Hermann

  • Bien des gens qui viennent voir un psychanalyste ou un rabbin ont d'abord l'idée qu'il va interpréter pour eux les mots et rendre explicite le non-explicite du langage, du signe ou des images qui les habitent. C'est la démarche très caricaturale de celui qui veut à tout prix que son psychanalyste interprète son rêve et lui traduise son sens sans ambiguïté. Celui-là attend de l'interprétation un éclaircissement, une sorte de sortie d'ambivalence de sens. Il veut que la vérité soit comme désobscurcie par l'autre qui détiendrait la vraie lecture et le sens authentique. Or une interprétation qui serait une théorie du signe perdrait toute sa puissance jusqu'à sa définition même, au lieu d'ouvrir le sens elle l'enfermerait dans une fidélité stérile. Tel est exactement le contraire de ce qu'exige toute interprétation. C'est ce que nous explique dans ce court texte Delphine Horvilleur, en confrontant les théories rabbiniques et psychanalytiques.

  • Quel discours se soucie encore de la vérité  ? Pourquoi tenir cette exigence de vérité quand la parole est noyée dans des flux permanents d'informations et de duplications  ? La littérature et la psychanalyse partagent un rapport singulier à la parole  : celui du déploiement.
    A l'inverse de l'information, la littérature et la psychanalyse continuent à croire en la révélation d'une parole étrangère à l'intérieur de soi. En reprenant la scène de la rencontre entre Diane et Actéon des Métamorphoses d'Ovide , Yannick Haenel offre au lecteur une réflexion sur l'amour et le langage comme exposition d'une solitude sans laquelle aucun discours vers l'autre ne serait possible

  • L'arrivée d'un monde virtuel a considérablement modifié nos comportements au point de venir interroger nos subjectivités : mon avatar - véritable identité numérique - est-ce moi ? Et si ce sujet du virtuel est une part de mon identité subjective, où se situe-t-il entre le sujet de la conscience et le sujet de l'inconscient ? Elsa Godart introduit ici la notion de subjectivité augmentée pour traduire cette transformation du sujet dans son expression virtuelle. Or, cela n'est pas sans poser de nouveaux enjeux pour la subjectivité : qu'en est-il du rapport à l'image de soi ? Qu'en est-il de nos liens aux autres ? Doit-on repenser la relation entre le sujet et l'objet ? Assistons-nous à l'émergence de néo-symptômes propres à nos usages dans la virtualité ? Et qu'en serait-il d'une éthique du virtuel ? Plus que d'une métamorphose, ne tendons-nous pas vers une véritable hybridation ? Enfin, quel avenir pour la question du désir ou encore de la liberté ?

    Telles sont les questions développées dans cet ouvrage qui marque le troisième et dernier temps d'une métamorphose : celui de la transformation et l'avènement du sujet du virtuel.

  • Quels sont les fondements philosophiques de la subjectivité ? À quel moment (historique) le sujet fait-il son apparition ? De nombreuses archéologies du sujet existent. Mais Elsa Godart propose une approche originale en partant de la question de la sincérité - notion qui n'apparaît pleinement qu'au bas Moyen Âge. Et si l'émergence du sujet était consubstantielle à celle de la sincérité ? Une vaste enquête s'ouvre alors, qui nous conduit de saint Augustin à Pascal, en passant par saint Bernard et Montaigne. Cette monographie nous invite à saisir le moment du retournement : quand la conscience se prend elle-même comme sujet de connaissance.

    Tel est le pari de cet ouvrage qui marque le premier des trois temps d'une métamorphose : celui de la formation du sujet de la conscience.

  • Le XIXe siècle remet violemment en question la toute-puissance du sujet avec l'expression d'un inconscient social (Marx) et psychique (Freud). En quoi cela bouleverse-t-il irréversiblement la question du sujet ? Assistons-nous alors à une forme de désubjectivation du sujet ? Pour réfléchir à cette question, Elsa Godart reprend l'un des fondements du sujet, à savoir la question de la volonté libre, qu'elle confronte aux déterminismes inconscients. En s'appuyant sur de nombreuses études de cas, l'autrice propose une lecture originale de l'inconscient et suggère une vaste réflexion autour de la volonté inconsciente, dont il est démontré ici qu'elle est aussi volonté de jouissance. Or, en quoi cette volonté inconsciente propre au sujet peut-elle entrer en coïncidence avec notre société contemporaine et se heurter à l'individu social ? Comment cette volonté inconsciente se pose-t-elle face au désir ?

    Ces questions sont au centre de cet ouvrage qui marque le deuxième des trois temps d'une métamorphose : celui de la déformation du sujet de la conscience et l'avènement du sujet de l'inconscient.

  • La visée des théories du genre et des idéologies queer est à la fois théorique et éthique : rendre un plus grand nombre de vies vivables. À l'heure du triomphe des thérapies cognitivo-comportementalistes et des transformations profondes de la famille, les psychanalystes peuvent-ils se servir de ces avancées pour réinventer une psychanalyse après l'oedipe ? Poser cette question, c'est se demander en quoi et pourquoi le travail de Judith Butler, Teresa De Lauretis, Gayle Rubin, Paul B. Preciado et d'une multitude d'autres théoricien(ne)s, dé-fait la psychanalyse. C'est s'offrir des pistes concrètes pour revenir sur des formules et des évidences cliniques parfois trop vite tenues pour acquises. C'est resituer la praxis analytique à la croisée de la théorie, de la clinique et du politique. En retour, c'est mettre les concepts des queer face à la tâche impossible qui anime l'analyste, les confronter au réel singulier qui prévaut dans chaque cure. Il ne s'agit donc pas de transformer la pratique en philosophie ou de faire des dé-constructions du genre une clinique, mais de démontrer l'utilité de l'une et l'acuité de l'autre.

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  • Un chemin considérable a été parcouru depuis que Freud a mis au jour un nouveau savoir sur le sexe. Tout au long du XXe siècle, un immense champ de constructions symboliques du sexuel a été patiemment inventorié, à la fois dans l'histoire des civilisations que dans la subjectivité. La causalité psychique a notamment été explorée. Cependant, jusqu'à récemment, la psychanalyse avait relativement négligé l'importance des facteurs biologiques dans la sexualité, dont ils ne constituaient qu'un domaine étranger sans rapport avec son objet. Avec Lacan, la psychanalyse a commencé à combler cette lacune et à interroger la sexuation et la loi sexuelle à partir aussi du "rocbiologique". Il est temps, aujourd'hui, de synthétiser les savoirs sur le sexe en tenant compte de tous les facteurs concernés, afin notamment d'aborder, à l'aune du XXIe siècle, les nouvelles problématiques sexuelles. Ces savoirs permettront ainsi de mieux appréhender des questions sociales, politiques ou sociétales, comme celles liées à la procréation médicalement assistée ou à l'homoparentalité.

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  • Les trois regards qui constituent cet ouvrage abordent l´expérience fondamentale commune qu´est le rire. Chaque auteur montre comment ce phénomène se partage d´une façon universelle et singulière à la fois : il s´agit de voir comment le rire émerge à partir des failles du système défensif propre à chaque structure. Le rire, manifestation vivante et concrète, est ici exploré dans tous ses éclats. Les auteurs évoquent ses modes d´explosion, qui convoquent l´inconscient, ouvrant des brèches, formant des fragments. Le fil interrogateur est celui du rapport entre l´inconscient et le rire, l´un et l´autre étant avant tout l´expression d´une coupure. L´inconscient nous divise, le rire aussi. Être « sujet du rire » ne va pas de soi. Prendre le rire comme sujet ne peut se résumer à se fixer le thème du rire pour objet. Ainsi, l´enjeu principal de cet ouvrage est bien ce qui du rapport à l´objet peut être dévoilé dans et par le rire. Cela passe en premier lieu par l´examen de l´articulation du rire à la langue, du rire à l´Autre du langage. Les auteurs envisagent ensuite l´articulation du rire avec les concepts fondamentaux censés rendre compte de l´inconscient. Bien entendu, ce questionnement est aussi celui-là même que la cure analytique soulève. Enfin, à partir notamment du rire « hors-limite », ils traitent d´une modalité clinique dans laquelle le rire est rarement envisagé : la psychose.

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  • La pratique analytique structure, de fait, une manière différante de concevoir le Politique. Quand les idéaux lot commun de toute éducation et de tout programme de parti butent sur le réel, subsiste encore une voie inédite, celle qu'explore à l'infini le transfert analytique en son écriture singulière. Celle-ci révèle le travail incessant de l'inconscient, capable, en ses diverses écritures, d'engendrer autant la vie que la mort. En trois points nodaux au fondement de l'humain : l'hospitalité, la justice et la solidarité, attaqués en même temps que promus, une certaine pratique de la psychanalyse va résister et croiser la démocratie, celle qui reste « à venir ». La psychanalyse est « politique ». Elle soutient et pense l'aporie qui résulte de la déconstruction de l'Un, et elle rend nécessaire le pas-de-côté à l'égard de la pulsion de souveraineté. Pour que le monde devienne « autre », le Politique devrait tenir compte des apports de la psychanalyse ceci lui permettrait de penser autrement l'inconnu du lendemain et l'analysant y engager davantage son écriture singulière.

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  • Daniel H., suite à une « révélation », pose une bombe au Sacré-Coeur de Paris la nuit de Noël 1955. Interné jusqu'à la fin de ses jours en « placement d'office » à l'hôpital psychiatrique pour paranoïa dangereuse, il y mourra le 19 mars 1970. Entassement, promiscuité et violence font le quotidien de l'asile en ce temps là, mais Daniel, guidé par sa mission planétaire, lutte sans relâche pour maintenir l'Équilibre terrestre, et peut-être personnel. Par ses combats et son activité retrouvée de pâtissier professionnel, il reconquiert sa dignité. A l'instar des écrits de D.P Schreber, les textes de Daniel H. sont ceux d'un paranoïaque délirant. « Soyez les secrétaires de l'aliéné », conseillait J. Lacan aux psychanalystes. C'est par les écrits et photos que Daniel a laissés et par les témoignages que j'ai recueillis que j'ai pu retracer sa vie. S. Freud, et surtout J. Lacan m'ont apporté l'éclairage théorique nécessaire.

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  • Il est frappant, par contraste, de voir combien il est rafraîchissant de lire les grands maîtres de la psychanalyse, parce qu'il est évident qu'en émerge l'intérêt passionné qu'ils ont mis à construire l'élaboration théorique qui leur permet de rendre compte des énigmes qui se sont posées à eux. Certes Freud vieillissant, Lacan aussi, se plaignaient de ne plus s'intéresser suffisamment à leurs analysants. Du moins ne méconnaissaient-ils pas qu'on ne fait pas de psychanalyse en se faisant le fonctionnaire besogneux d'une pratique éprouvée, d'une doctrine achevée. S'il leur est arrivé parfois de ne rien faire d'autre que de s'imiter eux-mêmes, la caricature qui en a résulté devrait rappeler à chaque psychanalyste qu'il lui appartient de ne s'autoriser que de lui-même, c'est-à-dire de réinventer pour lui-même, et pour chaque cure, la psychanalyse.

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  • Chaos

    Collectif

    En réunissant des spécialistes de quelques « cas » de chaos, il s'agit de saisir si les problèmes posés s'articulent ou pas aux mythes d'origine de nos cultures et aux philosophies qui, de Démocrite à Hermann Cohen et à Gilles Deleuze, ont pensé la rationalité, non pas comme un ordre inscrit dans ce qui est, mais comme une façon d'ordonner le chaotique. En choisissant ce thème, il s'agit de confronter nos savoirs et nos pratiques en comprenant mieux ce qui limite mais aussi qui fonde leur valeur, le chaos étant un bon thème puisqu'il oppose chacune de nos entreprises à ce qui relève, pour elle-même, d'un paradoxe. Cela a rendu possible d'étranges et passionnantes rencontres.

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  • Lacan a introduit Winnicott en France. Il a pu dire qu'il était un des analystes anglosaxons qu'il appréciait le plus, et qu'il avait trouvé son « objet a » dans l'objet transitionnel. C'est pourquoi de nombreux psychanalystes ont souhaité interroger les points de rencontre et les points de discorde, tout comme la présence réelle de ces deux analystes de génie. La clinique de Winnicott et de Lacan est ainsi mise au travail en particulier à partir du souci de l'un comme de l'autre, de questionner la place de l'analyste dans la cure. Avec le style qui leur était propre et le mouvement constant de leur théorie, ces deux hommes étaient hautement conscients de la dimension politique de la psychanalyse et de son lien constitutif avec une pensée du sujet, cet ouvrage permet de continuer à penser avec eux aujourd'hui cet aspect crucial.

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  • Préfaces

    Jean Oury

    Ce livre rassemble l´ensemble des préfaces écrites par Jean Oury.Tout en articulant la question de l´aliénation dans des registres habituellement clivés (psychique, social, institutionnel), ces textes touchent au coeur de la problématique de l´écriture, précisément là où " la dimension inventive de la psychose nous oblige à un déchiffrement permanent ".

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  • ella sharpe (1875 - 1947) est une analyste britannique élève de hanns sachs et james glover.
    professeur de littérature, sa formation d'enseignante influença fortement son approche clinique : ella sharpe conserva un lien très étroit à la langue dans sa technique d'analyste, manifestant une attention soutenue à ce que lacan appellera le signifiant.
    ses textes, commentés par lacan dans ses séminaires oú il reconnaît leur pertinence, sont ici traduits pour la première fois en français ; ils donnent un nouvel éclairage sur la psychanalyse telle qu'elle se pratiquait en grande bretagne dans les années 1930.
    ces traductions sont accompagnées de commentaires par des analystes de l'école freudienne : jean triol, jean-yves méchinaud et robert samacher.

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  • Introduction de Philippe Réfabert Préface de Serge Tisseron Cet ouvrage recueille les textes psychanalytiques de Barbro Sylwan, débutés dans le cadre d'une relation d'amitié et de travail avec Nicolas Abraham et Maria Torok et poursuivis seule, puis en coopération avec Philippe Réfabert. Le fil rouge qui traverse ces études est l'analyse critique, non de l'homme qu'était Freud, mais du récit freudien en tant qu'il fondait une doctrine. Le coup d'envoi est donné par la lettre de Barbro Sylwan au professeur Freud à propos du Petit Hans. De Dora au Trouble de mémoire sur l'Acropole, les auteurs dévoilent les effets du Trauma innommable qui affecta Freud pendant son enfance, qui a influé sur l'élaboration de sa pensée et conduit au renouveau théorique initié par Ferenczi.

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  • Les psychanalystes demandent fréquemment aux enfants, lors des séances, de dessiner. Les dessins constituent un support remarquable d´expression de l´inconscient : ils sont l´exposition graphique de la complexité psychique du jeune analysant. Ils reflètent en quelque sorte sa subjectivité, projetée - et sublimée - sur la surface du papier. Par ces représentations, les enfants parviennent à exprimer ce qu´ils ne parviendraient pas à dire, faute de mots pour le faire. Autant dire que les dessins d´enfant permettent l´ouverture d´un espace inédit où le désir se déploie, et où l´image inconsciente du corps se construit. Plus encore, les dessins participent pleinement de l´élaboration de la relation transférentielle. C´est pourquoi, lors d´une cure, l´acte même de dessiner prime sur le contenu du dessin. Il reviendra ensuite à l´analyste de traduire ces représentations, de les interpréter avec les mots que l´enfant emploie. Mais il faudra du temps à l´analyste pour apprendre à les lire, à les entendre, à les interpréter En paraphrasant Paul Klee, on pourrait dire que les dessins d´enfant n´ont pas à reproduire le visible mais à rendre visible.

  • Fruit d´une réflexion entamée en 1950 avec Jean Dubuffet, ce livre de Jean Oury offre « une occasion d´essayer de démystifier des idées, des mots dont on abuse, l´art, la folie, les schizos, la création... » Précédée des textes parus dans les cahiers de l´Art Brut sur Auguste Forestier, Arneval, Aimable Jayet, la thèse développe cette notion de conation esthétique comme investissement d´existence, explorant les modes de relations affectives, les processus d´échanges, la « possession » (« néantisation » pour Sartre). Les références, généreuses dans tous les registres (littéraires, artistiques, philosophiques et psychiatriques), évoquent Lacan, Kierkegaard et François Tosquelles, son grand ami qui écrivait : « Dès que le réel est souvenir, étant donné que celui-ci se place paradoxalement par la nostalgie dans le futur, le monde peut rester uniquement avec des possibilités, conquérir ainsi une certaine unité, c´est-à-dire réellement un monde. C´est le projet esthétique fondamental. »

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  • Suivi de En hyperfocale par OLIVIER LEGRE. Préface de MICHEL BALAT. En remettant en lice le concept de surmoi, le premier des entretiens entre Jean Oury et Danièle Roulot articule les ruses de la culpabilité objective, les pressions « pathoplastiques » de l'institution avec la censure subjective du concept de Surmoi. Le leitmotiv de Jean Oury qui pense l'intrication entre l'aliénation sociale et l'aliénation psychique permet d'oeuvrer à résister aux formatages institutionnels dans un double mouvement : analytique et politique. Résister à la formalisation, c'est refuser d'être complice de l'injonction d'un monde où tout est similaire ; c'est aussi introduire une négativité : « Quand rien ne manque, il manque quelque chose qui est rien ». Les cinq autres dialogues revisitent en crescendo les concepts d'identification, d'hystérie, de forclusion, de schizophrénie et de polyphonie à la lumière des effets institutionnels.

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  • La psychanalyse n'est ni une sagesse, ni même une éthique prescrivant une norme de conduite ou l'orientation vers un idéal - ainsi que le croient ceux qui, pris dans l'idéologie, se disent humanistes. En effet, la psychanalyse n'est qu'une méthode, articulée au savoir et à la théorie de chaque psychanalyste, conduisant le sujet de l'inconscient, S, à choisir entre ses différentes modalités de jouissance. Le but de cette pratique est de pouvoir perdre la vanité narcissique et d'accéder à la jouissance marquée par le manque, non génératrice de culpabilité. Car, à la différence des lois religieuses et des éthiques, la Loi symbolique de l'inconscient n'est qu'une loi qui exprime sous forme d'obligation, de Surmoi ou d'Idéal, selon chacun, l'exigence de renoncer à l'inceste qui le travaille, dans son fantasme fondamental.

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  • La réparation en question ; histoire et psychanalyse Nouv.

    L'écriture de l'histoire et la psychanalyse sont-elles des disciplines de la réparation ? Qu'y deviendraient alors le passé et ses échos ? Face à cette notion très en vogue de la réparation, l'historien Patrick Boucheron entreprend ici une analyse des enjeux d'une telle définition.
    D'une vision mécaniste de la réparation à l'art japonais du Kintsugi, qui fait des lignes de brisure le lieu d'un ornement où écartées et soulignées à la pate d'or les lignes de faille deviennent le lieu d'un travail, un champ de réflexion s'offre ici pour une rencontre possible entre les deux disciplines. Quelles seraient les conditions de possibilité pour l'établissement de « fictions réparatrices » justes et opérantes ?

    À paraître
  • Murmures de l'art à la psychanalyse Nouv.

  • La psychanalyse naît de la parole de petites hystériques mais aussi ...
    De la littérature. Les relations entre les deux disciplines n'ont pas été tendres depuis, loin s'en faut. Depuis l'époque des " psychobiographies ", la psychanalyse a bien heureusement renoncé à " s'appliquer " à la littérature jusqu'à inverser le rapport de force : c'est aujourd'hui la littérature qui peut, à défaut de " s'appliquer ", inspirer la théorie analytique. Ce livre recueille les dernières recherches des plus grands noms de la psychanalyse française (Julia Kristeva, André Green, Paul-Laurent Assoun, etc.) mais aussi celles de spécialistes de littérature.
    Que la Sorbonne même favorise cette rencontre montre bien que " l'alliance " voulue par Freud n'a jamais été aussi impérieuse. Julia Kristeva l'écrit dans son vibrant " Plaidoyer pour l'espace intérieur " : comment ne pas voir dans la psychanalyse et dans la littérature une forme de résistance à cette entreprise de destruction de l'espace intérieur inaugurée par le XXIe siècle ? Ainsi la littérature ne vient pas s'allonger sur le divan mais s'allie au psychanalyste pour faire du lecteur " l'analysé du texte " (André Green).
    En retour, le lecteur trouve dans cette rencontre avec le texte, un monde de significations, une durée propre, son " temps sensible ".

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  • Le Malaise dans la culture est un essai dont l'impact et la portée restent inégalables, bien au-delà de son contexte d'écriture. Sigmund Freud s'y engage dans une spéculation certes anthropologique mais tout autant politique et éthique sur les conflits en jeu dans le destin des formes sociales et culturelles depuis ce qu'il ne peut pas ne pas reconnaître comme cause première : la pulsion de mort. Les différents champs disciplinaires que convoque ce volume (psychanalyse, littérature, philosophie) se proposent de le relire selon un éclairage critique réciproque à la lumière d'autres pensées et d'autres ?uvres qui l'anticipent, lui sont contemporaines ou en explorent l'hypothèse.
    Les perspectives croisées de ces champs des sciences humaines à la fois éclairent et servent non pas ce qui ressortirait à une critique pessimiste dans la pensée de Freud mais bien plutôt à son irréductible acuité.

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