Religion & Esotérisme

  • Après le temps du féminisme, mouvement social dont Annick de Souzenelle note à la fois la nécessité historique et les limites, et après le temps d'une féminité artificielle exploitée par la publicité, l'heure est venue d'explorer le sens du féminin.
    À partir d'une lecture du texte biblique en hébreu, l'auteur du Symbolisme du corps humain nous introduit dans cette dimension essentielle. Scrutant la Genèse, elle s'inscrit en faux contre l'image d'une Eve "sortie de la côte d'Adam", pour mettre en évidence Isha, "l'autre côté d'Adam", la réalité féminine présente en chacune de nous. Elle réinterprète ensuite d'autres grandes figures de la Bible - Marie, Marie-Madeleine, Lot ou Lazare pour les replacer dans une perspective mystique dans laquelle l'âme de l'homme est une "fiancée" promise aux noces divines.

  • Sâdhanâ, ou « La Réalisation du but suprême », occupe une place à part dans l'oeuvre du poète et philosophe. Ce recueil, qui expose les conceptions de l'auteur sur la vie, Dieu et la nature, constitue la plus accessible des initiations à l'enseignement de l'Inde éternelle. En toute limpidité, Tagore y aborde des questions essentielles en cette fin de millénaire : problèmes du mal et du moi, accomplissement de l'être dans l'amour.

    Indisponible
  • Du XXVe au VIIe siècle avant notre ère, un texte circulait dans tout le Proche-Orient ; il racontait la quête d'un roi, bâtisseur des remparts d'Ourouk vers 2800 avant J.-C. : Gilgamesh, fils de déesse, plus divin qu'humain en son corps.
    Du sumérien, ce texte fut traduit en babylonien, en assyrien, en hittite, en hourite ; il fit partie de quelques grandes bibliothèques dont celle d'Assourbanipal. Mais les Grecs, les Romains envahirent le Proche-Orient ancien et lui imposèrent leurs cultures. L'Épopée de Gilgamesh tomba dans l'oubli.
    Il fallut attendre le XIXe siècle, époque des grandes découvertes archéologiques, pour que ce texte, admirable et essentiel comme les chefs-d'oeuvre lentement tissés par le divin imaginaire, revienne enfin à la mémoire. Texte éternel car il relate la quête d'un homme déchiré par son désir de transcender son état. Texte d'une beauté que le temps n'est pas parvenu à altérer et qui nous fait découvrir, aimer, Gilgamesh le héros taillé dans le granit le plus dur, Enkidou son ami, son frère, modelé dans l'argile la plus tendre.
    En se basant sur les diverses sources antiques, le musicien et poète Abed Azrié en donne ici une version d'une grande beauté.

  • Tous les oiseaux, connus et inconnus, se réunirent un jour pour constater qu'il leur manquait un roi. Exhortés par la huppe - messagère d'amour dans le Coran -, ils décidèrent de partir à la recherche de l'oiseau-roi Simorg, symbole de Dieu dans la tradition mystique persane. Après un voyage plein de dangers, et après avoir parcouru les vallées du désir, de la connaissance, de l'amour, de l'unité, de l'extase..., les trente survivants connurent l'ultime révélation : le Simorg était leur propre essence, jusqu'alors enfouie au plus profond d'eux-mêmes.
    Ce célèbre récit initiatique, entrecoupé de contes et d'anecdotes, demeure à jamais l'un des joyaux de la spiritualité musulmane. De son auteur, ' Attar, poète et mystique persan, auteur du Livre divin (Spiritualités vivantes, le grand Rûmî disait : "II fut l'âme du soufisme, je ne fais que suivre sa trace".

  • Djalâl-od-din rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (mawlânâ, mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au xiiie siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs.
    La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du soi, sont longuement célébrés dans les rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
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  • Qu'est-ce que la religion pour les Chinois ? Le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme sont-ils des croyances, des philosophies, des sagesses ?
    À partir de sa connaissance intime de la Chine, Cyrille J.D.
    Javary, auteur d'une monumentale traduction du Yi Jing, nous introduit à la perception qu'ont les Chinois de leur univers spirituel et nous donne les clefs pour l'appréhender, non plus à partir de catégories occidentales inadéquates, mais à partir des mots chinois eux-mêmes.

  • Patronne des medecines douces, ecologiste en avance de huit siecles, star medievale de la musique postmoderne ou dieteticienne geniale, Hildegarde de Bingen est surtout une sainte hors norme dont les visions etranges inspirerent aux theologiens un respect distance.
    Nee au coeur de la tourmente des Croisades, elle fut des son plus jeune age, et jusque dans sa vieillesse, gratifiee de visions mystiques extraordinaires. Ses cosmologies divines, a lfimagerie puissante, sont de plus ancrees dans une theologie rigoureuse qui ont impose Hildegarde de Bingen, de son vivant meme, comme un modele vivant de saintete et comme une autorite en matiere de foi.
    Consultee aussi bien par les papes que par les empereurs (Frederic Barberousse), communiquant avec Bernard de Clairvaux, elle incarna ce XII e siecle grandiose et tourmente, petri de mystique et de politique et vivant dans lfimminence du Royaume de Dieu.
    Le Livre des oeuvres divines, son ultime recueil de visions, sublime la confusion de son siecle, si proche finalement du notre.
    OEuvre intemporelle, ce livre est aussi formidablement actuel .
    Comme toute veritable oeuvre prophetique.

  • Outre les évangiles de matthieu, marc, luc, jean, on peut aujourd'hui méditer ceux de philippe, pierre, barthélemy et, plus particulièrement, celui de thomas.
    Mais il en est un, l'évangile de marie, qui demeure pratiquement ignoré du grand public.
    La première rédaction de cet évangile, traduit et commenté ici par jean-yves leloup, théologien orthodoxe et philosophe, se situerait aux alentours de l'an 150. il s'agirait donc, comme les autres évangiles, d'un des textes primitifs du christianisme. il est attribué à myriam de magdala, cette marie-madeleine qui fut le premier témoin de la résurrection.
    Myriam y apparaît sous un jour nouveau. elle n'est pas seulement la pécheresse dont nous parlent les évangiles canoniques et les traditions récentes, mais aussi l'amie intime de yeshoua, " l'initiée " qui transmet ses enseignements les plus subtils...

  • Moine bouddhiste vietnamien de tradition zen, inlassable défenseur de la paix, thich nhat hanh a enseigné à la sorbonne et à l'université de columbia.
    Voici, regoupés en un seul volume, ses commentaires de deux sutras historiques du bouddha. le premier concerne les techniques de respiration consciente qui permettent de métamorphoser notre rythme de vie et d'apaiser notre corps tout entier. le second nous apprend à vivre présent : notre rendez-vous avec la vie se situe en effet ici et maintenant, loin des mille pensées qui agitent sans trêve notre mental.

    Un enseignement simple et bénéfique au quotidien, basé sur une philosophie traditionnelle que thich nhat hanh, l'auteur de la vision profonde, éclaire de ses commentaires pénétrants.

    Indisponible
  • « Je peux dire que dans toute ma vie je n'ai jamais, à aucun moment, cherché Dieu », écrit la philosophe Simone Weil au printemps 1942. Elle ne dit pas ici son agnosticisme mais exprime la radicalité de sa foi chrétienne : ne pas chercher, ne pas vouloir, mais désirer et attendre Dieu. L'ardente militante de la cause ouvrière, qui en 1936 s'était engagée en Espagne contre le franquisme, et allait bientôt rejoindre la France Libre à Londres, signe ici un testament spirituel qui a marqué le XXe siècle par sa beauté et sa force. Attente de Dieu est le titre que donna en 1949 le père Joseph-Marie Perrin aux textes que Simone Weil lui avait adressés avant son départ de France. Ces pages inouïes constituent l'éclairage qui donne toute sa cohérence à la vie et à l'oeuvre de la philosophe où l'attention à l'autre et à la beauté du monde expriment son amour attentif de Dieu.

  • Dans la Russie du XIXe siècle, un pèlerin anonyme erre dans les campagnes dénudées avec, pour seul bagage, la prière extatique.
    Cette Russie, qui est celle de Dostoïevski et de Tolstoï, des grands espaces et des climats éprouvants, est le théâtre extérieur de ce classique de la spiritualité universelle. Son paysage intérieur est celui que dessine la prière du coeur ou prière de Jésus, qui prend sa source dans les conseils spirituels de saint Paul, des Pères du désert et des Pères de l'Église. Guidée par la traduction russe de la Philocalie, l'ardeur à la prière du pèlerin sera parfois éprouvée, souvent récompensée, par la paix et l'amour qui l'emplissent.
    Ce récit, à la lumière surnaturelle et au souffle enthousiaste, est accompagné d'un commentaire qui en éclaire les références culturelles et mystiques. Il permet ainsi à chacun de participer, à son rythme, à cette grande aventure de l'âme et du coeur.
    La présentation propose le texte source en belle page et le commentaire en regard.

  • Après être devenu quelques siècles après sa mort et durant deux millénaires le saint patron des lettrés, Confucius (551-479 av. JC) est désormais universellement reconnu comme l'une des plus éminentes figures de la Chine au point de lui servir d'icône culturelle. Sa vie est mal connue, mais il nous reste un témoignage de première importance de son activité de pédagogue, nous fournissant du même coup un portrait à la fois moral, intellectuel et même affectif de l'homme. Il s'agit des Entretiens, compilation des notes prises du vivant du maître par chacun des disciples séparément et réunies après sa mort.

    La traduction de Jean Levi a cette originalité de vouloir rendre le style du maître, ce à quoi beaucoup de traducteurs ont renoncé, vu la difficulté : la phrase de Confucius se signale en effet d'une part par la concision, et en second lieu par la proportion de mots vides de tout contenu (exclamations, interjections, « chevilles » qui seraient inutiles en chinois, etc) qui marquent l'émotion, l'étonnement, l'interpellation.
    Cette traduction vivante nous donne à entendre le sage comme s'il nous parlait aujourd'hui.

  • On a trop souvent fait du pardon un but en soi. Et s'il s'agissait plutôt de tourner la page pour pouvoir enfin se libérer ? D'assumer ses blessures bien plus que d'attendre une impossible réparation ?
    Lytta Basset présente ici la quintessence d'une recherche de plus de dix ans pour nous livrer les grandes étapes de cet incontournable travail de pacification avec le passé. Pas à pas, en s'appuyant sur des personnages ou des épisodes bibliques, elle nous invite à suivre une trajectoire de renouveau pour s'accepter et s'aimer, tout blessé que l'on soit. Alors seulement, l'unité intérieure se fait jour et la joie est au rendez-vous.
    Reprise en poche d'un grand format paru aux Presses de la Renaissance en 2006 sous le titre Au-delà du pardon. Le désir de tourner la page.

  • Ibn 'arabî (560/1165-638/1240), le plus grand des maîtres de la spiritualité islamique, se devait d'écrire un traité sur l'amour, extrait de son oeuvre immense : les conquêtes mecquoises.
    Voici donc une traduction qui comble un manque en ce domaine et que nous attendions en raison de l'importance et de l'actualité de ce sujet.
    L'islam, dernière religion révélée, inclut l'amour dans sa divine loi et, contrairement à l'opinion occidentale courante, lui fait une large place.
    Dieu est tout à la fois l'amant, l'aimé et l'amour. il crée par amour de se faire connaître et ses créatures sont les manifestations de cet amour.
    Elles sont donc toutes éminemment et essentiellement concernées par l'amour sous son triple aspect divin, spirituel et naturel. chacun alors se sentira attiré et engagé à vivre cet amour décrit d'une manière si captivante et exhaustive.
    Maurice gloton, traducteur et présentateur expérimenté des maîtres du soufisme, s'est efforcé de rendre avec amour et beauté ce traité unique dans la littérature sacrée de tous les temps.

  • Avec Hadewijch d'Anvers et Catherine de Sienne, Hildegarde de Bingen est une des trois grandes mystiques qui ont marqué la spiritualité du Moyen Âge. Elle est restée d'une étonnante modernité, notamment par sa vision « écologique » avant la lettre - ses recettes de médecine par les plantes sont redevenues à la mode.
    Sa vision, cette femme aux multiples talents l'a exprimée à travers des créations picturales qui illustrent ses livres. Une dizaine de ces peintures accompagnent l'original du Livre des oeuvres divines, son grand classique. Ces images remarquables nous montrent un Homme christique en totale harmonie avec le Cosmos. Marie-Anne Vannier, spécialiste des mystiques rhénans, en décrypte la symbolique des formes et des couleurs, et montre comment ces oeuvres s'enracinent très précisément dans une mystique de l'harmonie

  • Le Gulistan ou jardin de roses est l'oeuvre majeure de Saadi. Cette somme philosophique en vers et en prose poétique, écrite dans un style tour à tour naïf, lyrique, tendre et parfois même humoristique, initie le lecteur à une perception plus fine de la réalité. Derrière la sensualité apparente de la forme et au-delà de l'allégorie, se dévoile peu à peu la nature profonde, le " zat " de tout être et de toute chose, dont la connaissance est l'essence même de l'éveil spirituel.

  • OEuvre majeure du bouddhisme tibétain le Bardo-Thödol a ouvert à la psychologie occidentale des perspectives insoupçonnées. Qualifié par Carl Gustav Jung de « quintessence de la psychologie critique bouddhiste », ce classique vise à libérer celui qui l'étudie des illusions de la conscience égocentrique et de son instabilité perpétuelle.
    « Livre tibétain des morts » lu aux mourants pour les guider sur le chemin ardu qui doit les mener à un autre mode d'existence, il est avant tout un manuel d'exploration des états intermédiaires de conscience, dont la mort est un aspect. Joyau de la sagesse orientale à la portée universelle, le Bardo-Thödol est un outil précieux pour tous ceux qui s'interrogent sur la nature de l'esprit.

  • Le Yi Jing ou Classique des changements est le socle fondamental de la vision chinoise du monde. « Plan énergétique du monde » et « manuel pratique d'aide à la décision », il reste difficile d'accès. Entre les ouvrages d'introduction qui en présentent la logique générale et les traductions intégrales et abondamment commentées, telle celle qu'en ont donnée Cyrille Javary et Pierre Faure, il manquait un guide pratique, une initiation non à la pensée, mais à l'usage du Yi Jing. C'est ce vide que vient combler le présent ouvrage. Il nous apprend pas-à-pas comment analyser, dans leurs détails et leur globalité, les hexagrammes et les formules qui leur sont associées. Surtout, il présente des exemples concrets de l'utilité du Yi Jing. De leur longue expérience, les auteurs ont choisi, pour chaque hexagramme, un cas concret : quel était le problème, quelle a été la « réponse » du Yi Jing, comment a-t-on mis celle-ci en pratique, quel en a été le résultat. Cet ouvrage nous ouvre les véritables portes du Yi Jing qui, avant d'être un texte, est un outil pour mieux gérer sa vie.

  • Le Livre sacré des musulmans est réputé difficile à lire pour un Occidental. Il est vrai que son style prophétique et incantatoire, l'ordonnancement de ses 114 sourates qui ne suit aucune logique thématique ou narrative (elles sont simplement classées de la plus longue à la plus courte), ses multiples allusions à un contexte historique qui nous est mal connu, rendent sa lecture impossible au profane sans une représentation et un appareil critique fouillé.
    C'est précisément ce travail - monumental - qu'a réalisé en plus de quinze ans le professeur Jacques Berque, s'appuyant sur une pénétration de l'Islam « de l'intérieur », et une érudition sans pareille. Son premier « essai de traduction » (expression significative de l'humilité du traducteur par rapport à la Parole de Dieu), paru aux éditions Sindbad en 1990, avait déjà reçu les éloges des spécialistes et des docteurs musulmans du monde entier. Rédigé délibérément dans un langage simple, il se veut très proche du texte arabe qu'il restitue dans son contexte, et est suivi d'un essai explicatif de cent pages, d'un index détaillé et d'annexes.
    Cependant, le courrier abondant reçu par le professeur Berque après cette publication l'amena à réviser certains de ses choix de traducteur, à ajouter des notes et des variantes, à confronter ses points de vue avec ceux des docteurs de l'Islam. D'où cette nouvelle traduction entièrement revue et corrigée, qui est en soi un événement, puisqu'elle fait la synthèse des différentes traditions érudites du monde musulman.

  • Chef-d'oeuvre de la première littérature mystique de langue française, Le Miroir des âmes simples et anéanties révèle une richesse spirituelle qui place son auteur, Marguerite Porete, dans la lignée de saint Bernard, Maître Eckhart ou Hadewijch d'Anvers. Du coeur de l'expérience religieuse la plus radicale - Dieu est Amour -, Marguerite Porete pose les questions qui, de l'Évangile au rationalisme moderne, ont façonné l'âme occidentale : l'Amour vrai est-il soumis à autre chose qu'à lui-même ? Fût-ce à la morale ? À la religion ? À Dieu, même ? La force et l'audace de ces interrogations, qui en 1310 conduiront Marguerite Porete au bûcher de l'Inquisition, traversent les siècles à la rencontre de tous ceux qui, aujourd'hui comme hier, "fin Amour demandent".

  • Perdus au cours des vicissitudes de l'histoire ou condamnés par l'Église naissante, les textes « apocryphes » réunis dans cette Bible oubliée ont continué à circuler par des voies souterraines, dans des groupes discrets ou des Églises excentrées comme l'Église éthiopienne, tout en continuant d'influencer les courants majoritaires. Ces versants occultés de la littérature biblique sont rendus accessibles dans une lecture suivie, situés et interprétés par J.R. Porter, théologien anglais de renom.
    Attribuées à des grandes figures bibliques comme Abraham, Hénoch, Elie, Paul, Pierre ou Philippe, ces paroles nous font vivre la création des anges, la déchéance de Satan, aussi bien que la vie quotidienne de l'enfant Jésus. Adam et Eve donnent chacun leur version de la Chute, tandis que le Christ délivre des aphorismes gnostiques dans l'Évangile de Thomas.
    Témoins d'une Antiquité où florissaient les vocations prophétiques et les interprétations divergentes, ces voix sont restituées par J. R. Porter dans une polyphonie tour à tour apocalyptique et essénienne, judéo-chrétienne et gnostique.

  • Zarathoustra (ou Zoroastre) est le grand oublié de l'histoire des religions. Inventeur du monothéisme il y a 3700 ans, il a donné naissance à la religion des empires perses jusqu'à l'avènement de l'islam, qui persécuta ceux qu'il percevait comme les adeptes d'une religion dualiste et idolâtres. Il faut dire que les Iraniens eux-mêmes avaient, au cours des siècles, oublié jusqu'à la langue des écrits originels de Zarathoustra, les Gathas, et avaient surchargé son message d'éléments étrangers à sa pensée. Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que la langue des Gathas, proche du sanskrit védique, soit enfin déchiffrée. Le message de ces hymnes d'une grande poésie se révèle étonnamment moderne. Apôtre de la Justesse et de la Pensée Juste, les deux premiers attributs de ce Dieu unique qu'il appelle Ahura Mazda, Zarathoustra veut mener hommes et femmes vers une vie heureuse et dénonce la corruption des élites politiques et religieuses, les faux dieux et les sacrifices sanglants. Les plus grands philosophes grecs se réclamaient de lui, tandis que le judaïsme et le christianisme ont puisé à sa source les notions fondamentales de paradis, d'enfer, de royaume de Dieu. Khosro Khazai Pardis, l'un des grands spécialistes de ces textes et zoroastrien lui-même, nous livre ici une superbe traduction de ces hymnes qui ont fondé le monothéisme. Il nous explique également leur histoire, la philosophie qui s'en dégage et leur influence à travers les siècles.

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  • Adin Steinsaltz nous offre ici une lecture originale et lumineuse d'un grand maître du hassidisme, Rabbi Nahman de Braslav.
    Arrière-petit-fils du Baal Shem Tov, fondateur du hassidisme, Rabbi Nahman montra très tôt de réels talents de prédicateur.
    Dès l'âge de vingt ans, il était entouré de disciples et de fidèles séduits pas sa démarche originale, tandis que son caractère d'opposant irréductible aux notables et aux gens en place lui valait bien des conflits.
    D'une grande érudition, il notait souvent ses réflexions, points d'appui de son enseignement, mais brûlait au fur et à mesure ce qu'il avait écrit. Vers la fin de sa vie, il racontait surtout des contes inspirés à la fois par les récits populaires ou légendaires et par la kabbale, interprétation mystique du judaïsme. Ces "contes des temps anciens", comme il aimait les appeler, sont chargés du symbolisme des "soixante-dix aspects de la Torah".
    Par son commentaire pénétrant, Adin Steinsaltz nous invite à en découvrir les facettes cachées.

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