Grand Caractere

  • Le grand Meaulnes

    Alain-Fournier

    Roman poétique, récit initiatique, quête d'un absolu insaisissable, Le Grand Meaulnes est tout cela à la fois. Il raconte l'étrange et mystérieuse aventure d'un " amour entrevu " dans le décor de la campagne solognote : celui d'Augustin Meaulnes pour Yvonne de Galais. . . Amour malheureux, qui marquera de ses conséquences tragiques le destin de quatre jeunes gens. Lire Le Grand Meaulnes, c'est aller à la découverte d'aventures qui exigent d'incessants retours en arrière, comme si l'aiguillon du bonheur devait toujours se refléter dans le miroir, troublant et tremblant, de l'enfance scruté par le regard fiévreux de l'adolescence. Ouvrage publié en lettres agrandies pour un meilleur confort de lecture.

  • Le procès

    Franz Kafka

    "Il fallait qu'on ait calomnié Joseph K : un matin, sans avoir rien fait de mal, il fut arrêté." Ainsi commence Le Procès, roman clé dans l'oeuvre de Kafka (1883-1924). Joseph K., employé de banque modèle, est pris dans un engrenage aussi fatal qu'implacable. Au terme d'un procès inachevé, et pour un délit dont il ne connaîtra jamais la nature, il sera déclaré coupable et exécuté "comme un chien". Laissé inachevé par Kafka en 1917, ce roman fut publié en 1925 par son ami et écrivain Max Brod, quelques mois seulement après la mort de l'auteur. Il rencontra dès la fin de la Seconde Guerre mondiale un immense succès, tant pour des raisons historiques et idéologiques que philosophiques.

  • Avec une âme d'adolescent, françois vit une passion amoureuse pour .
    Marthe, une jeune femme de deux ans son aînée et dont le fiancé est au front. nous sommes en 1918, et françois, avec la candeur de ses seize ans, vit ses faiblesses, jouit de ses sentiments avec une telle innocence qu'on ne peut imaginer autrement sa liaison égoïste. certes il est cynique, insouciant, mais le lecteur, grâce au récit subtil et d'une sincérité saisissante, pardonne à ce tout jeune homme sa conduite scandaleuse.
    Nous nous trouvons dans la tradition des romanciers moralistes, celle de la princesse de clèves, l'héroïne préférée de l'auteur.
    C'est max jacob et jean cocteau qui découvriront raymond radiguet (1903-1923), flamboyant auteur de deux romans qui défraieront la chronique. une vie et une oeuvre aussi fulgurantes qu'un petit pan de mur jaune dans une époque de feu, de sang et de séparation.

  • La mare au diable

    George Sand

    Germain, jeune laboureur resté veuf avec trois enfants, choisit une épouse qui puisse diriger sa maison.
    Au cours du voyage qu'il fait pour se rendre dans le pays de future femme, il est accompagné d'une jeune paysanne, marie, que la nécessité a contrainte de se placer dans une famille. mais un orage fait se réfugier nos voyageurs dans un bois oú ils doivent passer la nuit, près de la mare au diable. l'ambiance nocturne favorise des confidences timides. bien que pleine d'admiration pour cet homme simple et bon, marie se dérobe, retenue par la différence d'âge et de condition.
    Attristé, germain poursuit son chemin, alors que marie se rend chez ses futurs patrons. mais germain est déçu par la frivolité de la jeune fille qu'il était venu épouser. quant à marie, elle doit lutter contre les avances de son patron. las de leur expérience, les deux jeunes gens s'en retournent dans leur village, et se découvrent leurs sentiments réciproques.

  • Robinson crusoe

    Daniel Defoe

    Moi, pauvre misérable Robinson Crusoé, après avoir fait naufrage au large durant une horrible tempête, tout l'équipage étant noyé, moi-même étant à demi mort, j'abordai à cette île infortunée, que je nommai l'Ile du désespoir.
    Je passai tout le reste du jour à m'affliger de l'état affreux où j'étais réduit : sans nourriture, sans demeure, sans vêtements, sans armes, sans lieu de refuge, sans aucune espèce de secours, je ne voyais rien devant moi que la mort, soit que je fusse être dévoré par les bêtes ou tué par les sauvages, ou que je dusse périr de faim. A la brune je montai sur un arbre, de peur des animaux féroces, et je dormis profondément, quoiqu'il plût toute la nuit.
    /> Daniel Defoë (1660-1731) inventa non seulement le roman de moeurs, mais aussi le roman historique et le roman d'aventures. C'est le père de la littérature anglaise.

  • Les caractères

    Jean de La Bruyère

    D'une phrase empruntée à Érasme, et placée en exergue des Caractères, La Bruyère définit tout à la fois son projet et son propos : " Notre intention a été d'avertir, non de mordre ; d'être utile, non de blesser ; de faire du bien aux moeurs, non du tort aux hommes ".
    Et c'est dans une langue superbe que le " moraliste " nous livre ses réflexions, pensées et remarques, nous incitant à revenir sur nous-mêmes dans le silence de la lecture, mais aussi sur nos contemporains - tant il est vrai que ce qui valait au XVIIe siècle demeure profondément juste en ce début de XXIe siècle. Les trois chapitres proposés ici (" De la cour ", " Des grands ", " De l'homme ") laissent ainsi éclater tout le talent de La Bruyère, où se mêlent avec bonheur le regard aigu du satiriste et la compassion de l'humaniste.
    Ouvrage publié en lettres agrandies pour offrir un meilleur confort de lecture.

  • Récit d'une série de destins de femmes confisqués par les règles d'une société conservatrice et bourgeoise, ce roman dénonce la redoutable transmission de valeurs de générations en générations.
    En vingt quatre naissances et quinze décès, l'auteur retrace l'immuable fil de la vie, porté par une lignée de femmes, de mères et de veuves. une histoire émouvante et subtile qui parle du devoir, de la perte d'êtres chers, de tendresse et d'enfantement. l'auteur y poursuit la même démarche que dans son premier roman, celle qui consiste à faire entendre, sans autre complaisance qu'une attention soutenue, les voix intérieures de ses créatures qui affrontent les contraintes et la fatalité d'un monde obscur.

  • Après que le maître lui eut révélé l'existence d'un " motif " dans son oeuvre, un jeune critique littéraire londonien n'a de cesse que de relever le défi, d'élucider le mystère.
    La quête inlassable du " tuyau " qui permettrait de comprendre le sens profond de l'oeuvre du grand Hugh Vereker se transforme bientôt en une véritable obsession, pour lui, pour son ami Corvick, critique lui aussi et pour la jeune femme de celui-ci. S'ensuit un enchaînement extraordinaire d'événements, de voyages et de péripéties, conséquences d'une enquête quasi policière... C'est à vrai dire une brillante variation sur la lecture et sur le rôle de la critique que cette énigme littéraire mise en scène par Henry James.

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