Littérature générale

  • On ne voit jamais mieux le monde que depuis ses marges : conviction partagée par les protagonistes de ce récit, dans lequel le lecteur retrouvera le lieutenant de police Kermahé, confronté une seconde fois dans sa courte carrière aux réalités urbaines et sociales. Comme dans son précédent roman - À dégager voie douze -, l'auteur a construit son intrigue en partant de ces paysages qu'il fréquente assidûment, intégrant leurs contrastes dans un itinéraire qui mène de Villeneuve-Saint-Georges à Aulnay-sous-Bois.

    Dans le second volet de ce qui est devenu un diptyque consacré à la banlieue, la géographie des destins se dessine peu à peu, traçant des routes, discutant des frontières et des points de passage, redonnant un semblant d'ordre au monde romancé.

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  • « C'est la guerre. Il y a des Allemands qui n'aiment pas les Juifs. Il y a des Français qui n'aiment pas les étrangers, il y a des gens qui n'aiment ni les chats, ni les chiens et sont toujours contre quelqu'un ! J'ai beau interroger Anna, mais dis-moi c'est qui les Juifs ? Elle ne sait pas me répondre. Elle s'énerve, ses yeux roulent de colère et m'ordonne de me taire ; « Tais-toi, tais-toi, grince-t-elle entre ses dents, il ne faut pas parler de ça ! ».

    Cachée dans un orphelinat catholique pour échapper aux camps de la mort, sauvée ensuite par l'école de la République, découvrant la Hongrie communiste de l'après-guerre, « l'héroïne » de ce récit traduit par sa voix intérieure la sensibilité d'une enfant confrontée à l'une des périodes les plus sombres du XXe siècle.

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  • à jamais le lac

    Georges Drano

    « Georges Drano poursuit une démarche toute personnelle où il tente d'occuper une lisière du monde, d'en saisir, à la fois au travers et au-delà des mots, et fût-ce en « négatif », un versant de réalité. Il « donne la parole » tant à son lecteur qu'aux choses qui l'environnent, et tant à leur présence qu'à leur solitude, à l'inconnu qu'elles recèlent, récepteur à la fine écoute en même temps qu'émetteur à la voix juste, brève et fidèle. » André Doms (L'Arbre à paroles) « Dans la poésie de Georges Drano, par une fusion entre la parole et la terre, les mots, eux aussi, dans leur mouvance conduisent le poète à poursuivre son chemin dans un pays jamais conquis, jamais atteint. Comment ne pas admettre que chez lui, écrire c'est gagner la parole et la réalité dans un même élan. » Max Alhau (À Contre Silence)

  • C'est une préface de Jean Joubert, Prix Renaudot, Prix Mallarmé (poésie), qui ouvre ce nouveau recueil d'Alain Lacouchie : « poésie ouverte, poésie vivante entre tragique et ferveur » conclut-il après avoir compris et adhéré à ce combat du poète limousin face à l'absurdité du monde. En effet, homme parmi les hommes, avec ses colères, ses désespoirs et ses amours, l'auteur, grâce à une écriture forte et dense, nous emporte au-delà des égoïsmes pour dénoncer l'injustice et la souffrance. Mais il peut aussi être ému par la beauté d'une femme ! C'est le monde tel qu'il le ressent ; le monde tel qu'il est ?

    Nous retrouvons bien ici l'auteur de « De Temps à l'Autre, incertain », ce recueil publié, lui aussi, chez Éditinter, avec ses mots percutants ou transparents mais toujours justes. Nous retrouvons le poète à propos duquel Joseph Rouffanche, Prix Mallarmé (poésie) écrivait : « Férocité, désespoir, révolte, souffrance indicible, torturante qui persécute, violentent cette syntaxe géniale au coeur d'un désastre humain couramment enduré, exacerbé. »

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  • Une virgule dans un sac de pierres est le premier recueil de poèmes d'Aurélie-Ondine Menninger.

    Étudiante en Lettres, elle a rédigé son mémoire de recherche sur la Mélusine de Franz Hellens.

    Aurélie écrit régulièrement pour un journal régional, et a déjà eu l'occasion de publier plusieurs de ses poèmes dans diverses revues (La Revue Alsacienne de Littérature, Poésie/Première, l'Arbre à Paroles de la Maison de la Poésie d'Amay.).

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  • Ilarie Voronca se distingua très tôt, dès 1923, en publiant, à Bucarest, Restristi, son premier recueil de poèmes, illustré par Victor Brauner. L'année suivante, il s'affirma comme l'un des principaux animateurs de l'avant-garde artistique roumaine, en créant, toujours avec Victor Brauner, 75 HP. Cette revue, désormais mythique, étonne encore de nos jours par ses audaces typographiques et graphiques, mais surtout par l'invention des principes de la Pictopoésie. Devenu une figure phare du constructivisme roumain, Voronca collabora aux principales revues de Bucarest. Influencé par Dada, dans un premier temps, Voronca aspira rapidement à la synthèse et se fit le théoricien de l'intégralisme. En 1933, il s'installa avec Colomba, son épouse, à Paris. En France, il n'est plus le chantre individuel, son moi s'épanouit dans toutes les voix : Je veux me mêler à cette foule. Je partage sa vie. Voronca devient le poète anonyme, de la foule et toujours le visionnaire de l'invisible. Mais l'apparente eupho-rie qui émanait de la création comme de la personnalité de Voronca cachait bien mal l'angoisse qui le rongeait souterraine-ment. C'est ce poète hors-norme et terriblement actuel, infini-ment plus complexe, plus original que la légende sympathique, mais très réductrice, dont on l'entoure, que l'essai de Christophe Dauphin, qui fait date, s'attèle pour la première fois, à restituer dans toute sa dimension.

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  • éphémères

    Thérèse Dufresne

    Ce recueil écrit pour partie dans le secret est celui d'une jeunesse traversée par les horreurs de la seconde guerre mondiale et dès l'aube nimbée d'un « non-dit » existentiel fort heureusement aboli.

    Le mot « Mères » est pluriel. Il l'était. Comme associé à l'étendue marine que contemple aujourd'hui le regard de la poète.

    À la lecture de ce recueil surgit par instants ce « non révélé » que la poète, d'un mot, met en relief. Quête inconsciente de ce silence dans lequel la poète va à la découverte de soi et du monde où se dévoile une mélancolie frémissante d'instants autant que de recherche d'une sérénité incertaine.

    Nourris de mythes et d'amour ces poèmes s'éclairent dès le premier regard posé sur la Provence et la Grèce. mais demeurent chargés d'obscures résonances.

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  • Mademoiselle Soumicha raconte aux grands et aux petits, des histoires kabyles anciennes et des contes de la littérature française qu'elle revisite à sa façon. Elle livre aussi des histoires inédites sorties de son imagination et agrémente le tout de proverbes berbères et de phrases à méditer. Elle voyage de village en village, de pays en pays pour vous offrir ces textes, certains vous rappelleront probablement quelque chose : la main de Megdouda, le foie de Thassadith, les bracelets de Thiziri, la chèvre de M. Kaci Belkacem, le chêne Si Warzeg, le bendir de Sekkura. Ce sont des histoires à raconter, à transmettre et à ne surtout pas oublier. C'est aussi pour le plaisir du voyage, le plaisir de lire, lire de plaisir tout en se promenant en terre berbère, celle qui fleure bon la figue, la menthe et l'eucalyptus.

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