Bibliotheque Des Arts

  • Dès les années 1970, Giuseppe Penone est salué comme une figure majeure de la sculpture contemporaine et jouit d'une réputation internationale : il est à la Documenta de Kassel en 1972, 1978, 1987 et sera à celle de 2012. Il représente l'Italie à la Biennale de Venise de 2007, est invité dans les grands musées du monde : le Stedelijk Museum d'Amsterdam en 1980, le Museum of Contemporary Art de Chicago en 1984, le Musée d'art moderne de la Ville de Paris en 1984, le Castello di Rivoli en 1991, le Centre Pompidou en 2007, le Toyota Municipal Museum à Toyota en 2009, le Moma de New York en 2010 et bien d'autres encore.
    En 2010 aussi, la France le fait Chevalier de la Légion d'honneur.
    L'homme est discret, secret même. Tout en étant à l'écoute de l'esprit de son temps, il mène un travail solitaire et silencieux. Les collines et forêts de son Piémont natal sont l'atelier à ciel ouvert dans lequel il ne cesse de mener son interrogation et sa méditation poétiques et philosophiques sur le monde et l'homme, la matière et le temps, les permanences et les métamorphoses, les signes de la nature et la mémoire des origines.
    Le Turinois n'en est pas moins un bon communicateur. Professeur à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris depuis une douzaine d'années, le dernier représentant de l'Arte Povera sait fort bien transmettre le sens de sa démarche au croisement entre le voir et le toucher, parler de la respiration de la forêt, de la mémoire des arbres, de la pierre sculptée par la rivière, de la peau comme tambour de résonnance du monde en nous, de l'étonnement comme l'un des moteurs poétiques de son oeuvre ou de son besoin de transfigurer ce qui l'entoure pour en révéler les forces cachées et les mécanismes secrets.
    Même s'il se défend de faire de la littérature, il manie les mots en poète et les écrits par lesquels il met en place ses idées sont pure poésie.

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  • Sans doute William Bouguereau est-il l'un des artistes les plus populaires en France au 19e siècle, et il deviendra rapidement l'un des plus célèbres peintres représentant l'Académisme.
    Dans son Hommage à Meissonier, Salvador Dali fait l'éloge des « peintres héroïques portant le beau nom de Pompiers ». Pour lui, « ils ont découvert ce qu'il y a de plus important dans la structure historique de notre civilisation ».
    Cet ouvrage explore les quatre types principaux de peintures qui furent les axes autour desquels s'organise tout l'oeuvre de l'artiste. Cela comprend les travaux à caractère mythologique, religieux et paysan, ainsi que les portraits. Un chapitre traite en particulier des portraits et se concentre sur la représentation des têtes et des mains. Cela donna à l'artiste la possibilité de saisir toutes les subtilités des émotions humaines. Bouguereau excella dans cet art, et c'est l'une des principales raisons qui rend son oeuvre si attachant.
    Bien que chaque partie du livre argumente sur l'importance de l'une ou l'autre spécificité des oeuvres et inclut de fines analyses picturales mettant en évidence les plus marquantes, cet ouvrage est une « vitrine » présentant ce que le maître a réalisé de plus abouti tout au long de sa vie.
    Il était temps de rendre hommage à William Bouguereau, lauréat du Prix de Rome en 1850, l'un des peintres académiques les plus prolifiques (828 oeuvres achevées) et auquel artiste aucune publication monographique n'avait été consacrée jusqu'ici. C'est maintenant chose faite avec ce magnifique ouvrage signé par les meilleurs connaisseurs de son oeuvre.

  • Au printemps 2006, la redécouverte par la Fondation Rouault des lettres d'Henri Matisse à Georges Rouault venant répondre aux lettres de Rouault demeurées classées dans les Archives Henri Matisse, a permis d'éclairer la "vive sympathie d'art" qui lia les deux artistes tout au long de leur vie, depuis leurs débuts dans l'atelier de Gustave Moreau à l'Ecole des Beaux-Arts à Paris, à la fin du XIXe siècle, jusqu'à leur dernière rencontre, à Cimiez, en février 1953. La correspondance retrouvée à ce jour s'inaugure en été 1906, au moment où Matisse réside à Collioure, pour reprendre dans les années 30;
    Alors que Rouault entre en contact professionnel avec le fils de Matisse, Pierre, qui consacre trois expositions particulières à Rouault dans sa galerie de New York entre 1933 et 1947; elle s'intensifie pendant la Seconde Guerre mondiale. Projets théâtraux, soucis personnels de santé, considérations artistiques, projets d'expositions, résurgence des souvenirs de leur jeunesse s'entremêlent dans les lettres des années 40 et 50.
    Réalisée en étroite collaboration avec la Fondation Georges Rouault et les Archives Henri Matisse, la présentation de la correspondance entre Rouault et Matisse témoigne de ce réseau amical et artistique.
    Alors que l'échange épistolaire fait défaut, notamment entre 1907 et les années 30, les recherches chronologiques et les archives ont permis de reconstituer la trame en apparence relâchée de leur amitié, mettant au jour bien des événements qui attestent au contraire sa constance : nombreuses expositions, participations au premier « Jury du Prix des peintres » en juin 1923, aux Ballets russes, collaboration avec Tériade pour la revue Verve.
    Cette édition, contribution originale à l'histoire de l'art, privilégie les moments saillants de leur correspondance en articulant de multiples points de rencontres, et éclaire le cheminement parallèle de deux artistes qui ont affirmé leurs personnalités propres à partir d'un point de départ commun : le "symbolisme érotique" (Philippe Dagen) de Gustave Moreau, figure de leur jeunesse qui tient une place centrale jusqu'au soir de leur vie.

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  • Ce volume s'adresse à tous les amateurs de l'oeuvre de cette grande artiste américaine dont la Fondation Beyeler a montré récemment quelques unes des fameuses fleurs dans le cadre d'une exposition qui fit date. Il existe certes une littérature en français sur Georgia O'Keeffe, encore que modeste, mais c'est la première fois que le travail d'un photographe renommé est mis en parallèle avec ses oeuvres. Ce livre s'adresse donc aussi à tous les amateurs de la grande photographie.

  • Issu d'une famille protestante du Dauphiné émigrée au moment de la Révocation de l'Edit de Nantes, Louis- Auguste Brun voit le jour en 1758 sur les rives du Léman. Habile dessinateur, excellent portraitiste, peintre animalier chevronné et paysagiste talentueux, Brun est aujourd'hui principalement connu pour les ouvres qu'il réalisa à la cour de France car dès 1781, notre peintre se trouve dans la capitale et, bientôt introduit à Versailles, il devient l'un des portraitistes de la famille royale et de la coterie de Marie-Antoinette. Il représente ses modèles sous forme de portraits équestres, de scènes de chasse à courre ou de petits portraits au crayon pris sur le vif, ouvres qui firent sa réputation. Sa carrière va prendre alors une dimension internationale.

    A la Révolution, il quitte la France et se réinstalle au bord du Léman où il continue à peindre. Il s'investira plus tard dans le commerce d'art et la politique. En 1815 on le retrouve à Paris où il s'éteint quelques mois plus tard, à l'âge de 57 ans. Le présent ouvrage rend un hommage à cet artiste trop méconnu et qu'il est temps de (re)découvrir. Bien que souvent cité dans les ouvrages consacrés à Marie-Antoinette et Louis XVI, Louis-Auguste Brun n'avait pas fait l'objet d'une étude approfondie depuis un siècle.

  • Ce livre retrace pour la première fois de manière aussi intime la vie de Matisse à Vence entre 1943 et 1948.
    Le peintre, qui vivait à Nice, avait quitté cette ville qui menaçait d'être bombardée. Mme Matisse et leur fille étaient à Paris où il allait de temps à autre. Sa femme et sa fille travaillaient pour la Résistance, et, en 1944, tandis que Matisse se trouvait à Nice, elles furent arrêtées et heureusement bientôt relâchées. Agé de plus de soixante-dix ans, angoissé et en mauvaise santé, il vivait avec Lydia Delectorskaya, qui avait quarante ans de moins que lui.
    Elle avait été son modèle dès 1935, son assistante, sa garde-malade et sa muse. Elle assurait la bonne marche de la maisonnée. C'est grâce à la complicité de l'objectif d'Hélène Adant, une cousine de Lydia Delectorskaya, que nous pénétrons dans l'univers de la Villa le Rêve. S'y rendant souvent, elle put s'imprégner de l'atmosphère de la maison. Ses photographies représentent la mémoire de ces années de guerre passées là.
    Hélène Adant sut capter non seulement l'ambiance de la vie quotidienne mais aussi tout ce qui faisait l'univers du peintre. Matisse avait emporté à Vence sa collection d'objets sans lesquels il ne pouvait créer : jarres, vases, tables et chaises, coquillages, tapis, textiles etc que l'on retrouve dans ses peinture et dans ses dessins. Un charmant désordre régnait dans la villa enfouie dans une nature odoriférante et entourée de palmiers.
    C'est là qu'il peignit entre autres Grand intérieur rouge (1946) et Intérieur jaune et bleu (1948). Différents modèles allaient et venaient, tout comme les amis du Maître : Louis Aragon, Françoise Gillot et Picasso, Cartier-Bresson, Brassaï, ou André Rouveyre avec qui Matisse correspondait presque chaque jour, bien qu'ils fussent voisins. Un privilège donc que ce livre, d'autant que c'est la première fois que cet ensemble de photographies est présenté dans sa totalité.
    De nombreuses oeuvres de Matisse contemporaines aux photos complètent ce livre-album des années du Rêve.

  • Marius Borgeaud compte parmi les artistes les plus cotés de sa génération, aux côtés de Ferdinand Hodler et Félix Vallotton. C'est à l'âge de 40 ans, après avoir dilapidé sa fortune que Borgeaud commence la peinture. Il fera alors ses classes à l'Atelier Cormon et à La Grande Chaumière. D'abord lié au mouvement impressionniste, il ne tardera pas à suivre sa propre voie, loin de toute école picturale.
    La centaine d'oeuvres reproduites permettra au public de se glisser dans l'intimité de l'atelier du peintre grâce à des oeuvres de contemporains, d'amis, mais aussi de modèles tels Francis Picabia, Camille Pissaro, Le Douanier Rousseau et, surtout, Félix Vallotton.
    Marius Borgeaud meurt à Paris en 1924, laissant un oeuvre riche de quelque 300 tableaux.

    Sylvie Wuhrmann est la directrice de la Fondation de l'Hermitage à Lausanne.
    Philippe Kaenel, professeur d'histoire de l'art contemporain à l'Université de Lausanne, a été commissaire de nombreuses expositions.

    Un ouvrage publié en coédition avec la Fondation de l'Hermitage, Lausanne, où se tiendra l'exposition éponyme du 26 juin au 25 octobre 2015.


  • les jardins, lieux de détente et de beauté, furent le sujet de prédilection des impressionnistes, offrant toute l'éphémère beauté de la couleur et de la lumière que ces artistes aimaient par-dessus tout.

    l'originalité de cet ouvrage réside dans le fait que pour la première fois un auteur traite conjointement de deux domaines distincts : l'art et l'horticulture. il s'agit bien là d'une double lecture de l'impressionnisme. certes, l'aspect floral, horticole des impressionnistes a fait l'objet de nombreux commentaires, mais c'est la première fois qu'une étude aussi approfondie a été faite de l'interaction de l'histoire, de l'environnement, de l'histoire sociale, de l'histoire de l'art et d'autres subtiles paramètres que clare willsdon explique si magistralement dans cette mise en perspective savante et généreuse qu'elle propose aux lecteurs.
    cet ouvrage fait également découvrir la tradition enchanteresse du symbolisme floral au xixe siècle, et explore pour la première fois aussi comment cette tradition a infiltré le travail d'impressionnistes-clés tel que claude monet. une iconographie abondante se composant de reproductions de tableaux comme de photographies de l'époque ou de gravures de presse complète cette étude originale. ce livre, avec les découvertes que l'auteur a faites sur des oeuvres pourtant familières de manet, renoir, degas, monet ou pissaro, grâce aussi au traitement d'impressionnistes moins connus, comme bazille, caillebotte ou guillaumin, s'adresse aussi bien à l'amateur de peinture qu'à celui de jardins, à l'érudit qu'au curieux.


  • Dans le bel épanouissement du paysage français à la fin du XIXe siècle, Alfred Sisley occupe une place originale. Si, par la tonalité claire de sa palette et par sa volonté de peindre en plein air, il fut l'un des premiers à participer au mouvement impressionniste, il sut toujours garder son indépendance et ne pas se laisser embrigader. Singulière destinée que celle de cet Anglais, Français d'adoption, qui sans s'écarter de sa voie, sans montrer d'hésitation, sut peindre en toutes saisons les paysages les plus mesurés, les plus harmonieux, à la double gloire de l'Ile-de-France et de la sensibilité de ses habitants.
    Durant sa carrière de soixante ans (1839/1899), Sisley a été le peintre des petites villes échelonnées sur les bords de la Seine, en amont et en aval de Paris. Ayant choisi un pays, Sisley s'y est maintenu avec fidélité.

  • Dans le milieu des artistes et des galeries, c'est à l'Atelier de Saint-Prex que le nom de Pietro Sarto est associé. Tant d'artistes en effet y sont allés approfondir leurs connaissances en matière de taille-douce, d'eau-forte, de lithographie ou d'héliogravure.
    Mais Sarto est aussi un peintre. Un maître du paysage et de la nature morte.
    Arpenteur des paysages de son pays, travaillant inlassablement à résoudre la question de la perspective, véritable quête, notre peintre écoutera à l'occasion de ses séjours parisiens, les conseils d'Albert Flocon, le grand théoricien de la perspective curviligne. Comme l'écrit le critique A. Layaz : « . Dans une sorte de basculement des éléments terre/eau/ciel sous-tendus par les contrastes matière et non-matière, par les tons chauds et froids, une forme de transcendance se dégage par toutes les nuances aux interstices des rythmes sur la toile ou le papier. Vous êtes dans le tableau, ou tout au moins avec le sujet. » Ce livre permet de revisiter l'art de Pietro Sarto à travers quelque 120 oeuvres qui couvrent plus d'un demi-siècle de création.
    Cet ouvrage collectif, rédigé par un historien de l'art réputé (Florian Rodari), une journaliste du Temps (Laurence Chauvy) et un grand collectionneur (Pierre Darier) est complété par une biographie exhaustive, d'une part, qui rend notamment compte de toutes les années parisiennes (1950-1959) de Sarto si riches en rencontres diverses (outre Flocon : Johnny Friedlaender, Gaston Bachelard, le célèbre galeriste Pierre Loeb ou encore André Schwarz-Bart devenu un ami). Enfin, une liste des expositions et une bibliographie, qui comporte les ouvrages illustrés par Sarto, font de ce livre un ouvrage de référence.


  • francis bacon (1909-1992) est considéré à juste titre par beaucoup comme l'un des peintres majeurs de l'après-guerre.
    a partir de 1961, son atelier du 7 reece mews, dans le quartier de south kensington à londres, lui servit à la fois de domicile et de lieu de travail. cette pièce devint, au fil des années, le réceptacle de milliers d'objets qui jouèrent un rôle décisif dans son art, et furent l'élément moteur d'un grand nombre de ses toiles les plus importantes. en 1998, john edwards fit don de l'atelier, avec son contenu extraordinairement riche et resté intact depuis la mort de bacon, à la hugh lane gallery de la ville de dublin.
    après avoir été minutieusement démonté et reconstitué par une équipe d'archéologues et de conservateurs, il y est aujourd'hui exposé de façon permanente. son démontage a mis au jour quelque 7500 objets. parmi ceux-ci on a trouvé une multitude de photographies triturées, pliées ou déchirées, qui représentaient souvent les amis et les amants de bacon ; des publications illustrées, notamment des livres et des articles de magazines sur des sujets aussi divers que la médecine, le sport, les animaux sauvages ou la guerre ; des dessins, des interventions sues à bacon et des notes manuscrites ; des toiles découpées et sa dernière oeuvre inachevée ; une foule de matériaux de peintre.
    les murs eux-mêmes sont bariolés de peinture, car bacon s'en servait comme d'une palette pour ses mélanges et ses essais. avec ce li re, margarita cappock propose la première étude approfondie de l'atelier, en sélectionnant les éléments clés choisis dans la masse d'objets accumulés par bacon et en les situant de façon concise dans le contexte de la vie et de la démarche de l'artiste. abondamment illustré par des documents exceptionnels, inédits à ce jour, francis bacon : l'atelier apporte une contribution essentielle en ce qui concerne les trois dernières décennies de sa carrière.
    prenant comme base des objets qui sont remplis de l'énergie animant l'oeuvre de bacon, cet ouvrage propose un éclairage neuf sur les sources et les méthodes de travail d'un des géants de l'art moderne.

  • Palézieux a déjà derrière lui une longue carrière artistique lorsque, en 1969, sur les conseils insistants du peintre Albert Chavaz (1907-1990), il s'initie à l'aquarelle. Jusqu'alors, Palézieux s'est presque exclusivement consacré au dessin et à la peinture, et il jouit à cette époque d'une renommée attestée comme graveur et illustrateur d'ouvrages pour bibliophiles. Cette nouvelle orientation artistique va se révéler des plus heureuses pour Palézieux et enrichir grandement sa création, non seulement par la qualité et la saisissante beauté de ses aquarelles, mais aussi par l'influence que ces dernières auront sur ses gravures, dont le caractère se trouvera profondément transformé. Depuis les années quarante, le peintre a fait l'objet de nombreuses publications sous la forme de monographies, à l'occasion d'expositions personnelles ou collectives ou dans le cadre d'ouvrages de bibliophilie. Cependant, un livre consacré aux aquarelles de Palézieux manquait encore à sa bibliographie. Richement illustré, cet ouvrage rassemble près de cent aquarelles. Elles appartiennent à différentes collections privées de Suisse et ont été choisies parmi les plus représentatives de l'oeuvre de Palézieux depuis ses premiers essais au Maroc en 169 jusqu'aux oeuvres les plus abouties qui ont suivi.

  • Collectif. Nombreuses contributions, dont celles d'Elisabeth Hardouin-Fugier, professeur honoraire de l'Université de Lyon III et de Sylvie Patry, conservatrice au Musée d'Orsay. Voilà longtemps qu'une étude de l'oeuvre de Fantin-Latour dans toute sa diversité manquait en librairie. Embrasser aussi bien le travail du lithographe que celui du portraitiste de groupes ou du peintre de natures mortes, telle est l'ambition des spécialistes qui présentent cet ouvrage. Ils font aussi une relecture de l'homme si intensément mêlé à la vie artistique de son époque que fut Fantin-Latour. Ce fils d'un peintre grenoblois et d'une mère russe naquit en 1836 et mourut à Buré, en Normandie, en 1904. Ami de Whistler, il se rendit souvent en Angleterre où ses natures mortes étaient très prisées. Collaborateur à la Revue wagnérienne avec Verlaine et Mallarmé, Fantin-Latour, mélomane avisé, laisse des oeuvres aux évocations musicales telles que Tannhäuser ou La Walkyrie. Notre peintre travaille dans l'intimité de son atelier et n'est pas un pleinairiste comme ses contemporains impressionnistes, bien que cherchant comme eux à créer une "peinture de lumière". Si Fantin-Latour est avant tout connu pour ses peintures de natures mortes- ses bouquets de fleurs notamment - c'est aussi un excellent portraitiste (Manet, Hommage à Delacroix). Symboliste, Fantin-Latour affectionne aussi les "sujets d'imagination" comme il les appelle, et il se rapproche alors de Gustave Moreau. Décoré de la Légion d'honneur en 1879, Henri reçut de nombreuses
    décorations tant en France qu'à l'étranger. Les ouvres reproduites se trouvent dans des musées européens comme américains. En France: aux Musées d'Orsay et du Petit-Palais, dans ceux de Grenoble (la ville natale de Fantin-Latour), de Bordeaux, Lyon, Lille, ou qui sont conservés dans des collections privées. Ce livre accompagne une exposition présentée dès la fin du mois de juin à la Fondation de l'Hermitage à Lausanne.

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