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  • Dans l'analyse qui a permis à l'auteure d'accepter ses origines, son sexe biologique et la maternité, Lacan a recouru très largement à la séance dite courte. Betty Milan témoigne de la pertinence de cette pratique.

    Lacan n'était pas guidé par le temps de Kronos, celui de la durée qui s'écoule, mais par celui de Kairos, moment fugace où se présente une opportunité qu'il faut savoir saisir. Pour lui, le discours de l'analysant primait sur le temps de la pendule : dès lors que l'essentiel avait été dit, la séance était terminée, l'analyste avait rempli son rôle. La séance n'était pas courte comme on dit couramment, sa durée était variable. Mais il y avait aussi des séances très courtes, pour des raisons analytiques et non pas mercantiles... rien à voir avec time is money. En empruntant cette voie, Lacan a bouleversé la psychanalyse et lui a rendu la virulence de ses débuts. Plus que ça, il nous a appris à ne pas gaspiller le temps, ce qui est fondamental dans n'importe quelle activité humaine, aujourd'hui plus qu'hier.

  • De sa position d'observateur engagé au plus près du terrain, Emmanuel Hirsch analyse les temps forts de cette année de pandémie où la démocratie a été confinée.

    Dès l'annonce des premiers signes évocateurs de la pandémie, Emmanuel Hirsch s'est engagé avec l'équipe de l'Espace éthique de la région Île-de-France dans un travail d'observation et de suivi des enjeux sociétaux de la crise sanitaire. Bénéficiant de son expertise dans les « années sida » puis d'une implication dans les travaux préparatoires à la pandémie grippale entre 2006 et 2009, il s'est imposé comme une référence pour apporter les éclairages éthiques indispensables. Ses interventions régulières dans de nombreux médias se sont prolongées par un travail d'approfondissement à travers ses écrits au fil des circonstances.

  • Ce livre expose de manière simple et très illustrée le chemin par lequel le bébé passe pour arriver à la marche et tous les bienfaits qu'il peut en tirer. Cette nouvelle édition augmentée tient compte des très nombreux échanges que l'auteur a eus, depuis la première parution, avec les parents, les kinésithérapeutes, les personnels de la petite enfance et les médecins.

    Kinésithérapeute expérimentée, l'auteur a observé et analysé avec précision les étapes qui mènent le bébé vers la marche. Par son côté pratique - des illustrations qui montrent le quotidien du bébé, un texte clair, mis en page de manière très simple et colorée - l'ouvrage a déjà séduit de nombreux parents et personnels de la petite enfance.
    On y « voit » les mouvements du bébé, on comprend facilement le chemin naturel qui conduit le nourrisson de la position « couché sur le dos » à la marche autonome et tout le bénéfice qu'un bon développement moteur peut lui apporter. L'auteur propose des conseils pour la vie quotidienne, pour le choix du matériel et des objets à mettre à disposition, mais aussi des jeux moteurs simples, faciles à partager, afin de donner au tout-petit toutes les chances d'être à l'aise dans son corps avant de savoir marcher.

    Stimulés ou pas, tous les bébés en bonne santé parviennent à marcher, sans que l'on ait besoin de leur apprendre. Toutefois, l'attitude des personnes qui les entourent peut favoriser ou freiner l'installation d'une bonne motricité.
    Forte de son expérience de kinésithérapeute, l'auteur répond aux nombreuses questions que se posent les parents et les professionnels de la petite enfance : le passage par le quatre pattes est-il important ? Faut-il aider le bébé à se mettre debout ou à marcher ? Doit-on s'inquiéter d'un petit retard d'installation de la marche ? Comment faire face à un bébé en difficulté ?
    Les nombreux dessins et photos rendent l'ouvrage dynamique, vivant et pédagogique : au service de tous les enfants, qu'ils soient en bonne santé ou qu'ils présentent une pathologie, il a pour objectif d'inciter l'entourage familial et professionnel à mieux observer les tout-petits, à s'émerveiller devant leurs exploits moteurs et mais aussi à agir au bon moment en cas d'inquiétude.

  • Une lecture sociologique des innovations managériales en cours, qui tendent à faire oublier les véritables objectifs des employeurs : continuer à mettre en oeuvre la subordination des salariés, seule garantie de leur exploitation « légitime ».

    L'auteure décrypte la capacité patronale à faire renaître, sans cesse, sa domination, afin de préserver, voire sublimer, un lien de subordination qui prend une forme de plus en plus personnalisée, intrusive et délétère, et qui compromet toute capacité collective des salariés à s'emparer des véritables enjeux du travail. Des drh « bienveillantes » et préoccupées du « bonheur » de leurs salariés aux « entreprises libérées » par leur leader, en passant par l'esprit start-up et l'offre éthique, l'auteure analyse tous ces faux-semblants qui paralysent l'intelligence collective et menacent l'avenir du monde.

  • Comment une approche philosophique, qui repose sur le questionnement et la remise en cause des évidences, permet de mieux cerner tout ce qui se joue dans l'enfance.

    Ce livre de philosophie écrit pour toutes et tous envisage l'enfance dans toute sa richesse et son importance. L'enfance n'est pas exactement la même chose que l'enfant. L'enfant est un être humain dépendant qui a besoin de soin et d'attention. L'enfance n'est pas un état passager dont il faut sortir pour accéder à des choses plus sérieuses, c'est un ensemble d'idées, de souvenirs, de croyances, de rêves qui vivent en nous et organisent notre rapport au réel et au présent. Nous savons prendre soin des enfants. Mais comment prendre soin de l'enfance, de cette idée de l'enfance, en nous ?

  • Qu'ont dit de l'enfance les philosophes ? Négligé par les grands textes philosophiques, ce thème est trop vite simplifié dans les ouvrages à destination des parents. Ce livre écrit pour tous n'est pas un livre d'érudition. Son but est d'enrichir notre compréhension de l'enfance à l'aide d'un éclairage philosophique.

    Le thème de l'enfance n'est pas un thème classique de la philosophie mais il traverse la pensée des grands auteurs de l'histoire de la philosophie, depuis vingt-quatre siècles, de Héraclite à Foucault. Les chapitres courts et indépendants s'ouvrent sur une citation de philosophe dans laquelle apparaît la question de l'enfance. Chaque citation est expliquée précisément et mise en perspective dans son contexte à la fois historique et philosophique pour envisager ses forces et ses limites. Au fil du livre, l'auteur élabore un nouveau type de discours sur l'enfance, qui propose une réflexion ouverte, faite de controverses et de questionnements, de points de vue différents, qui s'opposent parfois mais permettent toujours de saisir la richesse et la profondeur de cette question de l'enfance qui nous suit toute la vie.

  • L'auteur, médecin cancérologue, raconte ce que signifie pour lui, pour les patients, pour l'équipe soignante, pour les accompagnants, l'expérience bouleversante d'une maladie qui constitue toujours une crise existentielle majeure. Plusieurs personnages sont mis en scène. La plupart sont réels (et ont donné leur accord pour apparaître dans le récit), certains sont inventés. Cette façon d'observer met au jour les avancées médicales et humaines rendues possibles par une approche globale de la santé, où c'est l'intégralité du sujet qui est soigné, et non une pathologie seulement. Elle illustre pleinement la conception de la médecine fondée sur la considération de l'humain que soutient l'auteur.

  • L'hôpital psychiatrique dans lequel vous séjournez est en proie à l'agitation. Vos voisins de cellule sont fébriles, le personnel soignant tendu ; les rumeurs se répandent, les incidents se multiplient. Vous ne voyez pas le rapport entre le trafic d'organes orchestré par l'infirmière en chef et la dénommée Buffy Summers aka la Tueuse, héroïne de série télévisée. Pourtant vous allez devoir enquêter, survivre, et peut-être même sauver le monde. Enfin si vous êtes prêt à jouer. Après Corpus Simsi et Certainement pas, Chloé Delaume poursuit son exploration du jeu en littérature. S'inspirant des traditionnels livres dont vous êtes le héros, La nuit je suis Buffy Summers est un roman interactif où humour, fantastique et détournements littéraires proposent au lecteur de singulières pérégrinations en terre d'amnésie.

  • À la différence de la domination et de la coercition, l'autorité est la parole du collectif, elle est le Tiers qui conditionne tout ensemble le langage et le rapport à autrui. Comment faire autorité dans la famille, à l'école, au travail ou en politique lorsque toute position d'exception se trouve par avance récusée, contestée, sinon méprisée ? Qu'est-ce qu'une société dans laquelle plus personne n'assume la position d'exception et les normes de la vie ensemble, chacun renvoyant les contraintes sociales à des formes de domination impersonnelle ? Quelles conséquences sur la construction psychique de l'autonomie et de la responsabilité ? Dans un échange constructif, les auteurs, issus d'horizons professionnels différents, s'essaient à concevoir de nouvelles formes d'autorité au service du commun, plus respectueuses de nos valeurs démocratiques.

  • Comment fonctionne une cure psychanalytique ? Si elle n'est pas réductible à un échange « horizontal » et doit ménager une dissymétrie nécessaire dans la pratique, et non une position de surplomb, l'auteur soutient qu'elle ouvre à un dialogue différent où chaque mot, chaque geste - et en particulier ceux de l'analyste - prend un sens plus fort. En explorant ce dialogue analytique, il repose de nombreuses questions cliniques, du fait que le patient d'aujourd'hui n'est pas le patient d'hier. À travers cela, il engage un dialogue avec d'autres analystes, pour que les différends et conflits qui peuvent exister ne se figent pas en oppositions inexpugnables.
    Pour autant, il ne s'agit pas d'un « livre pour les spécialistes ». Il inscrit la psychanalyse contemporaine dans notre actualité, y compris par rapport à la pandémie de la Covid-19.

  • Enfance, l'état d'urgence : nos exigences pour 2022 et après Nouv.

    À partir des constats de leurs réalités quotidiennes, les acteurs des différents secteurs d'activité liés à l'enfance croisent leurs regards pour mettre en lumière le sort réservé aux enfants, décrypter les logiques politiques actuellement à l'oeuvre et se faire force de proposition d'une réelle politique de l'enfance. Les objectifs de l'ouvrage consistent donc à :
    Décrire les principales politiques menées dans les divers secteurs de l'enfance, leurs insuffisances ou les attaques qu'elles recèlent à l'égard des enfants ;
    énoncer leurs impacts sur la situation et la condition des enfants ;
    Formuler des exigences et des propositions pour promouvoir la cause des enfants.

  • Ce vocabulaire présente les concepts, la clinique, les pionniers de la pratique psychanalytique avec les enfants et les adolescents. Il est ouvert sur les autres disciplines qui s'intéressent à l'environnement social et culturel du premier âge et de la jeunesse.

    « Qu'est-ce qu'une psychanalyse avec des enfants, des adolescents ? Nous avons voulu répondre à cette interrogation par un vocabulaire ancré dans la clinique avec nos jeunes patients.
    De la même façon qu'un psychanalyste ne saurait travailler en se coupant du bruit du monde, nous avons conçu un ouvrage polyphonique, réceptacle des signifiants, mots, concepts, expressions... qui véhiculent culture, connaissances, débats entre professionnels et thématiques liées à l'enfance et à l'adolescence qui intéressent tout un chacun. » C.R.

  • Les règles d'usage des écrans ne peuvent pas être les mêmes à chaque âge. La règle « 3-6-9-12 » - « Pas de télévision avant 3 ans, pas de console de jeux personnelle avant 6 ans, pas d'Internet avant 9 ans et Internet accompagné jusqu'à l'entrée en collège, vers 11-12 ans » - constitue une feuille de route pour un usage raisonné des écrans, de la naissance à la majorité, et au-delà.

    Cette nouvelle édition se présente enrichie de trois façons par rapport à la précédente, même si le message principal reste évidemment le même : l'apprentissage du bon usage des écrans commence dès la naissance, et il se fait en famille.
    1. De nombreux exemples nouveaux.
    2. La référence à des travaux parus depuis 2013 renforce l'idée que les troubles liés à la surconsommation d'écrans sont corrélés au temps passé devant un écran avant l'âge de trois ans.
    Du coup, l'accent de la prévention est déplacé. La responsabilisation se porte encore plus sur les parents qui doivent comprendre l'importance de tenir l'enfant de moins de trois ans à l'abri des écrans.
    3. L'énoncé d'un mode d'emploi pour aider les parents à tenir leurs décisions concernant les limitations du temps d'écran face à leurs enfants. Les enfants ont beaucoup plus de plasticité psychique et comportementale que tous ne le croient : profiter des changements, comme la rentrée scolaire, pour modifier les habitudes...

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  • Vieillir comme le bon vin : pour une vieillesse effervescente ou pétillante Nouv.

    Et si la métaphore du vin qui vieillit en disait plus long qu'il n'y paraît ? Pour le vin, vieillir exige des interactions avec des conditions environnementales... Ne serait-ce pas la même chose pour l'homme ?

    Le vin vieillit-il comme nous ? Vieillissons-nous comme le vin ? Est-ce que nous nous bonifions ou au contraire nous gâtons-nous ? Est-on bien sûr que le vin ou les hommes s'améliorent toujours avec l'âge ?
    Médecin, oenologue, psychanalyste, sociologue, philosophe en disent quelque chose et s'intéressent évidemment à ce lien possible entre la vieillesse des humains (hommes et femmes) et celle du vin, comme si cette dernière, peut-être, pouvait nous guider, nous donner des repères, des idées, nous aider à penser notre vieillesse, notre avancée en âge, et pourquoi pas à la penser comme une bonification continue.
    « Vieillir comme le bon vin » pourrait devenir alors une sorte de défi à relever, pour celles et ceux qui semblent parfois douter de ce qui pourrait leur arriver de bon dans l'avancée en âge. Il se pourrait même que cette réflexion nous conduise à ouvrir, avec le sourire mais très sérieusement pourtant, des questions sur le sens de ce que nous vivons en vieillissant et faisons vivre parfois à celles et ceux qui vieillissent, des questions éthiques finalement !
    Vivre, acquérir de la maturité, devenir meilleur, « prendre de la bouteille », tout simplement...
    Alors, vieillir comme le bon vin et avec le bon vin, avec du bon vin pour sentir, goûter, partager, savourer, déguster, apprécier, s'émerveiller, et vivre, vivre, vivre encore...

  • Croissance et opulence sont la face éclairée d'un monde de dénuement. Comment aider les plus vulnérables de nos jeunes à prendre leur place dans un monde désenchanté ?

    Crise e´cologique, économique, financière, sociétale, crise sanitaire et crise du Sujet se court-circuitent. Ce sont les rejetons d'une me^me me´canique qui s'emballe en roue libre et fait place, au coeur de la logique néolibérale, à un effondrement du symbolique. Comment aider les plus vulnérables de nos adolescents à affronter les difficultés qui les attendent au lieu qu'ils ne s'engouffrent dans le cycle nihiliste du « no future, no limits », entre violences et addictions, entre fuite en avant maniaque et plongée mélancolique ? Naufragés psychiques de la déliaison sociale, ils sont le sympto^me d'un échec sociétal. L'auteur réinterroge les grands enjeux de notre civilisation pour rebattre les cartes et tisser le devenir des générations futures. Face au dogme économique néolibéral, comment mobiliser nos enfants pour qu'ils réussissent à franchir le cap de leur inespoir et fassent de leur rage de vivre le socle d'une implication citoyenne ?

  • L'analyse des controverses sur l'autisme permet d'illustrer le décalage entre les connaissances scientifiques stabilisées et les informations tronquées relevant du marketing ou d'intérêts particuliers, entre les revendications des mouvements associatifs les plus médiatisés et les besoins des familles de milieu plus modeste. L'auteur étudie les transformations à l'oeuvre dans les représentations et les définitions de l'autisme et leurs conséquences en matière de santé mentale, de psychiatrie et plus généralement de politiques de santé. Elle met en évidence l'émergence d'un lobbying associatif, d'une recomposition des relations entre associations et pouvoirs publics et le développement de logiques managériales.

  • L'ouvrage aborde un large éventail de situations à risque psychotraumatique autour de la naissance : allant de l'hémorragie lors de l'accouchement, aux violences conjugales, aux traumatismes de la migration au réveil de traumatismes du passé... Il ouvre des perspectives cliniques et d'accompagnements.

    Cet ouvrage à plusieurs voix, soutenu par la Société Marcé francophone, fait le point sur les situations variées à potentiel psychotraumatique qui surgissent à l'aube de la vie et dont l'impact est parfois déterminant sur la vie de l'enfant et de ses parents. Sont abordées la clinique du traumatisme psychique, ses diverses mises en perspective possibles autour de la naissance et de l'accès au devenir parent, ses interprétations, notamment psychanalytiques. Un large éventail de situations à risque psychotraumatique, allant de l'hémorragie de la délivrance aux violences conjugales ou aux traumatismes psychiques résultant de la migration, ouvre sur les perspectives thérapeutiques.

  • Une vie d'éducatrice spécialisée : questionner le sens Nouv.

    Douze récits immergent le lecteur dans le « vif » de la pratique d'une éducatrice spécialisée auprès d'enfants, d'adolescents et de jeunes adultes en grande difficulté. Jacques Marpeau prolonge la réflexion sur ce qui fait sens dans ces situations.

    Le livre résulte du choix d'un double regard : le premier, « de l'intérieur », restitue le vécu d'une professionnelle aux prises avec les difficiles réalités de terrain. Le second, dans « l'après-coup », est un questionnement. Il donne à voir l'élaboration d'hypothèses de compréhension de « ce qui se passe » pour les personnes en situation. Il montre comment ces hypothèses découlent de références puisées dans une culture professionnelle. Cette double approche, impliquée et réflexive, souligne que s'agissant d'histoires chaque fois uniques et singulières, on ne peut faire l'économie d'un travail d'élaboration à plusieurs.

  • Les auteurs témoignent d'une pratique clinique avec des travailleurs sociaux et tentent d'en tirer les leçons : il s'en dégage à quel point le management est en train de tuer dans l'oeuf ce qui fait la spécificité du travail social.

    Que dit-on à un patient alcoolique qui vient s'écrouler parce qu'il va perdre sa femme ? À une caissière de supermarché qui ne peut plus suivre la cadence ou ne parvient pas à retourner travailler sans « la boule au ventre » ? Aux parents qui viennent consulter avec un adolescent, le casque sur les oreilles, et qui décrivent une addiction aux écrans et des résultats scolaires en chute libre... ? À un éducateur qui doit faire face à un enfant autiste en crise ? Que dit-on à ces jeunes sujets qui se décrivent harcelés sur Facebook ou abandonnés par un copain et incapables de vivre ? ... Dans le séminaire « Pour une clinique du quotidien », un participant tiré au sort est invité à décrire son service et sa mission, à énoncer sa fonction et à parler d'une situation avec laquelle il/elle rencontre une difficulté, est traversé(e) par une question ou un doute. Le postulat de base est qu'il n'y a pas de « bonne réponse » mais qu'il y a néanmoins quelque chose à en dire, que ce quelque chose rend compte d'une rencontre unique entre un intervenant social et un patient et que, de cette rencontre seule, un soulagement, peut-être, surgirait.

  • Se rendre - de gré ou de force - aux urgences psychiatriques est un acte chargé pour un patient (et pour son entourage), et il en est de même pour le clinicien qui va à sa rencontre. Du focus très resserré sur la dynamique psychique du patient que permet la salle d'urgence, le clinicien, témoin de ce surgissement inhabituel, aura la responsabilité d'en faire un certain usage, si possible en évitant le pire, et toujours avec les moyens du bord.
    Pour cela, il devra s'appuyer sur un savoir psychopathologique mais aussi sur un engagement personnel - savoir et engagement discutés et partagés avec les collègues et soutenus par l'institution hospitalière à condition que cette dernière se montre sensible à l'inouï que cette parole contient.

  • Dans une bande-dessinée en noir et blanc, véritable livre d'artiste, l'auteur donne à voir Lacan au travail de l'interprétation d'un texte mythique, Le Banquet de Platon.

    Peintre, dessinateur et plasticien, Patrick Chambon s'invite au célèbre séminaire de Jacques Lacan sur le transfert (1960-1961), et rend compte, à sa manière, de l'interprétation du Banquet de Platon à laquelle se livre le psychanalyste, et notamment de son élaboration sur l'AMOUR.
    Dans ce livre d'artiste, il se met en scène feuilles et crayons à la main dans un amphithéâtre imaginaire où se côtoient philosophes grecs du temps de Socrate et auteurs d'hier et d'aujourd'hui, convoqués au gré de ses associations d'idées, comme dans une cure analytique.
    Au centre de toute l'attention, Lacan incarne et déploie l'interprétation d'un sujet, Socrate et d'un espace, celui de l'amour.
    Au dessus de l'épaule de l'auteur, le lecteur assiste à la construction d'une pensée qui se représente, se dessine, se montre et se forme dans les détours du discours du maître. Sur les doubles pages, circulent dans l'amphithéâtre les lignes en boucles, noeuds, tores, bandes de Moebius, lassos, qui viennent prendre les paroles de Lacan et les réactions du public...
    En associant le lecteur à cette dynamique, par des clins d'oeil et des apartés explicatifs, Patrick Chambon propose une entrée personnelle dans la théorie lacanienne et une mise en perspective originale du texte de Platon.

  • L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur ! L'apparente simplicité d'un " être avec " masque la réelle complexité du " faire avec ". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires : ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour ; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots ! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle ; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique.

  • À partir de cinq ouvrages de Pierre Bruno organisés autour de l'élucidation des problèmes cruciaux de la psychanalyse - fin de l'analyse, passe, père réel... -, les auteurs extraient une méthode qui s'appuie sur les ressources de doctrine de Freud et Lacan, et sur la clinique. Se vérifie alors, au-delà des divergences institutionnelles, que la psychanalyse s'adresse à tout un chacun et présente un enjeu politique pour notre temps.

  • Le monde associatif est aujourd'hui à la croisée des chemins. Issu de recherches participatives entre acteurs associatifs et chercheurs, cet ouvrage envisage deux scénarios contrastés. L'un met en avant les limitations qui entravent l'action associative, les risques qui peuvent l'affaiblir.
    Le second, au contraire, envisage les dynamiques internes existantes ou à mettre en oeuvre pour affirmer le potentiel transformateur des associations.

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