire ambitieuse, l'élevage bovin, grâce au droit de vaine pâture sur les terres des communautés paysannes, a constitué la base des mécanismes d'accumulation différentielle et de concentration foncière. Pour les freiner, les petits paysans n'ont eu d'autre recours que la double activité et la migration saisonnière sur des distances qui s'allongent : les " hirondelles " se sont imposées comme la figure centrale de la société agraire des " Terres Chaudes " mexicaines.
    Aujourd'hui, leur survie en tant que producteurs agricoles est remise en question. L'élevage extensif est devenu la seule activité qui permette le maintien des revenus paysans, dans un contexte d'insertion croissante au marché et de perspectives d'intégration à l'espace économique nord-américain. Cette spécialisation s'exerce dans un espace largement saturé où la compétition pour les ressources fourragères marginalise les " hirondelles ", à qui ne reste que l'espoir d'un " gros coup " lié aux activités illégales - la migration aux Etats-Unis, le trafic de cannabis - ou l'exode, cette fois définitif.

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  • Chronique d'une plantation, jours ordinaires à la finca restitue sur le vif la marche d'un système agraire mal connu mais répandu en Amérique du Sud.
    Au Guatemala, la culture du café est omniprésente.
    Dans la région de la Costa Cuca, " caféière géante ", elle est pratiquée dans le cadre de grandes plantations, les fincas. De l'une à l'autre, si les techniques de travail se ressemblent, les situations sociales diffèrent.
    A la finca Los Angeles, deux groupes d'ouvriers agricoles, d'origines métisse et indienne, coexistent. Relativement ferme, le système social ne se réduit pourtant pas à l'opposition entre une classe d'ouvriers et le grand planteur.
    Selon les travaux, les ouvriers sont répartis entre des équipes qui reflètent une hiérarchie technique et symbolique. Les femmes, exclues des tâches nobles, développent une vie économique et sociale dans les marges étroites de l'ordre de la plantation.
    Les identités et les situations des acteurs de la plantation sont plus complexes qu'il n'y paraît car ce monde, apparemment clos, est aussi ouvert à la société guatémaltèque, à travers le travail salarié, les religions et les mouvements politiques.

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  • Engagée en 1905 par le colonisateur néerlandais, la transmigration en Indonésie constitue à l'heure actuelle le plus grand programme de colonisation agricole dirigée jamais entrepris par un Etat.
    En voulant corriger l'important déséquilibre démographique au sein de l'archipel, la transmigration poursuit un double objectif de politique sociale dans les " îles intérieures " (Java, Madura, Bali) et de politique de développement dans les " îles extérieures " (Sumatra, Kalimantan, Sulawesi, Irian Jaya). Depuis ses débuts, le programme est passé par des phases d'euphorie et de déception, de louanges et de critiques, et il a connu autant de réussites que d'échecs.
    Ces derniers sont habituellement imputés au manque de moyens, à l'insuffisante sélection des sites et des migrants, à la mauvaise préparation des projets et aux multiples dysfonctionnements au sein des ministères impliqués. L'auteur montre que les difficultés de la transmigration proviennent moins de problèmes de mise en oeuvre que d'une conception inadaptée dès le départ. Les échecs sont dus à une perception erronée de l'évolution du paysannat javanais face à la croissance démographique, à des préjugés tenaces envers les populations et le milieu des îles périphériques et, surtout, à une politique exclusivement agraire de développement.
    Dernier avatar de l'expansion des royaumes agraires javanais, la transmigration ne se comprend que par référence à une vision particulière du monde et du pouvoir.

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  • " Les tessons du canari ne sont plus immobiles ", disent les Sereer.
    Dans les campagnes du Sine, au centre ouest du Sénégal, les tessons de poteries qui jonchent les aires villageoises symbolisent la socialisation et la sacralisation anciennes des lieux ; ils témoignent de l'attachement des paysans sereer à leur terroir.
    Or, ce confinement dans les vieux pays a cessé, les jeunes gens partent travailler dans les Terres neuves situées à l'est et s'y fixent.
    Cette mobilité géographique s'accompagne de changements de tous ordres qui mettent à mal les représentations anciennes quelque peu figées du système agraire et de la société rurale des Sereer du Sine.
    Dans les Terres neuves, une dynamique socio-économique très forte se fonde sur l'extension des espaces productifs et offre des possibilités d'enrichissement aux paysans.
    Toutefois, les potentiels de production ne semblent guère ménagés pour l'avenir.
    Les terres de ces exploitants qui n'ont pas rompu avec ceux du Sine constituent un élargissement de l'espace agro-pastoral sereer.

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