Gaussen

  • Lettres du stalag, 1940-1945

    Collectif

    • Gaussen
    • 10 Novembre 2020

    Après la capitulation de juin 1940, 1 845 000 soldats français (dont 80 000 venus de l´empire colonial) sont faits prisonniers. Deux tiers d´entre eux resteront retenus en Allemagne pendant toute la durée du conflit. Rapatrié à l´été 1945, ils se heurteront alors à l´indiférence voire au mépris.Cette publication de lettres et de documents inédits de provenance très variées s´inscrit dans un regain d´intérêt pour ces oubliés de notre mémoire.Par le biais des souvenirs familiaux ou des recherches généalogiques, nous portons enfin notre regard sur ces victimes de l´histoire. À travers leurs lettres, s´expriment un quotidien particulièrement dur, l´angoisse de l´éloignement dans une Europe en guerre, mais aussi, malgré la censure, une combativité souvent intacte, comme un témoigne les nombreux cas de tentatives d´avasion.

  • Histoire de france tintamarresque - depuis les temps recules jusqu a nos jours Nouv.

  • Le casse du 19e siècle ; Vidocq contre Fossard Nouv.

    Etienne Fossard et François Vidocq ont évolué dans le même milieu et ont connu les mêmes prisons. La ruse, le déguisement et le mensonge ont été leur mode de vie commun. Chacun des deux a brillé par son talent, remportant l´un le qualificatif de « roi des policiers », l´autre celui de « prince des voleurs ». Fossard était déjà bien connu de Vidocq et de ses services quand il s´est rendu célèbre en 1831 en commettant le casse du siècle, c´est-à-dire le cambriolage du trésor des rois de France se trouvant à la bibliothèque nationale. A travers de nombreux documents d´archives et des témoignages de première main, l´auteur a reconstitué la vie de ces deux hommes et l´histoire singulière de leur rivalité dans un récit historique aux allures de roman d´aventures.

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  • La mémoire de la grande peste de 1720 de Marseille reste vivace. Et pourtant, elle suscite encore bien des questions : savait-on soigner la peste à cette époque ? Comment Marseille a-t-elle été contaminée, malgré toutes les précautions prises ? Qu´est devenu le Grand-Saint-Antoine, le navire par qui le malheur est arrivé ? Y a-t-il eu faute et donc des coupables ? Quelles traces témoignant de cette terrible période peut-on encore voir dans la ville : bâtiments, statues, peintures, noms de rues, etc. ? Ce livre apporte des réponses à ces questions et à quelques autres, éclaire les zones d´ombre de l´un des drames les plus effroyables qu´ait connus la plus ancienne cité de France. et nous aide à nous en poser une autre, toujours d´actualité: comment les sociétés réagissent-elles face à l´épidémie? Patrick Mouton (1947-2016) était journaliste et écrivain spécialiste de la mer.

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  • "Nous sommes ici invités à suivre une passionnante enquête, accessible à tous, appuyée sur une solide investigation ainsi que sur une série d'entretiens menés auprès de scientifiques (historiens, archéologues), de religieux et de défenseurs des traditions. Avec clarté, humour et respect pour ses interlocuteurs, François Herbaux raconte vingt siècles de développement de la légende de Marie Madeleine, dessinant ainsi une grande fresque qui part des Evangiles, décrit l'essor médiéval du culte de la sainte en Bourgogne et en Provence et aborde les visions actuelles du personnage (sans omettre l'inévitable Marie Madeleine du Da Vinci Code).
    L'ouvrage permet de mieux comprendre la tradition des saints de Provence : de la figure vénérée à Saint-Maximin-La-Sainte-Baume jusqu'aux cultes des Saintes Maries de la Mer et de Sara la noire, chère aux Gitans de Camargue. Le résultat de cette enquête historique nous est proposé dans cet excellent livre de vulgarisation scientifique, sérieux et instructif, d'une lecture très agréable, sur l'histoire d'une figure majeure du christianisme".

  • Célébré de son vivant pour ses compositions officielles et ses tableaux sur l´histoire huguenote, Max Leenhardt (1853 - 1941) a tutoyé la gloire nationale avant qu´un drame terrible, la mort en couches de sa très jeune femme Marie, ne le contraigne à quitter Paris pour sa terre montpelliéraine natale. Inspiré tant par les rigueurs académiques de son maître Alexandre Cabanel que par les accents de liberté de son cousin Frédéric Bazille, Max Leenhardt n´a jamais pu trancher entre sa nature vagabonde et la rigueur protestante de sa famille. Longtemps oubliées après sa mort, ses oeuvres ont fait l´objet de nombreuses attentions et relectures ces dernières années, notamment ses paysages empreints de gravité biblique et de poésie, leur auteur devenant un pilier désormais incontournable de l´histoire de la peinture languedocienne.En dépit des honneurs, aucun livre destiné au grand public n´avait encore rassemblé les toiles iconiques de cet artiste singulier qui incarne une part essentielle de notre identité méridionale.

  • L'expression « roman national », qui vise à stigmatiser le récit de l'histoire de la France tel qu'il s'est cristallisé à la fin du XIXe siècle dans le célèbre manuel scolaire Le Petit Lavisse, n'est apparue que très récemment dans le débat public. C'est après la parution en 2009 du livre de Lorànt Deutsch sur l'histoire de Paris (Métronome) qu'elle est massivement employée, le célèbre comédien étant alors accusé par de nombreux professionnels de la science historique d'être le principal agent d'une résurgence du roman national à visée patriotique.

    En 2017, la parution de L'Histoire mondiale de la France dirigée par Patrick Boucheron, professeur au collège de France, apparaît comme la réponse définitive apportée par les historiens professionnels au roman national incarné par Lorànt Deutsch.

    Les deux termes de l'expression indiquent bien ce que rejettent les historiens qui l'emploient. Le premier rappelle que leur discipline s'est constituée en s'émancipant de la littérature ; le second qu'ils rejettent la primauté du cadre national dans l'étude de l'histoire.
    Pour autant, l'histoire doit-elle, reniant ses origines littéraires, renoncer à être un récit et le roman national est-il nécessairement nationaliste ou identitaire ? Ce livre pose ces questions et défendant un roman national hospitalier, écrit par et pour toutes les composantes de la société française. Car tous sont appelés à faire l'histoire du pays.

  • De Belem à Porto Alegre, de Rio de Janeiro à Recife, Fortaleza, São Luis ou Rio Branco, le Brésil est le fruit de trois cultures. Les Amérindiens, les Européens et les Africains ont ainsi tous trois contribué à bâtir cette nation, à forger cette âme à nulle autre pareille. Chacun y a apporté son histoire, mais aussi ses croyances, ses connaissances, ses fantasmes et ses peurs. Grand comme seize fois la France, ce pays-continent fascine même si, trop souvent, l'on s'arrête à son sujet à des images toutes faites.
    Avec Contes et Légendes du Brésil, Jean-Paul Delfino entrouvre les portes de ce pays complexe d'une manière différente. Grâce à plus de soixante récits, tous issus de la mémoire collective brésilienne, il donne au lecteur la possibilité de comprendre autrement ce peuple métissé. Au fil de ces pages, qui s'adressent aussi bien aux adultes qu'aux enfants, des thèmes toujours d'actualité prennent une résonnance différente. Protection de la planète, racisme, mythes et religions, explications du monde, Princes et Princesses, amours contrariées ou êtres surnaturels : c'est un Brésil enfin différent qui est offert au lecteur, entre éclats de rire et surprise, malice et saudade.

    L'ouvrage est préfacé par l'écrivaine et anthropologue brésilienne Betty Mindlin, spécialiste des mythes et traditions brésiliennes.

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  • « Quand on évoque certains mets et plus particulièrement les desserts, on constate qu´il y a toujours une énorme part d´affect qui pointe en nous. On ressent en soi une émotion qui peu à peu refait surface et nous replonge parfois dans un passé lointain à l´image de Proust, mais parfois aussi dans des moments plus récents, mais tous chargés d´émotions, de sensations et d´une multitude de souvenirs qui refont alors leur apparition du fin fond de notre mémoire.Et c´est là que notre mémoire nous surprend. car non contente de ramener des images en nous, elle arrive à réveiller en nous des goûts, des odeurs. Des sensations olfactives, gustatives, voire même tactiles qui se réveillent. »Dans ce nouvel ouvrage, Jean Paul Florentino nous invite à une promenade à une promenade gourmande à travers les quartiers du Marseille de son enfance.Le livre comprend un cahier de recettes richement illustré.

  • Marseille est surtout réputée pour avoir donné au monde de la musique IAM, Soprano ou encore Jul. Ce n´est pourtant pas le rap qui bat la mesure de ce recueil. Comme d´autres musiques, le rap est là, mais la dominante ici sera le rock. Présent dans à peu près la moitié des quinze textes réunis, on en découvre les lieux secrets, les acteurs maudits, les atmosphères nocturnes. Car, oui, Marseille est une ville rock, très rock même, comme vous allez le (re)découvrir en lisant quelques-unes de ces nouvelles. Mais, entre une évocation de la chanteuse du siècle dernier Gaby Deslys, un détour par le jazz, une course effrénée sur un rythme nord-africain, plus quelques scénarios mettant en avant la puissance de la musique sur les êtres, c´est un beat nouveau qui va vous emporter, une sensation d´apesanteur, entre musique et littérature. Laissez-vous guider sur les chemins par Calliope, la muse de la poésie Calliope, la muse de la poésie épique...

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  • «L'histoire de la Paternelle est liée à celle de ma famille et en particulier de mon grand-père maternel, Hadj Mohamed Tatem surnommé le sage. J'ai voulu faire ressurgir sa mémoire et celles des autres habitants passés et présents de cette cité emblématique des quartiers nord de Marseille.
    Ce livre restitue leurs histoires éparses, qui, rassemblées, esquissent celle de la cité elle-même. Il rend ainsi hommage à à tous ceux qui ont connu l'exil et ont vécu, avec courage et dignité, dans des bidonvilles puis dans une cité hâtivement construite sur un terrain vague.
    Conçue pour être provisoire, et restée en l'état jusque dans les années 1980 quand elle cédera la place à une cité HLM, la Paternelle a constitué l'une des premières tentatives de relogement après les cités d'urgences et les bidonvilles des années 1950, avant de devenir un quartier de relégation.
    Derrière les clichés et les assignations, les habitants de la Paternelle racontent une riche histoire: celle de trois quarts de siècle d'immigration algérienne, du mal-logement à Marseille, des luttes sociales, du déclin économique de la ville, du racisme, mais aussi de la réussite de beaucoup d'enfants et de petits-enfants des migrants qui l'ont habitée.
    Les photos et documents issus d'archives publiques et privées permettent aux mémoires de se confronter à l'histoire et d'engager la réflexion. Puisse cet ouvrage contribuer à réhabiliter, au regard des autres comme à leurs propres yeux, les habitants de La Paternelle acteurs de leur territoire aujourd'hui comme dans le passé. Ils font aussi partie de Marseille.» Dalila Ouanes-Guillon

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  • Après un recueil de nouvelles intitulé Marseille... an 3013, la Melmac Collection, qui est la collection " fiction " des éditions Gaussen, a décidé de poursuivre son travail sur les nouvelles. De manière thématique, avec cette fois-ci un intérêt pour les bibliothèques et autres médiathèques, sous le titre Il était une fois... dans la bibliothèque. Le " genre ", la nouvelle, permet aux auteurs de développer une idée en toute liberté et aux lecteurs de varier les plaisirs dans un même livre.
    Le " lieu ", la bibliothèque, est un espace magique qui est à la fois celui de la connaissance et celui du mystère. Le défi proposé à chaque auteur a été rempli : écrire une histoire ayant pour décor ou pour accroche une bibliothèque ou une médiathèque, publique ou privée, ancienne ou moderne, grande ou petite, rurale ou urbaine. Plusieurs genres sont ainsi abordés, reliés par le fil rouge du livre.
    Culture, polar, fantastique, futurisme, c'est un voyage temporel et spirituel. Les bibliothèques sont un lieu de l'imaginaire, un lieu privilégié de l'imaginaire. Imaginons.

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  • Vous pensiez connaitre Marseille ? Du Vieux-Port à Château-Gombert, en passant par Saint-Mauront et les Goudes, cet ouvrage sillonne Marseille il y a cent ans, à travers ses faits divers, ses forfaits et ses secrets... Autant d'évènements permettant de redécouvrir la ville et saisir au mieux l'atmosphère de cette époque charnière, entre la Grande Guerre et le début des années folles. Vous ferez ainsi la rencontre d'un Zidanetrès nerveux ; vous découvrirez ce que revendiquent les " salopettistes " ; et vous tomberez sous le charme des Dorat explorateurs.
    Des célébrités, beaucoup d'anonymes, un anthropophage, des disparus et des revenants... Ajoutez-y des prostituées remontées, un soupçon de larmes, quelques décilitres de sang et une cigarette tueuse... Sans oublier une TSF salvatrice, des lettres anonymes dévastatrices et des homonymies en guise d'alibi : vous obtenez Marseille en 1920 !

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  • On a dit et écrit à peu près tout et n'importe quoi sur les Vieux Quartiers de Marseille : repaire de brigands, champ clos de la pègre la plus sordide, coupe-gorge permanent, autant de clichés nés dans le meilleur des cas d'une totale méconnaissance de la question. Relayés par une littérature de magazines à deux sous et par un journalisme en mal d'exotisme facile, ils ont contribué de manière singulièrement réductrice à une réputation qui reflétait très imparfaitement la vérité. C'est ainsi que, la malveillance et le mépris aidant, les gens d'ailleurs, mais aussi les Marseillais d'outrerue de la République ont trop vite et trop rapidement assimilé l'ensemble des Vieux Quartiers à leur aspect le plus dégradant.
    Ayant vu le jour dans ce quartier, et vécu jusqu'à son âge d'homme sa réalité quotidienne, Marcel Olive a jugé utile de porter témoignage, notamment sur la période comprise entre les années trente et ce mois de Février 1943 où la folie furieuse de quelques-uns, aidée par des tonnes d'explosifs, réduisit à néant toute la basse ville, tirant un trait définitif sur 2500 ans d'histoire. Alors disparut sans appel une bonne partie, sans doute la plus significative, de l'héritage des Phocéens et de ceux qui, leur succédant, avaient fondé et développé ce qui constituait, hormis Rome dont elle fut un temps rivale, la plus ancienne et la plus brillante des civilisations.

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  • Henri de Belsunce de Castelmoron a laissé un grand souvenir à Marseille. Une des principales artères du centre-ville porte son nom depuis 1852. Sa statue, immense, s'élève dans l'enclos de la cathédrale.
    Mgr de Belsunce a dû affronter la dernière grande peste marseillaise, celle de 1720-1722. C'est elle qui l'a fait entrer dès son vivant dans l'histoire, à la fois pour sa conduite très courageuse et même héroïque pendant l'épidémie.
    Nommé évêque de la ville en 1709, il refusera de quitter son diocèse pour devenir archevêque et il sera enterré en 1755 dans sa cathédrale. Son long épiscopat correspond à près d'un demi-siècle de l'histoire de Marseille et des villes voisines. Il a joué un rôle dans la fondation de l'Académie de Marseille, a encouragé celle de la société sacerdotale du Sacré-Coeur et a été le mécène de plusieurs artistes.
    Régis Bertrand, spécialiste renommé de l'histoire religieuse sous l'Ancien Régime, signe ici la première biographie de l'évêque de la peste de Marseille.

  • Depuis l'idylle de Gyptis et Protis jusqu'aux temps de Gaston et Zizou. L'histoire de Marseille comme vous ne l'avez jamais lue.

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  • Il y a un an, le 5 novembre 2018, trois immeubles de la rue d'Aubagne dans le quartier de Noailles à Marseille s'effondraient faisant huit morts. Quelques heures après, dans un communiqué, la mairie de Marseille invoquait comme raison du drame « la pluie », tombée en abondance dans les jours précédents. Très vite, un habitant du quartier déployait à sa fenêtre une banderole sur la quelle était inscrit « ce n'est pas la pluie ». Le croquis qu'en a fait Jean-Michel Ucciani, exposé dans plusieurs expositions solidaires organisées en faveur des évacués, est devenu l'emblème du désarroi désespéré de toute une ville face à l'incurie de ses édiles. Ce n'était effectivement pas la pluie qui a été la cause de l'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne, de même que ce n'est pas à cause de la pluie que près 2000 habitants ont été expulsés de leurs appartements, soudainement jugés insalubres dans les semaines qui ont suivi. Plusieurs mois après, des centaines d'entre eux restent privés de leurs logements, souvent cambriolés en leur absence forcée. Beaucoup ont tout perdu. Un euro par livre vendu sera reversé à Emmaüs, qui oeuvre pour l'aide au relogement.

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  • Grands buteurs de Marseille

    Mario Albano

    • Gaussen
    • 25 Octobre 2018

    Droit au but ! C'est la devise de l'OM depuis sa fondation en 1899. Et c'est en la suivant fidèlement que le club marseillais a remporté ses plus grands succès. Grâce à ses grands buteurs, devenus pour certains, des icones à Marseille.
    L'OM est le seul club français à avoir vu l'un de ses joueurs, Josip Skoblar, sacré meilleur buteur européen (en 1971) et, vingt ans plus tard, le seul à en voir un autre, Jean-Pierre Papin, élu meilleur joueur européen (en 1991).
    Skoblar et Papin ont écrit les préfaces de cet ouvrage consacré aux plus grands buteurs de l'histoire de l'OM, une longue lignée, depuis les premières victoires en coupe de France en 1924, 1926,1927, avec Jean Boyer, jusqu'aux contemporains, Bafétimbi Gomis ou Florian Thauvin, en passant, justement, par Skoblar et Papin.
    Les histoires de ces buteurs ne sont pas toujours de contes de fée et la vie tourmentée du plus efficace d'entre tous, Gunnar Andersson, en atteste. Longtemps liés à leur club, parfois à vie, tels Mario Zatelli, Manu Aznar, Joseph, Mamadou Niang ou André- Pierre Gignac, ou fruits d'un coup de foudre, comme Alen Boksic ou Didier Drogba: ils sont tous là. Des hommes derrière les joueurs qui on marqué l'histoire du football à Marseille.

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  • "L'histoire de la Révolution à Marseille a été négligée jusqu'à nos jours. Elle n'a guère été traitée que par épisodes. Elle constitue pourtant une des parties essentielles de notre histoire nationale." Ecrites par Paul Gaffarel il y a plus d'un siècle, ces lignes restent d'actualité, la Révolution à Marseille n'ayant fait l'objet que de chapitres au sein d'histoires générales de la ville ou d'articles particuliers.
    C'est pourquoi, en dépit de son ancienneté, l'étude - strictement événementielle - de Paul Gaffarel conserve tout son intérêt. Après le décès de l'auteur en 1920, son manuscrit avait été donné par sa veuve aux Archives municipales de Marseille. Seuls des extraits en avaient été publiés dans les années 1930 dans le Bulletin officiel du Musée du Vieux Marseille. C'est une retranscription de ce texte que nous présentons aujourd'hui.
    L'érudit Georges Reynaud y a apporté des notes qui identifient la totalité des personnages, grands ou petits, évoqués au fil du texte. Cette édition est introduite par une étude sur la vie et l'oeuvre de Paul Gaffarel, historien de la France coloniale et de la Révolution.

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  • Bagne

    Stephen Toth

    • Gaussen
    • 18 Février 2011

    En un siècle, plus de 100 000 condamnés ont été déportés dans les bagnes de Guyane et de Nouvelle-Calédonie et la plupart y sont morts. Dès leur ouverture, les colonies pénitentiaires ont donné lieu à des débats passionnés. Elles devaient régler les problèmes d'insécurité, en éloignant de la métropole une population de plus en plus dangereuse de vagabonds et de multirécidivistes. En même temps, elles contribuaient à l'expansion coloniale de la France. Le bagne était censé dissuader les délinquants, tout en permettant aux déportés de se régénérer par le travail, le contact avec la nature et la participation à une oeuvre civilisatrice. En réalité, elles n'ont atteint aucun de ces objectifs. Sans réduire la délinquance, elles ont créé un milieu mortifère, que l'administration, malgré de nombreux efforts, n'a jamais pu humaniser et qui est devenu, pour la France, un sujet de honte et de scandales. L'ouvrage de Stephen Toth, retrace toute l'histoire des deux institutions pénitentiaires de Guyane et de Nouvelle-Calédonie, en s'appuyant sur une analyse minutieuse des dossiers criminels, des archives administratives, des débats parlementaires, des travaux des médecins, des réflexions des juristes et des philosophes, des enquêtes des journalistes. Documents et témoignages font surgir sous nos yeux un univers violent et désespéré, qui a inspiré tout un imaginaire populaire, le bagnard devenant un symbole de l'injustice et du malheur. On ne peut qu'être frappé, un demi-siècle après leur fermeture par l'actualité des innombrables discussions que les bagnes ont suscitées. Face au crime et au châtiment, les arguments ne changent guère et notre société est toujours aussi désemparée.

  • Il est rare que l'on montre l'épopée napoléonienne du point de vue de ceux qui l'ont faite au quotidien.
    Depuis plusieurs années, Jérôme Croyet s'attache à recueillir les témoignages des plus humbles artisans de cette formidable page d'histoire : lettres, mémoires inédits, documents évoquant la vie des troupes. Ils y parlent de leurs exploits, de leurs souffrances, de leurs idéaux, de leur résignation, parfois de leurs amours de passage ; ils évoquent leurs chefs, expriment leur admiration pour le premier d'entre eux, l'Empereur ; ils parlent des contrées qu'ils traversent et du pays qu'ils ont laissé derrière eux.
    La collection réunie au cours du XXe siècle par les frères Brunon, qui se trouve actuellement au Musée de l'Empéri (Salon-de-Provence) et qui a été spécialement photographiée pour le présent ouvrage, constitue une source inépuisable pour qui s'intéresse à la vie quotidienne des soldats de Napoléon. Bien plus qu'une collection d'uniformes et d'armement, elle réunit de nombreux objets curieux et modestes : matériel d'écriture, cantines, portraits d'hommes du rang qu'ils se sont fait faire au fil des campagnes, etc.
    Dès lors, le lien entre ce fonds et le travail de Jérôme Croyet était évident. Et vue d'en bas, l'épopée n'en est pas moins imposante...

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  • Formant une arme distincte depuis la fin de l'Ancien Régime, les hussards ont écrit les pages les plus glorieuses de l'histoire des guerres révolutionnaires et impériales. C'est à cette figure emblématique que s'attache ici Jérôme Croyet. Comme dans ses autres livres, il s'intéresse d'abord au quotidien de ces combattants d'élite. Qui étaient-ils ? Comment étaient-ils recrutés ? Comment vivaient-ils en garnison et dans les combats ? Comment le mythe du hussard s'est-il constitué? Car, de Conrad à Ridley Scott en passant par Conan Doyle (Le Brigadier Gérard), Jean Giono ou plus récemment Arturo PérezReverte, la figure du hussard a continué d'occuper une place de choix dans l'imaginaire. Ces incursions dans la fiction font l'objet de la dernière partie de ce volume auquel a contribué le bédéiste Michel Faure, créateur de la série Les Fils de l'Aigle, en nous livrant des dessins inédits réalisés spécialement pour ce livre. On y trouvera aussi de nombreuses photos inédites, des miniatures d'époque ainsi que, en annexe, des notices historiques sur chaque régiment de hussards français.

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  • Petit territoire coincé entre mer et collines à l'extrémité nord de Marseille, L'Estaque a attiré un très grand nombre de peintres, depuis l'école marseillaise jusqu'au fauvisme et au cubisme. Cezanne est venu à plusieurs reprises à L'Estaque entre 1864 et 1885. Il y a assouvi son désir de peindre sur le motif, dans une région où, justement, celui-ci est immuable soleil, lumière, arbres à feuilles persistantes...
    Méticuleux à l'extrême, il apprécie cette stabilité. Ce livre réunit les oeuvres que Cezanne a réalisées à L'Estaque. Certains motifs ont disparu, d'autres restent visibles mais sont devenus difficiles d'accès. Toutefois, on peut souvent confronter l'oeuvre authentique à des cartes postales anciennes, à des documents d'archives ou même à des photos récentes. C'est à cette promenade en compagnie du peintre qu'invite cet ouvrage.

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