Sciences humaines & sociales

  • La maison brûle ! La crise climatique est là qui menace  l'équilibre du monde. Des mouvements sociaux ont déclaré l'état d'urgence social et écologique. Mais pourquoi sommes-nous incapables d'agir en conséquence ? Comment éteindre l'incendie ? Depuis plus de vingt ans, Naomi Klein se fait l'écho incisif de la guerre économique qui prend pour cibles les individus et la planète. Elle propose ici la mise en oeuvre du plan de sauvetage : un «New Deal »vert.  

  • Notre modèle économique est en guerre contre la vie sur Terre. Nous ne pouvons infléchir les lois de la nature, mais nos comportements, en revanche, peuvent et doivent radicalement changer sous peine d'entraîner un cataclysme. Pour Naomi Klein, la lutte contre les changements climatiques requiert non seulement une réorientation de nos sociétés vers un modèle durable pour l'environnement, mais elle ouvre aussi la voie à une transformation sociale radicale, transformation qui pourrait nous mener à un monde meilleur, plus juste et équitable. Tant par l'urgence du sujet traité que par l'ampleur de la recherche effectuée, Naomi Klein signe ici son livre sans doute le plus important à ce jour.

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  • Le triomphe du néolibéralisme a de nombreuses causes. Mais l'une d'entre elles est aussi essentielle que mal perçue et mal comprise : la puissance des idées lorsqu'elles sont soutenues par des personnes et des moyens tels qu'elles s'emparent des masses. La puissance des idées néolibérales a subordonné la planète. Elle est la raison d'être de ce manifeste. C'est elle qui a ouvert la voie à ce capitalisme d'un nouveau type, un capitalisme à l'état pur, libéré de toutes les contraintes morales ou politiques qui l'entravaient encore il y a quelques décennies. Et c'est à cette idéologie que le Second manifeste convivialiste répond.

  • On a trop tendance à voir dans le don une petite affaire privée - le don de soi -, une disposition psychologique qui n'engage que la personne qui donne. Rien n'est plus faux. Derrière cette notion, c'est toute la vitalité de l'existence collective qui est en jeu. L'originalité de ce livre est de déployer toute la portée du système-don, à la fois levier d'action et clé de lecture permettant à l'homme d'exprimer et de comprendre les ressorts cachés des pratiques qui le caractérisent de tout temps : les soins, les sports, les arts, la quête spirituelle et religieuse, mais aussi l'engagement politique et jusqu'aux comportements plus récents du salarié et du manager.  

  • Cet ouvrage pose un regard inédit sur la "crise sans fin" que traverse le monde musulman : il éclaire la faillite politique de ces pays par le culte de la virilité, qui affecte non seulement les rapports entre les sexes, mais aussi les relations des hommes entre eux et, fondamentalement, la vie en société. La virilité n'est pas appréhendée ici dans sa dimension érotique, mais dans sa portée politique. Une traversée qui s'ouvre dans l'Arabie préislamique et s'achève avec les talibans afghans, à la fin du XXe siècle, après s'être arrêtée sur l'empire des Steppes, l'empire ottoman, le puritanisme des wahhabites, la révolution khomeiniste, le destin de Saddam Hussein et les tribulations des hommes ordinaires au Maghreb.   

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  • Depuis une dizaine d'années, les États-Unis mobilisent une arme économique dont les élites européennes sont en train d'évaluer les dégâts et que l'opinion publique ne soupçonne pas : leur droit, leurs lois, qu'ils appliquent au-delà de leurs frontières et qui leur permettent de s'ingérer dans la politique étrangère et commerciale de leurs ennemis comme de leurs alliés. Cibles prioritaires : les entreprises européennes en général, et françaises en particulier. Méthode : sanctionner en infligeant de lourdes amendes, fragiliser, racheter. Washington joue au shérif économique pour préserver et enrichir ses intérêts nationaux.

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  • Elles sont aujourd'hui 15 % dans l'armée française, 19 % dans la Police nationale. Le phénomène est international : on les a vues nombreuses dans les troupes américaines en Irak, elles constituent une grande partie des troupes de l'armée d'Israël, et ce depuis la création du pays, il existe aussi des policières en Afghanistan ou au Soudan ainsi que des soldates au Yémen, en Colombie ou en Inde. Partout l'évolution des sociétés a suivi la même direction. Les femmes prennent de plus en plus part à d'autres formes de violence, illégale cette fois. Les guérillas comptent un fort pourcentage de femmes dans leurs rangs (jusqu'à 40 % en Colombie ou au Sri Lanka) et le terrorisme, de la Russie à l'Irak, attire de plus en plus de femmes qui n'hésitent pas à s'investir, parfois jusqu'à la mort. Plus près de chez nous, les femmes participent à des révoltes et des luttes en tout genre, tandis que les rings de boxe ou les salles de sports de combat leur ont ouvert leurs portes.
    Que se passe-t-il donc pour que les femmes fassent ainsi preuve d'une agressivité, d'une colère et d'un engagement physique auquel nous ne sommes pas accoutumés ?
    "Guerrières" : un mot qui fait peur. Si la politique ou le militantisme ont depuis longtemps adopté sans problème un langage guerrier qui irrigue notre quotidien - ne parle-t-on pas couramment d'un adversaire qu'il faut battre, de combats à gagner, de lutte à mener et de victoires à obtenir ? -, il est encore rare d'y associer l'image de la femme. En remontant le cours de l'histoire, Moïra Sauvage démontre que les champs de bataille n'étaient pas inconnus des plus intrépides, que les reines guerrières furent nombreuses et non moins héroïques que leurs homologues masculins. Mais ces guerrières n'ont pu échapper à la norme que grâce au fait qu'on avait besoin d'elles - durant des périodes très particulières. Elles ont ensuite, sauf quelques exceptions emblématiques, été oubliées par les auteurs de la "grande histoire", celle des rois et des grands de ce monde. Quant aux autres, les émeutières des quartiers pauvres, les révolutionnaires dont la ferveur était considérée comme utile, les militantes pour le droit de vote, elles ont souvent été reléguées par la mémoire populaire dans un oubli volontaire. En s'opposant à l'ordre établi, en luttant pour changer la société, elles ne correspondaient pas à l'image que l'on voulait retenir du sexe dit "faible".
    Pour mieux comprendre le phénomène, l'auteur est ensuite allée à la rencontre des femmes guerrières d'aujourd'hui, de celles qui prennent les armes, que ce soit de façon légale ou illégale, mais aussi de celles qui luttent par d'autres moyens et font de leur vie un combat, ces militantes qui veulent changer le monde.
    Leurs histoires et leurs témoignages dressent le portrait d'un sexe féminin que l'on a trop souvent tendance à considérer comme victime alors qu'il a fait preuve, aujourd'hui comme hier, d'une force indéniable.
    D'autres questions naîtront de ces rencontres : en ce début de millénaire, les changements de mentalité qu'apportent ces nouvelles guerrières permettront-ils de redéfinir les normes sexuelles de nos sociétés ?

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  • L'Afrique est le continent le plus jeune.
    L'Afrique est un gisement de richesses tant sur le plan économique qu'artistique et intellectuel. L'Afrique interpelle notre avenir. S'appuyant sur son expérience personnelle, sur sa connaissance des hommes et du terrain, et sur ses responsabilités de fondateur d'écoles de journalisme dans plusieurs pays d'Afrique, Hervé Bourges, dans ce livre court, incisif, argumenté, plaide pour un renversement de regard : nous avons besoin de l'Afrique.
    Cette reconnaissance ne peut se faire qu'à certaines conditions tant économiques - annulation de la dette -, politiques - fin de la Françafrique, établissement d'un nouveau partenariat - qu'intellectuelles - prise en compte de la renaissance africaine et mise en oeuvre de la francophonie. Hervé Bourges, ancien président de Radio France inter-nationale, de TF1, de Canal+ Afrique, de France Télévisions et du Conseil supérieur de l'audiovisuel, actuel président du Comité permanent de la diversité à France Télévisions, signe un livre d'espoir et de combat.

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  • L'obsession sécuritaire risque de mettre sérieusement en question les droits fondamentaux pour lesquels nos ancêtres se sont battus.
    Intrusions dans nos vies privées, contrôle de nos opinions, de nos correspondances, de nos déplacements... les auteurs tirent la sonnette d'alarme et posent les questions cruciales : Pourquoi laissons-nous faire ? Et comment devons-nous nous défendre ?

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  • Téléphones sur écoute, viol des correspondances, données intimes quotidiennement collectées et stockées. Le tout pratiqué dans la plus grande impunité. Le scandale planétaire de la surveillance de masse interpelle.
    Franck Leroy analyse les systèmes actuels, leur mise en place durant des décennies et la gigantesque industrie - militaire et civile - qui, aux États-Unis, leur est dédiée.
    Si ce pays est en première ligne, rien n'exonère les États européens, partenaires actifs de ces dispositifs remettant en cause le droit à la vie privée.
    Surveillance, technologie et pouvoir se révèlent alors intimement mêlés. Franck Leroy resitue ce modèle politique et social dans une perspective historique en apportant des éclairages inédits.
    Sommes-nous face à un simple dérapage ou doit-on déceler dans ces structures les germes d'un totalitarisme prêt à l'emploi ?
    Face au risque d'abolition de droits fondamentaux, l'auteur démontre qu'une réponse en forme de surenchère technologique est une chimère. Bienvenue à l'action citoyenne.

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  • Poursuivant le décryptage décapant de la psyché indienne entamé dans ses deux ouvrages précédents, Pavan Varma retrace ici le parcours d'une colonisation des esprits qui, loin d'avoir pris fin avec le départ des Britanniques et l'indépendance politique de l'Inde, se renforce aujourd'hui sous l'effet d'une mondialisation qui a incité le pays à adopter une culture du plagiat marquant désormais de son sceau les pratiques linguistiques du pays comme sa production artistique actuelle. Passionné et militant, un essai qui convoque la grande histoire comme l'histoire personnelle, pour dénoncer les risques d'une confiscation de la créativité et du devenir identitaire d'un pays qui dispose pourtant de tous les atouts pour devenir une puissance majeure du XXIe siècle.

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  • Depuis Astolphe de Custine, le "voyage en Russie" a été élevé, en France, au rang de genre littéraire. De l'Empire des tsars à l'URSS, de Dumas à Gide, chaque écrivain voyageur, même thuriféraire, a toujours tenté de passer derrière le miroir, de dire sa vérité sur ce pays qui confine à Dieu, comme l'écrivit Rilke. Après de nombreux séjours professionnels, Dominique Bromberger a décidé de s'immerger dans la Russie profonde, de Saint-Pétersbourg à Sotchi en passant pas Irkoutsk et Groznyï, passant la nuit chez l'habitant, partant à la rencontre des Russes d'aujourd'hui. C'est ça la Russie est le journal de ce périple effectué au printemps 2009. "Voyage qui m'a permis de voir ou de revoir une quinzaine de villes et de m'attarder dans quelques campagnes que je n'avais jamais visitées... Souvent, en ville ou dans le train, j'ai croisé des hommes ou des paysages qui avivaient les souvenirs de mes précédentes visites au "pays des soviets", effectuées à l'occasion de reportages dans les années 1980 et 1990, et surtout ceux d'une extraordinaire virée familiale opérée au cours de l'été 1966 parla route, en voiture de Paris à Moscou et Leningrad... En quittant le pays, je me jurai d'y retourner bientôt. Pour y rencontrer de nouveau son aimable peuple et pour voir, un jour, s'y accomplir enfin l'Histoire, une Histoire qui ne fut, jusqu'à ce jour, que succession incohérente de glorieuses conquêtes sombrant dans de longs cauchemars, de monstrueuses violences et d'enfantins balbutiements". Cette fois encore, Dominique Bromberger a su regarder et écouter : "Dans un monde où tous les autres pays courent après le changement, la Russie serait-elle le seul à ne pas changer ?"

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  • Les nouveaux managers de Cosa Nostra, de la camorra et de la 'ndrangheta sont entrés de plain-pied dans l'ère de la mondialisation, s'imposant peu à peu parmi les acteurs les plus dynamiques de la finance et de l'économie globale.
    Des solutions existent ; elles passent avant tout par une prise de conscience collective. Il est temps d'élaborer une politique européenne commune en la matière. La contamination mafieuse relève désormais de la responsabilité de tous. Analyse captivante et salutaire d'un univers encore méconnu, cet essai offre aussi un ensemble de cartes visualisant la diffusion de la mafia italienne dans le monde et les chemins de la drogue.
    Déjà salué par la critique italienne, Mafia Export est un acte de courage et d'intelligence qui fera date.

  • Dénonçant le silence qui entoure les maladies psychiques, Ann Heberlein, intellectuelle suédoise atteinte de trouble bipolaire, livre ici un témoignage bouleversant dans lequel elle avoue sa forte pulsion suicidaire. Quelle aide la société pourrait-elle apporter pour combattre ces maladies chroniques dont les symptômes ne se voient pas à l'oeil nu ? Réflexion et témoignage d'une bipolaire en colère. Comment une journaliste talentueuse, mère de trois enfants, aimée de son mari, choyée par ses amis, peut-elle ressentir l'envie de mourir ? Oscillant entre des élans d'enthousiasme et des crises de dépression profonde, Ann Heberlein lutte perpétuellement pour sa survie. Les bipolaires, anciennement appelés maniaco-dépressifs, vivent le plus souvent dans l'incompréhension totale de leur entourage et de la société. On les traite de «névrosés» et on leur conseille de ne pas se laisser aller à la mélancolie. A l'heure où chacun se voit imposer la performance dans tous les domaines de la vie, ce texte nous rappelle que la fragilité et la souffrance constituent aussi, parfois, une part de notre humanité. Véritable plongée au coeur d'une maladie que l'on soigne autant avec des mots qu'avec des médicaments, et dont il est très difficile de guérir puisque le virus vient de l'intérieur, ce récit suscite nombre de questionnements. Tentant d'échapper aux crises existentielles provoquées par sa pathologie, Ann Heberlein réfléchit à sa condition, mais pointe aussi du doigt les failles du corps médical face à sa souffrance. Marchant au-dessus du gouffre de la mort sur le fil instable de la maladie, elle ne peut compter que sur sa propre vérité et sur sa capacité à exprimer le fond de son être. Son travail d'écriture et de réflexion est un formidable outil pour comprendre les ressorts complexes de la bipolarité et de la pulsion suicidaire. Un témoignage bouleversant qui a déjà rencontré un très grand succès en Suède.

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