Au Diable Vauvert

  • Comment et pourquoi plus de deux millions d'américains sont aujourd'hui derrière les barreaux ? Comment les entreprises font-elles profit du système carcéral ? Quels sont les mécanismes qui conduisent à criminaliser les communautés de couleur et à désaffilier politiquement de larges franges d'électeurs dans les minorités ?
    Pour Angela Davis, l'incarcération aux États-Unis, est un instrument de la ségrégation raciale, fondée sur une économie d'exploitation.
    Elle critiquait déjà dans Les Goulags de la démocratie un système qui s'obstine à bâtir des complexes pénitenciers gigantesques sur les ruines tenaces d'un passé esclavagiste et d'une idéologie raciste et inégalitaire. Elle démontre ici comment les mouvements sociaux ont transformé ces institutions sociales, politiques et culturelles et ont converti en norme des pratiques intenables. Elle argumente sans détours en faveur de la désincarcération et plaide pour une société unie et sans enfermement.

  • Dans la continuite´ des repre´sentations du Pale´olithique et des cultes ne´olithiques, au travers des mythes magnifiant la force et la fertilite´, la culture indo-europe´enne et la civilisation me´diterrane´enne ce´le`brent depuis dix mille´naires l'homme qui affronte le taureau.
    Faisant dialoguer anthropologie et dimension sacre´e, l'auteur de´voile des pans me´connus de l'histoire, tend des passerelles audacieuses et inattendues par-dela` les a^ges et au-dessus des continents, tout au long d'un voyage vertigineux aux origines de l'e´pope´e humaine, quand les ance^tres de l'homme combattaient de´ja` ceux du Bos taurus, jusqu'a` la corrida moderne.
    Fresque foisonnante autant que que^te initiatique, voici un ouvrage passionnant, imposant et surprenant, engage´ et pole´mique, sur un sujet, notre rapport a` l'animal, qui interroge l'ensemble des civilisations humaines.

  • Depuis que la tauromachie existe, de simples amateurs se mesurent aux taureaux de combats muleta en main, à leurs risques et périls. Certains sont célèbres, comme Hemingway, dont la statue est dressée à Pampelune ou encore Montherlant.
    La plupart sont anonymes. Constituée il y a trente ans à Nîmes, l'association des Aficionados Practicos, rassemble et permet à ces amateurs anonymes de vivre leur passion, témoignant d'un engouement populaire ininterrompu pour la pratique de la tauromachie.
    Qui donc mieux qu'un amateur pouvait écrire sur ce qui pousse un humain armé d'un tissu à affronter un taureau sauvage ? Car l'amateur n'est poussé ni par le désir de gloire ou de fortune, ni par celui de la reconnaissance. Il obéit à un désir de dépassement irrépressible, mais d'un tout autre genre que celui de la compétition ou des sports extrêmes par exemple.
    L'animal change tout. Il est l'objet mystérieux du désir.
    Que cherche-t-on vraiment dans ce corps à corps avec la bête ? Harmonie ou domination ? Adrénaline ou amour ?
    Dépassement ou beauté ?
    Original et très pertinent, un petit essai qui pose de grandes questions et lève le voile sur une passion étrange, mais aussi sur ce qu'est le désir, lieu fondamental du mystère humain.

  • Racistes, frontistes, homophobes, complotistes ? Que sont les gilets jaunes ?
    Dénigrés par les médias mais portés par la sympathie nationale, déconsidérés à Paris mais victimes d'une répression violente inégalée, les gilets jaunes ont bousculé bien des perspectives politiques. Et pourtant bien peu de la parole publique leur a été accordée. Il fallait la leur donner, écouter qui et ce qu'ils sont. Emblème du mouvement, Maxime Nicolle témoigne d'une France réelle qui ne fait pas les unes. Il raconte Fly Rider, le parcours d'un jeune français digne, calme, déterminé, et ces douze mois qui ont profondément changé sa vie comme le peuple de France.
    « Figure disséquée, sectionnée, dévorée, humiliée, propulsée puis écrasée par le truchement de milliers d'articles, publications, « enquêtes » et portraits tous plus avariés et tronqués les uns que les autres, Maxime Nicolle est aussi une image. Celle qui, pour cette masse, par ce mouvement réindividué, a appris à écouter, observer, accoucher. » Juan Branco

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  • Un petit livre-reportage sur les gilets jaunes de Commercy en Lorraine, par une écrivaine qui a enfilé son gilet dès le 17 novembre.

    « Il s'agit de témoigner de la vie de l'assemblée autour de la cabane construite en plein centre-ville, à deux pas du palais du roi Stanislas, à Commercy.
    D'abord sceptique sur le mouvement des gilets jaunes, que je croyais manipulé par la droite et l'extrême-droite, j'ai ensuite compris, grâce à mon ancrage dans l'Yonne, qu'il s'agissait d'un véritable soulèvement populaire. Et qu'il s'agissait des miens : le milieu prolétaire dont je suis issue, et auquel je continue d'appartenir en partie. J'ai donc enfilé mon gilet jaune et rejoint les manifestations avec mon fils de seize ans.
    /> J'ai découvert les deux appels de Commercy sur le net et me suis aussitôt passionnée pour l'expérience de démocratie directe dont témoignaient leurs vidéos, et pour leur appel à réunir une « assemblée des assemblées » les 26 et 27 janvier avec des délégués des assemblées ou comités populaires de toute la France, accueillis avec les moyens du bord.
    Chaque assemblée locale a délégué un binôme homme/femme mandaté pour présenter une synthèse des cahiers de revendications et des propositions votées sur l'avenir du mouvement et les modalités de sa structuration nationale.
    Les gilets jaunes de Commercy ont rédigé et enregistré deux appels.
    La maison du peuple de Saint-Nazaire, les assemblées de Toulouse et de Montreuil ont publiquement annoncé leur participation.
    Ce livre-reportage a pour objectif de témoigner, sur la demande des gilets jaunes de Commercy, de cette expérience extraordinaire qu'ils sont en train de vivre : expérience politique de démocratie directe, mais aussi aventure humaine de rencontres quotidiennes et de solidarités - ouvrant dans la difficulté de vivre des perspectives de bonheur que tous croyaient impossibles.
    Le livre choral fera entendre la voix d'un maximum d'entre eux, dont j'ai recueilli les témoignages sur place les 8, 9, 10, et 24, 25, 26 et 27 janvier. » Pascale Fautrier, 23 janvier 2019.

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  • Collision Nouv.

    Recueilli à partir de fragments documentaires multiples, ce texte est lui-même une véritable source documentaire de ce qui commence à se passer dans la vie d'un artiste, dès lors que celuici décide de s'engager dans l'art politique.
    La particularité de ce texte est que son intégralité est tirée de documents officiels, produits par différents appareils de pouvoir. Notamment des documents judiciaires liés aux événements qui ont rythmé la vie de l'auteur entre 2015 et 2019.
    Composé de trois parties, l'ouvrage débute par les événements qui ont suivi l'incendie de la porte du FSB par l'auteur, se poursuit par sa sortie de prison ainsi que sa fuite de Russie, et se clôture par son procès en France pour l'incendie des fenêtres de la Banque de France.
    En rédigeant Collision uniquement à partir du travail minutieux des policiers, juges d'instruction, psychiatres, psychologues, juges, secrétaires, etc., l'auteur a poussé jusqu'à son paroxysme l'exercice littéraire du collage cher à William S. Burroughs. À partir de toute cette littérature grise accumulée, Piort Pavlenski est parvenu à produire une oeuvre littéraire étonnante et extrêmement forte.

  • Je t'embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire Nouv.

    Toute sa vie, Ernesto Che Guevara a été un voyageur ; il a écrit beaucoup de lettres. Celles qui sont rassemblées ici recouvrent toutes les périodes de sa vie, de ses premières pérégrinations à moto à travers l'Amérique Latine jusqu'à ses dernières aventures tragiques au Congo et en Bolivie, en passant bien sûr par la révolution cubaine.
    Des plus personnelles aux plus intensément politiques, cette correspondance donne à voir le Che fils, ami, amant, guérillero, leader politique, philosophe et poète - un homme souvent enjoué, drôle, parfois sarcastique et profondément affectueux.
    « Quand on écrit un discours, on fait attention à la langue, à la ponctuation, etc. Mais dans une lettre à un ami ou à un membre de votre famille, vous ne vous souciez pas de ces choses. C'est vous qui parlez, avec votre voix authentique. C'est ce que j'aime dans ces lettres ; elles montrent qui était vraiment le Che et comment il pensait. C'est le véritable témoignage politique de mon père. ».
    Aleida Guevara, fille du Che

    À paraître
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