Editions De L'aube

  • Une histoire d'amitié entre un vieux luthier et un petit garçon dans un monde de musique, avec Sofi a pour toile de fond, vibrant au son des anecdotes du quotidien.

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  • Magdalena est artisane. Elle vit de ses mains, ses mains qui tissent à longueur de journée. Mais aussi ses mains qui frappent et caressent, protègent et prennent soin. Alors quand un accident l'immobilise, c'est comme le temps qui s'arrête. Le roman nous raconte sa reconstruction, par la voix non seulement de Magdalena mais aussi celles de ses proches. Tous ces personnages sont issus de la classe sociale des travailleurs, qui n'ont pas d'autre choix que de travailler, quand bien même le corps est abîmé. L'histoire s'ancre alors dans une réalité sociale brésilienne (et universelle).
    Il n'est jamais envisagé de prendre le temps de la convalescence, la vie doit continuer. Avec ce premier roman, Juliana Leite rappelle combien le travail manuel est une manière de se présenter au monde.

  • Dans la communauté très unie du Paradis, un bidonville délabré caché au milieu des gratte-ciels luxueux de Bangalore, cinq jeunes filles à l'aube de l'âge adulte forgent des liens indestructibles. Musulmanes, chrétiennes, hindoues, homosexuelles ou hétérosexuelles, toutes pleines de vie, ces filles s'aiment, s'acceptent sans réserve et partagent le peu qu'elles possèdent. Jeunes femmes marginalisées, elles sont déterminées à se transcender. Lorsque le gouvernement local décide de raser leurs huttes de tôle afin de construire un centre commercial, les filles et leurs mères s'y opposent. Ensemble, elles partent en guerre contre les bulldozers envoyés pour détruire leurs maisons et contre la municipalité qui aimerait que les familles comme les leurs restent à jamais cachées !

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  • Le voyage initiatique d'un homme à travers la Chine bouleversée par la Révolution culturelle, mais toujours immensément attachée à ses traditions millénaires. Un texte d'une veine épique et d'une écriture moderne, et le premier roman d'un dramaturge et essayiste. Gao Xingjian, prix Nobel de littérature en 2000, est également dramaturge, metteur en scène et peintre. Son oeuvre foisonnante en fait l'un des plus grands créateurs de notre temps.

  • Je m'installe pour un voyage sans destination à travers les rues et les boulevards de cette ville obsédante et cruelle. Je cesse d'exister et contemple ce monde.?» Un homme monte dans un tramway pour faire la traversée de sa propre vie. Le trajet est silencieux, solitaire, et s'effectue comme une saignée dans une ville minée par les paradoxes et les rancoeurs. Chaque station remplit la rame de personnages et de souvenirs. Chaque station les chasse, faisant resurgir la douleur de l'absence. Cet homme a pourtant toujours refusé de rejoindre la meute, mais lui laisse-t-on seulement le choix ? Dans ce roman, il est question d'une promesse de paix en échange de justice et de réconciliation. Mais aucune justice n'est rendue, et le pardon consiste à libérer des meurtriers et à les remettre au milieu de leurs anciennes victimes... Ahmed Tiab nous conte la vie d'un homme et celle d'un pays, l'Algérie, inextricablement liées. Magistral.
    Ahmed Tiab est un romancier algérien, installé en France depuis les années 1990. Il retourne régulièrement à Oran, sa ville natale. Il a publié, chez le même éditeur, plusieurs polars.

  • 1981. Omar et Elda fuient le Mexique pour les Etats-Unis. Mais il n'y a pas que la traversée de la frontière qui s'avère dangereuse... et ils ne sortiront pas indemnes de ce périple clandestin. 2012. Isabel épouse Martin, le jour de la Fête des morts. Lui apparaît alors le fantôme d'un homme qu'elle n'a jamais rencontré. Il lui dit être le père de son mari. Il souhaite qu'elle l'aide à renouer le contact avec les siens, qui l'ont tellement rejeté qu'il n'arrive pas à les atteindre.
    Par la suite, Omar apparaît ce jour-là à Isabel, et se livre à elle. Dans le monde des vivants, la jeune femme tâche de dénouer les noeuds, de recoller les morceaux, afin que chaque membre de cette famille meurtrie puisse trouver un certain apaisement... y compris ceux qui sont morts depuis longtemps. "Un roman magnifiquement écrit qui m'a totalement captivée". Roxane Gay, auteure de Bad Feminist "Sylvester brosse un tableau mémorable de l'existence précaire et des choix difficiles auxquels font face les sans-papiers en Amérique".
    Publisher's Weekly "Dans son oeuvre, Sylvester s'intéresse peu aux révélations et aux fins heureuses... Comme ses parents restés vagues sur les raisons de leur émigration, C'était le jour des morts joue avec l'incertitude et refuse les réponses faciles". The Village Voice "Un roman visionnaire qui aborde les questions de la séparation des familles, du laborieux passage d'un pays à un autre et des sacrifices que nous sommes prêts à faire en échange d'un avenir meilleur".
    Houston Chronicle

  • Cela commence en mai 1939, dans la campagne de Cluny. La guerre gronde, de plus en plus proche. Dans la famille Etcheberry, je demande Marie, la jeune veuve qui se débat de toutes ses forces pour faire vivre sa ferme. Je demande Claire, sa fille, qui s'est entichée de Gabin, ce garçon que tous semblent avoir oublié. Je demande Emma, sa soeur, institutrice communiste. Je demande Jeanne, sa mère, qui veille sur la maisonnée. Je demande Louise, sa belle-soeur, au désir insatiable de maternité. Bientôt, les hommes - quand ils ne sont pas déjà morts - vont être appelés au front. Et ce sont les femmes, ces femmes, qui vont devoir prendre soin des leurs, tenir le cap, assurer la survie des entreprises. Avec cette passionnante fresque, Aurore Py nous plonge dans la France rurale de cette période.

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  • L'expérience du vide Nouv.

  • " dans mon univers personnel qui mêle intimement écriture et aventure - oú si l'on préfère, le vécu comme source d'imaginaire - les nouvelles sont le genre littéraire par excellence: leur brièveté volontaire compense l'involontaire raccourci d'existence auquel se résume finalement la vie humaine; quand cent romans ne pourraient voir le jour en un seul homme, cent nouvelles peuvent prendre leur place.
    Voilà bien de quoi satisfaire la vie aventureuse. romans ramassés à l'extrême, tentant de dire l'essentiel et rien que lui, les nouvelles obligent à aller droit au but, à élaguer, et au final à tout miser sur l'intensité de la "chute": faute de quoi la cible est manquée. cette forme de mise en danger convient à l'écriture aventureuse. les six nouvelles composant ce livre font donc de leur mieux pour suivre ce modèle exigeant.
    Elles ne proposent, toutefois, aucune unité d'apparence même si une unité absolue les réunit ; en effet, tous leurs "héros" tendent vers un seul but: sortir de l'étroitesse des possibles contenu dans ce qu'il est convenu d'appeler la "condition humaine". " patrice franceschi.

  • Elle doit monter une pièce de théâtre. Finir sa thèse. Lancer une machine. Régler des comptes ancestraux avec les pères et les patrons. Faire la révolution - tout en changeant la couche de Petit Chose. Au passage, casser la figure à Maman Ourse et tordre le cou à la famille idéale. Réussir les gâteaux d'anniversaire. Retrouver la Dame de secours. Croire à nouveau en l'Autre ? Comme toutes les femmes contemporaines, la narratrice de ce roman est très occupée. Découvrant sur le tas sa nouvelle condition de « maman solo », elle jongle avec sa solitude sociale, sa solitude existentielle, et s'interroge sur les liens invisibles entre batailles intimes et batailles collectives.

  • " Tu n'es pas un dragon, tu n'es pas un insecte, tu n'es ni l'un ni l'autre, ce non-être, c'est toi (...
    ) ; tu n'es rien d'autre qu'un message de la vie, une expression, une parole dite envers le non-être.
    Tu as écrit ce livre pour toi, un livre sur la fuite, le Livre d'un homme seul, tu es à la fois ton Seigneur et ton apôtre, tu ne te sacrifies pas pour les autres et tu ne demandes pas qu'on se sacrifie pour toi, voilà, c'est on ne peut plus équitable. Le bonheur, tout le monde le désire, pourquoi n'appartiendrait-il qu'à toi ? " Gao Xingjian nous lance ce message sans concession : tel qu'en lui-même son personnage se souvient, petit garçon en Chine, individu pris dans les rêts d'un système politique impitoyable, et homme enfin accueilli en Occident.
    Après La Montagne de l'âme (1995), Gao propose une nouvelle oeuvre magistrale : douceur des souvenirs et de l'enfance, amours et violence politique, érotisme même, se mêlent sans fin dans cet étonnant roman, somme de la vie d'un seul homme, témoignage essentiel et sublime objet de littérature..

  • Mai 1967, sur les bords du Tibre... Le groupe Potere Rosso, "le Pouvoir Rouge" est fin prêt à passer à l'acte. Les attentats se dessinent spectaculaires. Mais la révolution n'est pas un exercice facile, surtout lorsque toutes les attentions sont focalisées sur d'autres évènements d'importance : la sortie de l'album "Sergent Pepper" des Beatles, la guerre des six jours en Palestine, les querelles intestines à l'ambassade américaine, la pusillanimité des communistes du Lazio, les désordres gastriques du responsable local de la CIA, les cours de tango argentin dans les salons de Trastevere et les doutes existentiels de Pietrino Belonore, en croisade viscérale contre les soldats yankees. Surtout lorsque l'amour qui déboule fait plus de dégâts que toutes les bombes à retardement.

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  • «?Il veut ce qu'il y a de plus simple, que leurs regards se croisent et que se renouvelle ce qui a toujours été.?» D'une partie de foot au premier baiser, il n'y a qu'un pas que Giulia, la petite Milanaise, et Salvatore, natif de cette île italienne qui frôle les côtes africaines, franchissent avec allégresse. Mais lorsqu'ils font l'amour pour la première fois, avec une infinie douceur, une infinie tendresse, sur une plage connue d'eux seuls, et qu'ils voient surgir des vagues le corps ballotté d'un jeune garçon qui se cherchait un autre destin, c'en est fini de l'insouciance. La vie, dans sa complexité et sa violence, les saisit à bras-le-corps en leur offrant ce spectacle de la mort. Enzo Gianmaria Napolillo déploie une écriture incisive et délicate, conférant sa force et sa poésie à ce roman qui donne à lire une société déchirée entre égoïsme, utilitarisme, peur et générosité, assignant aux jeunes le rôle de porter l'espoir et de croire au lendemain.

  • Une fois encore, NHT nous offre un kaléidoscope de son immense talent ! Recourant à la métaphore historique comme à l'observation la plus aiguë de la société vietnamienne d'aujourd'hui, il décortique les mécanismes humains pour mieux en comprendre les tenants et aboutissants. Comme toujours, les nouvelles de ce recueil sont presque atemporelles : la pauvre petite Sinh, orpheline, sera enlevée par un véritable prince charmant ; le chef du village contaminé par les sauterelles retrouvera la buccine dont les accords emmènent au loin les cruels insectes, une célèbre poétesse du XVIIIe siècle consommera trois maris entre rire et larmes... Ce faisant, il fait oeuvre politique, même s'il s'en défend derrière un sourire malicieux. Tout est prétexte à critiquer vivement la sujétion, la corruption qui régent en maîtres dans son pays, et seule la littérature est fondatrice de liberté. Inutile de rappeler que NHT est toujours en proie à la censure et la répression chez lui, mais que, comme il l'affirme, " je ne crois pas qu'on puisse écrire quand on est déraciné ".

  • Elle a tué un homme, son mari. Elle sort de prison, quinze ans après. Mais, après avoir purgé sa peine, a-elle vraiment retrouvé la liberté ? Être une femme en Algérie est déjà propice à l'enfermement et au silence. Être une femme condamnée pour avoir ôté la vie d'un homme est au-delà des mots.
    Une femme, qui se présente comme chercheuse, fait irruption dans sa vie. Jour après jour, par la force de la parole retrouvée, ces deux femmes que tout sépare vont à la rencontre l'une de l'autre.
    Un roman sur la violence ordinaire d'une société qui ne pardonne rien aux femmes, sur la violence réelle qu'une femme peut subir dans la honte et la douleur - jusqu'à ce que, parfois, elle commette l'irréparable.

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  • Poussière rouge nous entraîne au gré de la quête intérieure de Ma Jian, dans les profondeurs de la Chine, des vastes plaines de l'extrême Ouest jusqu'au Tibet, en passant par les côtes du sud. Son écriture comme l'oeil du
    photographe est précise, propre à nous faire saisir les choses et les êtres par le détail ; elle est généreuse et élégante comme l'homme et le poète. Nous découvrons pourtant un état en proie à de multiples contradictions,
    où la population peut se montrer parfois vénale, cruelle et profondément misogyne.
    Ce livre est le regard sans concession, délivré de tout tabou, d'un Chinois de l'intérieur devenu étranger à son propre pays.
    Ma Jian apparaît à travers ces pages, comme un être sensible, sensuel, très attachant et profondément humain.

  • Bleu blanc vert Nouv.

    1962. Indépendance de l'Algérie. Lilas et Ali entrent au collège où ils apprennent avec stupeur qu'il est désormais interdit d'utiliser le crayon rouge. En effet :
    Puisque le papier reste blanc et l'encre bleue, les corrections se feront donc en vert. Il n'est pas question de maintenir le « bleu blanc rouge », drapeau honni de la colonisation ! Dans l'euphorie de la liberté retrouvée, l'avenir est à portée de mains, plein de promesses et d'espoirs.
    1992. Le Fis gagne les élections dans une Algérie plongée dans « l'ombre de la grande désillusion ».
    À travers le récit alterné de ses deux héros, Maïssa Bey remonte l'Histoire, avec ses découvertes et ses héritages - et la terrible mission d'être la première génération libérée du joug colonial. Comment faire coexister modernité et traditions ?

  • «?L'histoire nigériane est l'histoire africaine, une histoire que nous écrivons nous-mêmes sans être pleinement conscients de ce que nous essayons de dire.?» C'est parce qu'il pense ainsi que Diekoye Oyeyinka, dans ce premier roman, a choisi de nous raconter la naissance du Nigeria libre. Il le fait en donnant la parole au jeune Seun, qui, de retour au pays après des années de vie en Occident, va devoir renouer avec son histoire et celle du Nigeria, les deux étant inextricablement liées.
    Parfois, nous quittons Seun pour suivre d'autres destins - ceux d'Emeka, de Dolapo, ­d'Aisha -, et ensemble, c'est au Nigeria, ce géant africain, qu'ils donnent vie sous nos yeux. Le pays le plus ­peuplé d'Afrique, l'une des plus grandes puissances économiques du continent, gangrené par la corrup­tion, est à lui seul un personnage saisissant.
    Le lecteur n'a pas d'autre option que d'être happé par ce récit puissant, poétique, violent et foisonnant. Ne passez pas votre chemin?: ce livre vous habitera longtemps.

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  • Esther mujawayo, rwandaise, tutsi, parle.
    Souâd belhaddad écoute, écrit. elles relisent. prend forme, peu à peu, une esther qui s'exprime, exprime le rwanda, le génocide rwandais. en 1994, à quelques heures d'avion d'europe. comment " ça " peut-il arriver ? cinquante ans après la shoah. et si on en réchappe, comment peut-on y survivre ? voici l'histoire d'esther, tutsi donc, fille de pasteur, sociologue, mariée, mère de trois filles qui, avec elle, réchappent de la tuerie, alors que sa famille et celle de son mari - lui compris - sont massacrés.
    Extraordinairement forte, belle, lumineuse, vivante, esther raconte son parcours - de sa naissance dans un village des mille collines à sa vie actuelle, en europe. et si nous serrons les poings d'incompréhension devant les horreurs que l'homme peut imposer à l'homme, jamais esther ne nous impose de pathos. magistrale leçon de vie, dont simone veil dit, dans l'entretien qu'elle lui a accordé et qui se trouve en fin d'ouvrage : " vous savez, rien que de vous entendre maintenant j'ai des frissons d'émotion.
    D'émotion par rapport à ce passé commun, je dirais, et à cette similitude de nos situations à près de cinquante ans de distance. " un livre fort, impressionnant, pour qu'on n'oublie pas. et pour renouveler notre espoir de plus d'humanité.

  • ' Me couler dans le moule. Sourire quand j'avais envie de pleurer, me taire quand j'avais envie de crier. Mais c'était un autre temps. Le temps où le soleil éclairait encore le monde. Maintenant, je ne veux plus faire semblant. Que m'importent l'opprobre, l'exclusion ? Je n'ai plus rien à perdre puisque j'ai tout perdu. Puisque mon coeur est mort. ' Aïda, algérienne, divorcée, quarante-huit ans, et maintenant orpheline de son fils, assassiné. Pour ne pas perdre la raison, elle lui écrit dans des cahiers d'écolier. Et à travers ce dialogue solitaire, peu à peu elle avance, inexorable, vers son destin. Mektoub. Un roman fait d'ombres et de lumière - éblouissant.

  • L'indice de bonheur moyen, c'est la note que chacun met à sa propre existence. À combien suis-je heureux, entre 0 et 10 ?
    Daniel, le narrateur de ce roman, a vu sa vie se déliter et pourtant, il est convaincu qu'il réussira à la remettre sur les rails pour viser un 9. Frôlant parfois un peu le déni... La crise économique atteint de plein fouet les classes moyennes portugaises, pourtant certaines que leur situation ne pouvait aller qu'en s'améliorant, après des années de dictature ayant enfermé le pays loin du monde. Daniel a perdu son boulot. Son appartement. Sa femme et ses enfants ont dû quitter Lisbonne. Son meilleur ami est en prison et refuse de lui parler.
    Pourtant il refuse de baisser les bras et reste convaincu qu'à la fin, les liens de solidarité doivent triompher du cynisme...

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