Arts et spectacles

  • Qu'est-ce qui dresse le cinéma contre les accélérations du tout numérique ? Les aurores après la tempête ne se voient plus que sur les écrans des salles de cinéma. Numérisés, les capitaux et les catastrophes détruisent le monde des matins tranquilles. La guerre est dans le temps. C'est à la chaîne que le numérique fabrique du virtuel, du mirage, de la monnaie de singe. En ce monde-hologramme, il n'est plus ni corps ni chair, les mains ne caressent plus rien, les blessures elles-mêmes sont factices. Cette nuée d'images nous dérobe le réel et peu à peu impose le désert des hommes et des choses. Contre la violence des exils, la salle de projection n'est-elle pas la dernière demeure de l'humain ? Face à la démultiplication des écrans, l'hypervisibilité, la transparence, comment le cinéma peut-il encore préserver sa part d'ombre et rester une arme critique ? Jusqu'où la révolution numérique n'est-elle pas en train d'affecter l'expérience esthétique et morale du cinéma, et au-delà, notre civilisation ?

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  • La chanson est au coeur de la pensée littéraire du xixe siècle: de Chateaubriand à Verlaine en passant par Lamartine, Stendhal, Hugo, Musset, Michelet, Flaubert et Rimbaud, toute la littérature en parle. Populaire, politique, proche et inatteignable, celle qui a tant fasciné reste pourtant trop mal connue. Qu'est la chanson du xixe siècle? Au-delà de ce Béranger, dont beaucoup aujourd'hui ne connaissent que le nom, qui l'écrit, qui la chante, quels sont ses enjeux, quelles sont ses formes, quels sont ses thèmes? Ce livre permettra au lecteur de le découvrir.Il a une triple ambition: offrir la premie`re approche textuelle minutieuse de la chanson franc¸aise du xixe sie`cle, montrer comment se construit et s'affirme, au cours de la premie`re moitie´ du sie`cle, l'ide´e me^me de chanson populaire qui est devenue si commune de nos jours, et exploiter un corpus me´connu d'une rare richesse.

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  • L'École nationale supérieure de la photographie d'Arles et l'École normale supérieure Lettres et sciences humaines de Lyon présentent une expérience commune qui associe les étudiants de la section Arts du Département des lettres et arts de l'ENS LSH avec ceux de la troisième - et dernière - année d'étude de l'ENSP. Sept étudiants furent, de part et d'autre, associés à un projet commun qui, par binômes, avait pour objectif d'allier des photographies, des mots, des images et des textes. À la recherche d'un dialogue entre culture et science, expression et littérature, cet ouvrage se propose d'ouvrir de nouveaux champs, de tracer de nouvelles perspectives selon une approche mi-scientifique mi- artistique. Pour les chercheurs de sciences humaines et sociales, jeunes ou plus confirmés, la création, sous toutes ses formes, représente un défi original. Elle s'est en effet imposée comme un nouveau chantier de réflexion, relayant en partie les questionnements sur les grandes finalités de nos sociétés. Inversement, les sciences humaines et sociales offrent aux artistes, jeunes ou moins jeunes, l'occasion particulièrement fructueuse de se frotter à des interrogations et des méthodes autres que celles auxquelles ils sont accoutumés. Trafic vient répondre à cette double nécessité.

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  • L'ecran de nos pensees. stanley cavell, la philosophie et le cinema Nouv.

    De L'Extravagant Mr Deeds (Capra), The Philadelphia Story (Cukor), La Balade sauvage (Malick) jusqu'à Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) (Desplechin) et La Fille inconnue (Jean-Pierre et Luc Dardenne), un fil court, celui des lectures philosophiques de films de Stanley Cavell et des films qu'elles ont inspiré. Peu d'oeuvres philosophiques ont autant marqué la création cinématographique et aussi profondément marqué le champ des études cinématographiques que celle du philosophe de Harvard (né en 1926 et disparu en 2018). De son chef d'oeuvre de 1971, La Projection du monde, à ses derniers écrits sur le mélodrame, l'autobiographie et la critique (La Protestation des larmes, Le cinéma nous rend-il meilleurs?) en passant par son grand livre sur la comédie hollywoodienne (A la recherche du bonheur), cet ouvrage éclaire l'ensemble de sa pensée. Il donne aussi la parole à trois cinéastes qui l'ont connu et qui ont été inspirés par ses écrits: Luc Dardenne, Arnaud Desplechin, Claire Simon. Et se penche sur le lien que Cavell a entretenu avec Terrence Malick à Harvard dans les années 1960, lorsqu'il enseigna le premier séminaire de cinéma au sein d'un département de philosophie (vingt ans avant Deleuze), jetant les bases d'une pensée du cinéma qui prend son départ dans notre expérience aussi bien collective qu'intime des films. Cette expérience qui nous unit ou nous rapproche des autres. Et qui nous permet aussi, plongeant en nous-mêmes, de nous éduquer.

  • Depuis la Moyen Âge jusqu'à aujourd'hui ce que nous entendons par chanson renvoie à une multitude de phénomènes. La chanson, vocalisée et rendue à son spectateur par la performance, n'a guère fait l'objet de monographies où l'on cherchait à donner au musicien, musicologue, critique littéraire un outil théorique lui ouvrant des pistes de recherches et d'analyses fructueuses. C'est ce que tente de faire cet essai. En plus de s'interroger sur les aspects esthétiques des oeuvres vocales, il offre un état des approches théoriques de l'objet-chanson, notamment en s'intéressant aux métissages. Un vocabulaire théorique est proposé afin de rénover son étude. Le corpus des oeuvres à l'étude comprend des chansons françaises et québécoises et sert à illustrer les hypothèses et les observations que nous avançons. Divers problèmes linguistiques et sémantiques ponctuent cet ouvrage, notamment l'analyse diachronique de l'épithète populaire parce qu'elle est inséparable de chanson. La réflexion a été élargie en abordant ses dimensions morales et éthiques. En somme, il ne s'agit pas tant de proposer un modèle d'analyse autonome mais d'ouvrir des pistes de recherches et d'analyses, de suggérer des réponses à des questions et des débats qui ont animé les différents groupes de recherches qui se sont intéressés aux formes poétiques vocales.

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  • Mondiales dominantes. Ce temps est révolu.
    Gilles Clément et quelques créateurs de jardins paysagers sont passés par là. Dans le cas de Gilles Clément, son "jardin Planétaire", son "jardin en mouvement", son "éloge des vagabondes", son plaidoyer pour le "tiers paysage" et ses options pour une écologie humaniste ont contribué à casser les stéréotypes, les façons étriquées et répétitives de penser les jardins.
    Il n'en reste pas moins que créer un jardin, puis le faire vivre, n'est pas une simple affaire d'architecte, de paysagiste, de technicien, de botaniste ou d'ingénieur. C'est avant tout l'oeuvre d'un artiste. Quel bonheur et quel privilège de fréquenter une école où le campus n'est pas fait de l'inévitable pelouse pelée à ray grass, le chiendent à tout faire, degré zéro de la créativité et de la biodiversité floristique et visuelle, mais une sorte de méta-organisme vivant, changeant, vibrant, fleurissant au gré des jours et des saisons.
    Le jardin de l'Ecole normale supérieure de Lyon se traverse quotidiennement pour aller des salles de cours, des laboratoires de recherche, des locaux de l'administration au restaurant, à la bibliothèque, au court de tennis, aux résidences des élèves. Il est le coeur d'un dispositif spatial conçu et pensé comme une sorte de cloître laïc par ses premiers concepteurs. Objet à voir, il est aussi une structure à comprendre et à vivre.
    Des jardiniers passionnés et compétents s'y emploient. Il reste à faire en sorte que tous les utilisateurs de l'Ecole se l'approprient chacun selon sa sensibilité pour qu'il ne soit pas qu'un décor, mais contribue à l'identité d'un lieu pas comme les autres.

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  • Ces dernières années ont vu se développer un important effort théorique et critique sur la question du corps au cinéma : comment ce dernier représente-t-il les formes du corps mais aussi ses puissances (gestes, désirs, pulsions, tendances hors cadre, hors champs, hors discours ou hors normes)? Comment rend-t-il compte des contextes cognitifs, culturels, politiques et technologiques associés à la fabrique des corps à travers l'histoire? Les films eux-mêmes ont eu recours au corps comme figure ou motif privilégié et ont pleinement participé de ce questionnement.
    Participant à cette réflexion en cours le présent volume s'attache à étudier la question de la représentation corporelle en la rapportant à celle des devenirs concrets du cinéma, que ce soit dans ses dispositifs propres ou ses rencontres avec d'autres régimes d'image (notamment la vidéo et la photographie). L'ambition est en définitive d'offrir une sorte d'état des lieux de la question qui rayonnerait dans plusieurs directions : mise à l'épreuve des concepts ; articulation entre perspectives théoriques ; poétique des oeuvres ; zoom sur certains points clé du rapport corps/image (la question de la vitesse notamment) ; enjeux culturels, politiques, esthétique et de genre ; question du récit ; etc. C'est sur ces théâtres que se déploient les études réunies ici, chacune avec sa méthodologie et ses objets propres mais toutes envisageant la notion élargie de corps-image (au sens d'une matériologie générale du cinéma) comme possible paradigme critique.

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  • Apprendre avec des images et du son : depuis longtemps déjà le cinéma, puis la vidéo et le multimédia, ont investi l'enseignement.
    Le développement de ces pratiques suit un parcours complexe qu'infléchissent de nombreux facteurs : innovations techniques, histoire du cinéma, évolution des savoirs et de leur didactique, décisions politiques et passions individuelles... Dans ce domaine, le travail des pionniers est parfois méconnu, sinon oublié, et l'accumulation des savoirs et des expériences se fait difficilement. L'histoire des fonds d'archives de films pédagogiques et scientifiques, qui datent quasiment des débuts du cinéma, l'histoire des personnes et des institutions, à l'origine de ces productions d'images et de sons, restent à écrire.
    Parallèlement, on constate un intérêt grandissant pour les images et les films d'archives. Des cinémathèques spécialisées s'organisent et se développent, leurs fonds intéressent les producteurs et les diffuseurs de films ainsi que les chercheurs. Réfléchir sur ce que nous apprennent les documents anciens, prendre en compte la richesse des fonds d'archives filmées dans les domaines scientifique et pédagogique, s'interroger sur les usages actuels et futurs, les raisons des oublis et les enjeux de la mémoire, tel est l'enjeu de ce recueil.

  • Ceci est un livre.
    C'est-à-dire un chignon de rues, passages, avenues, marchés couverts, jardins, quais, entrepôts, ateliers, impasses. Ceci est une ville et ses voies de circulation. Gilbert & George vivent, respirent et pratiquent un art urbain le long des murs et des trottoirs, ils lisent et écrivent le livre de la ville. Ils en photographient les respirations. Et cette ville, Londres, est au centre du monde, au croisement des routes et des courants d'air.
    Ici chez eux partout. Sortons avec eux !

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