Campagne Premiere

  • Freud et le transfert Nouv.

    Le transfert est l'un des concepts-clés et le ressort le plus important de la psychanalyse. C'est par lui que l'inconscient s'implique dans la cure. Sa mise au jour et son élaboration théorique reviennent incontestablement à Freud. Sans transfert, allié irréductible et rebelle, l'analyse est impossible. Freud ne cesse de le rappeler et de le redécouvrir, mais, précise-t-il, " il bouleverse tous les calculs " et " doit être deviné ".
    Dans cet ouvrage, Catherine Muller analyse la confrontation de Freud à l'inconscient dans le surgissement du transfert au fil de sa clinique. Ce concept s'y révèle avec clarté, et dévoile les paradoxes avec lesquels s'est construite la rationalité freudienne. Cette étude, originale et inédite, met en lumière la nécessité d'une présence d'énigme qui tient à l'inconscient lui-même.

  • Lapsus, maladresses, étrangetés, comportements inadaptés... Nul n'est épargné par une certaine folie quotidienne. L'auteur revisite ici, à la lumière des structures psychiques mises en évidence par la psychanalyse, les questions que chacun affronte au quotidien avec plus ou moins de tourments : la vie, la mort, les origines, l'amour, les relations au maître et à la maîtrise, à la servitude, au manque, aux croyances singulières et collectives... Toutes se situent sous l'égide des rapports que nous entretenons avec deux désignaTIons : l'"autre" et le grand "Autre". Si l'autre ou les autres sont les personnes gravitant autour de nous, à la fois semblables, familiers et étranges, l'Autre s'exprime d'une manière voilée dans des formules que nous prononçons souvent sans toujours en avoir conscience : "Je me demande..." Qui demande à qui en luimême ? L'Autre est une figure abstraite : Dieu, l'inconscient freudien, l'esprit du législateur, la science, la Vérité, la métaphore paternelle, le Sujet Supposé Savoir... Considérant ces figures de l'Autre comme des miroirs de la subjectivité, l'auteur spécifie certains enjeux propres aux structures hystériques, obsessionnelles et phobiques, interrogeant ainsi le malaise que chacun peut ressentir dans ses rapports à la culture ou à la civilisation.

  • Dès le 16 mars 2020, premier jour du confinement, Ghylsain Lévy prend des notes quotidiennes aussi bien de l'épreuve de confinement à traverser, que de cette expérience pour lui inédite : se tenir à la pratique quotidienne de séances analytiques par téléphone. Sous forme d'" instantanés photographiques ", ce journal raconte comment cette pratique analytique fut l'occasion de surprises et de créations, et vint interroger des aspects jusque-là convenus de la psychanalyse.
    Il saisit aussi la réalité du confinement et du dé-confinement d'un homme qui tente de retenir la vie, de partager l'espoir d'une issue, puis de porter la plus grande attention à ce passage de l'angoisse à la fureur collectives. Les rues vides, le danger de mort qui guette, l'interdit de contact, un retour du sacré, et la violence, comme confusion entre contaminant/contaminé, dévorant/dévoré, vivant/mort, qui infecte les liens et attaque limites et interdits.
    Ce journal par ses " déclics photographiques " propose de saisir l'insaisissable actuel pour tenter de résister à cette nouvelle déchirure du monde.

  • Quand la psychanalyse dialogue avec l'esthétique Tout au long de notre existence, le sens de la vie nous est donné par des personnes, mais aussi par les choses qui nous entourent : les pierres, les arbres, les fleuves, les maisons, les objets. Chaque civilisation doit arriver à distinguer et à conjuguer l'humain et le nonhumain, le corps et l'histoire, la vie et la mort : moments cruciaux et formes du vivant qui fondent l'expérience du monde, et que le psychanalyste rencontre dans la cure.
    Ainsi, le champ psychanalytique est traversé par la dimension esthétique, patrimoine de tout être humain. L'esthétique nous met en contact avec les valeurs de la vie ; elle promeut le soin de soi et des autres. Elle amène la psychanalyse à conjuguer éros et logos, la poésie et la raison, la musique et la pensée, en produisant un saut anthropologique qui permet le dépassement du nihilisme et de la barrière érigée entre la science et l'art.

  • La perte de soi : nécessité intérieure et autodestructivité La perte de soi est souhaitable pour tout un chacun, au titre d'une nécessité intérieure. Se parler et parler, être présent dans les mots et être représenté par les mots : cela suppose de consentir à se perdre, à ne jamais coïncider avec soi-même.

    À l'opposé, il est une autre ?gure de la perte de soi, relevant de la destructivité et de l'autodestructivité : la disparition de soi à soi-même. Comment survivre à cette perte ? Telle est bien la question posée par « l'existence limite », qui traverse tout le livre.

    Avec deux éclairages, aussi indirects qu'essentiels. D'une part, le dialogue de Freud et Ferenczi, destructeur et créateur, qui re-commence la psychanalyse. D'autre part, l'écriture survivante de Kertész, qui fait oeuvre de l'e?acement.

  • De tout temps, l'amour, le sexe, la jouissance ont posé problème. La li9érature s'est construite sur les récits de ces difficultés propres à ces êtres doués du langage que sont les humains. L'organisaAon patriarcale phallocentrique a résolu la quesAon en a9ribuant aux hommes à la fois le logos et le désir qui en est issu. Les femmes, objet de ce désir, désirées donc, étaient dans la nécessité de passer par un homme pour avoir accès au désir. Par contre, elles bénéficiaient d'une jouissance ineffable. Ce9e hiérarchie se soutenait du pouvoir de la foncAon paternelle, juridique chez les Anciens et sacralisée par le discours patrisAque chréAen.
    Ce9e organisaAon a été mise en cause dans la psychanalyse, d'abord par Freud qui pose les femmes comme désirantes mais garde « le primat du phallus » et le concept de « Père » dans son accepAon classique. Avec Lacan, dans ce qu'il appelle « la métaphore paternelle », le père devient « le Nom-du- Père » porté par la mère et transmis à l'enfant. Il s'agit de prendre ce renversement à la le9re pour en saisir la portée révoluAonnaire. Une autre dimension de la jouissance a pu alors se faire jour.
    Dans une société capitaliste où le profit génère une compéAAvité morAfère, l'entrée des femmes dans le logos les pose à égalité avec les hommes. Elles entrent dans la compéAAon et elles ont sans doute plus de travail à faire pour se voir reconnues dans leur compétence. Mais la quesAon de la sexualité, c'est à dire de la relaAon d'amour, de sexe, de jouissance entre un homme et une femme, n'en est pas pour autant résolue.
    Ainsi, Suzanne Ginestet-Delbreil aborde la quesAon du désir au féminin sous l'angle historique et psychanalyAque. Elle nous éclaire sur le monde contemporain où ces relaAons ne semblent pas aussi sereines qu'on le souhaiterait.

  • Dès la naissance de la psychanalyse, s'est posée la question de ses liens avec la médecine et la biologie, et de sa difficulté à penser sa spécificité par rapport à ces disciplines.
    À partir de sa clinique auprès de patients souffrant de maladies somatiques graves, Hélène Oppenheim-Gluckman s'interroge sur les différentes modalités possibles de l'acte analytique.
    Dans la maladie, le réel du corps questionne les liens entre corps et sentiment d'identité, ainsi que l'articulation entre espace de la cure et espaces médicaux. Comment se situer dans le champ psychanalytique sans nier les aspects biologiques ? Comment le délimiter, le définir ?
    Comment penser les modalités de confrontation aux autres disciplines médicales, biologiques ?
    Quelles peuvent être les modalités de dialogue entre psychanalyse et neurosciences ?
    Comment diffuser une approche psychanalytique dans le champ médical, et plus largement dans la société ?
    Hélène Oppenheim-Gluckman montre comment la causalité psychique inconsciente délimite le champ de la psychanalyse par rapport aux autres disciplines. Elle décrit les modalités du travail analytique, comme ses difficultés à être diffusé dans le domaine médical, et défend l'idée d'une psychanalyse insérée dans la société qui puisse montrer, par son action, sa pertinence et son utilité.

  • Comment comprendre notre consentement passif envers la cruauté banalisée d'une réalité quotidienne dont nous entendons les échos terrifiants ? L'époque n'est plus celle de cet amour de la vérité que Freud donnait comme la fin de chaque engagement dans une psychanalyse. L'époque est celle de la vraie pauvreté, de l'homme pouvant être sacrifié à merci, et dont l'autre face est l'indifférence. Dans cet essai d'anthropologie psychanalytique, Ghyslain Lévy analyse, à travers cette indifférence aujourd'hui si partagée, le refus de toute hospitalité au malvenu en nous et la honte de notre humanité fragile, souffrante, vivante. À partir de sa riche expérience clinique, et en s'appuyant sur la littérature et le cinéma, l'auteur nous fait parcourir les lieux de l'indifférence, des maladies du virtuel à la perte du sentiment du chez soi. Survivre à l'indifférence, c'est vivre contre l'indifférence, faire résistance au règne de l'homme-jetable, à la marchandisation des corps et aux solitudes « branchées ». Ghyslain Lévy est psychanalyste, membre du Quatrième Groupe. Il est l'auteur de nombreux livres, dont L'Invention psychanalytique du temps (L'Harmattan, 1996), Au-delà du Malaise. Psychanalyse et barbaries (Érès, 2000), L'Ivresse du pire et Le Don de l'ombre (Campagne Première, 2010 et 2014).

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  • À l'ère des interrogations sur l'identité, les valeurs, la précarité de notre société, alors que la sexualité elle-même perdait de son importance au bénéfice de la violence et de l'agressivité, Raymond Cahn a cheminé hors des sentiers battus pour entreprendre des cures psychanalytiques avec des patients autres que névrotiques. Si l'édifice freudien confirme sa pertinence et son efficacité, ce psychanalyste a cherché à lui apporter les prolongements à même de saisir la complexité de ces nouvelles psychopathologies.
    La subjectivation située au carrefour des dimensions internes et externes de la psyché, le contre-transfert compris comme une forme de répétition des effets de l'environnement depuis les premiers âges de la vie, ou encore le face-à-face considéré comme une forme particulière de psychanalyse, sont quelques-unes des voies innovantes empruntées par Raymond Cahn.
    Nourri d'exemples cliniques, cet ouvrage offre au lecteur un champ élargi et fécond pour comprendre les chemins actuels de la clinique.

  • Quand la maladie grave rôde autour de la cure. Qu'elle soit à l'origine de la demande ou non, surgisse pendant ou après la cure, et concerne le patient ou un proche, la maladie pose au psychanalyste des questions cliniques, théoriques et pratiques. Elle peut constituer un trauma envahissant les séances et sidérant analyste et analysant, ou apparaître dans un rêve, un mot, à l'insu du patient. Des modifications du cadre et de la technique s'imposent-elles alors ? Quels sont les effets de la maladie sur le transfert et le contre-transfert ? Comment l'analyste peut-il entendre le corps-soma et le corps érotique chez le patient ? Dans les lieux de soins où l'analyste se trouve là de surcroît, quelle pratique et quelle pensée analytiques soutenir auprès du patient, de ses proches et des soignants ? Vie foetale et psychanalyse.
    Les avancées de l'échographie ces dernières années ont profondément modifié nos connaissances et nos représentations quant à l'existence et au développement de la vie foetale. Que nous enseignent ces films échographiques sur la "relation" que le foetus noue avec son environnement utérin mais aussi avec les proches qui l'entourent ? Le prénatal laisse des traces dans le ressenti corporel, et dans la vie psychique du sujet en devenir et de sa mère.
    Ces traces s'inscrivent-elles dans le registre de la représentation ou s'expriment-elles autrement ? L'analyste peut-il les repérer dans sa clinique, celle de l'autisme en particulier ?

  • Cet ouvrage se propose d'aborder la question du christianisme que Lacan saisit, hors de toute adhésion confessionnelle, comme un fait de langage majeur. Lacan s'intéresse moins au contenu religieux du christianisme qu'à sa structure fondamentale. De ce point de vue, saint Augustin et la pensée augustinienne ne cessent de l'inspirer tout au long de son enseignement.
    L'ouvrage met en lumière les ressorts de l'interprétation critique que Lacan propose de différents motifs du christianisme : la mort de Dieu et de l'athéisme, la foi et la croyance, l'amour et la jouissance, le péché et la grâce, etc. Un point intéresse particulièrement la psychanalyse : le christianisme a élaboré une théorie de l'excès ou du surcroît qui accorde une valeur particulière à une singularité a-normative. Ici se pose le problème de la vérité.
    Même si c'est dans une perspective bien différente, Lacan en a fait à son tour une question qui est au coeur de l'acte analytique.

  • Que font les psychanalystes quand ils se lèvent de leur fauteuil ?
    Ils passent parfois au fourneau pour nourrir leurs amis, leur famille. Mais, quand ils en parlent, leurs recettes ne sont pas de simples assemblages d'ingrédients, elles sont aussi pleines de souvenirs oubliés, d'actes manqués parfois réussis, de mets fantasmés ; et ce n'est pas sans humour que les psychanalystes qui ont participé à ce livre acceptent de dévoiler les secrets inconscients des plats qu'ils préparent.
    Les 38 recettes proposées ici ont été réalisées par des psychanalystes, et goûtées par des personnes normales. Elles peuvent toutes être reproduites, y compris par des personnes n'ayant jamais fréquenté un divan, et sont agrémentées de textes expliquant leur extraordinaire saveur inconsciente.

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  • La référence à Platon, et au-delà à Socrate, apparaît nécessaire à Jacques Lacan comme à Sigmund Freud. Socrate est analyste avant l'heure, et Lacan, dans sa lecture du Banquet de Platon, définit l'agalma comme l'objet en jeu dans le transfert.
    Jean-Louis Henrion souligne combien Lacan fait une lecture brillante de Platon, une lecture avec ses impasses, ses contresens, mais aussi ses fulgurances géniales : du transfert est ici en jeu.
    Ainsi, par son étude fine et précise des séminaires du psychanalyste français comme des textes du philosophe grec, Jean-Louis Henrion éclaire l'énigme du désir de l'analyste, et plus encore celle du passage de l'analysant à l'analyste.

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  • A la lumière des nouvelles données théoriques et de sa riche expérience clinique, Suzanne Ginestet-Delbreil étudie un des concepts fondamentaux de la psychanalyse le narcissisme.
    Là où les sociologues insistent sur son excès et ses conséquences dans nos sociétés contemporaines, les analystes préfèrent en souligner les défaillances. Mais les théories et les pratiques freudienne et lacanienne sont-elles suffisantes pour en rendre compte et soulager la souffrance des patients ? Après avoir commenté les principales conceptions du narcissisme, l'auteur en dégage les caractéristiques.
    Celui-ci, véritable appel à l'être et à la nomination permet au sujet de se situer dans sa filiation. Pour illustrer son approche, elle développe une étude psychanalytique du phénomène sectaire. Elle en montre les mécanismes de dépersonnalisation, d'effacement de l'individu et de destruction des processus symboliques qu'il implique.

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  • Né dans une famille juive plutôt libérale, au coeur de l'empire austro-hongrois soumis à des convulsions nationalistes, Freud n'eut de cesse que la psychanalyse soit à l'abri de toute contingence religieuse pour ne pas la réduire à un kaléidoscope communautaire ou national. Comme le rappelle très justement Emile Malet « toute la profondeur anthropologique de son oeuvre, et qu'on ne saurait séparer de la clinique freudienne proprement dite, sert un humanisme de raison et de spiritualité, déniaisé des illusions religieuses et des tentations nationalistes ». En choisissant de demeurer juif par fidélité à ses ascendants familiaux, Freud s'affranchissait de la pusillanimité ambiante pour s'aventurer sur les chemins de la connaissance.
    Un précieux Petit Catalogue de citations à propos de Freud et le judaïsme complète se livre passionnant pour comprendre le rapport de la psychanalyse et de la tradition juive.

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  • La psychanalyse s'est développée à la faveur de ses interactions avec la philosophie pas seulement comme un instrument critique, mais aussi comme une pratique qui bouleverse les critères du normal et du pathologique, et la pensée elle-même.
    Néanmoins, la psychanalyse doit reconnaître que ses concepts exigent d'être mis à l'épreuve philosophiquement, qu'elle peut être interrogée sur sa spécificité et sur ce qu'elle invite à concevoir autrement : la sexualité, l'exercice de la pensée, les relations nouées entre les hommes dans le registre de la vie commune et des pouvoirs. Ce double mouvement est analysé ici selon deux axes principaux : qu'est-ce qui fait l'originalité de la conception freudienne de la sexualité ? Quel regard neuf la psychanalyse apporte-t-elle sur les rapports entre le réel et la pensée ?

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  • Un cas de psychose infantile, écrit par Serge Lebovici et Joyce McDougall, est un livre pionnier de la psychanalyse d'enfant. Il expose le verbatim de l'analyse d'un jeune garçon psychotique, avec les commentaires d'un contrôleur sur le déroulement de cette cure. Le lecteur est aux premières loges. Recomposé au fil de l'histoire du mouvement analytique, cet ouvrage se métamorphose sous l'influence de Winnicott en Dialogue with Sammy. Avant de devenir en France quelques années plus tard Dialogue avec Sammy, et d'être définitivement connu sous ce nom. Sammy restera le premier cas d'analyse d'enfant de Joyce McDougall. S'y joue la problématisation, à partir d'Un cas de psychose infantile de Serge Lebovici et de Joyce McDougall, de la rencontre du désir de l'analyste et de l'expérience d'un contrôle de cure. Au croisement d'ambitions scientifiques et politiques, dans la pratique de langues différentes - celle de l'analyse et celle du contrôle- dans la rencontre particulière et l'enseignement singulier d'un enfant psychotique et d'une analyste débutante. Reconsidérer les différentes versions de cette publication, au regard de l'histoire du mouvement analytique, entre New-York, Paris et Londres à la fin des années cinquante, permet d'en saisir la modernité, et de réfléchir sur les rapports entre contrôle, formation, et créativité dans la cure.

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  • Des fake news au procès d'Outreau, la crise de la vérité affecte notre monde contemporain.
    Mais elle traverse aussi le champ analytique depuis ses débuts : les psychanalystes ont-ils affaire à la vérité historique ou au fantasme ? Entre empathie et vérité scientifique, comment la psychanalyse peut-elle préserver cet espace de co-construction d'un récit, ni vrai ni faux, qui relate la vérité du sujet ?
    Dans cet ouvrage très documenté, qui s'appuie sur de nombreux exemples - impostures, faits divers, erreurs judiciaires, tromperies historiques - et sur la clinique psychanalytique, Jean-François Solal montre combien le rapport complexe de chacun à la vérité peut être éclairé par la psychanalyse.

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  • La part de hasard et d'indécidable qui entourait autrefois la procréation est gommée par l'aide médicale à la procréation. L'enfant, tant attendu, devient un impératif ; l'infertilité peut être vécue comme une calamité, une injustice. Désormais, on ferait un enfant, non pour la société, pour la perpétuation de l'existence collective, mais pour soi et pour lui-même. Mais les sociétés n'ont-elles pas toujours inventé des façons d'avoir des enfants qui correspondent à leur représentation des liens de filiation ?
    La PMA introduit de nombreuses interrogations, au sujet notamment de l'âge limite de procréation, des dons de gamètes, de l'homoparentalité, du droit de l'enfant. Les contributeurs de cet ouvrage - gynécologues, psychiatres, psychanalystes, juristes, historiens -, tous spécialistes de ce sujet, apportent leurs réflexions au-delà de la technique médicale. Il s'agit que les mères et les pères puissent trouver leur place comme parents, et qu'un enfant soit capable de se reconnaître dans le récit de sa venue au monde.

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  • Psychiatre et psychanalyste, Christophe Chaperot est un clinicien reconnu de la psychothérapie des psychoses. Loin de soutenir une position dogmatique, il montre combien l'approche psychanalytique n'est en rien contradictoire avec d'autres pratiques, et peut même s'y associer.
    Cet ouvrage expose les grands principes de la psychothérapie psychanalytique des psychoses, cette maladie, en partie liée à des facteurs génétiques, qui détruit les symboles organisateurs du sujet. Christophe Chaperot s'appuie sur deux auteurs essentiels. Avec Gaétano Benedetti, il explique comment le thérapeute travaille en faisant alliance avec son patient, en s'immergeant dans son univers marqué des défaillances et des vides symboliques. Avec Jean Oury, il souligne combien la psychothérapie institutionnelle peut accueillir et prendre soin d'un patient dissocié qui serait en danger dans une relation duelle.
    Au moment où il est question de crise de la psychiatrie, ce livre, riche d'exemples cliniques, permet de saisir tout l'intérêt de la psychothérapie des psychoses dans le soin apporté aux patients.

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  • Si nous tous, êtres humains, sommes le texte du monde, nous devons d'abord apprendre à nous lire nous-mêmes, c'est-à-dire à nous voir comme des poèmes.
    Jean-Michel Rabaté nous guide dans cette exploration, en développant une théorie originale des rapports entre littérature et psychanalyse tels qu'on peut les penser à la suite de Lacan. Il nous introduit à une poétique du vécu, où le langage se noue au corps, où le rire et l'affect occupent une fonction centrale.
    La seule pièce de théâtre de Joyce, un roman énigmatique de Maurice Blanchot, les intuitions de Virginia Woolf, mais aussi les écrits de Gide, Rimbaud, Breton, Eluard, Valéry, T.S. Elliott, Bataille, comme les oeuvres de Nietzche, Heidegger, Aristote et Spinoza font partie des textes que l'auteur nous entraîne à écouter pour saisir la jouissance de l'écriture.
    Grâce à un style brillant, une écriture où le vocabulaire technique est évité, et où les concepts sont définis clairement, nous comprenons avec Jean-Michel Rabaté que lire, c'est écouter, apprentis que nous sommes, le soleil dans l'oeil.

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