Du Paraclet

  • Quel chemin prendre ? La seule chose que je sais, c'est que j'aime mon Seigneur et mon Dieu : Jésus.
    Ma vocation, c'est donc l'amour. La fécondité de la vie chrétienne peut s'exprimer de manières multiples, n'y a-t-il pas plusieurs demeures dans la maison du Père ? Le Père Henri-Marie Calvez étudie de façon rigoureuse trois chemins particuliers. Le Mariage, l'amour d'un homme pour une femme et d'une femme pour un homme avec comme fruit de cet amour les enfants. Le mariage est cependant bien plus que cela puisqu'il est le reflet de la Trinité.
    La vie de célibat social : parce que la charité est quelquefois incompatible avec les obligations du mariage... et c'est sur l'amour que nous seront jugés. La vie religieuse et sacerdotale, parce qu'il y a un je ne sais quoi qui fait que l'on ne peut choisir que Dieu. On ne peut s'engager qu'après avoir réfléchi et prié car Dieu est là, il s'engage aussi. Notre volonté de créature va se greffer sur la volonté de notre Créateur et ainsi notre chemin sera magnifié.

  • Pour le philosophe Nietzsche, le nihilisme est une condition normale : le but fait défaut.
    Mais ce n'est pas ainsi que parle l'Esprit Saint : il existe un but, et il existe un chemin, et nous allons les découvrir ensemble. Quelqu'un vous y appelle. Notre Mère dit : Je vous appelle. Je vous ai choisis. J'ai besoin de vous. Vous êtes importants. Sur votre chemin, il y a quelqu'un qui marche auprès de vous, qui vous protège, qui vous nourrit de la manne et du miel du rocher... Et qui " trouvera pour vous le chemin de la joie...
    " Celui qui s'est mis en route sincèrement devient lumière et amour, il devient un don pour les autres, il devient un prophète dont tous veulent être proches.

  • Les deux enfants d'un riche épicurien athénien, Cécilia et Lucius sont réduits en esclavage pour solder la ruine de leur père.
    Ramenés à Rome pour être vendus, ils seront séparés et découvriront la cruauté de Rome vis-à-vis des esclaves, privés de toute dignité humaine et jouets du bon-vouloir de leurs maîtres. Confrontés à un monde sans pitié, ils vont tout entreprendre pour se retrouver et suivre la piste de leur mère, mystérieusement disparue quelques années auparavant. Les rebondissements de leur vie précaire vont les amener à remettre en question les valeurs qui ont dirigé leur vie jusque là : fausses amitiés, culte de dieux muets et dédaigneux, mépris du non-citoyen romain, dédain des pauvres.
    Interrogations partagées par leur entourage, dont les membres répondront chacun à leur manière aux bouleversements qu'apporte la révélation chrétienne : réalité de la fraternité, du respect humain, de l'espérance, du dialogue avec Dieu. Ces aventures tumultueuses de Rome en Grèce vont nous permettre de découvrir la vie quotidienne de deux adolescents de l'Antiquité au moment de la naissance du christianisme et de comprendre les profondes mutations que celui-ci apportera au sein du monde antique.

  • La réconciliation et le pardon...
    Personne ne contestera la beauté et la grandeur de ces deux mots, mais chacun a aussi expérimenté les difficultés et les résistances liées à la réalisation de ces démarches... Le sacrement de pénitence, souvent abordé avec réticence, doit devenir sacrement de réconciliation. A travers l'un des plus beaux psaumes de la Bible, nous découvrirons en compagnie du Psalmiste, comment cette progression est possible.
    Nous découvrirons comment en partant de la pénitence, nous aboutirons à un total renouvellement de notre être, dans l'amour de Dieu. En embrassant la totalité des aspects de ce sacrement, nous cheminerons de l'Ancien au Nouveau Testament, passant de l'image d'un Dieu terrible, tout-puissant, dictant les lois, à la révélation de toute la tendresse et l'amour de Dieu. De même, à travers l'étude et la méditation du Psaume 51, nous verrons comment la " confession " Si réductrice devient réconciliation et abandon en Dieu, grâce à la richesse d'une conversion qui vaincra toutes divisions, apportera plénitude et joie et re-créera un nouvel élan qui transfigure.

  • Abraham

    Henri-Marie Calvez

    Abraham qui est balloté dans les flots d'une existence mouvementée : nomadisme, famines, guerres, rivalités territoriales, difficultés familiales, devient la figure de proue de peuples entiers.
    Comment la faiblesse de ce Patriarche s'est-elle transformée au point qu'il devienne un phare construit sur un roc inaltérable, projetant sa lumière à travers siècles et civilisations ? A un point tel qu'il est aujourd'hui appelé " Père des croyants ", honoré par les trois religions se référant à la Bible : juive, chrétienne et musulmane. Ces racines communes et cette reconnaissance procèdent certainement de l'affirmation d'un Dieu Seul et Unique et donc de l'émergence du monothéisme, mais surtout d'une valeur fondamentale : la foi d'Abraham.
    Foi qui balaie toute notion antérieure d'expérience de divinité : idolâtrie, sacrifices humains, liens partiels ou magiques et qui affirme la réalité d'une relation réciproque entre l'homme et Dieu. Foi si totale et exemplaire, générant tant de bienfaits - charité, justice, espérance - que le Christ s'y réfère dans l'Evangile, que Saint Paul la reprend en modèle, en en extrayant l'essence même à la lumière du Nouveau Testament.
    Benoît XVI, commentant Saint Paul à ce sujet dira : " L'éthique chrétienne ne naît pas d'un système de commandements, mais elle est la conséquence de notre amitié avec le Christ. Cette amitié influence la vie : si elle est vraie elle s'incarne et elle se réalise dans l'amour pour le prochain." La relecture de la vie d'Abraham ici proposée nous permet de remonter aux sources de la relation avec Dieu et de retrouver les premières fondations de la foi et toutes les richesses d'une relation de coeur à coeur avec Dieu.

  • " Faire son chapelet ou égrener son Rosaire "...
    Aussitôt apparaît l'image d'Epinal : vieilles ridées et rabougries dévidant des litanies telles des moulins à prières... Il ne faut pas en rester à ce cliché dépassé et simpliste. La Prière du Rosaire reprend de la force dans les communautés d'aujourd'hui. Cela n'est pas un hasard. Elle alimente la profondeur de notre vie spirituelle. Le Rosaire est à la fois une école de prière dont la voie a été ouverte par Marie et une prière authentique ancrée dans notre réalité humaine.
    De grands saints comme Louis Grignon de Montfort, Catherine Labouré ou le Curé d'Ars se sont réclamés de cette prière. De nombreux papes et particulièrement saint Pie V, Clément IX, Léon XIII, Jean-Paul II ont prêché pour en dévoiler tous les attraits et les avantages. Les mystères joyeux ne représentent qu'une des quatre parties du Rosaire. Nous méditons la vie du Christ enfant et adolescent dans les évènements familiaux et humains de sa vie terrestre et dans la réalité biblique qu'est le Nouveau Testament.
    Nombre de guérisons se font par la contemplation de l'innocence de notre Dieu fait homme. Distingués par le pape Léon XIII pour son éclairage historique et spirituel très complet et profond, ce livre permet un parcours personnel de découverte et d'approfondissement.

  • Pour tout humain, la souffrance est intolérable.
    Surtout quand celle-ci est appliquée délibérément. En cela, la Passion du Christ est scandaleuse. Elle répugne et sa commémoration étonne, voire dérange. Ne ferait-on pas mieux d'oublier, d'effacer jusqu'à la trace d'une telle ignominie ? Le Rosaire, prière inspirée, nous invite tout au contraire à méditer cet événement pour nous en nourrir. Les plaies de Dieu sont une des représentations de sa gloire.
    En quoi cette infamie devient-elle positive ? Comment la comprendre et comment l'accepter ? Les mystères douloureux du Rosaire reprennent les événements marquants de la Passion. Ces entretiens sur ces mystères sont le résultat d'un remarquable travail spirituel et d'étude, souligné par le pape Léon XIII, et méritaient une réédition. Très construits, ils reprennent le récit de l'Evangile, en le remettant dans son contexte historique, culturel et prophétique.
    Un enseignement doctrinal en est ensuite extrait, exprimant les valeurs offertes lors de ce sacrifice. Suivent alors les possibilités et directions d'application pour les croyants dans leur vie quotidienne et les opportunités de grâce qui découlent de la prière attachée au Rosaire.

  • Voilà quarante minutes que nous prions ; Les mystères douloureux sont finis.
    Nous sommes avec le Christ dans le poids de sa mort ; mais celui qui meurt avec Lui ressuscite avec Lui. Les témoins de la Résurrection nous ont fait témoins d'aujourd'hui. La mort est vaincue une bonne fois pour toute, et Jésus peut dans son Ascension rejoindre la maison du Père et obtenir son héritage au Paradis. Il nous laisse ici bas. Mais ne soyons pas tristes, Il nous envoie la Pentecôte, l'esprit créateur de l'Eglise sur terre, l'esprit Paraclet qui nous rappelle toute chose.
    Cette Eglise est notre mère, comme Marie que Jésus nous a donnée au pied de la croix. Cette mère dont le corps immaculé est emporté au ciel dans l'Assomption. Cette mère est couronnée par son créateur et fils. L'ordre divin est confié aux créatures méritantes ; la gloire de Dieu est partagée par ceux qui ont détruit l'orgueil.

  • Depuis le XVIIe siècle, le parcours missionnaire de Louis-Marie Grignion de Montfort se poursuit.
    Lent cheminement et découverte progressive de la profondeur de sa réflexion théologique dynamique et originale ! Après la proclamation de ses vertus héroïques, de sa vénérabilité et de sa sainteté, sa cause de Docteur est aujourd'hui étudiée à Rome. De nombreux Papes ont puisé et se sont appuyés sur ses écrits dans leurs réflexions jusqu'à Jean-Paul II qui s'en est inspiré pour sa devise Totus Tuus.
    Les biographies, depuis sa mort, permettent de jalonner cet itinéraire de découverte et d'approfondissement de la pensée originale de Louis-Marie Grignion de Montfort qui peu à peu se révèle comme une proposition doctrinale importante. Comment se dévoile la doctrine derrière la vie et la réflexion de ce missionnaire ? Après une première période d'étude de ce saint, plus consacrée à l'examen de sa vie et de ses actes, s'ouvre ici un second volet où la réflexion théologique et l'émergence d'une doctrine se dessinent.
    Plus concis sur les faits, une analyse claire et intelligible de cette pensée très riche, étayée par les documents et écrits du Saint, est proposée dans un style alerte et accessible. Une troisième étape se met en place aujourd'hui, initiée particulièrement par Jean-Paul II, qui a souligné l'importance de la doctrine de ce Saint dans notre Eglise contemporaine et a préconisé d'en retirer les trésors.

  • Le 29 juin 1997, Jean-Paul II à l'occasion du cinquantenaire de la canonisation de Louis-Marie Grignion de Montfort, envoyait une lettre aux Montfortains, descendants spirituels du Saint, dans laquelle le Pape leur disait : " Faites fructifier ce trésor qui ne doit pas rester caché.
    " Révéler un Saint du XVIIe siècle, dont le parcours jusqu'à la canonisation, s'il a été constant, a néanmoins été bien cahotant ! On ne peut pas parler d'une évidence éblouissante et fulgurante de la sainteté... Alors pourquoi aujourd'hui parler d'un trésor, pourquoi doit-on l'exposer et que doit-on y trouver ? Cette biographie de Louis-Marie Grignion de Montfort a été établie à l'instar d'une enquête policière par un scientifique religieux, extrêmement structuré dans sa démarche.
    /> Pas de fioritures ou d'extrapolations légendaires : des faits découlent les actes et les motivations, des écrits ressortent les sentiments et la spiritualité. Cette précision nous dresse un tableau extrêmement complet de l'homme, de sa rudesse et de son âpreté apparentes, et dévoile par petites touches toute la richesse et la délicatesse de charité ainsi que la pensée, nourrie de tous les tourbillons d'idées de la Réforme catholique, qui révélera une doctrine d'une telle ampleur qu'aujourd'hui la cause de doctorat de saint Louis-Marie Grignion de Montfort est actuellement étudiée à Rome.

  • Figure primordiale d'une période bouleversée par le choc de cultures qui se bousculent dans une Europe en friches, Saint benoît retrouve l'essence même de l'homme pour proposer un nouveau modèle de civilisation.
    Précurseur d'une organisation économique et sociale, il est initiateur d'un élan culturel et philosophique, permettant une renaissance sociale et intellectuelle au Moyen Age. Cette biographie nous présente un personnage d'une portée hors du commun. La simplicité de ses actes, de sa pensée et de sa foi est retracés dans un récit imagé, mais rigoureusement documenté au travers duquel la dimension religieuse et historique du sujet apparaît en filigrane.
    Saint Benoît est saint, religieux et spirituel. C'est un fondateur, humain, sensible aux conseils de ses frères. Son organisation d'une société nouvelle est empreinte d'un grand esprit de tolérance. Son charisme a façonné l'Europe, à tel point que le 24 octobre 1964, le pape Paul VI l'a institué " Patron de l'Europe ". Voilà ce qu'il nous en dit : " Il a été messager de paix, opérateur d'unité, maître de civilisation et surtout héraut de la foi et initiateur de la vie monastique en Occident."

  • Les saints bretons ont modelé l'âme et la terre armoricaine.
    Longue procession de plus de 365 figures qui méritent à elles-seules de remplir un calendrier ! Histoires mêlée de légendes ? Dans tous les cas, elles font la tradition populaire de cette région de France aux racines si catholiques. Pionniers du monachisme celtique, ces chrétiens du premier millénaire s'illustrent par des vies et des morts édifiantes. Pour transmettre leur idéal monastique et leur religion, ils se sont lancés dans des traversées mouvementées de la mer bretonne, dans des échanges constants entre l'Irlande, la Grande et la Petite-Bretagne.
    Fondateurs de communautés et d'abbayes, ils ne s'isolent pas du monde et agissent comme rois, évêques, évangélisateurs, missionnaires et intellectuels. Leur but ultime reste toujours le Royaume des Cieux et ils aspirent à tous les renoncements pour atteindre cette fin. Exemples de droiture, de profondeur et de courage, ils s'attachent à cette terre bretonne et y sèment l'esprit chrétien. Egrener ce calendrier au cours de l'année s'apparente à un pèlerinage merveilleux, à travers paroisses, fontaines et calvaires.

  • Le coeur converti est cette route merveilleuse qui porte à la paix ; c'est l'océan dans lequel s'engouffre toute inquiétude et qui se perd dans la l'humilité et la sainteté du coeur.
    L'humilité est la vertu dans laquelle Dieu a caché sa divinité, le mode surprenant de la présence de Dieu en nous. Aujourd'hui, dans le monde, il y a très peu d'artisans de paix c'est-à-dire de convertis. Medjugorje ? Depuis le 24 juin 1981, des millions de pèlerins se sont rendus dans ce petit village de Bosnie Herzégovine, attirés par la profusion des grâces données en ce lieu devenu en quelques années un sanctuaire marial au rayonnement mondial.
    « L'apparition » (entre guillemet, car l'enquête est encore en cours) se présente comme « Votre mère et la reine de la Paix ». Elle donne cette recommandation : « Prenez soin de la paix comme d'une fleur qui a besoin d'eau, de tendresse et de lumière. » (25. 02.2003). Ces messages, parce qu'ils n'ont que l'humble statut d'une révélation privée, sont associés au témoignage de l'Ecriture sainte, du témoignage des saints et des enseignements très récents du Saint-Père.
    L'harmonie qui en résulte rend la lecture profonde et très vivante.

  • Dieu, au commencement, a pris de l'argile pour nous créer.
    Voilà le désert. Cet élément de la nature sans la vie n'est qu'aridité. La liturgie du carême nous le rappelle, nous sommes poussière et nous retournerons à la poussière. Il n'y a pas de rencontre avec Dieu si je n'ai pas pris conscience du rien que je suis. Plus j'ai conscience de ma grande pauvreté, plus je suis libre pour me laisser envahir par Dieu.

  • De tous temps, l'Eglise et ses dignitaires ont été en butte aux critiques, voire aux attaques.
    Aujourd'hui encore, aux travers des media, il est de bon ton de morguer cette " institution poussiéreuse ". On fait flèche de tout bois : croyances de bonne femme arriérée, pape propagateur d'épidémie, prêtres dévoyés... Et soudain, un événement tel que la mort de Jean-Paul H provoque un raz-de-marée populaire et met en évidence la vitalité et la force d'une Eglise soi-disant moribonde. Un signal fort, impossible à contredire...
    La mort d'aucun chef d'Etat n'a cristallisé autant d'émoi et de respect. Alors pourquoi ce paradoxe ? Pourquoi depuis le début cette volonté de toujours critiquer, pourquoi une telle opposition ? Et pourquoi cette opposition n'a-t-elle jamais atteint son but ? Persiflages ou doutes sincères à charges multiformes : contraire à la science, à la modernité, à la société, au matérialisme.... Les détracteurs n'ont pas manqué.
    Mais l'édifice est toujours solide. L'Eglise et la doctrine, deux rocs sur lesquels se sont appuyés des millions de chrétiens depuis deux millénaires. Avec des failles humaines, certes mais avec une permanence et une solidité que rien n'a pu ébranler. Ici sont examinés avec objectivité et respect les motifs allégués d'incroyance ou de doute et sont illustrées avec clarté les raisons pour lesquelles la foi est toujours aussi vive.
    Une démonstration lumineuse tant à un niveau ecclésial que personnel !

  • Saint Irénée, figure majeure du christianisme au IIe siècle...
    Renommé en tant qu'évêque de Lyon, capitale des Gaules ? Certainement bien moins qu'en regard de son apport dogmatique à l'Eglise naissante. Sa filiation prestigieuse - élève de Saint Polycarpe, lui-même disciple de Saint Jean - en fait un des Pères de l'Eglise. Grec venu d'Orient, il allie grande foi et culture à une personnalité tolérante, qui lui assurent l'oreille du Pape lors de délicats débats entre l'Eglise d'Orient et l'Eglise romaine.
    Fort de sa volonté de transmettre la foi, il étudie et médite les doctrines élitistes et intellectuelles apparaissant aux premiers temps de l'Eglise. Période de crise dans la constitution de l'Eglise et dans la définition des dogmes du christianisme dans l'Empire romain. Temps de foisonnement des conjectures concernant le message du Christ, tant dans la mise en forme - détermination du canon de la Bible - que dans le fond.
    De nombreuses questions se soulèvent : Qui est Dieu ? Qui est Jésus ? Quelle est sa nature et sa fonction par rapport à Dieu ? Qui est le Saint Esprit ? La fin du monde est-elle proche ? Peut-on être pardonné à plusieurs reprises ? Interrogations auxquelles de multiples groupes répondent avec des sensibilités et selon des antécédents culturels bien différents. Fleurissent alors déformations, exagérations et erreurs ouvrant la porte aux hérésies : gnosticisme, marcionisme, millénarisme, docétisme...
    Saint Irénée, fort de sa connaissance des différents courants orientaux, réfutera les multiples courants gnostiques. Par cette méthode, il fixera la doctrine chrétienne sur laquelle pourra s'appuyer l'Eglise pour contester les courants hétérodoxes et sera le " premier théologien de l'Eglise" ainsi que le nomme Benoît XVI.

  • Le sacerdoce est souvent envisagé comme un ministère, mais il va bien au delà : vocation, il est une réponse à l'appel de Dieu, requérant le don total de la personne.
    Premier en tout, le Christ a établi et sacralisé cette fonction par les sacrements, et a assumé le " oui " jusqu'au sacrifice ultime. En suivant Son exemple, le prêtre se donne entièrement, son sacerdoce devient une identité à part entière, nécessaire à l'Eglise. L'année du Sacerdoce, décrétée par le pape Benoît XVI, remet en lumière cette charge d'Eglise et permet d'approfondir la signification d'un tel ministère, à l'heure d'une crise des vocations cruciale.
    Deux textes sont ici proposés pour élargir notre regard sur le sacerdoce. Saint Jean Chrysostome balaie tous les aspects attachés à la charge de pasteur : l'exemplarité, les dangers, les responsabilités devant les hommes et devant Dieu. L'encyclique du pape Pie XI resitue le rôle du prêtre dans le siècle et les nombreuses exigences requises par cette fonction. Ces deux auteurs évoquent évidemment toutes les qualités terrestres nécessaires aux prêtres, mais ils lui redonnent sa véritable nature : pasteur, exemple pour la Communauté, médiateur entre le Royaume de Dieu et notre monde, " nous communiquant les biens qui viennent de Lui, lui portant nos prières, apaisant le Seigneur irrité.
    " Et nous reprenons conscience de la mission sacrée du prêtre, intercesseur public et officiel de l'humanité, aux pouvoirs ineffables confiés par le Christ, attachés aux affaires du Ciel et non celles de la terre.

  • Les chrétiens ont parfois du mal à connaître les sources juives, à les interpréter, à repérer les différents courants de pensée.
    On sait que Jésus et sa mère étaient juifs, mais sans préciser. Ce court traité sera pour eux un guide simple et solide, allant à l'essentiel. Le lecteur juif trouvera une présentation du christianisme, toute proche des traditions de son peuple, et sans confusion, d'où le titre : " Juifs et chrétiens, une origine, deux chemins ".

  • Marie, femme fervente et mère parfaite, bien que toujours discrète, occupe une place majeure dans l'Evangile.
    Son effacement quotidien laisse passer l'éclat de son amour de Dieu, qui lui donne le courage d'accepter, de faire reconnaître et d'accompagner son Fils. Une totale et surhumaine compréhension de Dieu qui dépasse tout entendement humain. Marie, depuis l'incarnation, domine toute l'humanité. Elle est l'articulation entre les hommes et la Trinité. Elle nous ouvre la voie vers Dieu. Témoin quotidien de la vie du Christ, elle est également notre modèle.
    Modèle si parfait qu'au cours des siècles, l'Eglise l'a recommandée comme tel et en a constamment détaillé les innombrables facettes. Une contemplation de Marie nous est ici proposée, qui nous permet sur ses pas de mère et d'avocate, de suivre une voie sûre de dévotion pour cheminer avec elle vers l'amour et la perfection de Dieu. Voie sûre car l'exposé, très construit, se réfère à des textes fondamentaux : Evangile et écrits des Papes, et tente de façon simple d'aborder l'ensemble du culte marial.

  • Quand dans une vie, tout s'effondre.
    Que les seuls liens avec le réel restent les corps outragés et souffrants, que la réalité n'est que blessure. Que ce mal est infligé par un autre, dominant néfaste qui organise l'enfer. Une question se lève : pourquoi ? Quel regard poser sur la nature humaine ? Que reste-t-il à espérer ? Quelles options reste-t-il ? Se laisser couler et déchoir de sa propre humanité ou relever la tête et retrouver sa dignité ? Et comment ? L'accompagnement, pas à pas, d'un acteur des réalités épouvantables de la déportation, Edmond Michelet, révèle la possibilité de retrouver par son esprit et son âme un espace de liberté, fondamental à la survie et à la dignité humaine.
    Au milieu de destinées brisées et devant la disparition de l'accessoire, il ne reste qu'à totaliser ce qui est valeur essentielle dans sa pauvre vie. Valeur éternelle qui ouvre un espace intérieur vital, en soi, avec les autres et avec l'éternité. Les yeux du croyant ne s'éteignent jamais, il regardent vers cet espace d'éternité. " Nous trempons dans l'éternel comme une mèche dans l'huile " : même si l'éteignoir étouffe la flamme, l'huile nourrit la mèche, et la braise presque froide se réanimera au moindre souffle.
    Un parcours de foi de haut niveau mais d'une simplicité désarmante, basée sur une sublimation construite lors de circonstances exceptionnelles, aboutissant à une ouverture et une charité insensées mais fécondes. L'auteur s'est attaché à décrire l'ascèse et à témoigner de la profondeur réfléchie et de la générosité de la foi d'un homme confronté à la mise en oeuvre d'un système niant l'humanité, dans sa nature et ses valeurs.
    Ici, Edmond Michelet est considéré dans sa dimension religieuse, essentielle, dont la richesse est touchante et exemplaire.

  • Le personnage de saint Martin domine toute l'histoire de notre pays et son culte en a traversé toutes les générations. Né en 316 ou 317 dans la lointaine région de la Pannonie (l'actuelle Hongrie), il a pétri, plus que nul autre, de ses mains inlassables d'apôtre, cette portion d'humanité de laquelle Dieu devait, avec le temps, faire sortir le peuple français. Ce saint a légué à notre pays et avec lui, à l'Europe entière, l'institution qui travaillera si activement à sa formation, le monachisme. Les moines ont été les sauveurs et les gardiens du patrimoine intellectuel de l'humanité, ils ont été les défricheurs du sol, ils ont été les apôtres infatigables de la foi chrétienne. Saint Martin a fixé tous ces traits dès les premières fondations monastiques qu'il a établies. Sa main ferme et prévoyante a posé les règles que suivront les grands défenseurs de la vie monacale, il a été un initiateur et un modèle. Illustre évêque de Tours, il donne des exemples qui deviendront une tradition. Il se montre ferme en face des grands de ce monde, intrépide défenseur du droit et de la justice, compatissant pour les pauvres et les petits, inlassable semeur de vérité dans le champ qui lui a été confié par le Père. La multiplicité des localités placées sous son patronage sera comme un perpétuel hommage qui lui sera rendu par ce pays qu'il a évangélisé et sanctifié.

  • Jérémie est un prophète méconnu et délaissé à tort.
    Nous l'enfermons dans une expression regrettable : " les jérémiades ", et bien sûr nous ne voulons en aucun cas en faire un modèle. Pourtant, c'est à la joie éternelle qu'il goûte quand il mange les rouleaux de la parole de Dieu. Cette étude de Jérémie nous fait connaître un homme élu de Dieu, qui dévoile son coeur et exprime ses états d'âme. Il nous rejoint car chacun dans sa vie affronte des choix difficiles, des moments de tourmente, des temps de remise en question et de doute qui peuvent aboutir à un profond découragement.
    Nous découvrirons toute la richesse d'un homme, qui accepte sa pauvreté dans sa mission et l'offre humblement avec confiance. Il prêche à un peuple égaré et corrompu les voies du retour à Dieu. Vocation et mission difficiles face à un peuple à la nuque raide. Cette méditation fait un parallèle saisissant avec la vocation et la mission des consacrés. Sans fausse pudeur, ni complaisance, ce Prophète, écartelé entre son amour pour son peuple et le péché commis par celui-ci, pleure toute la souffrance.

  • La Messe est " source de Vie "...
    Parce que la Vie a une source. Cette source est Dieu et celui qui s'y abreuve n'aura plus jamais soif. La Messe ? Qu'est-elle ? Beaucoup d'opinions contradictoires s'expriment, mi-moqueuses, mi-dubitatives : un rendez-vous traditionnel hebdomadaire ?..une obligation désuète à laquelle on se plie ?.. un conformisme à une certaine image de société ? Mais au-delà de ces préjugés et idées préconçues, quelle est la signification d'un rite vieux de plus de 2000 ans ? Existe-t-il un autre événement aussi fréquemment fêté qui rassemble autant d'individus dans le monde ? Quelles peuvent-être les motivations de ces fidèles ? Toutes ces questions trouveront une réponse dans ce petit manuel très pratique et didactique, qui rappelle et qui ancre les valeurs essentielles célébrées chaque dimanche.
    Du rassemblement d'un peuple au sens de la liturgie, des actes à leur signification, on se rapproche de l'essence même du cérémonial passant du visible à l'invisible et au sacré. Au-delà de cette initiation au sens intime et sacré de la nouvelle alliance, des questions ouvertes nourriront la méditation personnelle et permettront à chacun d'avancer selon sa personnalité. Car si la messe est un rassemblement du peuple des chrétiens, elle est aussi et avant tout une invitation personnelle de Dieu.

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