Campagne Premiere

  • Freud et le transfert Nouv.

    Le transfert est l'un des concepts-clés et le ressort le plus important de la psychanalyse. C'est par lui que l'inconscient s'implique dans la cure. Sa mise au jour et son élaboration théorique reviennent incontestablement à Freud. Sans transfert, allié irréductible et rebelle, l'analyse est impossible. Freud ne cesse de le rappeler et de le redécouvrir, mais, précise-t-il, " il bouleverse tous les calculs " et " doit être deviné ".
    Dans cet ouvrage, Catherine Muller analyse la confrontation de Freud à l'inconscient dans le surgissement du transfert au fil de sa clinique. Ce concept s'y révèle avec clarté, et dévoile les paradoxes avec lesquels s'est construite la rationalité freudienne. Cette étude, originale et inédite, met en lumière la nécessité d'une présence d'énigme qui tient à l'inconscient lui-même.

  • Lapsus, maladresses, étrangetés, comportements inadaptés... Nul n'est épargné par une certaine folie quotidienne. L'auteur revisite ici, à la lumière des structures psychiques mises en évidence par la psychanalyse, les questions que chacun affronte au quotidien avec plus ou moins de tourments : la vie, la mort, les origines, l'amour, les relations au maître et à la maîtrise, à la servitude, au manque, aux croyances singulières et collectives... Toutes se situent sous l'égide des rapports que nous entretenons avec deux désignaTIons : l'"autre" et le grand "Autre". Si l'autre ou les autres sont les personnes gravitant autour de nous, à la fois semblables, familiers et étranges, l'Autre s'exprime d'une manière voilée dans des formules que nous prononçons souvent sans toujours en avoir conscience : "Je me demande..." Qui demande à qui en luimême ? L'Autre est une figure abstraite : Dieu, l'inconscient freudien, l'esprit du législateur, la science, la Vérité, la métaphore paternelle, le Sujet Supposé Savoir... Considérant ces figures de l'Autre comme des miroirs de la subjectivité, l'auteur spécifie certains enjeux propres aux structures hystériques, obsessionnelles et phobiques, interrogeant ainsi le malaise que chacun peut ressentir dans ses rapports à la culture ou à la civilisation.

  • Quand la psychanalyse dialogue avec l'esthétique Tout au long de notre existence, le sens de la vie nous est donné par des personnes, mais aussi par les choses qui nous entourent : les pierres, les arbres, les fleuves, les maisons, les objets. Chaque civilisation doit arriver à distinguer et à conjuguer l'humain et le nonhumain, le corps et l'histoire, la vie et la mort : moments cruciaux et formes du vivant qui fondent l'expérience du monde, et que le psychanalyste rencontre dans la cure.
    Ainsi, le champ psychanalytique est traversé par la dimension esthétique, patrimoine de tout être humain. L'esthétique nous met en contact avec les valeurs de la vie ; elle promeut le soin de soi et des autres. Elle amène la psychanalyse à conjuguer éros et logos, la poésie et la raison, la musique et la pensée, en produisant un saut anthropologique qui permet le dépassement du nihilisme et de la barrière érigée entre la science et l'art.

  • La perte de soi : nécessité intérieure et autodestructivité La perte de soi est souhaitable pour tout un chacun, au titre d'une nécessité intérieure. Se parler et parler, être présent dans les mots et être représenté par les mots : cela suppose de consentir à se perdre, à ne jamais coïncider avec soi-même.

    À l'opposé, il est une autre ?gure de la perte de soi, relevant de la destructivité et de l'autodestructivité : la disparition de soi à soi-même. Comment survivre à cette perte ? Telle est bien la question posée par « l'existence limite », qui traverse tout le livre.

    Avec deux éclairages, aussi indirects qu'essentiels. D'une part, le dialogue de Freud et Ferenczi, destructeur et créateur, qui re-commence la psychanalyse. D'autre part, l'écriture survivante de Kertész, qui fait oeuvre de l'e?acement.

  • Comment comprendre notre consentement passif envers la cruauté banalisée d'une réalité quotidienne dont nous entendons les échos terrifiants ? L'époque n'est plus celle de cet amour de la vérité que Freud donnait comme la fin de chaque engagement dans une psychanalyse. L'époque est celle de la vraie pauvreté, de l'homme pouvant être sacrifié à merci, et dont l'autre face est l'indifférence. Dans cet essai d'anthropologie psychanalytique, Ghyslain Lévy analyse, à travers cette indifférence aujourd'hui si partagée, le refus de toute hospitalité au malvenu en nous et la honte de notre humanité fragile, souffrante, vivante. À partir de sa riche expérience clinique, et en s'appuyant sur la littérature et le cinéma, l'auteur nous fait parcourir les lieux de l'indifférence, des maladies du virtuel à la perte du sentiment du chez soi. Survivre à l'indifférence, c'est vivre contre l'indifférence, faire résistance au règne de l'homme-jetable, à la marchandisation des corps et aux solitudes « branchées ». Ghyslain Lévy est psychanalyste, membre du Quatrième Groupe. Il est l'auteur de nombreux livres, dont L'Invention psychanalytique du temps (L'Harmattan, 1996), Au-delà du Malaise. Psychanalyse et barbaries (Érès, 2000), L'Ivresse du pire et Le Don de l'ombre (Campagne Première, 2010 et 2014).

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  • La référence à Platon, et au-delà à Socrate, apparaît nécessaire à Jacques Lacan comme à Sigmund Freud. Socrate est analyste avant l'heure, et Lacan, dans sa lecture du Banquet de Platon, définit l'agalma comme l'objet en jeu dans le transfert.
    Jean-Louis Henrion souligne combien Lacan fait une lecture brillante de Platon, une lecture avec ses impasses, ses contresens, mais aussi ses fulgurances géniales : du transfert est ici en jeu.
    Ainsi, par son étude fine et précise des séminaires du psychanalyste français comme des textes du philosophe grec, Jean-Louis Henrion éclaire l'énigme du désir de l'analyste, et plus encore celle du passage de l'analysant à l'analyste.

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  • Cet ouvrage se propose d'aborder la question du christianisme que Lacan saisit, hors de toute adhésion confessionnelle, comme un fait de langage majeur. Lacan s'intéresse moins au contenu religieux du christianisme qu'à sa structure fondamentale. De ce point de vue, saint Augustin et la pensée augustinienne ne cessent de l'inspirer tout au long de son enseignement.
    L'ouvrage met en lumière les ressorts de l'interprétation critique que Lacan propose de différents motifs du christianisme : la mort de Dieu et de l'athéisme, la foi et la croyance, l'amour et la jouissance, le péché et la grâce, etc. Un point intéresse particulièrement la psychanalyse : le christianisme a élaboré une théorie de l'excès ou du surcroît qui accorde une valeur particulière à une singularité a-normative. Ici se pose le problème de la vérité.
    Même si c'est dans une perspective bien différente, Lacan en a fait à son tour une question qui est au coeur de l'acte analytique.

  • Psychiatre et psychanalyste, Christophe Chaperot est un clinicien reconnu de la psychothérapie des psychoses. Loin de soutenir une position dogmatique, il montre combien l'approche psychanalytique n'est en rien contradictoire avec d'autres pratiques, et peut même s'y associer.
    Cet ouvrage expose les grands principes de la psychothérapie psychanalytique des psychoses, cette maladie, en partie liée à des facteurs génétiques, qui détruit les symboles organisateurs du sujet. Christophe Chaperot s'appuie sur deux auteurs essentiels. Avec Gaétano Benedetti, il explique comment le thérapeute travaille en faisant alliance avec son patient, en s'immergeant dans son univers marqué des défaillances et des vides symboliques. Avec Jean Oury, il souligne combien la psychothérapie institutionnelle peut accueillir et prendre soin d'un patient dissocié qui serait en danger dans une relation duelle.
    Au moment où il est question de crise de la psychiatrie, ce livre, riche d'exemples cliniques, permet de saisir tout l'intérêt de la psychothérapie des psychoses dans le soin apporté aux patients.

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  • Le pays merveilleux situé derrière le miroir dans lequel Alice est, à un moment, plongé est un univers inversé dans lequel tout se passe « à l'envers » du monde ordinaire : il faut se reculer pour rejoindre ce que l'on cherche à atteindre, tandis que l'on perd infailliblement de vue ce vers quoi l'on se dirigeait. À côté de l'enchantement qu'elle produit, la fiction de Lewis Carroll recèle un secret : elle décrit la réalité effectivement vécue, à notre insu, par de nombreux patients autistes, dyslexiques et, parfois même simplement gauchers - Alice parmi nous. Cette condition est le résultat d'un accident rvenu, à l'orée de l'histoire du sujet, au moment de la sortie de l'état de fusion avec la mère, marquée par un premier retournement qui sera plus tard repris et consacré par l'inversion spéculaire. Au-delà de la compréhension nouvelle qu'elle apporte de 'autisme et d'autres pathologies plus discrètes, la prise en compte de « la vie à l'envers » révélée par les conduites de mimétisme et d'écholalie éclaire ainsi également les temps primitifs, encore largement méconnus, du sujet humain.

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